250119


Quand je me vois dans un reflet au hasard d’une ville qui est faite de ces images liquides sur le chemin de nos pas dans une rue ou une autre, bref, quand après un léger temps de latence je m’aperçois que je me reconnais dans une vitrine ou une portière de bagnole, il se trouve que je n’ai pas souvenir d’avoir jamais eu les cheveux aussi longs que ça dans ma vie, ce qui est troublant, car précisément je ne comprends pas, d’abord, que c’est moi (ça l’est), et c’est bien le mot qui convient, ça, de sorte que j’ai un instant d’hésitation (c’est ce temps de latence) avant de reprendre le fil de mes pensées complexes (ou pas), et c’était bien l’effet recherché ici, je pense : avoir une autre tête que la sienne. Plus loin dans cette ville dont je tairai le nom, c’est une double-porte automatique censée s’ouvrir sur ton passage qui devant moi ne voulait pas. D’abord j’y ai passé le bras, la main, quelque avancée de moi quoi, comme je le fais souvent, mais non, rien n’y fait, elle continue de se fermer, je la retire. Je reste là un moment. Je recule, je gesticule, je gesticule, j’essaye de prouver à autrui (un autrui mécanique mais conscient) que je suis bien présent. Il fallait croire que non. Elle finit par s’ouvrir, mais à l’arrivée (à l’iruption devrait-on dire) de quelqu’un d’autre. À l’intérieur de cette espèce de petite grande surface de proximité, une plante en pot immense et renversée sur le sol, elle déverse autour d’elle son terreau, c’était noir, comme la vie, et c’était la preuve peut-être (cette histoire de porte automatique et non de plante) que je n’étais plus réellement moi-même effectivement et c’est très bien comme ça. Que pourrait-on rêver de mieux ? C’est un leitmotiv. Peut-être que je suis déjà mort sans le savoir encore et que c’est pour ça que j’ère. Pour autant, même mort je continue à essayer de grappiller du temps pour préparer cette lecture de « Bara no hanayome » à laquelle je ne sais même pas si, moi, vivant, je vais y assister. Un problème se posera aujourd’hui : c’est le temps de latence (encore lui) qu’il y a entre le moment où j’appuis, avec le pouce, sur l’écran du téléphone pour déclencher du son à l’instant précis où j’en avais besoin et celui où le son inondera effectivement l’écouteur droit ou gauche (les deux). Ce n’était pas grand chose. Peut-être de l’ordre de la demi-seconde ou de la seconde mais une demi-seconde ou une seconde dans la tension de la lecture, c’est beaucoup. Pas prévu ça. J’en étais resté à l’instantanéité de la barre d’espace sur l’ordi, je pourrais tout aussi bien lire avec l’ordi plutôt qu’avec le tel mais ça implique que je sois, moi, assis, et non debout, et je ne suis pas sûr de vouloir ça. Merde, je ne suis même pas sûr de ne pas vouloir être assis, bon... Ce soir que Seconda commence. Je regarde passer les nuages, je me demande comment les esquiver, les esquisser peut-être. D’ordinaire, à deux jours d’une lecture, c’est l’angoisse absolue. Là non. Parce que je suis très fatigué et que j’ai l’esprit de contradiction, que je veux prendre le contrepied de moi-même en tous points, je vais à un concert, ça ne m’arrive jamais, je ne connais pas l’artiste, je dors dans un Ibis, pas un airbnb, je m’y prendrai trop tard, ça n’a pas beaucoup d’importance, je crois que je voulais juste me frotter à quelque chose (quoi ?), à faire en sorte que mon corps plie (quand ?), la musique est bruyante et en même temps même pas, c’est difficile de correctement dire ce qui me passe par la tête, mais je parle, avec des gens, des inconnus je parle, ça non plus ça ne m’arrive jamais, je me dis que c’est ce que ferait n’importe qui d’autre que moi dans ma situation alors c’est ce que je fais, je m’y applique, et on me répond même (la vie est merveilleuse), et plus étonnamment encore je trouve des trucs pour rebondir sur ce qu’ils (elles) me disent, je dis des trucs comme j’aime la lumière électrique des lampadaires sur des rues imprégnées d’eau après la pluie, la nuit, par exemple ici, et surtout quand c’est jaune, comme là, très électrique je veux dire, et comme ça brille c’est fou, voilà le genre de trucs que je dis et eux (elles) : j’aimerais mieux être en Floride qu’ici / je rêve d’ailleurs / c’est une ville merveilleuse / je me verrai pas vivre ailleurs qu’ici / je déteste, il faut avoir les moyens / c’est très froid / je cherche des spots de surf le week-end mais non quand c’est l’hiver / j’ai fait un an en Amérique du sud / je me suis acheté une pédale de loop mais je l’utilise pas / hier c’était hier, là c’est maintenant / est-ce que la personne est sortie des toilettes ?, et combien d’autres trucs encore que je n’ai pas, ni mentalement ni autrement, notés. À plusieurs reprises, il y a le nom de cette drogue qui reviendra, fentanyl, fentanyl, où est-ce que j’ai déjà entendu ça ? Je le découvrirai dans le creux de la nuit en relisant les cartes 花札 : c’est dans « Bara no hanayome ». J’avais écrit un truc fentanylé sans même savoir c’est quoi.

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250119, version 8 (6 mars 2019)

Quand je me vois dans un reflet au hasard d’une ville qui est faite de ces images liquides sur le chemin de nos pas dans une rue ou une autre, bref, quand après un léger temps de latence je m’aperçois que je me reconnais dans une vitrine ou une portière de bagnole, il se trouve que je n’ai pas souvenir d’avoir jamais eu les cheveux aussi longs que ça dans de ma vie, ce qui est troublant, car précisément je ne comprends pas, d’abord, que c’est moi (ça l’est), et c’est bien le mot qui convient, ça, de sorte que j’ai un instant d’hésitation (c’est ce temps de latence) avant de reprendre le fil de mes pensées complexes (ou pas), et c’était bien l’effet recherché ici, je pense : avoir une autre tête que la sienne. Plus loin dans cette ville dont je tairai le nom, c’est une double-porte automatique censée s’ouvrir sur à ton passage qui devant moi ne voulait pas. D’abord j’y ai passé le bras, la main, quelque avancée de moi quoi, comme je le fais souvent, mais non, rien n’y fait, elle continue de se fermer, je la retire. Je reste là un moment. Je recule, je gesticule, je gesticule, j’essaye de prouver à autrui (un autrui mécanique mais conscient) que je suis bien présent. Il fallait croire que non. Elle finit par s’ouvrir, mais à l’arrivée (à l’iruption devrait-on dire) de quelqu’un d’autre. À l’intérieur de cette espèce de petite grande surface de proximité, une plante en pot immense et renversée sur le sol, elle déverse autour d’elle son terreau, c’était noir, comme la vie, et c’était la preuve peut-être (cette histoire de porte automatique et non de plante) que je n’étais plus réellement moi-même effectivement et c’est très bien comme ça. Que pourrait-on rêver de mieux ? C’est un leitmotiv. Peut-être que je suis déjà mort sans le savoir encore et que c’est pour ça que j’ère. Pour autant, même mort je continue à essayer de grappiller du temps pour préparer cette lecture de « Bara no hanayome » à laquelle je ne sais même pas si, moi moi-même , vivant, je vais y assister. Un problème se posera aujourd’hui : c’est le temps de latence (encore lui) qu’il y a entre le moment où j’appuis, avec le pouce, sur l’écran du téléphone pour déclencher du son à l’instant précis où j’en avais besoin et celui où le son inondera effectivement l’écouteur droit ou gauche (les deux). Ce n’était pas grand chose. Peut-être de l’ordre de la demi-seconde ou de la seconde mais une demi-seconde ou une seconde dans la tension de la lecture, c’est beaucoup. Pas prévu ça. J’en étais resté à l’instantanéité de la barre d’espace sur l’ordi, je pourrais tout aussi bien lire avec l’ordi plutôt qu’avec le tel mais ça implique que je sois, moi, assis, et non debout, et je ne suis pas sûr de vouloir ça. Merde, je ne suis même pas sûr de ne pas vouloir être assis, bon... Ce soir que Seconda commence. Je regarde passer les nuages, je me demande comment les esquiver, les esquisser peut-être. D’ordinaire, à deux jours d’une lecture, c’est l’angoisse absolue. Là non. Parce que je suis très fatigué et que j’ai l’esprit de contradiction, que je veux prendre le contrepied de moi-même en tous points, je vais à un concert, ça ne m’arrive jamais, je ne connais pas l’artiste, je dors dans un Ibis, pas un airbnb, je m’y prendrai trop tard, ça n’a pas beaucoup d’importance, je crois que je voulais juste me frotter à quelque chose (quoi ?), à faire en sorte que mon corps plie (quand ?), la musique est bruyante et en même temps même pas, c’est difficile de correctement dire ce qui me passe par la tête, mais je parle, avec des gens, des inconnus je parle, ça non plus ça ne m’arrive jamais, je me dis que c’est ce que ferait n’importe qui d’autre que moi dans ma situation alors c’est ce que je fais, je m’y applique , et on me répond même ( la vie est merveilleuse ), , et plus étonnamment encore je trouve des trucs pour rebondir sur ce qu’ils (elles) me disent, je dis des trucs comme j’aime la lumière électrique des lampadaires sur des rues imprégnées d’eau après la pluie, la nuit, par exemple ici, et surtout quand c’est jaune, comme là, très électrique je veux dire , et comme ça brille c’est fou, voilà le genre de trucs que je dis et eux (elles) : j’aimerais mieux être en Floride qu’ici / je rêve d’ailleurs / c’est une ville merveilleuse / je me verrai pas vivre ailleurs qu’ici / je déteste, il faut avoir les moyens / c’est très froid / je cherche des spots de surf le week-end mais non quand c’est l’hiver / j’ai fait un an en Amérique du sud / je me suis acheté une pédale de loop mais je l’utilise pas / hier hier c’était hier , c’est maintenant / est-ce que la personne est sortie des toilettes  ? c’était hier, là c’est maintenant / est-ce que la personne est sortie des toilettes ?, et combien d’autres trucs encore que je n’ai pas, ni mentalement ni autrement, notés. À plusieurs reprises, il y a le nom de cette drogue qui reviendra, fentanyl, fentanyl, où est-ce que j’ai déjà entendu ça ? Je le découvrirai dans le creux de la nuit en relisant les cartes [花札->https://fr . hanafuda  : c’est dans «  Bara no hanayome  ». wikipedia.org/wiki/Hanafuda]  : c’est dans « Bara no hanayome ». J’avais écrit un truc fentanylé sans même savoir c’est quoi.
Mort, Ailleurs, Fantôme, Bara no hanayome
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250119, version 7 (5 mars 2019)

Quand je me vois dans un reflet au hasard d’une ville qui est faite de ces images liquides sur le chemin de nos pas dans une rue ou une autre, bref, quand après un léger temps tends de latence je m’aperçois que je me reconnais dans une vitrine ou une portière de bagnole, je n’ai pas souvenir d’avoir jamais eu les cheveux aussi longs que ça de ma vie , ce qui est troublant, car précisément je ne comprends pas, d’abord, que c’est moi (ça l’est), et c’est bien le mot qui convient, ça, de sorte que j’ai un instant d’hésitation (c’est ce temps de latence) avant de reprendre le fil de mes pensées complexes (ou pas), et c’était bien l’effet recherché ici, je pense  : avoir une autre tête que la sienne pnse . Avoir une autre tête que la sienne. Plus loin dans cette ville dont je tairai le nom, c’est une double-porte automatique censée s’ouvrir à ton passage qui devant moi ne voulait pas. D’abord j’y ai passé le bras, la main, quelque avancée de moi quoi, comme je le fais souvent, mais non, rien n’y fait, elle continue de se fermer, je la retire. Je reste là un moment. Je recule, je gesticule, je gesticule, j’essaye de prouver à autrui (un autrui mécanique mais conscient) que je suis bien présent. Il fallait croire que non. Elle finit par s’ouvrir, mais à l’arrivée (à l’iruption devrait-on dire) de quelqu’un d’autre. À l’intérieur de cette espèce de petite grande surface de proximité, une plante en pot immense et renversée sur le sol, elle déverse autour d’elle son terreau, c’était noir, comme la vie, et c’était la preuve peut-être (cette histoire de porte automatique et non de plante) que je n’étais plus réellement moi-même effectivement et c’est très bien comme ça. Que pourrait-on rêver de mieux ? Peut-être que je suis déjà mort sans le savoir encore et que c’est pour ça que j’ère. Pour autant, même mort je continue à essayer de grappiller du temps pour préparer cette lecture de « Bara no hanayome » à laquelle je ne sais même pas si, moi-même, vivant, je vais y assister. Un problème se posera aujourd’hui : c’est le temps de latence (encore lui) qu’il y a entre le moment où j’appuis, avec le pouce, sur l’écran du téléphone pour déclencher du son à l’instant précis où j’en avais besoin et celui où le son inondera effectivement l’écouteur droit ou gauche (les deux). Ce n’était pas grand chose. Peut-être de l’ordre de la demi-seconde ou de la seconde mais une demi-seconde ou une seconde dans la tension de la lecture, c’est beaucoup. Pas prévu ça. J’en étais resté à l’instantanéité de la barre d’espace sur l’ordi, je pourrais tout aussi bien lire avec l’ordi plutôt qu’avec le tel mais ça implique que je sois, moi, assis, et non debout, et je ne suis pas sûr de vouloir ça. Merde, je ne suis même pas sûr de ne pas vouloir être assis, bon... Ce soir que Seconda commence. Je regarde passer les nuages, je me demande comment les esquiver, les esquisser peut-être. D’ordinaire, à deux jours d’une lecture, c’est l’angoisse absolue. Là non. Parce que je suis très fatigué et que j’ai l’esprit de contradiction, que je veux prendre le contrepied de moi-même en tous points, je vais à un concert, ça ne m’arrive jamais, je ne connais pas l’artiste, je dors dans un Ibis, pas un airbnb, je m’y prendrai trop tard, ça n’a pas beaucoup d’importance, je crois que je voulais juste me frotter à quelque chose (quoi ?), à faire en sorte que mon corps plie (quand ?), à faire en sorte que mon corps plie , la musique est bruyante et en même temps même pas, c’est difficile de correctement dire ce qui me passe par la tête, mais je parle, avec des gens, des inconnus je parle, ça non plus ça ne m’arrive jamais, je me dis que c’est ce que ferait n’importe qui d’autre que moi dans ma situation alors c’est ce que je fais, et on me répond même, et plus étonnamment encore je trouve des trucs pour rebondir sur ce qu’ils (elles) me disent, je dis des trucs comme j’aime la lumière électrique des lampadaires sur des rues imprégnées d’eau après la pluie, la nuit, par exemple ici, et surtout quand c’est jaune, comme là, et comme ça brille c’est fou, voilà le genre de trucs que je dis et eux (elles) : j’aimerais mieux être en Floride qu’ici / je rêve d’ailleurs / c’est une ville merveilleuse / je me verrai pas vivre ailleurs qu’ici / je déteste, il faut avoir les moyens / c’est très froid / je cherche des spots de surf le week-end mais non pas quand c’est l’hiver / j’ai fait un an en Amérique du sud / je me suis acheté une pédale de loop mais je l’utilise pas / hier c’était hier, là c’est maintenant / est-ce que la personne est sortie des toilettes ?, et combien d’autres trucs encore que je n’ai pas, ni mentalement ni autrement, notés noté . À plusieurs reprises, il y a le nom de cette drogue qui reviendra, fentanyl, fentanyl, où est-ce que j’ai déjà entendu ça ? Je le découvrirai dans le creux de la nuit en relisant les cartes hanafuda : c’est dans «  Bara no hanayome ». J’avais écrit un truc fentanylé sur le fentanyl sans même savoir c’est quoi.

250119, version 6 (4 mars 2019)

Quand je me vois dans un reflet au hasard d’une ville qui est faite de ces images liquides sur le chemin de nos pas dans une rue ou une autre, bref, quand après un léger tends de latence je m’aperçois que je me reconnais reconnais dans une vitrine ou une portière de bagnole, je n’ai pas souvenir d’avoir jamais eu les cheveux aussi longs que ça, ce qui est troublant, car précisément je ne comprends pas, d’abord, que c’est moi (ça l’est), et c’est bien le mot qui convient, ça, de sorte que j’ai un instant d’hésitation ( c’est ce temps de latence ) avant de reprendre le fil de mes pensées complexes (ou pas), et c’était bien l’effet recherché ici, je pnse . Avoir une autre tête que la sienne. Plus loin dans cette ville dont je tairai le nom, c’est une double-porte automatique censée s’ouvrir à ton passage qui devant moi ne voulait pas. D’abord j’y ai passé le bras, la main, quelque avancée de moi quoi, comme je le fais souvent, mais non, rien n’y fait, elle continue de se fermer, je la retire. Je reste là un moment. Je recule, je gesticule, je gesticule , j’essaye de prouver à autrui (un autrui mécanique mais conscient) que je suis bien présent. Il fallait croire que non. Elle finit par s’ouvrir, mais à l’arrivée (à l’iruption devrait-on dire) de quelqu’un d’autre. À l’intérieur de cette espèce de petite grande surface de proximité, une plante en pot immense et renversée sur le sol, elle déverse autour d’elle son terreau, c’était noir, comme la vie, et c’était la preuve peut-être (cette histoire de porte automatique et non de plante) que je n’étais plus réellement moi-même effectivement et c’est très bien comme ça. Que pourrait-on rêver de mieux ? Peut-être que je suis déjà mort sans le savoir encore , que je n’en sais rien , et que c’est pour ça que j’ère. Pour autant, même mort je continue à essayer de grappiller du temps pour préparer cette lecture de «  Bara no hanayome » à laquelle je ne sais même pas si, moi-même, vivant, je vais y assister. Un problème se posera aujourd’hui : c’est le temps de latence ( encore lui ) qu’il y a entre le moment où j’appuis, avec le pouce, sur l’écran du téléphone pour déclencher du son à l’instant précis où j’en avais besoin et celui où le son inondera effectivement l’écouteur droit ou gauche (les deux). Ce n’était n’est pas grand chose. Peut-être de l’ordre de la demi-seconde ou de la seconde mais une demi-seconde ou une seconde dans la tension de la lecture, c’est beaucoup. Pas prévu ça. J’en étais resté à l’instantanéité de la barre d’espace sur l’ordi, je pourrais tout aussi bien lire avec l’ordi plutôt qu’avec le tel mais ça implique que je sois, moi, assis, et non debout, et je ne suis pas sûr de vouloir ça. Merde, je ne suis même pas sûr de ne pas vouloir être assis , bon ... présent physiquement . Ce soir que Seconda commence. Je regarde passer les nuages, je me demande comment les esquiver, les esquisser peut-être. D’ordinaire, à deux jours d’une lecture, c’est l’angoisse absolue. Là non. Parce que je suis très fatigué et que j’ai l’esprit de contradiction, que je veux prendre le contrepied de moi-même en tous points, je vais à un concert, ça ne m’arrive jamais, je ne connais pas l’artiste, je dors dans un Ibisce soir , pas un airbnb , je m’y prendrai trop tardpour un canapé , un grenier ou un toit , ça n’a pas beaucoup d’importanceau fond , je crois que dans une certaine mesure je voulais juste me frotter à quelque chose (quoi ?), à faire en sorte que mon corps plie, la musique est bruyante et en même temps même pas, c’est difficile de correctement dire ce qui me passe par la tête, mais je parle, avec des gens, des inconnus je parle, ça non plus ça ne m’arrive jamais, je me dis que c’est ce que ferait n’importe qui qui d’autre que ne serait pas moi dans ma situation alors pour ça c’est ce que je fais, et on me répond mêmeet , et plus étonnamment étonnant encore , je trouve des trucs pour rebondir sur ce qu’ils (et elles) me disent, je dis des trucs comme que j’aime tout particulièrement la lumière électrique des lampadaires sur des rues imprégnées d’eau après la pluie, la nuit, par exemple ici, et surtout quand c’est c’était jaune, comme là, et comme ça brille c’est fou, voilà le genre de trucs que je dis et ou eux (elles) : j’aimerais mieux être en Floride qu’ici / , je rêve d’ailleurs / , c’est une ville merveilleuse / , je me verrai pas vivre ailleurs qu’ici / , je déteste, il faut avoir les moyens / , c’est très froid / , je cherche des spots de surf le week-end mais pas quand c’est l’hiver / , j’ai fait un an en Amérique du sud / , je me suis acheté une pédale de loop mais je l’utilise pas / , hier c’était hier, là c’est maintenant / , est-ce que la personne est sortie des toilettes ? , et combien d’autres trucs encore que je n’ai pas , ni mentalement ni autrement , noté . , et combien d’autres trucs encore que je n’ai pas, ni mentalement ni autrement, noté. À plusieurs reprises, il y a le nom de cette drogue qui reviendra, fentanyl, fentanyl, où est-ce que j’ai déjà entendu ça ? Je le découvrirai dans le creux de la nuit en relisant les cartes hanafuda : c’est dans «  Bara no hanayome ». . J’avais J’ai donc écrit un truc sur le fentanyl sans même savoir c’est quoi.

250119, version 5 (18 février 2019)

Quand je me vois dans un reflet au hasard d’une ville qui est faite de ces images liquides sur le chemin de nos pas dans une rue ou une autre, bref, quand je m’aperçois que je me reconnais dans une vitrine ou une portière de bagnole, je n’ai pas souvenir d’avoir jamais eu les cheveux aussi longs que ça, ce qui est troublant, car précisément je ne comprends pas, d’abord, que c’est moi (ça l’est), et c’est bien le mot qui convient, ça, de sorte que j’ai un instant d’hésitation avant de reprendre le fil de mes pensées complexes (ou pas), et c’était bien l’effet recherché ici. Avoir S’attraper comme une autre tête que la sienne. Plus loin dans cette ville dont je tairai le nom, c’est une double-porte double porte automatique censée s’ouvrir à ton passage qui devant moi ne voulait pas. D’abord j’y ai passé le bras, la main, quelque avancée de moi quoi, comme je le fais souvent, mais non, rien n’y fait, elle continue de se fermer, je la retire. Je reste là un moment. Je recule, je gesticule, j’essaye de prouver à autrui (un autrui mécanique mais conscient) que je suis bien présent. Il fallait croire que non. Elle finit par s’ouvrir, mais à l’arrivée (à l’iruption devrait-on dire) de quelqu’un d’autre. À l’intérieur de cette espèce de petite grande surface de proximité, une plante en pot immense et renversée sur le sol, elle déverse autour d’elle son terreau, c’était noir, comme la vie, et c’était la preuve peut-être (cette histoire de porte automatique et non de plante) que je n’étais plus réellement moi-même effectivement finalement et c’est très bien comme ça. Que pourrait-on rêver de mieux ? Peut-être que je suis déjà mort, que je n’en sais rien, et que c’est pour ça que j’ère. Pour autant, même mort je continue à essayer de grappiller du temps pour préparer cette lecture de Bara no hanayome à laquelle je ne sais même pas si, moi-même, vivant , je vais y assister. Un problème se posera aujourd’hui : c’est le temps de latence qu’il y a entre le moment où j’appuis, avec le pouce, sur l’écran du téléphone pour déclencher du son à l’instant précis où j’en avais besoin et celui où le son inondera effectivement l’écouteur droit ou gauche (ou les deux). Ce n’est pas grand chose. Peut-être de l’ordre de la demi-seconde ou de la seconde mais une demi-seconde ou une seconde dans la tension de la lecture, c’est beaucoup. Pas Je n’avais pas prévu ça. J’en étais resté à l’instantanéité de la barre d’espace sur l’ordi, je pourrais tout aussi bien lire avec l’ordi plutôt qu’avec le tel mais ça implique que je sois, moi, assis, et non debout, et je ne suis pas sûr de vouloir ça. Merde, je ne suis même pas sûr de vouloir être présent physiquement. Ce soir que Seconda commence. Je regarde passer les nuages, je me demande comment les esquiver, les esquisser peut-être. D’ordinaire, à deux jours d’une lecture, c’est l’angoisse absolue. Là non. Parce que je suis très fatigué et que j’ai l’esprit de contradiction, que je veux prendre le contrepied de moi-même en tous points, je vais à un concert, ça ne m’arrive jamais, je ne connais pas l’artiste, Milos Asian , je dors dans un Ibis ce soir, je m’y prendrai trop tard pour un canapé, un grenier ou un toit, ça n’a pas beaucoup d’importance au fond, je crois que dans une certaine mesure je voulais juste me frotter à quelque chose (mais quoi ?), à faire en sorte que mon corps plie, la musique est bruyante et en même temps même pas, c’est difficile de correctement dire ce qui me passe par la tête mais je parle, avec des gens, des inconnus je parle, ça non plus ça ne m’arrive jamais, je me dis que c’est ce que ferait n’importe qui qui ne serait pas moi dans ma situation alors pour ça c’est ce que je fais, et on me répond même et, plus étonnant encore, je trouve des trucs pour rebondir sur ce qu’ils (et elles) me disent, je dis que j’aime tout particulièrement la lumière électrique des lampadaires sur des rues imprégnées d’eau après la pluie, la nuit, par exemple ici, surtout quand c’était jaune, comme là, et comme ça brille c’est fou, voilà le genre de trucs que je dis ou et eux (elles) : j’aimerais mieux être en Floride qu’ici, je rêve d’ailleurs, c’est une ville merveilleuse, je me verrai pas vivre ailleurs qu’ici, je déteste, il faut avoir les moyens, c’est très froid, je cherche des spots de surf le week-end mais pas quand c’est l’hiver, j’ai fait un an en Amérique du sud, je me suis acheté une pédale de loop mais je l’utilise pas, hier c’était hier, là c’est maintenant, est-ce que la personne est sortie des toilettes, et combien d’autres trucs encore que je n’ai pas, ni mentalement ni autrement, noté. À plusieurs reprises, il y a le nom de cette drogue qui reviendra, fentanyl, fentanyl, où est-ce que j’ai déjà entendu ça ? Je le découvrirai dans le creux de la nuit en relisant les cartes hanafuda : c’est dans Bara no hanayome. J’ai donc écrit un truc sur le fentanyl sans même savoir c’est quoi.

250119, version 4 (4 février 2019)

Quand je me vois dans un une reflet au hasard d’une ville qui est faite de ces images liquides sur à mesure que l’on suit le chemin de nos ses pas dans une rue ou une autre, bref, quand je m’aperçois plus que je me reconnais dans une vitrine ou une portière de bagnole, je n’ai pas souvenir d’avoir jamais eu les cheveux aussi longs que ça, ce qui est troublant, car précisément je ne comprends pas, d’abord, que c’est moi (ça l’est), et c’est bien le mot qui convient, ça, de sorte que j’ai un instant d’hésitation avant de reprendre le fil de mes pensées complexes (ou pas), et c’était bien l’effet recherché ici là-dedans . S’attraper comme une autre tête que la sienne. Plus loin dans cette ville dont je tairai le nom, c’est une double porte automatique censée censé s’ouvrir à ton passage qui devant moi ne voulait pas. D’abord j’y ai passé le bras, la main, quelque avancée de moi quoi, comme je le fais souvent, mais non, rien n’y fait, elle continue de se fermer, je la retire. Je reste là un moment. Je recule, je gesticule, j’essaye de prouver à autrui (un autrui mécanique mais conscient) que je suis bien présent. Il fallait croire que non. Elle finit par s’ouvrir, mais à l’arrivée (à l’iruption devrait-on dire) de quelqu’un d’autre. À l’intérieur de cette espèce de petite grande surface de proximité, une plante en pot immense et renversée sur le sol, elle déverse autour d’elle son terreau, c’était noir, comme la vie, et c’était la preuve peut-être (cette histoire de porte automatique et non de plante) que je n’étais plus réellement moi-même finalement et que c’est très bien comme ça. Peut-être que je suis déjà mort, et que je n’en sais rien, et que c’est pour ça que j’ère. Pour autant, même mort je continue à essayer de grappiller du temps pour préparer cette lecture de Bara no hanayome à laquelle je ne sais même pas si, moi-même, je vais y assister. Un problème se posera aujourd’hui : c’est le temps de latence qu’il y a entre le moment où j’appuis, avec le pouce, sur l’écran du téléphone pour déclencher du son à l’instant précis où j’en avais besoin et celui où le son inondera effectivement l’écouteur droit ou gauche (ou les deux). Ce n’est pas grand chose. Peut-être de l’ordre de la demi-seconde ou de la seconde mais une demi-seconde ou une seconde dans la tension de la lecture, c’est beaucoup. Je n’avais pas prévu ça. J’en étais resté à l’instantanéité de la barre d’espace sur l’ordi, je pourrais tout aussi bien lire avec l’ordi plutôt qu’avec le tel mais ça implique que je sois, moi, assis, et non debout, et je ne suis pas sûr de vouloir ça. Merde, je ne suis même pas sûr de vouloir être présent physiquement. Ce soir que Seconda commence. Je regarde passer les nuages, je me demande comment les esquiver, les esquisser peut-être. D’ordinaire, à deux jours d’une lecture, c’est l’angoisse absolue. Là non pas . Là, je pourrais tout aussi bien y aller sans rien préparer et les mains dans la poches. Peut-être que je le ferai. Parce que je suis très fatigué et que j’ai l’esprit de contradiction, que je veux prendre le contrepied de moi-même en tous points, je vais à un concert, ça ne m’arrive jamais, je ne connais pas l’artiste, j’ai pris le premier truc qui avait un nom bien , ça s’appelait Milos Asian, je dors dans un Ibis ce soir, je m’y prendrai trop tard pour un canapé, un grenier ou un toit, ça n’a pas beaucoup d’importance au fond, je crois que dans une certaine mesure certaines mesures je voulais juste me frotter à quelque chose (mais quoi ?), à faire en sorte que mon corps plie, la musique est bruyante et en même temps même pas, c’est difficile de correctement dire ce qui me passe par la tête mais je parle, avec des gens, des inconnus je parle, ça non plus ça ne m’arrive jamais, je me dis que c’est ce que ferait n’importe qui qui ne serait pas moi dans ma situation alors pour ça c’est ce que je fais, et on me répond même et, plus étonnant encore, je trouve des trucs pour rebondir sur ce qu’ils (et elles) me disent, je dis que j’aime tout particulièrement la lumière électrique des lampadaires sur des rues imprégnées d’eau après la pluie, la nuit, par exemple ici, surtout quand c’était jaune, comme là, et comme ça brille c’est fou, voilà le genre de trucs que je dis et eux (elles) : j’aimerais mieux être en Floride qu’ici, je rêve d’ailleurs, c’est une ville merveilleuse, je me verrai pas vivre ailleurs qu’ici, je déteste, il faut avoir les moyens, c’est très froid, je cherche des spots de surf le week-end mais pas quand c’est l’hiver, j’ai fait un an en Amérique du sud, je me suis acheté une pédale de loop mais je l’utilise pas, hier c’était hier, là c’est maintenant, est-ce que la personne est sortie des toilettes, et combien d’autres trucs encore que je n’ai pas, ni mentalement ni autrement, noté. À plusieurs reprises, il y a le nom de cette drogue qui reviendra, fentanyl, fentanyl, où est-ce que j’ai déjà entendu ça ? Je le découvrirai dans le creux de la nuit en relisant les cartes hanafuda : c’est dans Bara no hanayome. J’ai donc écrit un truc sur le fentanyl sans même savoir c’est quoi.

250119, version 3 (25 janvier 2019)

Quand je me vois dans une reflet au hasard d’une ville qui est faite de ces images liquides à mesure que l’on suit le chemin de ses pas dans une rue ou une autre, bref, quand je m’aperçois plus que je me reconnais dans une vitrine ou une portière de bagnole, je n’ai pas souvenir d’avoir jamais eu les cheveux aussi longs que ça, ce qui est troublant, car précisément je ne comprends pas, d’abord, que c’est moi (ça l’est), et c’est bien le mot qui convient, ça, de sorte que j’ai un instant d’hésitation avant de reprendre le fil de mes pensées complexes (ou pas), et c’était bien l’effet recherché là-dedans. S’attraper comme une autre tête que la sienne. Plus loin dans cette ville dont je tairai le nom, c’est une double porte automatique censé s’ouvrir à ton passage qui devant moi ne voulait pas. D’abord j’y ai passé le bras, la main, quelque avancée de moi quoi, comme je le fais souvent, mais non, rien n’y fait, elle continue de se fermer, je la retire. Je reste là un moment. Je recule, je gesticule, j’essaye de prouver à autrui (un autrui mécanique mais conscient) que je suis bien présent. Il fallait croire que non. Elle finit par s’ouvrir, mais à l’arrivée (à l’iruption devrait-on dire) de quelqu’un d’autre. À l’intérieur de cette espèce de petite grande surface de proximité, une plante en pot immense et renversée sur le sol, elle déverse autour d’elle son terreau, c’était noir, comme la vie, et c’était la preuve peut-être (cette histoire de porte automatique et non de plante) que je n’étais plus réellement moi-même finalement et que c’est très bien comme ça. Peut-être que je suis déjà mort et que je n’en sais rien, que c’est pour ça que j’ère. Pour autant, même mort je continue à essayer de grappiller du temps pour préparer cette lecture de Bara no hanayome à laquelle je ne sais même pas si, moi-même, je vais y assister. Un problème se posera aujourd’hui : c’est le temps de latence qu’il y a entre le moment où j’appuis, avec le pouce, sur l’écran du téléphone pour déclencher du son à l’instant précis où j’en avais besoin et celui où le son inondera effectivement l’écouteur droit ou gauche (ou les deux). Ce n’est pas grand chose. Peut-être de l’ordre de la demi-seconde ou de la seconde mais une demi-seconde ou une seconde dans la tension de la lecture, c’est beaucoup. Je n’avais pas prévu ça. J’en étais resté à l’instantanéité de la barre d’espace sur l’ordi, je pourrais tout aussi bien lire avec l’ordi plutôt qu’avec le tel mais ça implique que je sois, moi, assis, et non debout, et je ne suis pas sûr de vouloir ça. Merde, je ne suis même pas sûr de vouloir être présent physiquement. Ce soir que Seconda commence. Je regarde passer les nuages, je me demande comment les esquiver, les esquisser peut-être. D’ordinaire, à deux jours d’une lecture, c’est l’angoisse absolue. Là pas. Là, je pourrais tout aussi bien y aller sans rien préparer et les mains dans la poches. Peut-être que je le ferai. Parce que je suis très fatigué et que j’ai l’esprit de contradiction, que je veux prendre le contrepied de moi-même en tous points, je vais à un concert, ça ne m’arrive jamais, je ne connais pas l’artiste, j’ai pris le premier truc qui avait un nom bien, ça s’appelait Milos Asian, je dors dans un Ibis ce soir, je m’y prendrai trop tard pour un canapé, un grenier ou un toit, ça n’a pas beaucoup d’importance au fond, je crois que dans une certaines mesures je voulais juste me frotter à quelque chose (mais quoi ?), à faire en sorte que mon corps plie, la musique est bruyante et en même temps même pas, c’est difficile de correctement dire ce qui me passe par la tête mais je parle, avec des gens des inconnus je parle, ça non plus ça ne m’arrive jamais, je me dis que c’est ce que ferait n’importe qui qui ne serait pas moi dans ma situation alors pour ça c’est ce que je fais, et on me répond même et, plus étonnant encore, je trouve des trucs pour rebondir sur ce qu’ils (et elles) me disent, je dis que j’aime tout particulièrement la lumière électrique des lampadaires sur des rues imprégnées d’eau après la pluie, la nuit, par exemple ici, surtout quand c’était jaune, comme là, et comme ça brille c’est fou, voilà le genre de trucs que je dis et eux (elles) : j’aimerais mieux être en Floride qu’ici, je rêve d’ailleurs, c’est une ville merveilleuse, je me verrai pas vivre ailleurs qu’ici, je déteste, il faut avoir les moyens, c’est très froid, je cherche des spots de surf le week-end mais pas quand c’est l’hiver, j’ai fait un an en Amérique du sud, je me suis acheté une pédale de loop mais je l’utilise pas, hier c’était hier, là c’est maintenant, est-ce que la personne est sortie des toilettes, et combien d’autres trucs encore que je n’ai pas, ni mentalement ni autrement, noté. À plusieurs reprises, il y a le nom de cette drogue qui reviendra, fentanyl, fentanyl, où est-ce que j’ai déjà entendu ça ? Je le découvrirai dans le creux de la nuit en relisant les cartes hanafuda : c’est dans Bara no hanayome. J’ai donc écrit un truc sur le fentanyl sans même savoir c’est quoi.

250119, version 2 (25 janvier 2019)

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