240219


La dernière fois que je suis venu à Saint-Denis, il y a huit neuf ans, avait à voir avec mes premières semaines de travail chez STAT. C., qui était alors ma responsable, devait me récupérer là-bas en voiture (un genre de Mini très bas de caisse) pour aller près de la frontière dans une usine à nous qui sentait le plastique fondu. Là-bas, elle m’avait laissé une heure ou deux (le temps d’une réunion entre pontes) avec des personnes qui deviendraient plus ou moins des collègues par la suite, enfin des gens qui travaillaient pour nous (encore le nous collectif de l’entreprise). Mais c’était un rapport de camaraderie un peu biaisé, par exemple il y avait rupture vestimentaire : ils portaient un bleu de travail, moi pas, et A., qui dirigeait l’atelier, et qui portait un nom espagnol alors qu’il ne l’était pas, ainsi qu’un appareil dentaire, irait ensuite se faire virer du jour au lendemain pour avoir tenter de faire pression sur quelqu’un afin d’obtenir une augmentation... Mais C. ne m’avait pas dit ce qu’elle attendait précisément de moi au cours de cette rencontre : il aurait fallu que je le devine par moi-même. Venant de débarquer dans ce grand groupe, j’en avais été incapable : comme Perceval, lui même fraichement employé au sein de la Table Ronde Corporation, je n’étais pas là depuis assez longtemps pour poser (et pour me poser à moi-même) les bonnes questions. Lors du retour, toujours dans cette Mini qui fusait près du sol, qu’elle conduit assez nerveusement il faut bien le dire, elle s’était arrêtée quelque part pour acheter des bonbons. C’était pour moi. À l’aller, elle m’avait interrogé sur les terrils, que chez nous on appelle crassiers, ce qui l’avait semble-t-il déstabilisée : elle m’avait interrogé sur un mot bien précis et pas un autre et moi j’étais insaisissable. Cela résume assez bien, je pense, la relation que nous avons entretenue pendant quatre ans. La veille, elle m’avait proposé de passer me prendre où ça m’arrangeait le plus et je lui avais dit qu’au fond, ce qui m’arrangerait le plus, c’était limite de se retrouver au bureau. Ce à quoi elle avait sèchement répondu qu’elle n’allait pas rien venir au centre de Paris pour ensuite en sortir. Il ne fallait pas s’offusquer, elle était comme ça et là encore ce mélange d’âpreté et de gentillesse peut symboliser assez bien nos rapports. Saint-Denis était venu après, c’était le plus pratique, au nord et sur la ligne D, qu’à l’époque j’empruntais tous les jours, venant du sud. Et moi, dans cette voiture, j’essayais de rester éveillé après une journée qui avait dû commencer pour moi avant 6 h, partant du fin fond de l’Essonne, et qui finira à plus de 21 h. Elle m’avait là encore laissé à Saint-Denis, qui en ce temps-là était en travaux pour la construction d’une nouvelle ligne de tram qui à présent est (et depuis longtemps) fonctionnelle. Là, on parle de prolonger la ligne 14 jusqu’à Porte de Saint-Ouen dans les prochaines années, ce qu’on disait déjà du temps où je la prenais jusqu’à Saint-Lazare pour ensuite switcher sur la 13 et rallier la rue Pouchet pour travailler non pas pour STAT en ce temps-là, antérieur, mais pour un truc appelé PDG (qui s’était grosso modo terminé au moment où l’équipe de France décidait de ne pas descendre du bus à Knysna, mais c’est une autre histoire), et il est plus rapide, pour l’heure, pour nous de prendre le RER D à Gare de Lyon plutôt que d’attraper précisément la 13 à St Lazare, bref, c’est une cuisine interne aux déplacements parisiens, dont tout le monde a horreur, sauf précisément celles et ceux qui y vivent qui semblent souvent prendre un malin plaisir à comparer entre eux des itinéraires pour une économie de minutes, c’est peut-être aussi une forme de snobisme. Mais moi, snobisme mis à part, chaque fois que je prends cette ligne D, j’ai l’impression de remonter le temps jusqu’à une époque contemporaine de cette histoire d’usine, de plastique, d’appareil dentaire, de bonbons, ou de honte footballistique quelque part encore aujourd’hui comme plantée en Afrique du Sud. Aujourd’hui, c’est un tout autre décor, et une tout autre convivialité : c’était pour passer un moment à la colloc de C., un autre C., pour un après-midi jeux. Comment s’appelle le premier ? J’ai déjà oublié, mais il y avait des mots qui fusaient de toute part. Le second, « Mascarade », pendant qu’un peu de la lumière du jour et de demain se met à décliner sur nous, comme si nous étions consentants. Moi pas. Mais je gagne deux fois.

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240219, version 8 (27 mars 2019)

La dernière fois que je suis venu à Saint-Denis Saint Denis , il y a huit neuf ans, avait à voir avec mes premières semaines de travail chez STAT. [C C .->mot331], qui était alors ma responsable, devait me récupérer là-bas en voiture (un genre de Mini très bas de caisse) pour aller près de la frontière dans une usine à usine à nous qui sentait le plastique fondu. Là-bas, elle m’avait laissé une heure ou deux ( , le temps d’une réunion entre de pontes) , avec des personnes qui deviendraient plus ou moins des collègues par la suite, enfin des gens qui travaillaient pour nous (encore le nous collectif de l’entreprise). , d’ailleurs il y avait rupture vestimentaire  : ils portaient un bleu de travail , moi pas , et A . Mais c’était un rapport de camaraderie un peu biaisé, par exemple il y avait rupture vestimentaire : ils portaient un bleu de travail, moi pas, et [A.->mot517], qui dirigeait l’atelier, et qui portait un nom espagnol alors qu’il ne l’était pas, ainsi qu’un appareil dentaire, irait s’était ensuite se faire fait virer du jour au lendemain pour avoir tenter de faire pression sur quelqu’un afin d’obtenir une augmentation... ), mais elle ne m’avait pas dit ce qu’elle attendait précisément de moi  : il aurait fallu que je le devine par moi-même . Mais [C.->mot331] ne m’avait pas dit ce qu’elle attendait précisément de moi au cours de cette rencontre : il aurait fallu que je le devine par moi-même. Venant de débarquer dans ce grand groupe, j’en avais été incapable : comme Perceval, lui même fraichement employé au sein de la Table Ronde Corporation, je n’étais pas là depuis assez longtemps pour poser (et pour me poser à moi-même) les bonnes questions. Lors du retour, toujours dans cette Mini qui fusait près du sol, qu’elle conduit assez nerveusement il faut bien le dire, elle s’était arrêtée quelque part pour acheter des bonbons. C’était pour moi. À l’aller, elle m’avait interrogé sur les terrils, que chez nous on appelle crassiers, ce qui l’avait semble-t-il déstabilisée : elle m’avait interrogé sur attendait un mot bien précis et pas un autre et moi j’étais insaisissable. Cela résume assez bien, je pense, la relation que nous avons entretenue entretenu pendant quatre ans. La veille, elle m’avait proposé de passer me prendre où ça m’arrangeait le plus et je lui avais dit qu’au fond, ce qui m’arrangerait le plus, c’était limite de se retrouver au bureau. Ce à quoi elle avait sèchement répondu qu’elle n’allait pas rien venir au centre de Paris pour ensuite en sortir. Il ne fallait pas s’offusquer, elle était comme ça et là encore ce mélange d’âpreté ( ça ) et de gentillesse ( bonbons ) peut symboliser assez bien nos rapports. Saint-Denis était venu après, c’était le plus pratique, au nord et sur la ligne D, qu’à l’époque j’empruntais tous les jours, venant du sud. Et moi, dans cette voiture, j’essayais de rester éveillé après une journée qui avait dû commencer pour moi avant 6 h à 6h , partant du fin fond de l’Essonne, et qui finira à plus de 21 h . ... Elle m’avait là encore laissé à Saint-Denis Saint Denis , qui en ce temps-là était en travaux pour la construction d’une nouvelle ligne de tram qui à présent est (et depuis longtemps) fonctionnelle. Là, on parle de prolonger la ligne 14 jusqu’à Porte de Saint-Ouen dans les prochaines années, ce qu’on disait déjà du temps où je la prenais jusqu’à Saint-Lazare pour ensuite switcher sur la 13 et rallier la rue Pouchet pour aller travailler , non pas pour STAT en ce temps-là, antérieur, mais pour un truc appelé PDGrue Pouchet (qui s’était grosso modo terminé au moment où l’équipe de France décidait de [ne ne pas descendre du bus à Knysna , en Afrique du Sud , mais c’est une autre histoire ), et il est plus rapide , pour l’heure , pour nous d’y aller en prenant le RER D à Gare de Lyon plutôt que d’attraper précisément la 13 à Knysna->https://fr St Lazare , bref , c’est une cuisine interne aux déplacements parisiens , dont tout le monde a horreur , sauf précisément celles et ceux qui y vivent , c’est peut-être une forme de snobisme .wikipedia.org/wiki/Grève_des_joueurs_français_lors_de_la_Coupe_du_monde_de_football_2010], mais c’est une autre histoire), et il est plus rapide, pour l’heure, pour nous de prendre le RER D à Gare de Lyon plutôt que d’attraper précisément la 13 à St Lazare, bref, c’est une cuisine interne aux déplacements parisiens, dont tout le monde a horreur, sauf précisément celles et ceux qui y vivent qui semblent souvent prendre un malin plaisir à comparer entre eux des itinéraires pour une économie de minutes, c’est peut-être aussi une forme de snobisme. Mais moi, snobisme mis à part, chaque fois que je prends cette ligne D, j’ai l’impression de remonter le temps jusqu’à une époque contemporaine de cette histoire d’usine, de plastique , d’appareil dentaire , de bonbons , ou de honte footballistique quelque part encore aujourd’hui comme plantée en Afrique du Sud avec C . , ou de coupe de monde en Afrique du Sud. Aujourd’hui, c’est un tout autre décor , et une tout autre convivialité  : c’était pour passer un moment à la colloc de [C C .->mot331], un autre [C C .->mot331], pour un après-midi jeux. Comment s’appelle le premier ? J’ai déjà oublié, mais il y avait un truc avec des mots qui fusaient de toute part . Le second, «  Mascarade », , pendant qu’un peu de la lumière du jour et de demain se met à décliner sur nous, comme si nous étions consentants. Moi pas. Mais je gagne les deux fois.
Train, Boulot, Métro, Paris, H., Temps, Football, C., A., Chrétien de Troyes
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240219, version 7 (27 mars 2019)

240219, version 6 (26 mars 2019)

La dernière fois que je suis venu à Saint Denis, il y a huit ou neuf ans, avait à voir avec mes premières semaines de travail chez STAT. C., qui était alors ma responsable, devait me récupérer là-bas en voiture (un genre de Mini très bas de caisse) pour aller près de la frontière dans une usine à nous qui sentait le plastique fondu. Là-bas, elle m’avait laissé une heure ou deux, le temps d’une réunion de avec des pontes, avec des personnes qui deviendraient plus ou moins des collègues par la suite, enfin des gens qui travaillaient pour nous (encore le nous collectif de l’entreprise, d’ailleurs il y avait rupture vestimentaire : ils portaient un bleu de travail, moi pas, et A., qui dirigeait l’atelier, et qui portait un nom espagnol alors qu’il ne l’était pas, ainsi qu’un appareil dentaire, s’était ensuite fait virer du jour au lendemain pour avoir tenter de faire pression sur quelqu’un afin d’obtenir une augmentation), mais elle ne m’avait pas dit ce qu’elle attendait précisément de moi : il aurait fallu que je le devine par moi-même. Venant de débarquer dans ce grand groupe, j’en avais été incapable : comme Perceval au sein de la Table Ronde Corporation je n’étais pas là depuis assez longtemps pour poser (et pour me poser à moi-même) les bonnes questions. Lors du retour, toujours dans cette Mini qui fusait près du sol, qu’elle conduit assez nerveusement il faut bien le dire, elle s’était arrêtée quelque part pour acheter des bonbons. C’était pour moi. À l’aller, elle m’avait interrogé sur les terrils, que chez nous on appelle crassiers, ce qui l’avait semble-t-il déstabilisée : elle attendait un mot précis et pas un autre et moi j’étais insaisissable. Cela résume assez bien, je pense, la relation que nous avons entretenu pendant quatre ans. La veille, elle m’avait proposé de passer me prendre où ça m’arrangeait le plus et je lui avais dit qu’au fond, ce qui m’arrangerait le plus, c’était limite de se retrouver au bureau. Ce à quoi elle avait sèchement répondu qu’elle n’allait pas rien venir au centre de Paris pour ensuite en sortir. Il ne fallait pas s’offusquer, elle était comme ça et là encore ce mélange d’âpreté (ça cette réplique ) et de gentillesse (les bonbons) peut symboliser assez bien nos rapports. Saint-Denis était venu après, c’était le plus pratique, au nord et sur la ligne D, qu’à l’époque j’empruntais tous les jours, venant du sud. Et moi, dans cette voiture, j’essayais de rester éveillé après une journée qui avait dû commencer pour moi à 6h, partant du fin fond de l’Essonne, et qui finira à... Elle m’avait là encore laissé à Saint Denis, qui en ce temps-là était en travaux pour la construction d’une nouvelle ligne de tram qui à présent est (et depuis longtemps) fonctionnelle. Là, on parle de prolonger la ligne 14 jusqu’à Porte de Saint-Ouen dans les prochaines années, ce qu’on disait déjà du temps où je la prenais jusqu’à Saint-Lazare pour ensuite switcher sur la 13 pour aller travailler, non pas pour STAT en ce temps-là, antérieur, mais pour un truc appelé PDG rue Pouchet (qui s’était grosso modo terminé au moment où l’équipe de France décidait de ne pas descendre du bus à Knysna, en Afrique du Sud, mais c’est une autre histoire), et il est plus rapide, pour l’heure, pour nous d’y aller en prenant le RER D à Gare de Lyon plutôt que d’attraper précisément la 13 à St Lazare, bref, c’est une cuisine interne aux déplacements parisiens, dont tout le monde a horreur, sauf précisément celles et ceux qui y vivent, c’est peut-être une forme de snobisme. Mais moi, snobisme mis à part, chaque fois que je prends cette ligne D, j’ai l’impression de remonter le temps jusqu’à une époque contemporaine de cette histoire d’usine avec C., ou de coupe de monde en Afrique du Sud. Aujourd’hui, c’était pour passer un moment à la colloc de C., un autre C., pour un après-midi jeux. Comment s’appelle le premier ? J’ai oublié, un truc avec des mots. Le second, Mascarade, pendant qu’un peu de la lumière du jour et de demain se met à décliner sur nous, comme si nous étions consentants. Moi pas. Mais je gagne j’ai gagné les deux fois.

240219, version 5 (25 mars 2019)

La dernière fois que je suis venu à Saint Denis, c’était il y a huit ou neuf ans, avait à voir avec dans mes premières semaines de travail chez STATet C . C., qui était ma responsable, devait me récupérer là-bas en voiture (un genre de Mini très bas de caisse) pour aller près de la frontière dans une usine à nous qui sentait le plastique fondu. Là-bas, elle m’avait laissé une heure ou deux, le temps d’une réunion avec des pontes sans doute , avec des personnes qui deviendraient plus ou moins des collègues par la suite, enfin des gens qui travaillaient pour nous (encore le nous collectif de l’entreprise, d’ailleurs il y avait rupture vestimentaire ), mais elle ne m’avait pas dit ce qu’elle attendait précisément de moi : ils portaient un bleu de travail , moi pas , et A il aurait fallu que je le devine par moi-même ., qui dirigeait l’atelier, et qui portait un nom espagnol alors qu’il ne l’était pas ainsi qu’un appareil dentaire, s’était ensuite fait virer du jour au lendemain pour avoir tenter de faire pression sur quelqu’un afin d’obtenir une augmentation), mais elle ne m’avait pas dit ce qu’elle attendait précisément de moi : il aurait fallu que je le devine par moi-même. Venant de débarquer dans ce grand groupe, j’en avais été incapable : comme Perceval au sein de la Table Ronde Corporation je n’étais pas là depuis assez longtemps pour poser (et pour me poser à moi-même) les bonnes questions. Lors du retour, toujours dans cette Mini qui fusait près du sol, qu’elle conduit assez nerveusement il faut bien le dire, elle s’était arrêtée quelque part pour acheter des bonbons. C’était pour moi. À l’aller, elle m’avait interrogé sur les terrils, que chez nous on appelle crassiers, ce qui l’avait semble-t-il déstabilisée : elle attendait un mot précis et pas un autre et moi j’étais insaisissable. Cela résume assez bien, je pense, la relation que nous avons entretenu pendant quatre ans. La veille, elle m’avait proposé de passer me prendre où ça m’arrangeait le plus et je lui avais dit qu’au fond, ce qui m’arrangerait le plus, c’était limite de se retrouver au bureau. Ce à quoi elle avait sèchement répondu qu’elle n’allait pas rien venir au centre de Paris pour ensuite en sortir. Il ne fallait pas s’offusquer, elle était comme ça et encore ce mélange d’âpreté ( cette réplique ) et de gentillesse ( les bonbons ) peut symboliser assez bien nos rapports . Saint-Denis était venu après, c’était le plus assez pratique, au nord et sur la ligne D, qu’à l’époque j’empruntais tous les jours, venant du sud. Et moi, dans cette voiture, j’essayais de rester éveillé après une journée qui avait dû commencer pour moi à 6h, partant du fin fond de l’Essonne, et qui finira à... Elle m’avait là encore laissé à Saint Denis, qui en ce temps-là était en travaux pour la construction d’une nouvelle ligne de tram qui à présent est (et depuis longtemps) fonctionnelle. Là, on parle de prolonger la ligne 14 jusqu’à Porte de Saint-Ouen dans les prochaines années, ce qu’on disait déjà du temps je la prenais jusqu’à Saint-Lazare pour ensuite switcher sur la 13 pour aller travailler , non pas pour STAT en ce temps-là , antérieur , mais pour un truc appelé PDG ( qui s’était grosso modo terminé au moment l’équipe de France décidait de ne pas descendre du bus à Knysna , en Afrique du Sud , mais c’est une autre histoire ), et il est plus rapide, pour l’heure, pour nous d’y aller en prenant le RER D à Gare de Lyon plutôt que d’attraper précisément la 13 à St Lazare, bref, c’est une cuisine interne aux déplacements parisiens, dont tout le monde a horreur, sauf précisément celles et ceux qui y vivent, c’est peut-être une forme de snobisme. Mais moi, snobisme mis à part, chaque fois que je prends cette ligne le D, j’ai l’impression de remonter le temps jusqu’à une époque contemporaine de cette histoire d’usine avec C., ou de coupe de monde en Afrique du Sud. Aujourd’hui, c’était pour passer un moment à la colloc de d’un autre C., un autre C., pour un après-midi jeux. Comment s’appelle le premier ? J’ai oubliéle nom du premier , un truc avec des mots. Le second, Mascarade, pendant qu’un peu de la lumière du jour et de demain se met à décliner sur nous, comme si nous étions consentants. Moi pas. Mais j’ai gagné les deux fois.

240219, version 4 (24 mars 2019)

La dernière fois que je suis venu à Saint Denis, c’était il y a huit ou neuf ans, dans mes premières semaines de travail chez STAT et C., qui était ma responsable, devait me récupérer là-bas en voiture (un genre de Mini très bas de caisse) pour aller près de la frontière dans une usine usine à nous nous qui sentait le plastique fondu. Là-bas, elle m’avait laissé une heure ou deux, le temps d’une réunion sans doute quoi , avec des personnes qui deviendraient plus ou moins des collègues par la suite, enfin des gens qui travaillaient pour nous pour nous (encore le nous collectif de l’entreprise), mais elle ne m’avait pas dit ce qu’elle attendait précisément de moi : il aurait fallu que je le devine par moi-même. Venant de débarquer dans ce grand groupe, j’en avais été incapable : je n’étais pas là depuis assez longtemps pour poser (et pour me poser à moi-même) les bonnes questions. Lors du retour, toujours dans cette Mini qui fusait près du sol, qu’elle conduit assez nerveusement il faut bien le dire, elle s’était arrêtée quelque part pour acheter des bonbons. C’était pour moi. La veille, elle m’avait proposé de passer me prendre où ça m’arrangeait le plus et je lui avais dit qu’au fond, ce qui m’arrangerait m’arrangeait le plus, c’était limite de se retrouver au bureau. Ce à quoi elle avait sèchement répondu qu’elle n’allait pas rien venir au centre de Paris pour ensuite en sortir. Il ne fallait pas s’offusquer, elle était comme ça. Saint-Denis était venu après, c’était assez pratique, au nord et sur la ligne D, qu’à l’époque j’empruntais tous les jours , venant du sud . Et moi, dans cette voiture, j’essayais de rester éveillé après une journée qui avait dû commencer pour moi mois à 6h, partant du fin fond de l’Essonne, et qui finira à... Elle m’avait là encore laissé à Saint Denis, qui en ce temps-là était en travaux pour la construction d’une nouvelle ligne de tram qui à présent est ( et depuis longtemps) fonctionnelle. Là, on parle de prolonger la ligne 14 jusqu’à Porte de Saint-Ouen dans les prochaines années et il est plus rapide, pour l’heure, pour nous d’y aller en prenant le RER D à Gare de Lyon plutôt que d’attraper la 13 à St Lazare, bref, c’est une cuisine interne aux déplacements parisiens, dont tout le monde a horreur , sauf précisément celles et ceux qui y vivent , c’est peut-être une forme rien de snobisme plus . Mais Et moi, snobisme mis à part , chaque fois que je prends le D, j’ai l’impression de remonter le temps jusqu’à une époque contemporaine de cette histoire d’usine avec C. Aujourd’hui, c’était pour passer un moment à la colloc d’un autre de C. pour un après-midi jeux. J’ai oublié le nom du premier, un truc avec des mots. Le second, Mascarade, pendant qu’un peu de la lumière du jour et de demain se met mette à décliner sur nous, comme si nous étions consentants. Moi pas. Mais j’ai gagné les deux fois.

240219, version 3 (10 mars 2019)

La dernière fois que je suis venu à Saint Denis, c’était il y a huit ou neuf ans, dans mes premières semaines de travail chez STAT et C., qui était ma responsable, devait me récupérer là-bas en voiture (un genre de Mini très bas de caisse) pour aller près de la frontière dans une usine à nous qui sentait le plastique fondu. Là-bas, elle m’avait laissé une heure ou deux, le temps d’une réunion quoi, avec des personnes qui deviendraient plus ou moins des collègues par la suite, enfin des gens qui travaillaient pour nous (encore le nous collectif de l’entreprise), mais elle ne m’avait pas dit ce qu’elle attendait précisément de moi : il aurait fallu que je le devine par moi-même. Venant de débarquer dans ce grand groupe, j’en avais été incapable : je n’étais pas là depuis assez longtemps pour poser (et pour me poser à moi-même) les bonnes questions. Lors du retour, toujours dans cette Mini qui fusait près du sol, qu’elle conduit assez nerveusement il faut bien le dire, elle s’était arrêtée quelque part pour acheter des bonbons. C’était pour moi. La veille, elle m’avait proposé de passer me prendre où ça m’arrangeait le plus et je lui avais dit qu’au fond, ce qui m’arrangeait le plus, c’était limite de se retrouver au bureau. Ce à quoi elle avait sèchement répondu qu’elle n’allait pas rien venir au centre de Paris pour ensuite en sortir. Il ne fallait pas s’offusquer, elle était comme ça. Saint-Denis était venu après, c’était assez pratique, au nord et sur la ligne D. Et moi, dans cette voiture, j’essayais de rester éveillé après une journée qui avait dû commencer pour mois à 6h, partant du fin fond de l’Essonne, et qui finira à... Elle m’avait là encore laissé à Saint Denis, qui en ce temps-là était en travaux pour la construction d’une nouvelle ligne de tram qui à présent est depuis longtemps fonctionnelle. Là, on parle de prolonger la ligne 14 jusqu’à Porte de Saint-Ouen dans les prochaines années et il est plus rapide, pour l’heure, pour nous d’y aller en prenant le RER D à Gare de Lyon plutôt que d’attraper la 13 à St Lazare, bref, c’est une cuisine interne aux déplacements parisiens, rien de plus. Et moi, chaque fois que je prends le D, j’ai l’impression de remonter le temps jusqu’à une époque contemporaine de cette histoire d’usine avec C. Aujourd’hui, c’était pour passer un moment à la colloc de C. pour un après-midi jeux. J’ai oublié le nom du premier, un truc avec des mots. Le second, Mascarade, pendant qu’un peu de la lumière du jour et de demain se mette à décliner sur nous, comme si nous étions consentants. Moi pas. Mais j’ai gagné les deux fois.

240219, version 2 (25 février 2019)

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