080219


J’ai si froid que j’en viens à souhaiter me réincarner en loutre des mers (les loutres des mers sont les mammifères terrestres qui ont le pelage le plus dense). Troisième jour de je sais pas comment il faut dire ça, mal ? Crève ? Comme je l’écris dans un mail annonçant à la cantonade que je suis désormais incapables de remplir aucune de mes fonctions, c’est une douleur douce (c’est le mot que j’utiliserai) mais continue malgré [1] la quantité industrielle de médocs que je me suis enfilée. Alors voilà venu le temps d’un autre putain de présent interminable : je ne ferai qu’attendre immergé dans le jour qui vire petit à petit au soir (même l’éclairage des petits chiffres orange en cristaux de la Livebox me nique les yeux, on en est là). J’ai le temps de penser à des tas de catastrophes en cours ou à venir. J’ai le temps d’écrire plusieurs fois dans ma tête cette entrée du journal pour mieux me la remémorer plus tard. J’ai le temps d’imaginer des djinns et des meurtres pour Grieg. J’ai le temps de lister dans le noir les chansons qu’on a chantées au karaoké à Shinjuku. Mais avant cela, la journée prend soudain des proportions considérables : H. ne rentrera pas avant sept heures de plus. Il y aura deux enjeux : arriver à sortir (ça me prendra littéralement trois heures), poster les trucs que j’ai promis poster aujourd’hui et acheter quelque chose à manger pour quand H. rentrera de sa propre journée de labeur à 21h30 et quelque. Mais le trajet est comme semé d’embûches ici : même s’il n’y a pas un centilitre de soleil aujourd’hui il y aura mais des lumières partout : sur les bus, sur les feux, les devantures des bars, l’horrible salon qui fait des UV avec ses foutus panneaux LED qui te bouffent en une journée l’équivalent de la consommation annuelle d’une famille de castors, bref. Et il faut que j’évite les machines de la Poste (écrans) et celles des caisses d’Auchan (automatiques ou pas). J’aurais juste le nombre de timbres qu’il fallait (c’est le destin). Et je finirai à la boulangerie, qui est pleine de néons, eh merde. Je suis photophobe, réfractaire, là. D’autres l’ont été avant moi. Des fois c’était l’œil droit, des fois c’était l’œil gauche. Mais ça n’arrêtera pas de revenir, même dans l’obscurité la plus totale : des ying-yangs de lueurs... L’autre truc qu’il faudra que je parvienne à faire, c’est donner ses soins à Tartelette. Son otite est guérie mais des complications mineures sont venues faire irruption dans son oreille. Il faut nettoyer ça. C’est sous contrôle. Et elle, bienveillante vis à vis du fait que je m’y prends comme un pied. Elle attend que ça passe, quoi. Moi, j’ai l’impression que ces douleurs ne vont jamais passer. Qu’elles sont ici à vie. Ce qui me donne envie, fort logiquement d’ailleurs, de me jeter dans le barrage. Pas une migraine mais des maux. Et des picotements grave dans les mains, dans les doigts, dans les pieds, qui me laissent à penser que je pourrais tout à fait (en fait non) me désagréger lentement dans l’atmosphère. Mais même pas.

15 mars 2019
par Guillaume Vissac
Journal
#Corps #Froid #H. #James Joyce #Kazuo Kamimura #Lapins #Migraine #Paris #Publie.net #Temps

[1Ou plutôt à cause de, mais à ce moment d’écriture du journal je ne le sais pas encore.

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080219, version 6 (15 mars 2019)

Migraine, Publie.net, Paris, Froid, Corps, H., Temps, Lapins, James Joyce, Kazuo Kamimura
J’ai si froid que j’en viens à souhaiter me réincarner en loutre des mers (les loutres des mers sont les mammifères terrestres qui ont le pelage le plus dense). Troisième jour de je sais pas comment il faut dire ça, mal ? Crève  ? et H . Comme je l’écris dans un mail annonçant à [la cantonade->https://www.publie.net] Crève ? Comme je l’écris dans un mail annonçant que je suis désormais incapables de remplir aucune de mes fonctions, c’est une douleur douce (c’est le mot que j’utiliserai) mais continue malgré [1] je ne le sais pas encore.]] la quantité industrielle de médocs que je me suis enfilée. Alors voilà venu le temps d’un autre Alors voilà venu le temps d’un autre putain de présent interminable : je ne ferai qu’attendre immergé dans le jour qui vire petit à petit au soir (même l’éclairage des petits chiffres orange en cristaux de la Livebox me nique les yeux, on en est putain ). J’ai le temps de penser à des tas de catastrophes en cours ou à venir. J’ai le temps d’écrire plusieurs fois dans ma tête cette entrée du journal journal pour mieux me la remémorer plus tard . pour mieux me la remémorer plus tard. J’ai le temps d’imaginer des djinns et des meurtres pour [Grieg->article2628 ]. Grieg . J’ai le temps de lister chanter dans le noir les chansons qu’on a chantées au karaoké avec K . à Shinjukuet ça me fait du bien . Mais avant cela, la journée prend soudain des proportions considérables : H. ne rentrera pas avant sept heures de plus. Il y aura a deux enjeux : arriver à sortir (ça me prendra littéralement littéralement trois heures), poster les trucs que j’ai promis poster aujourd’hui et acheter quelque chose à manger pour quand [H H .->mot59] rentrera de sa propre journée de labeur à 21h30 et quelque . Mais le trajet est comme semé d’embûches ici : même s’il n’y a pas un centilitre de soleil aujourd’hui il y aura mais des lumières partout : sur les bus, sur les feux, les devantures des bars, l’horrible salon qui fait faits des UV avec ses foutus panneaux LED qui te bouffent en une journée l’équivalent de la d’une consommation annuelle d’une pour une famille de castors, bref. Et il faut que j’évite les machines de la Poste (écrans) et celles des caisses d’Auchan de l’Auchan (automatiques ou pas). J’aurais juste le nombre de timbres qu’il fallait ( c’est le destin ). , ouf . Et je finirai à la boulangerie, qui est pleine de néons, eh merde malheureusement pour moi . Je suis photophobeet réfractaire , réfractaire , là. [D’autres l’ont été avant moi.->http://www.fuirestunepulsion.net/ulysse/spip.php?article402] Dans quel passage d’Ulysse ça dit ça ? Peu importe. Des fois c’était l’œil droit, des fois c’était l’œil gauche. Mais ça n’arrêtera pas de revenir, même dans l’obscurité la plus totale : des ying-yangs de lueurs... L’autre truc qu’il faudra que je parvienne à faire, c’est donner ses soins à [Tartelette->article4041 ]. Tartelette . Son otite est guérie mais des complications mineures sont venues faire irruption dans son oreille. Il faut nettoyer ça. C’est sous contrôle. Et elle, bienveillante vis à vis du fait que je m’y prends comme un pied. Elle attend que ça passe, quoi. Moi, j’ai l’impression que ces douleurs ne vont jamais passer. Qu’elles sont ici à vie. Ce qui me donne envie, fort logiquement d’ailleurs, de [me me jeter dans le barrage->article3470 ]. barrage . Pas une migraine Pas une migraine mais des maux. Et des je sens les picotements grave dans les mains, dans les doigts, dans les pieds, qui me laissent à penser que je pourrais tout à fait (en fait non) me désagréger lentement dans l’atmosphère. Mais même Même pas.

[1Ou plutôt à cause de, mais à ce moment d’écriture du journal journal je ne le sais pas encore .

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080219, version 5 (14 mars 2019)

J’ai si froid que j’en viens à souhaiter me réincarner en loutre des mers (les loutres des mers sont les mammifères terrestres qui ont le pelage le plus dense). Troisième jour de je sais pas comment il faut dire ça, mal ? Crève ? . Comme je l’écris dans un mail annonçant à mes collègues que je suis désormais incapables de remplir aucune de mes fonctions, c’est une douleur douce (c’est le mot que j’utiliserai) mais continue malgré [2] la quantité industrielle de médocs que je me suis enfilée. Alors voilà venu le temps d’un autre putain de présent interminable : je ne ferai qu’attendre immergé dans le soir (même l’éclairage des petits chiffres orange en cristaux de la Livebox me nique les yeux, putain). J’ai le temps de penser à des tas de catastrophes en cours ou à venir. J’ai le temps d’écrire plusieurs fois dans ma tête cette entrée du journal pour mieux me la remémorer plus tard. J’ai le temps d’imaginer des djinns et des meurtres pour Grieg. J’ai le temps de chanter dans le noir les chansons qu’on a chantées avec K. et H. à Shinjuku au karaoké-san et ça me fait du bien. Mais avant Avant cela, la journée prend soudain des proportions considérables : [H H .->mot59] ne rentrera pas avant sept heures de plus. Il y a deux enjeux : arriver à sortir (ça me prendra littéralement trois heures), poster les trucs que j’ai promis poster aujourd’hui et acheter quelque chose à manger pour quand H. rentrera de sa propre journée de labeur à 21h30. Mais le trajet est comme semé d’embûches ici : même s’il n’y a pas un centilitre de soleil aujourd’hui il y aura mais des lumières partout : sur les bus, sur les feux, les devantures des bars, l’horrible salon qui faits des UV avec ses foutus panneaux LED qui te bouffent en une journée l’équivalent d’une consommation annuelle pour une famille de castors, bref. Et il faut que j’évite les machines de la Poste (écrans) et celles des caisses de l’Auchan (automatiques ou pas). J’aurais juste le nombre de timbres qu’il fallait, ouf. Et je finirai à la boulangerie, qui est pleine de néons malheureusement pour moi. Je suis photophobe et réfractaire, là. Dans quel passage d’Ulysse ça dit ça ? Peu importe. Des fois c’était l’œil droit, des fois c’était l’œil gauche. Mais ça n’arrêtera pas de revenir, même dans l’obscurité la plus totale : des ying-yangs de lueurs... L’autre truc qu’il faudra que je parvienne à faire, c’est donner ses soins à Tartelette. Son otite est guérie mais des complications mineures sont venues faire irruption dans son oreille. Il faut nettoyer ça. C’est sous contrôle. Et elle, bienveillante vis à vis du fait que je m’y prends comme un pied, elle attend que ça passe . Elle attend que ça passe, quoi. Moi, j’ai l’impression que ces douleurs ne vont jamais passer. Qu’elles sont ici à vie. Ce qui me donne envie, fort logiquement d’ailleurs, de me jeter dans le barrage. Pas une migraine mais des maux. Et je sens les picotements dans les mains, dans les doigts, dans les pieds, qui me laissent à penser que je pourrais tout à fait (en fait non) me désagréger lentement dans l’atmosphère. Même pas.

[2Ou plutôt à cause de, mais à ce moment d’écriture du journal je ne le sais pas encore.

080219, version 4 (13 mars 2019)

J’ai si froid que j’en viens à souhaiter me réincarner en loutre des mers (les loutres des mers sont les mammifères terrestres qui ont le à bénéficier du pelage le plus dense). Troisième jour de je sais pas comment il faut dire ça, mal mal ? Crève. Comme je l’écris dans un mail annonçant à mes collègues que je suis désormais incapables de remplir aucune de mes fonctions, c’est une douleur douce (c’est le mot que j’utiliserai) mais continue malgré [3] me suis enfilée . la quantité industrielle de médocs que je me suis enfilée. Alors voilà venu le temps d’un autre putain de présent interminable : je ne ferai qu’attendre immergé dans le soir (même l’éclairage des petits chiffres orange en cristaux de la Livebox me nique les yeux, putain). J’ai le temps de penser à des tas de catastrophes en cours ou à venir veir . J’ai le temps d’écrire plusieurs fois dans ma tête cette entrée du journal pour mieux me la remémorer plus tard. J’ai le temps d’imaginer des djinns et des meurtres pour Grieg. J’ai le temps de chanter dans le noir les chansons qu’on a chantées avec K. et H. à Shinjuku au karaoké-san et ça me fait du bien. Avant cela , la La journée prend soudain des proportions considérables : H. ne rentrera pas avant sept heures de plus. Il y a deux enjeux : arriver à sortir (ça me prendra littéralement trois heures), poster les trucs que j’ai promis poster aujourd’hui et acheter quelque chose à manger pour quand H. rentrera de sa propre journée de labeur à 21h30. Mais le trajet est comme semé d’embûches ici : même s’il n’y a pas un centilitre litre de soleil aujourd’hui il y aura mais des lumières partout : sur les bus, sur les feux, les devantures des bars, l’horrible salon qui faits des UV avec ses foutus panneaux LED qui te bouffent en une journée l’équivalent d’une consommation annuelle pour une famille de castors, bref. Et il faut que j’évite les machines de la Poste (écrans) et celles des caisses de l’Auchan (automatiques ou pas). J’aurais juste le nombre de timbres qu’il fallait, ouf. Et je finirai à la boulangerie, qui est pleine de néons malheureusement pour moi. Je suis photophobe et réfractaire, là. Dans quel passage d’Ulysse ça dit ça ? Peu importe. Des fois c’était l’œil droit, des fois c’était l’œil gauche. Mais ça n’arrêtera pas de revenir, même dans l’obscurité la plus totale : des ying-yangs de lueurs... L’autre truc qu’il faudra que je parvienne à faire, c’est donner ses soins à Tartelette. Son otite est guérie mais des complications mineures sont venues faire irruption dans son oreille. Il faut nettoyer ça. C’est sous contrôle. Et elle, bienveillante vis à vis du fait que je m’y prends comme un pied, elle attend que ça passe . Elle attend que ça passe. Moi, j’ai l’impression que ces douleurs ne vont jamais passer. Qu’elles sont ici à vie. Ce qui me donne envie, fort logiquement d’ailleurs, de me jeter dans le barrage. Pas une migraine mais des maux. Et je sens les picotements dans les mains, dans les doigts, dans les pieds, qui me laissent à penser que je pourrais tout à fait (en fait non) me désagréger lentement dans l’atmosphère. Même pas.

[3Ou plutôt à cause malgré la quantité industrielle de, mais à ce moment d’écriture du journal médocs que je ne le sais pas encore .

080219, version 3 (9 mars 2019)

J’ai si froid que j’en viens à souhaiter me réincarner en loutre des mers (les loutres des mers sont les mammifères terrestres à bénéficier du pelage le plus dense). Troisième jour de je sais pas comment il faut dire ça, mal ? Comme je l’écris dans un mail annonçant à mes collègues que je suis désormais incapables de remplir aucune de mes fonctions, c’est une douleur douce (c’est le mot que j’utiliserai) mais continue malgré la quantité industrielle de médocs que je me suis enfilée. Alors voilà venu le temps d’un autre putain de présent interminable : je ne ferai qu’attendre dans le soir (même l’éclairage des petits chiffres orange en cristaux de la Livebox me nique les yeux, putain). J’ai le temps de penser à des tas de catastrophes en cours ou à veir. J’ai le temps d’écrire plusieurs fois dans ma tête cette entrée du journal pour mieux me la remémorer plus tard. J’ai le temps d’imaginer des djinns et des meurtres pour Grieg. J’ai le temps de chanter dans le noir les chansons qu’on a chantées avec K. et H. à Shinjuku au karaoké-san et ça me fait du bien. La journée prend soudain des proportions considérables : H. ne rentrera pas avant sept heures de plus. Il y a deux enjeux : arriver à sortir (ça me prendra littéralement trois heures), poster les trucs que j’ai promis poster aujourd’hui et acheter quelque chose à manger pour quand H. rentrera de sa propre journée de labeur à 21h30. Mais le trajet est comme semé d’embûches ici : même s’il n’y a pas un litre de soleil aujourd’hui il y aura mais des lumières partout : sur les bus, sur les feux, les devantures des bars, l’horrible salon qui faits des UV avec ses foutus panneaux LED qui te bouffent en une journée l’équivalent d’une consommation annuelle pour une famille de castors, bref. Et il faut que j’évite les machines de la Poste (écrans) et celles des caisses de l’Auchan (automatiques ou pas). J’aurais juste le nombre de timbres qu’il fallait, ouf. Et je finirai à la boulangerie, qui est pleine de néons malheureusement pour moi. Je suis photophobe et réfractaire, là. Dans quel passage d’Ulysse ça dit ça ? Peu importe. Des fois c’était l’œil droit, des fois c’était l’œil gauche. Mais ça n’arrêtera pas de revenir, même dans l’obscurité la plus totale : des ying-yangs de lueurs... L’autre truc qu’il faudra que je parvienne à faire, c’est donner ses soins à Tartelette. Son otite est guérie mais des complications mineures sont venues faire irruption dans son oreille. Il faut nettoyer ça. C’est sous contrôle. Et elle, bienveillante vis à vis du fait que je m’y prends comme un pied. Elle attend que ça passe. Moi, j’ai l’impression que ces douleurs ne vont jamais passer. Qu’elles sont ici à vie. Ce qui me donne envie, fort logiquement d’ailleurs, de me jeter dans le barrage. Pas une migraine mais des maux. Et je sens les picotements dans les mains, dans les doigts, dans les pieds, qui me laissent à penser que je pourrais tout à fait (en fait non) me désagréger lentement dans l’atmosphère. Même pas.

080219, version 2 (13 février 2019)

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