230219


Considérer les algorithmes de trading comme des agents biologiques semble désormais être une piste sérieusement envisagée par les scientifiques.

Alexandre Laumonier, 6, Points Seuil, P. 121-122.

Il faut être particulièrement vigilant le vendredi soir et le samedi matin [1]. Il y a un truc qui se relâche, apparemment c’est assez répandu, à l’approche du week-end, ton corps par exemple qui se dit c’est bon, tu peux avoir mal maintenant. C’est une histoire d’énergies fluctuantes ou bien, qui sait, de tension, ça. Mais il faut être particulièrement vigilant également tous les dix jours à peu près (ou alors, si les douleurs reviennent sur d’autres rythmes, mettons chaque semaine, sur ce rythme-là). Et aussi, être vigilant avant 16 h ou 16 h 30. Être vigilant les lundis. Être vigilant quand tu prends le train la journée ou quand tu mange trop (mais aussi quand tu ne manges pas assez). Être vigilant les jours de salon ou de rencontre. Être vigilant quand un nerf a sauté. Être vigilant quand les rythmes de sommeil tournent. Voilà de ce qu’il en est des vigilances et je tiens le compte de tout ça dans un fichier hors ligne qui s’appelle protocole, car c’est bien de ça dont il s’agit. Mais je sais finalement pourquoi j’ai tant horreur d’aller chez le coiffeur : tu es forcé de te regarder pendant de longues minutes et on te parle. Il doit y avoir un cercle de l’enfer où tu passes ton temps chez le coiffeur (et on te parle tout le temps). Là, c’est un coiffeur à la mode pour hipster on dirait. Ils font les barbes et les moustaches aussi. En sortant, à H. : ça va, j’ai pas trop l’air d’être un nazi ? (non). Je termine doucement le dernier tome de L’amie prodigieuse. Il y a quelque chose d’assez saisissant dans cette série de livres, qui par bien des aspects est extrêmement académique dans sa construction (mais qui trouve toujours le moyen de te surprendre néanmoins), c’est l’économie de moyens avec lesquels sont décrits les personnages. Il y a un genre de fable mise en place, à laquelle on accepte de croire bien qu’elle soit irréaliste, c’est que tout se concentre autour d’un nombre très réduit de personnages. Et ces personnages, quand on regarde bien, ne sont presque pas décrits. Si on excepte la narratrice, qui a un rôle un peu particulier, ils sont caractérisés par des traits extrêmement simples, qui en font des esquisses. Lila, c’est la forme que prend parfois ses yeux (des fentes [2]). Nino, c’est la maigreur. Pietro, c’est les cheveux. Alfonso, la finesse (qui n’est pas exactement la même chose que la maigreur). La mère de la narratrice, c’est une forme de déséquilibre (elle a un strabisme et elle boite). Marcello, c’est un mélange de gonflette et d’élégance (qu’on retrouve assez bien dans la série d’ailleurs).

Spoiler

Même à sa mort, c’est cela qui revient, cela seul, très brièvement, au détour d’une phrase. Il est cela :

Michele était mort sur le coup, pas Marcello : il s’était assis sur une marche et avait tenté de boutonner sa veste, en vain. [3]

C’est assez bien fait et ça donne le sentiment que ces personnages sont en mouvement, et non figés sous des attributs qui ne feraient que les alourdir. De cette façon, on peut se concentrer uniquement sur leur caractère (parfois volatile). Mais il serait faux de croire que je pense à tout ça dans le miroir d’un coiffeur à hipster de l’avenue Daumesnil, précisément là où L. la semaine dernière a pu me dire ça a l’air cool, tu devrais aller là. En réalité, je me dis que si je devais relire la Recherche, ce qui devra bien arriver tôt ou tard, il faudrait que je la lise cette fois dans le désordre. Ces mois passés dessus linéairement à ne lire que ça, quand on vivait dans la Sarthe, je serais bien incapable de le refaire aujourd’hui. Mais le lire en mode shuffle, oui. Comment organiser une telle lecture ? Et surtout, comment en rendre compte ? Je me dis qu’il faudrait s’en remettre au lexique, et par le truchement des mots, aller de page en page, de livre en livre, sans respect pour la chronologie (encore que ce soit un peu simpliste sans doute). On construirait, en parallèle, une page quelque part ou un site ou on reporterait les pages lues pour suivre le voyage de l’extérieur. Ça prendrait des mois, des mois, des années. Et au lieu de chercher le sens de la vie dans l’art, le narrateur ferait précisément le contraire, un désapprentissage, une dispersion dans une variété de sensations, d’intuitions, de moments de prescience. Somme toute, un dissolution dans le temps (et ça me plait assez).

26 mars 2019
par Guillaume Vissac
Journal
#Alexandre Laumonier #Corps #Elena Ferrante #H. #Kazuo Kamimura #L. #Marcel Proust #Migraine #Paris #Temps

[1Mais le savoir à l’avance ne fait pas tout.

[2Il me semble d’ailleurs qu’il n’est jamais précisé s’il s’agit de fentes horizontales (ce qui serait le plus logique : elle plisse les yeux) ou verticales ; pendant toute la lecture des quatre tomes j’avais le sentiment que c’était ça, moi, des fentes mais verticales, félines presque, inhumaines en tout cas.

[3L’enfant perdue, Gallimard, traduction Elsa Damien.

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230219, version 8 (26 mars 2019)

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Considérer les algorithmes de trading comme des agents biologiques semble désormais être une piste sérieusement envisagée par les scientifiques .

Alexandre Laumonier, [6->http://www.seuil.com/ouvrage/6-alexandre-laumonier/9782757872543], Points Seuil, P. 121-122 6 , P .

Migraine, Paris, Corps, L., H., Temps, Marcel Proust, Elena Ferrante, Alexandre Laumonier, Kazuo Kamimura
jpg/img_20190223_130126_137.jpg

230219, version 7 (25 mars 2019)

Il faut être particulièrement vigilant le vendredi soir et le samedi matin [1]. Il y a un truc qui se relâche, apparemment c’est assez répandu, à l’approche du week-end, ton corps par exemple qui se dit c’est bon, tu peux avoir mal maintenant. C’est une histoire d’énergies fluctuantes ou bien, qui sait, de tension, ça. Mais il faut être particulièrement vigilant également tous les dix jours à peu près (ou alors, si les douleurs reviennent sur d’autres rythmes, chaque semaine par exemple, sur ce rythme-là). Et aussi, être vigilant avant 16 h ou 16 h 30. Être vigilant les lundis. Être vigilant quand tu prends le train la journée ou quand tu mange trop (mais aussi quand tu ne manges pas assez). Être vigilant les jours de salons ou de rencontre. Être vigilant quand un nerf a sauté. Être vigilant quand les rythmes de sommeil dissonent. Voilà de ce qu’il en est des vigilances et je tiens le compte de tout ça dans un fichier hors ligne qui s’appelle protocole, car c’est bien de cela dont il s’agit. Mais je sais finalement pourquoi j’ai tant horreur d’aller chez le coiffeur : tu es forcé de te regarder pendant de longues minutes et on te parle. Il doit y avoir un cercle de l’enfer où tu passes ton temps chez le coiffeur (et on te parle tout le temps). Là, c’est un coiffeur à la mode pour hipster on dirait. Ils font les barbes et les moustaches aussi. En sortant, et à H. : ça va, j’ai pas trop l’air d’être un nazi ? (non). Je termine doucement le dernier tome de L’amie prodigieuse. Il y a quelque chose d’assez saisissant dans cette série de livres, qui par bien des aspects est extrêmement académique dans sa construction (mais qui trouve toujours le moyen de te surprendre néanmoins), c’est l’économie de moyens avec lesquels sont décrits les personnages. Il y a un genre de fable mise en place, à laquelle on accepte de croire bien qu’elle soit irréaliste, c’est que tout se concentre autour d’un nombre très réduit de personnages. Et ces personnages, quand on regarde bien, ne sont presque pas décrits. Si on excepte la narratrice, qui a un rôle un peu particulier, ils sont caractérisés par des traits extrêmement simples, qui en font des esquisses. Lila, c’est la forme que prend parfois ses yeux (des fentes [2]). Nino, c’est la maigreur. Pietro, c’est les cheveux. Alfonso, la finesse (qui n’est pas la même chose que la maigreur). La mère de la narratrice, c’est une forme de déséquilibre (strabisme et boite). Marcello, c’est un mélange de gonflette et d’élégance (qu’on retrouve assez bien dans la série d’ailleurs).

[1Mais le savoir à l’avance ne fait pas tout.

[2Il n’est d’ailleurs jamais précisé s’il s’agit de fentes horizontales (ce qui serait le plus logique : elle plisse les yeux) ou verticales ; pendant toute la lecture des quatre tomes j’avais le sentiment que c’était ça, moi, des fentes mais verticales, félines presque, inhumaines en tout cas.

230219, version 6 (24 mars 2019)

Il faut être particulièrement vigilant le vendredi soir et le samedi matin [3]. Il y a un truc qui se relâche, apparemment c’est assez répandu, à l’approche du week-end, ton corps par exemple qui se dit c’est bon, tu peux avoir mal maintenant. C’est une histoire d’énergies fluctuantes ou bien, qui sait, de tension, ça. Mais il faut être particulièrement vigilant également tous les dix jours à peu près (ou alors, si les douleurs reviennent sur d’autres rythmes, chaque semaine par exemple, sur ce rythme-là). Et aussi, être vigilant avant 16 h ou 16 h 30. Être vigilant les lundis. Être vigilant quand tu prends le train la journée ou quand tu mange trop (mais aussi quand tu ne manges pas assez). Être vigilant les jours de salons ou de rencontre. Être vigilant quand un nerf a sauté. Voilà de ce qu’il en est des vigilances et je tiens le compte de tout ça dans un fichier hors ligne qui s’appelle protocole, car c’est bien de cela dont il s’agit. Mais je sais finalement pourquoi j’ai tant horreur d’aller chez le coiffeur : tu es forcé de te regarder pendant de longues minutes et on te parle. Il doit y avoir un cercle de l’enfer où tu passes ton temps chez le coiffeur (et on te parle tout le temps). Là, c’est un coiffeur à la mode pour hipster on dirait. Ils font les barbes et les moustaches aussi. En sortant, et à [H H .->mot59]  : ça va, j’ai pas trop l’air d’être un nazi ? (non). Je termine doucement le dernier tome de L’amie L’amie prodigieuse. . Il y a quelque chose d’assez saisissant dans cette série de livres, qui par bien des aspects est extrêmement académique dans sa construction (mais qui trouve toujours le moyen de te surprendre néanmoins), c’est l’économie de moyens avec lesquels sont décrits les personnages. Il y a un genre de fable mise en place, à laquelle on accepte de croire bien qu’elle soit irréaliste, c’est que tout se concentre autour d’un nombre très réduit de personnages. Et ces personnages, quand on regarde bien, ne sont presque pas décrits. Si on excepte la narratrice, qui a un rôle un peu particulier, ils sont caractérisés par des traits extrêmement simples, qui en font des esquisses. Lila, c’est la forme que prend parfois ses yeux (des fentes [4]). Nino, c’est la maigreur. Pietro, c’est les cheveux. Alfonso, c’est la finesse ( qui n’est pas la même chose que la maigreur ). . La mère de la narratrice, c’est une forme de déséquilibre (strabisme et + boited’un côté ). Marcello, c’est un mélange de gonflette et d’élégance (qu’on retrouve assez bien dans la série d’ailleurs).

[3Mais le savoir à l’avance ne fait pas tout.

[4Il n’est d’ailleurs jamais précisé s’il s’agit de fentes horizontales (ce qui serait le plus logique : elle plisse les yeux) ou verticales ; pendant toute la lecture des quatre tomes j’avais le sentiment que c’était ça, moi , des fentes mais verticales, félines presque, inhumaines en tout cas.

230219, version 5 (17 mars 2019)

Il faut être particulièrement vigilant le vendredi soir et le samedi matin [5]. Il y a un truc qui se relâche, apparemment c’est assez répandu, à l’approche du week-end, ton corps par exemple qui se dit c’est bon, tu peux avoir mal maintenant. C’est une histoire d’énergies fluctuantes ou bien, qui sait, de tension, ça. Mais il faut être particulièrement vigilant également tous les dix jours à peu près (ou alors, si les douleurs reviennent sur d’autres rythmes, chaque semaine par exemple, sur ce rythme-là). Et aussi, être vigilant avant 16 h ou 16 h 30. Être vigilant les lundis. Être vigilant quand tu prends le train la journée ou quand tu mange trop (mais aussi quand tu ne manges pas assez). Être vigilant les jours de salons ou de rencontre. Être vigilant quand un nerf a sauté. Voilà de ce qu’il en est des vigilances et je tiens le compte de tout ça dans un fichier hors ligne qui s’appelle protocole, car c’est bien de cela dont il s’agit. Mais je sais finalement pourquoi j’ai tant horreur d’aller chez le coiffeur : tu es forcé de te regarder pendant de longues minutes et on te parle. Il doit y avoir un cercle de l’enfer où tu passes ton temps chez le coiffeur (et on te parle tout le temps). J’espère ne pas finir là-bas. Là, c’est un coiffeur à la mode pour hipster on dirait. Ils font les barbes et les moustaches aussi. En sortant, et à H. : ça va, j’ai pas trop l’air d’être un nazi ? (non). Je termine doucement le dernier tome de L’amie prodigieuse. Il y a quelque chose d’assez saisissant dans cette série de livres livre , qui par bien des aspects est extrêmement académique dans sa construction (mais qui trouve toujours le moyen de te surprendre néanmoins), c’est l’économie de moyens avec lesquels sont décrits les personnages. Il y a un genre de fable mise en place, à laquelle on accepte de croire bien qu’elle soit irréaliste, c’est que tout se concentre autour d’un nombre très réduit de personnages. Et ces personnages, quand on regarde bien, ne sont presque pas décrits. Si on excepte la narratrice, qui a un rôle un peu particulier, ils sont caractérisés par des traits extrêmement simples, qui en font des esquisses. Lila, c’est la forme que prend parfois ses yeux (des fentes [6]). Nino, c’est la maigreur. Pietro, c’est les cheveux. Alfonso, c’est la finesse. La mère de la narratrice, c’est une forme de déséquilibre (strabisme + boite d’un côté). Marcello, c’est un mélange de gonflette et d’élégance (qu’on retrouve assez bien dans la série d’ailleurs).

[5Mais le savoir à l’avance ne fait pas tout.

[6Il n’est d’ailleurs jamais précisé s’il s’agit de fentes horizontales (ce qui serait le plus logique : elle plisse les yeux) ou verticales ; pendant toute la lecture des quatre tomes j’avais le sentiment que c’était ça, des fentes verticales, félines presque, inhumaines en tout cas.

230219, version 4 (25 février 2019)

Il faut être particulièrement vigilant le vendredi soir et le samedi matin [7]. matin . Il y a un truc qui se relâche, apparemment c’est assez répandu, à l’approche du week-end, ton corps par exemple qui se dit c’est bon, tu peux avoir mal maintenant. C’est une histoire d’énergies fluctuantes ou bien, qui sait, de tension, ça. Mais il faut être particulièrement vigilant également tous les dix jours à peu près (ou alors, si les douleurs reviennent sur d’autres rythmes, chaque semaine par exemple, sur ce rythme-là). Et aussi, être vigilant avant 16 h ou 16 h 30. Être vigilant les lundis. Être vigilant quand tu prends le train la journée ou quand tu mange trop (mais aussi quand tu ne manges pas assez). Être vigilant les jours de salons ou de rencontre. Être vigilant quand un nerf a sauté. Voilà de ce qu’il en est des vigilances et je tiens le compte de tout ça dans un fichier hors ligne qui s’appelle protocole, car c’est bien de cela dont il s’agit. Mais je sais finalement pourquoi j’ai tant horreur d’aller chez le coiffeur : tu es forcé de te regarder pendant de longues minutes et on te parle. Il doit y avoir un cercle de l’enfer où tu passes ton temps chez le coiffeur (et on te parle tout le temps). J’espère ne pas finir là-bas. Là, c’est un coiffeur à la mode pour hipster on dirait. Ils font les barbes et les moustaches aussi. En sortant, et à H. : ça va, j’ai pas trop l’air d’être un nazi ? (non). Je termine doucement le dernier tome de L’amie prodigieuse. Il y a quelque chose d’assez saisissant dans cette série de livre, qui par bien des aspects est extrêmement académique dans sa construction (mais qui trouve toujours le moyen de te surprendre néanmoins), c’est l’économie de moyens avec lesquels sont décrits les personnages. Il y a un genre de fable mise en place, à laquelle on accepte de croire bien qu’elle soit irréaliste, c’est que tout se concentre autour d’un nombre très réduit de personnages. Et ces personnages, quand on regarde bien, ne sont presque pas décrits. Si on excepte la narratrice, qui a un rôle un peu particulier, ils sont caractérisés par des traits extrêmement simples, qui en font des esquisses. Lila, c’est la forme que prend parfois ses yeux (des fentes [8] ). ). Nino, c’est la maigreur. Pietro, c’est les cheveux. Alfonso, c’est la finesse. La mère de la narratrice, c’est une forme de déséquilibre (strabisme + boite d’un côté). Marcello, c’est un mélange de gonflette et d’élégance (qu’on retrouve assez bien dans la série d’ailleurs).

[7Mais le savoir à l’avance ne fait pas tout .

[8Il n’est d’ailleurs jamais précisé s’il s’agit de fentes horizontales ( ce qui serait le plus logique  : elle plisse les yeux ) ou verticales  ; pendant toute la lecture des quatre tomes j’avais le sentiment que c’était ça , des fentes verticales , félines presque , inhumaines en tout cas .

230219, version 3 (23 février 2019)

6, P. 121 (quelque part) et/ou un AP4 d’hier

Il faut être particulièrement vigilant le vendredi soir et le samedi matin. Il y a un truc qui se relâche, apparemment c’est assez répandu, à l’approche du week-end, ton corps par exemple qui se dit c’est bon, tu peux avoir mal maintenant. C’est une histoire d’énergies fluctuantes ou bien, qui sait, de tension, ça. Mais il faut être particulièrement vigilant également tous les dix jours à peu près (ou alors, si les douleurs reviennent sur d’autres rythmes, chaque semaine par exemple, sur ce rythme-là). Et aussi, être vigilant avant 16 h ou 16 h 30. Être vigilant les lundis. Être vigilant quand tu prends le train la journée ou quand tu mange trop (mais aussi quand tu ne manges pas assez). Être vigilant les jours de salons ou de rencontre. Être vigilant quand un nerf a sauté. Voilà de ce qu’il en est des vigilances et je tiens le compte de tout ça dans un fichier hors ligne qui s’appelle protocole, car c’est bien de cela dont il s’agit. Mais je sais finalement pourquoi j’ai tant horreur d’aller chez le coiffeur : tu es forcé de te regarder pendant de longues minutes et on te parle. Il doit y avoir un cercle de l’enfer où tu passes ton temps chez le coiffeur (et on te parle tout le temps). J’espère ne pas finir là-bas. Là, c’est un coiffeur à la mode pour hipster on dirait. Ils font les barbes et les moustaches aussi. En sortant, et à H. : ça va, j’ai pas trop l’air d’être un nazi ? (non). Je termine doucement le dernier tome de L’amie prodigieuse. Il y a quelque chose d’assez saisissant dans cette série de livre, qui par bien des aspects est extrêmement académique dans sa construction (mais qui trouve toujours le moyen de te surprendre néanmoins), c’est l’économie de moyens avec lesquels sont décrits les personnages. Il y a un genre de fable mise en place, à laquelle on accepte de croire bien qu’elle soit irréaliste, c’est que tout se concentre autour d’un nombre très réduit de personnages. Et ces personnages, quand on regarde bien, ne sont presque pas décrits. Si on excepte la narratrice, qui a un rôle un peu particulier, ils sont caractérisés par des traits extrêmement simples, qui en font des esquisses. Lila, c’est la forme que prend parfois ses yeux (des fentes). Nino, c’est la maigreur. Pietro, c’est les cheveux. Alfonso, c’est la finesse. La mère de la narratrice, c’est une forme de déséquilibre (strabisme + boite d’un côté). Marcello, c’est un mélange de gonflette et d’élégance (qu’on retrouve assez bien dans la série d’ailleurs).

230219, version 2 (23 février 2019)

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