240119


Est-ce que j’ai envie de vivre à Biarritz ? Est-ce que j’ai envie de vivre à Dax ? Après, j’ai pris le contre-pied de la vraisemblance : j’envisagerai même des villes sans gare, des villes sans train pour y aller ou en revenir, alors c’est des covoiturages, voilà ce que j’ai en tête. Ce qui tendrait à préciser que ce périple n’a rien à voir avec l’idée de vivre ailleurs un jour mais tiendrait plus, je ne sais pas, de l’échappatoire ou de l’ellipse. Curieusement, je suis bien plus disponible mentalement et efficace dans mon taf cette semaine alors que je ne ferai que bouger, bouger, bouger, comme si finalement c’était de rester à mon bureau qui me plongeait dans l’ombre. Mais au fond ça veut dire quoi, l’ombre ? J’écris comme ça me vient. Je bouge encore pas mal. À un moment donné, étant trempé dans une forme de torpeur qui venait je pense de la superposition lente de la lumière du ciel et de celle des écrans (faut pas superposer), ou alors d’un pain au chocolat mangé un peu plus tôt dans l’après-midi (faut pas de chocolat), c’est-à-dire donc non d’une migraine mais d’une espèce de fatigue pesante qui te prend par la main et par l’âme et qui te coule dans les yeux, j’ai fait tout mon possible pour éteindre les écrans et lire dans de l’eink, mais en prenant simplement un appel, c’est-à-dire en me levant dans ce café de ma chaise et en collant le téléphone à la tempe (pour trois fois rien en plus, une espèce de spam téléphonique sans importance), juste comme ça, ça s’est levé. Je repense à cette émission de radio sur une histoire inverse, une femme qui était hypersensible aux ondes et qui avait dû aller se réfugier au fin fond de l’Ardèche (ou un département comme ça) : c’en était à un stade où elle disait pouvoir prédire quelques secondes avant qu’ils surviennent les appels sur un portable à proximité simplement en étant là au milieu, en baignant dans le bouillon des ondes et des douleurs, et elle pouvait (disait-elle encore) déduire de la granularité (ce n’était pas son mot, c’est le mien) de son mal l’identité de l’opérateur car entre eux les ondes différaient. Peut-être que je souffrais d’un truc inverse. Peut-être que les ondes me soulagent ? Ou bien c’est encore un hasard total et la nuit est tombée sans que je m’en rende compte. Mon airbnb (ce soir, je dors dans un grenier) est assez loin de la gare (on marche). Pendant que je marchais, j’essayerai de répéter non pas la lecture ou la diction des cartes pour dimanche mais le petit préambule qu’il me serait inconcevable de ne pas faire si je veux que le public comprenne un minimum de quoi je parle. Initialement, ça ne devait tenir qu’en une minute (là je dépasse une maman qui s’adresse à son fils, dans une poussette, qui joue à la Game Boy, j’ai dû ouvrir comme un portail sur le passé sans m’en rendre compte), mais ce n’est pas possible. Plutôt deux ou trois. Alors je parle tout seul ou je chuchote je sais pas. J’essaye d’avoir l’air sain d’esprit. On doit penser que j’articule dans mon jeu d’écouteurs les paroles des chansons que j’écoute mais je n’ai plus de batterie depuis longtemps, tu sais. Je dois me recharger, dans tous les sens du terme me recharger. Est-ce que je rentrerai demain ? J’essaye de vivre dans le présent. J’achète un t-shirt chaque jour pour le suivant. Et dans le présent, il n’y a pas de demain. Ça me fait un bien fou. Par exemple j’ignorais qu’au rez-de-chaussée de ce grenier où je dors ce soir il y aurait des artistes, ou en tout cas des gens venus parler d’art, et le temps passera à une vitesse étonnante même si, à un moment donné, quelqu’un me disant c’est une copine avec qui je couche, je voulais offrir une œuvre à son mari... et, continuant son anecdote, j’ai plein de nerfs ou d’os qui se bloquent, par exemple dans les pieds, en ce moment ça m’arrive souvent, ou bien dans les épaules, les bras, m’étirer ça me claque, c’est très bizarre, j’ignore d’où ça provient, et quand on me demandait mon nom, je le donnerai mais juste lui, le nom, sans le prénom, c’était une réaction étrange à tout cela qui sait.

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240119, version 8 (5 mars 2019)

Migraine, Publie.net, Corps, Temps, Ailleurs, Bara no hanayome
Est-ce que j’ai envie de vivre à Biarritz ? Est-ce que j’ai envie de vivre à Dax ? Après , Il semblerait que j’ai pris le contre-pied de la vraisemblance : , derrière j’envisagerai même des villes sans gare, des villes sans train pour y aller ou en revenir, alors c’est des covoiturages, voilà ce que j’ai en tête. Ce qui tendrait à préciser que ce périple n’a rien à voir avec l’idée de vivre ailleurs un jour mais tiendrait plus, je ne sais pas, de l’échappatoire ou de l’ellipse. Curieusement, je suis bien plus disponible mentalement et efficace dans [mon taf->https://www.publie.net] Curieusement , je suis bien plus disponible mentalement et efficace dans mon taf cette semaine alors que je ne ferai que bouger, bouger, bouger, comme si finalement c’était de rester à mon bureau qui me plongeait dans l’ombre. Mais au fond ça veut dire quoi, l’ombre ? J’écris comme ça me vient. Je bouge encore pas mal. À un moment donné, étant trempé dans une forme de torpeur qui venait je pense de la superposition lente de la lumière du ciel et de celle des écrans (faut pas superposer), ou alors d’un pain au chocolat mangé un peu plus tôt dans l’après-midi (faut pas de chocolat), c’est-à-dire donc non d’une migraine À un moment donné , étant plongé dans une forme de torpeur qui venait je pense de la superposition lente de la lumière du ciel et de celle des écrans ( faut pas superposer ), ou alors d’un pain au chocolat mangé un peu plus tôt ( faut pas de chocolat ), c’est-à-dire donc non d’une migraine mais d’une espèce de fatigue pesante qui te prend par la main et par l’âme et qui te coule dans les des yeux, après que j’ai fait tout mon possible pour éteindre les écrans et lire dans de l’eink, mais en prenant simplement un appel, c’est-à-dire en me levant dans ce café de ma chaise et en collant le téléphone à la tempe (pour trois fois rien en plus, une espèce de spam téléphonique sans importance), juste comme ça, ça s’est levé. Je repense à cette émission de radio sur une histoire inverse, une femme qui était hypersensible aux ondes et qui avait dû aller se réfugier au fin fond de l’Ardèche (ou un département comme ça) : c’en était à un stade où elle disait pouvoir prédire quelques secondes avant qu’ils surviennent les appels sur un portable à proximité simplement en étant là au milieu, en baignant dans le bouillon des ondes et des douleurs, et elle pouvait (disait-elle encore) déduire de la granularité (ce n’était pas son mot, c’est le mien) de son mal l’identité de l’opérateur car entre eux les ondes différaient. Peut-être que je souffrais d’un truc inverse. Peut-être que les ondes me soulagent ? Ou bien c’est encore un hasard total et la nuit est tombée sans que je m’en rende compte. Mon airbnb (ce soir, je dors dans un grenier) est assez loin de la gare (on marche). Pendant que je marchais, j’essayerai de répéter non pas la lecture ou la diction des cartes pour dimanche mais le petit préambule qu’il me serait inconcevable de ne pas faire si je veux que le public comprenne un minimum peu de quoi je parle. Initialement, ça ne devait tenir qu’en une minute (là je dépasse une maman qui s’adresse à son fils, dans une poussette, qui joue à la Game Boy, j’ai dû ouvrir comme un portail sur le passé sans m’en rendre compte), mais ce n’est pas possible. Plutôt deux ou trois. Alors je parle tout seul ou je chuchote je sais pas. J’essaye d’avoir l’air sain d’esprit. On doit penser que j’articule dans mon jeu d’écouteurs les paroles des chansons que j’écoute mais je n’ai plus de batterie depuis longtemps, tu sais. Je dois me recharger, dans tous les sens du terme me recharger. Est-ce que je rentrerai demain demain  ?  ? J’essaye de vivre dans le présent. J’achète un t-shirt chaque jour pour le suivant lendemain . Et dans le présent, il n’y a pas de demain. Ça me fait un bien fou. Par exemple j’ignorais qu’au rez-de-chaussée de ce grenier où je dors ce soir il y aurait des artistes, ou en tout cas des gens venus parler d’art, et le temps passera à une vitesse étonnante même si, à un moment donné, quelqu’un me disant c’est une copine avec qui je couche, je voulais offrir une œuvre à son mari... et, continuant son anecdote, j’ai plein de nerfs ou d’os qui se bloquent, par exemple dans les pieds, en ce moment ça m’arrive souvent, ou bien dans les épaules, les bras, m’étirer ça me claque, c’est très bizarre, j’ignore d’où ça provient, et quand on me demandait mon nom, je le donnerai mais juste lui, le nom, sans le prénom, c’était une réaction étrange à tout cela qui sait.
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240119, version 7 (4 mars 2019)

Est-ce que j’ai envie de vivre à Biarritz ? Est-ce que j’ai envie de vivre à Dax ? Il semblerait que j’ai pris le contre-pied de la vraisemblance des choses vraisemblables , derrière j’envisagerai des villes sans gare, des villes sans train pour y aller ou en revenir, alors c’est des covoiturages, voilà ce que j’ai en tête. Ce qui tendrait à préciser que ce périple n’a rien à voir avec l’idée de vivre ailleurs un jour mais tiendrait plus, je ne sais pas, de l’échappatoire ou de l’ellipse peut-être . Curieusement, je suis bien plus disponible mentalement et efficace dans mon taf cette semaine alors que je ne ferai que bouger, bouger, bouger, comme si finalement c’était de rester à mon bureau qui me plongeait dans l’ombre. Mais au fond Je sais pas ce que ça veut dire quoi , l’ombre ? . J’écris comme ça me vient. Je bouge encore pas mal. À un moment donné, étant plongé dans une forme de torpeur qui venait je pense de la superposition lente de la lumière du ciel et de celle des écrans (faut pas superposer), ou alors d’un pain au chocolat que j’ai mangé un peu plus tôt (faut pas de chocolat), c’est-à-dire donc non d’une migraine mais d’une espèce de fatigue pesante qui te prend par la main et par l’âme et qui te coule des yeux, après que j’ai fait tout mon possible pour éteindre les écrans et lire dans de l’eink, en prenant simplement un appel, c’est-à-dire en me levant dans ce café de ma chaise et en collant le téléphone à la tempe (pour trois fois rien en plus, une espèce de spam téléphonique sans importance), juste comme ça, ça s’est levé. Je repense à cette émission de radio sur une histoire inverse, une femme qui était hypersensible aux ondes et qui avait dû aller se réfugier au fin fond de l’Ardèche (ou un département comme ça) : c’en était à un stade où elle disait pouvoir prédire quelques secondes avant qu’ils surviennent les appels sur un portable à proximité simplement en étant là au milieu, en baignant dans le bouillon des ondes et des douleursmêlées , et elle pouvait (disait-elle encore) déduire de la granularité (ce n’était pas son mot, c’est le mien) de son mal l’identité de l’opérateur à chaque appel car entre eux les ondes différaient. Peut-être que je souffrais d’un truc inverse. Peut-être que les ondes me soulagent ? Ou bien c’est encore un hasard total et la nuit est tombée sans que je m’en rende compte. Mon airbnb (ce soir, je dors dans un grenier) est assez loin de la gare (on je marche). Pendant que je marchais, j’essayerai de répéter non pas la lecture ou la diction des cartes pour dimanche mais le petit préambule qu’il me serait sera inconcevable de ne pas faire si je veux que le public comprenne un peu ce que j’essaye de faire et de quoi je parle. Initialement, je souhaitais que ça ne devait tenir qu’en tienne en quelque chose comme une minute (là je dépasse une maman qui s’adresse à son fils, dans une poussette, qui joue à la Game Boy, j’ai dû ouvrir comme un portail sur le passé sans m’en rendre compte), mais ce n’est pas possible. Plutôt deux ou trois. Alors je parle tout seul ou je chuchote je sais pas. J’essaye d’avoir l’air sain d’esprit. On doit penser que j’articule dans mon jeu d’écouteurs les paroles des chansons que j’écoute mais je n’ai plus de batterie depuis longtemps , tu sais . Je dois me recharger, dans tous les sens du terme me recharger . Est-ce que je rentrerai demain ? J’essaye de vivre dans le présent. J’achète un t-shirt chaque jour pour le lendemain. Et dans le présent, il n’y a pas de demain. Ça me fait un bien fou. Par exemple j’ignorais qu’au rez-de-chaussée de ce grenier où je dors ce soir il y aurait des artistes, ou en tout cas des gens venus parler d’art, et le temps passera à une vitesse étonnante même si, à un moment donné, quelqu’un me disant c’est une copine avec qui je couche, je voulais offrir une œuvre à son mari... et, continuant son anecdote, j’ai plein de nerfs ou d’os qui se bloquent, par exemple dans les pieds en ce moment ça m’arrive souvent, ou bien dans les épaules, les bras, m’étirer ça me claque, c’est très bizarre, j’ignore d’où ça provient, et quand on me demandait mon nom, je le donnerai mais juste lui, le nom, sans le prénom, c’était une réaction étrange à tout cela qui sait .

240119, version 6 (18 février 2019)

Est-ce que j’ai envie de vivre à Biarritz ? Est-ce que j’ai envie de vivre à Dax ? Il semblerait que j’ai pris le contre-pied des choses vraisemblables, derrière j’envisagerai des villes sans gare, des villes sans train pour y aller ou en revenir, alors c’est des covoiturages, voilà ce que j’ai en tête. Ce qui tendrait à préciser que ce périple n’a rien à voir avec l’idée de vivre ailleurs un jour mais tiendrait plus, je ne sais pas, de l’échappatoire peut-être. Curieusement, je suis bien plus disponible mentalement et efficace dans mon taf cette semaine alors que je ne ferai que bouger, bouger, bouger, comme si finalement c’était de rester à mon bureau qui me plongeait dans de l’ombre. Je sais pas ce que ça veut dire, l’ombre . J’écris comme ça me vient. Je bouge encore pas mal. À un moment donné, étant plongé dans une forme de torpeur qui venait je pense de la superposition lente de la lumière du ciel et de celle des écrans (faut pas superposer), ou alors d’un pain au chocolat que j’ai mangé (faut pas manger de chocolat), c’est-à-dire donc non d’une migraine mais d’une espèce de fatigue pesante qui te prend par la main et par l’âme et qui te coule des yeux, après que j’ai fait tout mon possible pour éteindre les écrans et lire dans de l’eink, en prenant simplement un appel, c’est-à-dire en me levant de ma chaise et en collant le téléphone à la tempe (pour trois fois rien en plus, une espèce de spam téléphonique sans importance), juste comme ça, ça ça s’est levé. . Je repense à cette émission de radio , je crois que c’était à la radio , entendu je ne sais même plus quand , sur une histoire inverse, une femme qui était hypersensible aux ondes et qui avait dû aller se réfugier au fin fond de l’Ardèche (ou un département comme ça) : c’en était à un stade où elle disait pouvoir prédire prévoir quelques secondes avant qu’ils surviennent les appels sur un portable à proximité simplement en étant là au milieu, en baignant dans le bouillon des ondes et des douleurs mêlées, et elle pouvait (disait-elle encore) déduire de la granularité (ce n’était pas son mot, c’est le mien) de son mal l’identité de l’opérateur à chaque appel car les ondes différaient . Peut-être que je souffrais d’un truc inverse. Peut-être que les ondes me soulagent ? Ou bien c’est encore un hasard total et la nuit est tombée sans que je m’en rende compte. Mon airbnb (ce soir, je dors dans un grenier) est assez loin de la gare (je marche). Pendant que je marchais, j’essayerai de répéter non pas la lecture ou la diction des cartes pour dimanche mais le petit préambule qu’il me sera inconcevable de ne pas faire si je veux que le public comprenne un peu ce que j’essaye de faire et de quoi je parle. Initialement, je souhaitais que ça tienne en quelque chose comme une minute (là je dépasse une maman qui s’adresse à son fils, dans une poussette, qui joue à la Game Boy, j’ai dû ouvrir comme un portail sur le passé sans m’en rendre compte), mais ce n’est pas possible. Plutôt deux ou trois. Alors je parle tout seul ou je chuchote je sais pas. J’essaye d’avoir l’air sain d’esprit. On doit penser que j’articule dans mon jeu d’écouteurs les paroles des chansons que j’écoute mais je n’ai plus de batterie. Je dois me recharger. Est-ce que je rentrerai demain ? J’essaye de vivre dans le présent. Et dans le présent, il n’y a pas de demain. Ça me fait un bien fou. Par exemple j’ignorais qu’au rez-de-chaussée de ce grenier où je dors ce soir il y aurait des artistes, ou en tout cas des gens venus parler d’art, et le temps passera à une vitesse étonnante même si, à un moment donné, quelqu’un me disant c’est une copine avec qui je couche, je voulais offrir une œuvre à son mari... et, continuant son anecdote, j’ai plein de nerfs ou d’os qui se bloquent, par exemple dans les pieds en ce moment ça m’arrive souvent, ou bien dans les épaules, les bras, m’étirer ça me claque, c’est très bizarre, j’ignore d’où ça provient, et quand on me demandait mon me nom ( dire ou non qu’on écrit , on se pose bien souvent la question ), je le donnerai mais juste lui, le nom, sans le prénom, c’était une réaction étrange à tout cela.

240119, version 5 (3 février 2019)

Est-ce que j’ai envie de vivre à Biarritz ? Est-ce que j’ai envie de vivre à Dax ? Il semblerait que j’ai pris le contre-pied des choses vraisemblables, derrière j’envisagerai des villes sans gare, des villes sans train pour y aller ou en revenir, alors c’est des covoiturages, voilà ce que j’ai en tête. Ce qui tendrait à préciser que ce périple n’a rien à voir avec l’idée de vivre ailleurs un jour mais tiendrait tiendrais plus, je ne sais pas, de l’échappatoire peut-être. Curieusement, je suis bien plus disponible mentalement et efficace dans mon taf cette semaine alors que je ne ferai que bouger, bouger, bouger, comme si finalement c’était de rester à mon bureau qui me plongeait dans de l’ombre. Je sais pas ce que ça veut dire. J’écris comme ça me vient. Je bouge encore pas mal. À un moment donné, étant plongé dans une forme de torpeur qui venait je pense de la superposition lente de la lumière du ciel et de celle des écrans (faut pas superposer), ou alors d’un pain au chocolat que j’ai mangé (faut pas manger de chocolat), c’est-à-dire donc non d’une migraine mais d’une espèce de fatigue pesante qui te prend par la main et par l’âme et qui te coule des yeux, après que j’ai fait tout mon possible pour éteindre les écrans et lire dans de l’eink, en prenant simplement un appel, c’est-à-dire en me levant de ma chaise et en collant le téléphone à la tempe (pour trois fois rien en plus, une espèce de spam téléphonique sans importance), juste comme ça, ça s’est c’est levé. Je repense à cette émission de radio, je crois que c’était à la radio, entendu je ne sais même plus quand, sur une histoire inverse, une femme qui était hypersensible aux ondes et qui avait dû aller se réfugier au fin fond de l’Ardèche (ou un département comme ça) : c’en était à un stade où elle disait pouvoir prévoir quelques secondes avant qu’ils surviennent qu’il survienne les appels sur un portable à proximité simplement en étant là au milieu, en baignant dans le bouillon des ondes et des douleurs mêlées, et elle pouvait (disait-elle encore) déduire de la granularité (ce n’était pas son mot, c’est le mien) de son mal l’identité de l’opérateur à chaque appel. Peut-être que je souffrais d’un truc inverse. Peut-être que les ondes me soulagent ? Ou bien c’est encore un hasard total et la nuit est tombée sans que je m’en rende compte. Mon airbnb (ce soir, je dors dans un grenier) est assez loin de la gare (je marche). Pendant que je marchais, j’essayerai de répéter non pas la lecture ou la diction des cartes pour dimanche mais le petit préambule qu’il me sera inconcevable de ne pas faire si je veux que le public comprenne un peu ce que j’essaye de faire et de quoi je parle. Initialement, je souhaitais que ça tienne en quelque chose comme une minute (là je dépasse une maman qui s’adresse à son fils, dans une poussette, qui joue à la Game Boy, j’ai dû ouvrir comme un portail sur le passé sans m’en rendre compte), mais ce n’est pas possible. Plutôt deux ou trois. Alors je parle tout seul ou je chuchote je sais pas. J’essaye d’avoir l’air sain d’esprit. On doit penser que j’articule dans mon jeu d’écouteurs les paroles des chansons que j’écoute mais je n’ai plus de batterie. Je dois me recharger. Est-ce que je rentrerai demain ? J’essaye de vivre dans le présent. Et dans le présent, il n’y a pas de demain. Ça me fait un bien fou. Par exemple j’ignorais qu’au rez-de-chaussée de ce grenier où je dors ce soir il y aurait des artistes, ou en tout cas des gens venus parler d’art, et le temps passera à une vitesse étonnante même si, à un moment donné, quelqu’un me disant c’est une copine avec qui je couche, je voulais offrir une œuvre à son mari... et, continuant son anecdote, j’ai plein de nerfs ou d’os qui se bloquent, par exemple dans les pieds en ce moment ça m’arrive souvent, ou bien dans les épaules, les bras, m’étirer ça me claque, c’est très bizarre, j’ignore d’où ça provient, et quand on me demandait me nom (dire ou non qu’on écrit, on se pose bien souvent la question), je le donnerai mais juste lui, le nom, sans le prénom, c’était une réaction étrange à tout cela ça .

240119, version 4 (25 janvier 2019)

Est-ce que j’ai envie de vivre à Biarritz ? Est-ce que j’ai envie de vivre à Dax ? Il semblerait que j’ai pris le contre-pied des choses vraisemblables, derrière j’envisagerai des villes sans gare, des villes sans train pour y aller ou en revenir, alors c’est des covoiturages, voilà ce que j’ai en tête. Ce qui tendrait à préciser que ce périple n’a rien à voir avec l’idée de vivre ailleurs un jour mais tiendrais plus, je ne sais pas, de l’échappatoire peut-être. Curieusement, je suis bien plus disponible mentalement et efficace dans mon taf cette semaine alors que je ne ferai que bouger, bouger, bouger, comme si finalement c’était de rester à mon bureau qui me plongeait dans de l’ombre. Je sais pas ce que ça veut dire. J’écris comme ça me vient. Je bouge encore pas mal. À un moment donné, étant plongé dans une forme de torpeur qui venait je pense de la superposition lente de la lumière du ciel et de celle des écrans (faut pas superposer), ou alors d’un pain au chocolat que j’ai mangé (faut pas manger de chocolat), c’est-à-dire donc non d’une migraine mais d’une espèce de fatigue pesante qui te prend par la main et par l’âme et qui te coule des yeux, après que j’ai fait tout mon possible pour éteindre les écrans et lire dans de l’eink, en prenant simplement un appel, c’est-à-dire en me levant de ma chaise et en collant le téléphone à la tempe (pour trois fois rien en plus, une espèce de spam téléphonique sans importance), juste comme ça, ça c’est levé. Je repense à cette émission de radio, je crois que c’était à la radio, entendu je ne sais même plus quand, sur une histoire inverse, une femme qui était hypersensible aux ondes et qui avait dû aller se réfugier au fin fond de l’Ardèche (ou un département comme ça) : c’en était à un stade où elle disait pouvoir prévoir quelques secondes avant qu’il survienne les appels sur un portable à proximité simplement en étant là au milieu, en baignant dans le bouillon des ondes et des douleurs mêlées, et elle pouvait (disait-elle encore) déduire de la granularité (ce n’était pas son mot, c’est le mien) de son mal l’identité de l’opérateur à chaque appel. Peut-être que je souffrais d’un truc inverse. Peut-être que les ondes me soulagent ? Ou bien c’est encore un hasard total et la nuit est tombée sans que je m’en rende compte. Mon airbnb (ce soir, je dors dans un grenier) est assez loin de la gare (je marche). Pendant que je marchais, j’essayerai de répéter non pas la lecture ou la diction des cartes pour dimanche mais le petit préambule qu’il me sera inconcevable de ne pas faire si je veux que le public comprenne un peu ce que j’essaye de faire et de quoi je parle. Initialement, je souhaitais que ça tienne en quelque chose comme une minute (là je dépasse une maman qui s’adresse à son fils, dans une poussette, qui joue à la Game Boy, j’ai dû ouvrir comme un portail sur le passé sans m’en rendre compte), mais ce n’est pas possible. Plutôt deux ou trois. Alors je parle tout seul ou je chuchote je sais pas. J’essaye d’avoir l’air sain d’esprit. On doit penser que j’articule dans mon jeu d’écouteurs les paroles des chansons que j’écoute mais je n’ai plus de batterie. Je dois me recharger. Est-ce que je rentrerai demain ? J’essaye de vivre dans le présent. Et dans le présent, il n’y a pas de demain. Ça me fait un bien fou. Par exemple j’ignorais qu’au rez-de-chaussée de ce grenier où je dors ce soir il y aurait des artistes, ou en tout cas des gens venus parler d’art, et le temps passera à une vitesse étonnante même si, à un moment donné, quelqu’un me disant c’est une copine avec qui je couche, je voulais offrir une œuvre à son mari... et, continuant son anecdote, j’ai plein de nerfs ou d’os qui se bloquent, par exemple dans les pieds en ce moment ça m’arrive souvent, ou bien dans les épaules, les bras, m’étirer ça me claque, c’est très bizarre, j’ignore d’où ça provient, et quand on me demandait me nom (dire ou non qu’on écrit, on se pose bien souvent la question), je le donnerai mais juste lui, le nom, sans le prénom, c’était une réaction étrange tout ça.

240119, version 3 (24 janvier 2019)

Est-ce que j’ai envie de vivre à Biarritz ? Est-ce que j’ai envie de vivre à Dax ? Il semblerait que j’ai pris le contre-pied des choses vraisemblables, derrière j’envisagerai des villes sans gare, des villes sans train pour y aller ou en revenir, alors c’est des covoiturages, voilà ce que j’ai en tête. Ce qui tendrait à préciser que ce périple n’a rien à voir avec l’idée de vivre ailleurs un jour mais tiendrais plus, je ne sais pas, de l’échappatoire peut-être. Curieusement, je suis bien plus disponible mentalement et efficace dans mon taf cette semaine alors que je ne ferai que bouger, bouger, bouger, comme si finalement c’était de rester à mon bureau qui me plongeait dans de l’ombre. Je sais pas ce que ça veut dire. J’écris comme ça me vient. Je bouge encore pas mal. À un moment donné, étant plongé dans une forme de torpeur qui venait je pense de la superposition lente de la lumière du ciel et de celle des écrans (faut pas superposer), ou alors d’un pain au chocolat que j’ai mangé (faut pas manger de chocolat), c’est-à-dire donc non d’une migraine mais d’une espèce de fatigue pesante qui te prend par la main et par l’âme et qui te coule des yeux, après que j’ai fait tout mon possible pour éteindre les écrans et lire dans de l’eink, en prenant simplement un appel, c’est-à-dire en me levant de ma chaise et en collant le téléphone à la tempe (pour trois fois rien en plus, une espèce de spam téléphonique sans importance), juste comme ça, ça c’est levé. Je repense à cette émission de radio, je crois que c’était à la radio, entendu je ne sais même plus quand, sur une histoire inverse, une femme qui était hypersensible aux ondes et qui avait dû aller se réfugier au fin fond de l’Ardèche (ou un département comme ça) : c’en était à un stade où elle disait pouvoir prévoir quelques secondes avant qu’il survienne les appels sur un portable à proximité simplement en étant là au milieu, en baignant dans le bouillon des ondes et des douleurs mêlées, et elle pouvait (disait-elle encore) déduire de la granularité (ce n’était pas son mot, c’est le mien) de son mal l’identité de l’opérateur à chaque appel. Peut-être que je souffrais d’un truc inverse. Peut-être que les ondes me soulagent ? Ou bien c’est encore un hasard total et la nuit est tombée sans que je m’en rende compte. Mon airbnb (ce soir, je dors dans un grenier) est assez loin de la gare (je marche). Pendant que je marchais, j’essayerai de répéter non pas la lecture ou la diction des cartes pour dimanche mais le petit préambule qu’il me sera inconcevable de ne pas faire si je veux que le public comprenne un peu ce que j’essaye de faire et de quoi je parle. Initialement, je souhaitais que ça tienne en quelque chose comme une minute (là je dépasse une maman qui s’adresse à son fils, dans une poussette, qui joue à la Game Boy, j’ai dû ouvrir comme un portail sur le passé sans m’en rendre compte), mais ce n’est pas possible. Plutôt deux ou trois. Alors je parle tout seul ou je chuchote je sais pas. J’essaye d’avoir l’air sain d’esprit. On doit penser que j’articule dans mon jeu d’écouteurs les paroles des chansons que j’écoute mais je n’ai plus de batterie. Je dois me recharger. Est-ce que je rentrerai demain ? J’essaye de vivre dans le présent. Et dans le présent, il n’y a pas de demain. Ça me fait un bien fou.

240119, version 2 (24 janvier 2019)

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