260219


En théorie, il serait bon que je voie mon ostéopathe deux fois par an (ça aide). Là, presque deux ans après avoir mis les pieds dans son cabinet pour la dernière fois, pour te donner une idée de l’état de mes cervicales, de mon cou, de ma nuque, de l’arrière de mon crâne, disons que ça ressemble au tiroir où tu ranges tous les fils et câbles dont tu n’as besoin qu’une fois toutes les lunes bleues et à l’intérieur duquel on retrouve jamais, mais alors jamais rien : et tout est emmêlé. Quand je lui explique les raisons de ma consultation et le schéma de la douleur dans le corps (lui montrant où elle s’enroule, souvent à l’arrière de ce crâne, à gauche, au-dessus du lobe de l’oreille), il me dit, oui, c’est Arnold. C’est un nerf, le nerf d’Arnold, et donc il a un nom. Mais il me dira ça comme si en réalité c’était quelqu’un et non quelque chose, Arnold, qu’on était tout à fait en mesure de tous les deux connaître, quelqu’un susceptible de passer frapper à la porte d’une minute à l’autre pour déposer ou annoncer quelque chose. Bref, c’est comme cette histoire de ginkgo biloba en définitive : chaque fois que je le trouve quelque part (c’est-à-dire la plupart du temps dans un texte, nommément, plutôt que dans la vie), je déforme son nom à tel point que j’entends (que je lis) Balboa, pas biloba, comme si c’était un être encore et plus un arbre et qu’il faisait partie de la famille de Rocky. On a les bizzareries qu’on peut. Là, j’en suis à me déplacer lentement, le corps tout fragmenté de l’intérieur après cette fracturation hydraulique de l’âme, le temps sans doute que tout reprenne place et mouvement. Et, dehors, le soleil est toujours aussi ample. Pointu. Quant à Morphine(s), la question qu’il convient de se poser c’est : dans une série télé comme Urgences, quelle est la fonction des scènes médicales dans l’économie narrative ? Lou est là en bas de l’immeuble et je lui dis monte monte. On descendra finalement pour tester le restaurant libanais qu’il y a en descendant l’avenue Daumesnil vers le large et devant lequel on passe souvent avec H. en se disant il faudrait qu’on tente ça. C’est désormais chose faite. Je veux dire mangée. Et c’était bien, oui. Mais plusieurs fois au cours de cette soirée Lou me demandera quelque chose (peu importe ce que ça peut être) et je n’aurais que des blancs à répondre. Qu’est-ce que j’ai fait aujourd’hui ? Je n’en ai plus la moindre idée. Est-ce que j’ai souvenir de trucs qui sont survenus il y a à peine quelques années ? Pas le moindre. Plus loin encore en amont, il y a plus de dix ans ou bien quinze ? Pas mieux. À un moment, une histoire de mafieux et des t-shirts assez serrés. Mais moi non.

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260219, version 11 (29 mars 2019)

Paris, Corps, H., Urgences, ///, Lou Sarabadzic
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En théorie, il serait bon que je voie mon ostéopathe deux fois par an (ça aide aide ). ). Là, presque deux ans , presque deux ans après avoir mis les pieds dans son cabinet pour la dernière fois, pour te donner une idée de l’état de mes cervicales, de mon cou, de ma nuque, de l’arrière de mon crâne, disons que ça ressemble au tiroir où tu ranges tous les fils et câbles dont tu n’as besoin qu’une fois toutes les lunes bleues et à l’intérieur duquel on retrouve jamais, mais alors jamais rien : et tout est emmêlé. Quand je lui explique les raisons de ma consultation et le schéma de la douleur dans le corps (lui montrant où elle s’enroule, souvent à l’arrière de ce crâne, à gauche, au-dessus du lobe de l’oreille), il me dit, oui, c’est Arnold. C’est un nerf, le nerf d’Arnold, et donc il a un nom. Mais il me dira ça comme si en réalité c’était quelqu’un et non quelque chose, Arnold, qu’on était tout à fait en mesure de tous les deux connaître, quelqu’un susceptible de passer frapper à la porte d’une minute à l’autre pour déposer ou annoncer quelque chose. Bref, c’est comme cette histoire de [ginkgo biloba->https://fr.wikipedia.org/wiki/Ginkgo_biloba] Bref , c’est comme cette histoire de ginkgo biloba en définitive : chaque fois que je le trouve quelque part (c’est-à-dire la plupart du temps dans un texte, nommément, plutôt que dans la vie), je déforme son nom à tel point que j’entends (que je lis) Balboa, pas biloba, comme si c’était un être encore et plus un arbre et qu’il faisait partie de la famille de [Rocky->https://fr Rocky .wikipedia.org/wiki/Rocky_Balboa]. On a les bizzareries qu’on peut. Là, j’en suis à me déplacer lentement, le corps tout fragmenté de l’intérieur après cette fracturation hydraulique de l’âme , le temps sans doute que tout reprenne place et mouvement. Et, dehors, le soleil est toujours aussi ample. Pointu. Quant à Morphine(s), la question qu’il convient de se poser c’est : dans une série télé comme Urgences Urgences , quelle est la fonction des scènes médicales dans l’économie narrative  ? , quelle est la fonction des scènes médicales dans l’économie narrative ? [Lou->https://telpere.com] Lou est là en bas de l’immeuble et je lui dis monte monte. On descendra finalement pour tester le restaurant libanais qu’il y a en descendant l’avenue Daumesnil vers le large et devant lequel on passe souvent avec H. en se disant il faudrait qu’on tente ça. C’est désormais chose faite. Je veux dire mangée. Et c’était bien, oui. Mais plusieurs fois au cours de cette soirée [Lou->https://telpere.com] Mais plusieurs fois au cours de cette soirée Lou me demandera quelque chose (peu importe ce que ça peut être) et je n’aurais que des blancs à répondre. Qu’est-ce que j’ai [fait->https://www . fait aujourd’hui  ? publie.net] aujourd’hui ? Je n’en ai plus la moindre idée. Est-ce que j’ai souvenir de trucs qui sont survenus il y a à peine quelques années ? Pas le moindre. Plus loin encore en amont, il y a plus de dix ans ou bien quinze ? Pas mieux. À un moment, une histoire de mafieux et des t-shirts assez serrés. Mais moi non.

260219, version 10 (29 mars 2019)

En théorie, il serait bon que je voie vois mon ostéopathe deux fois par an (ça aide). Là, presque deux ans après avoir que je n’avais plus mis les pieds dans son cabinet et pour la dernière fois , pour te donner une idée de l’état de mes cervicales, de mon cou, de ma nuque, de l’arrière de mon crâne, disons que ça ressemble au tiroir où tu ranges tous les fils et câbles dont tu n’as besoin qu’une fois toutes les lunes bleues et à l’intérieur duquel on retrouve jamais, mais alors jamais rien : et tout est emmêlé. Quand je lui explique les raisons de ma consultation et le schéma de la douleur dans le corps (lui montrant où elle s’enroule, souvent à l’arrière de ce crâne, à gauche, au-dessus du lobe de l’oreille), il me dit, oui, c’est Arnold. C’est un nerf, le nerf d’Arnold, et donc il a un nom. Mais il me dira ça comme si en réalité c’était quelqu’un et non quelque chose, Arnold, qu’on était tout à fait en mesure de tous les deux connaître, quelqu’un susceptible de passer frapper à la porte d’une minute à l’autre pour déposer ou annoncer quelque chose. Bref, c’est comme cette histoire de ginkgo biloba en définitive : chaque fois que je le trouve quelque part (c’est-à-dire la plupart du temps dans un texte, nommément, plutôt que dans la vie), je déforme son nom à tel point que j’entends (que je lis) Balboa, pas biloba, comme si c’était un être encore et plus un arbre et qu’il faisait partie de la famille de Rocky. On a les bizzareries qu’on peut. Là, j’en suis à me déplacer lentement, le corps tout fragmenté de l’intérieur, le temps sans doute que tout reprenne place et mouvement. Et, dehors, le soleil est toujours aussi ample. Pointu. Quant à Morphine(s), la question qu’il convient de se poser c’est : dans une série télé comme Urgences, quelle est la fonction des scènes médicales dans l’économie narrative ? Lou est là en bas de l’immeuble et je lui dis monte monte. On descendra finalement pour tester le restaurant libanais qu’il y a en descendant l’avenue Daumesnil vers le large et devant lequel on passe souvent avec H. en se disant il faudrait qu’on tente ça. C’est désormais chose faite. Je veux dire mangée. Et c’était bien, oui. Mais plusieurs fois au cours de cette soirée Lou me demandera quelque chose (peu importe ce que ça peut être) et je n’aurais que des blancs à répondre. Qu’est-ce que j’ai fait aujourd’hui ? Je n’en ai plus la moindre idée. Est-ce que j’ai souvenir de trucs qui sont survenus il y a à peine quelques années ? Pas le moindre. Plus loin encore en amont il y a plus de dix ans ou bien quinze ? Pas mieux. À un moment, une histoire de mafieux et des t-shirts assez serrés. Mais moi non.

260219, version 9 (28 mars 2019)

En théorie, il serait bon que je vois mon ostéopathe deux fois par an (ça aide). Là, presque deux ans que je n’avais plus mis les pieds dans son cabinet et pour te donner une idée de l’état de mes cervicales, de mon cou, de ma nuque, de l’arrière de mon crâne, disons que ça ressemble au tiroir où tu ranges tous les fils et câbles dont tu n’as besoin qu’une fois toutes les lunes bleues et à l’intérieur duquel on retrouve jamais, mais jamais rien : et tout est emmêlé. Quand je lui explique les raisons de ma consultation et le schéma de la douleur dans le corps (lui montrant où elle s’enroule, souvent à l’arrière de ce du crâne, à gauche, au-dessus du lobe de l’oreille), il me dit, oui, c’est Arnold. C’est un nerf, le nerf d’Arnold, et donc il a un nom. Mais il me dira ça comme si en réalité c’était quelqu’un et non quelque chose, Arnold, qu’on était tout à fait en mesure de tous les deux connaître, quelqu’un susceptible de passer frapper à la porte d’une minute à l’autre pour déposer ou annoncer quelque chose. Bref, c’est comme cette histoire de ginkgo biloba en définitive : chaque fois que je le trouve quelque part (c’est-à-dire la plupart du temps dans un texte, nommément, plutôt que dans la vie), je déforme son nom à tel point que j’entends (que je lis) Balboa, pas biloba, comme si c’était un être encore et plus un arbre et qu’il faisait partie de la famille de Rocky. On a les bizzareries qu’on peut. Là, j’en suis à me déplacer lentement le corps tout fragmenté de à l’intérieur, le temps sans doute que tout reprenne place et mouvement. Et, dehors, le soleil est toujours aussi ample. Pointu. Quant à Morphine(s), la question qu’il convient de se poser c’est : dans une série télé comme Urgences, quelle est la fonction des scènes médicales dans l’économie narrative ? Lou est là en bas de l’immeuble et je lui dis monte monte. On descendra finalement pour tester le restaurant libanais qu’il y a en descendant l’avenue Daumesnil vers le large et devant lequel on passe souvent avec [H H .->mot59] en se disant il faudrait qu’on tente ça. C’est désormais chose faite. Je veux dire mangée. Et c’était C’était bien, oui . Mais plusieurs fois au cours de cette soirée Lou me demandera quelque chose (peu importe ce que ça peut être) et je n’aurais que des blancs à lui répondre. Qu’est-ce que j’ai fait aujourd’hui ? Je n’en ai plus la moindre idée. Est-ce que j’ai souvenir de trucs qui sont survenus il y a à peine quelques années ? Pas le moindre. Plus loin encore en amont il y a plus de dix ans ou bien quinze ? Pas mieux. À un moment, une histoire de mafieux et des t-shirts assez serrés. Mais moi non.

260219, version 8 (26 mars 2019)

En théorie, il serait bon que je vois mon ostéopathe deux fois par an (ça aideavec les douleurs ). Mais , ça faisait presque deux ans que je n’avais plus mis les pieds dans son cabinet et pour te donner une idée de l’état de mes cervicales, de mon cou, de ma nuque, de l’arrière de mon crâne, disons que ça ressemble au tiroir où tu ranges tous les fils et câbles dont tu n’as besoin qu’une fois toutes tous les lunes bleues trente-six du mois et à l’intérieur duquel on ne retrouve jamais rien : et tout est emmêlé. Quand je lui explique les raisons de ma consultation et le schéma de la douleur dans le corps, surtout en ce moment (lui montrant où elle s’enroule, souvent à l’arrière du crâne, à gauche, au-dessus du lobe de l’oreille), il me dit, oui, c’est Arnold. C’est un nerf, le nerf d’Arnold, et donc il a un nom. Mais il me dira ça comme si en réalité c’était quelqu’un et non quelque chose , Arnold, qu’on était tout à fait en mesure de tous les deux connaître, quelqu’un susceptible de passer frapper à la porte d’une minute à l’autre pour déposer ou annoncer quelque chose. Bref, c’est comme cette histoire de ginkgo biloba en définitive : chaque fois que je le trouve quelque part (c’est-à-dire la plupart du temps dans un texte, nommément, plutôt que dans la vie), je déforme son nom à tel point que j’entends (que je lis) Balboa, pas biloba, comme si c’était un être encore et plus un arbre et qu’il faisait partie de la famille de Rocky. On a les bizzareries qu’on peut. Là, j’en suis à me déplacer lentement le corps tout fragmenté à l’intérieur, le temps sans doute que tout reprenne place et mouvement. Et, dehors, le soleil est toujours aussi ample. Pointu. Quant à Morphine(s), la question qu’il convient de se poser c’est : dans une série télé comme Urgences, quelle est la fonction des scènes médicales dans l’économie narrative ? Lou est là en bas de l’immeuble et je lui dis monte monte. On descendra finalement pour tester le restaurant libanais qu’il y a en descendant l’avenue Daumesnil vers le large et devant lequel on passe souvent avec H. en se disant il faudrait qu’on tente ça essaye . C’était bien. Mais plusieurs fois au cours de cette soirée Lou me demandera quelque chose (peu importe ce que ça peut être) et je n’aurais que des blancs à lui répondre. Qu’est-ce que j’ai fait aujourd’hui ? Je n’en ai plus la moindre idée. Est-ce que j’ai souvenir de trucs qui sont survenus il y a à peine quelques années ? Pas le moindre. Plus loin encore en amont il y a plus de dix ans ou bien quinze ? Pas mieux. À un moment, une histoire de mafieux et des t-shirts assez serrés. Mais moi non.

260219, version 7 (24 mars 2019)

chiottes resto
En théorie, il serait bon que je vois mon ostéopathe deux fois par an (ça aide avec les douleurs). Mais là, ça faisait presque deux ans que je n’avais plus mis les pieds dans son cabinet et pour te donner une idée de l’état de mes cervicales, de mon cou, de ma nuque, de l’arrière de mon crâne, disons que ça ressemble au tiroir où tu ranges tous les fils et câbles dont tu n’as besoin qu’une fois tous les trente-six du mois et à l’intérieur duquel on ne retrouve jamais rien : et tout est emmêlé. Quand je lui explique les raisons de ma consultation et le schéma de la douleur dans le corps, surtout en ce moment (je lui montrant montre où elle s’enroule, souvent à l’arrière du crâne, à gauche, au-dessus du lobe de l’oreille), il me dit, oui oui , c’est Arnold. . C’est un nerf, le nerf d’Arnold, et donc il a un nom. Mais il me dira ça comme si en réalité c’était quelqu’un, Arnold, qu’on que l’on était tout à fait en mesure de tous les deux connaître, quelqu’un susceptible de passer frapper à la porte d’une minute à l’autre pour déposer ou annoncer quelque chose. Bref, c’est comme cette histoire de ginkgo biloba en définitive : chaque fois que je le trouve quelque part (c’est-à-dire la plupart du temps dans un texte, nommément, plutôt que dans la vie), je déforme son nom à tel point que j’entends (que je lis) Balboa, pas biloba, comme si c’était un être encore et plus un arbre et qu’il faisait partie de la famille de Rocky. On a les bizzareries qu’on peut. Là, j’en suis à me déplacer lentement le corps tout fragmenté à l’intérieur, le temps sans doute que tout reprenne place et mouvement. Et, dehors, le soleil est toujours aussi ample. Pointu Et pointu . Quant à Morphine(s), la question qu’il convient de se poser c’est : dans une série télé comme Urgences, quelle est la fonction des scènes médicales dans l’économie narrative ? Lou est là en bas de l’immeuble et je lui dis monte monte. On descendra finalement pour tester le restaurant libanais qu’il y a en descendant l’avenue Daumesnil vers le large et devant lequel on passe souvent avec H . en se disant il faudrait qu’on essaye. C’était bien. Mais plusieurs fois au cours de cette soirée Lou me demandera quelque chose (peu importe ce que ça peut être) et je n’aurais que des blancs à lui répondre. Qu’est-ce que j’ai fait aujourd’hui ? Je n’en ai plus la moindre idée. Est-ce que j’ai souvenir de trucs qui sont survenus il y a à peine quelques années ? Pas le moindre. Plus loin encore en amont il y a plus de dix ans ou bien quinze ? Pas mieux. À un moment, une histoire de mafieux et des t-shirts assez serrés. Mais moi non.

260219, version 6 (27 février 2019)

chiottes resto
En théorie, il serait bon que je vois mon ostéopathe deux fois par an (ça aide avec les douleurs). Mais là, ça faisait presque deux ans que je n’avais plus mis les pieds dans son cabinet et pour te donner une idée de l’état de mes cervicales, de mon cou, de ma nuque, de l’arrière de mon crâne, disons que ça ressemble au tiroir où tu ranges tous les fils et câbles dont tu n’as besoin qu’une fois tous les trente-six du mois et à l’intérieur duquel on ne retrouve jamais rien : tout est emmêlé. Quand je lui explique les raisons de ma consultation et le schéma de la douleur dans le corps, surtout en ce moment (je lui montre où elle s’enroule, souvent à l’arrière du crâne, à gauche, au-dessus du lobe de l’oreille), il me dit, oui, c’est Arnold. C’est un nerf, le nerf d’Arnold, et donc il a un nom. Mais il me dira ça comme si en réalité c’était quelqu’un, Arnold, que l’on était en mesure de tous les deux connaître, quelqu’un susceptible de passer frapper à la porte d’une minute à l’autre pour déposer ou annoncer quelque chose. Bref, c’est comme cette histoire de ginkgo biloba en définitive : chaque fois que je le trouve quelque part (c’est-à-dire la plupart dans un texte, nommément, plutôt que dans la vie), je déforme son nom à tel point que j’entends (que je lis) Balboa, pas biloba, comme si c’était un être encore et plus un arbre et qu’il faisait partie de la famille de Rocky. On a les bizzareries qu’on peut. Là, j’en suis à me déplacer lentement le corps tout fragmenté à l’intérieur, le temps sans doute que tout reprenne place et mouvement. Et, dehors, le soleil est toujours aussi ample. Et pointu. Quant à Morphine(s), la question qu’il convient de se poser c’est : dans une série télé comme Urgences, quelle est la fonction des scènes médicales dans l’économie narrative ? Lou est là en bas de l’immeuble et je lui dis monte monte. On descendra finalement pour tester le restaurant libanais qu’il y a en descendant l’avenue Daumesnil vers le large. C’était bien. Mais plusieurs fois au cours de cette soirée Lou me demandera quelque chose (peu importe ce que ça peut être) et je n’aurais que des blancs à lui répondre. Qu’est-ce que j’ai fait aujourd’hui ? Je n’en ai plus la moindre idée. Est-ce que j’ai souvenir de trucs qui sont survenus il y a à peine quelques années ? Pas le moindre. Plus loin encore en amont il y a plus de dix ans ou bien quinze ? Pas mieux. À un moment, une histoire de mafieux et des t-shirts assez serrés. Mais moi non.

260219, version 5 (26 février 2019)

En théorie, il serait bon que je vois mon ostéopathe deux fois par an (ça aide avec les douleurs). Mais là, ça faisait presque deux ans que je n’avais plus mis les pieds dans son cabinet et pour te donner une idée de l’état de mes cervicales, de mon cou, de ma nuque, de l’arrière de mon crâne, disons que ça ressemble au tiroir où tu ranges tous les fils et câbles dont tu n’as besoin qu’une fois tous les trente-six du mois et à l’intérieur duquel on ne retrouve jamais rien : tout est emmêlé. Quand je lui explique les raisons de ma consultation et le schéma de la douleur dans le corps, surtout en ce moment (je lui montre où elle s’enroule, souvent à l’arrière du crâne, à gauche, au-dessus du lobe de l’oreille), il me dit, oui, c’est Arnold. C’est un nerf, le nerf d’Arnold, et donc il a un nom. Mais il me dira ça comme si en réalité c’était quelqu’un, Arnold, que l’on était en mesure de tous les deux connaître, quelqu’un susceptible de passer frapper à la porte d’une minute à l’autre pour déposer ou annoncer quelque chose. Bref, c’est comme cette histoire de ginkgo biloba en définitive : chaque fois que je le trouve quelque part (c’est-à-dire la plupart dans un texte, nommément, plutôt que dans la vie), je déforme son nom à tel point que j’entends (que je lis) Balboa, pas biloba, comme si c’était un être encore et plus un arbre et qu’il faisait partie de la famille de Rocky. On a les bizzareries qu’on peut. Là, j’en suis à me déplacer lentement le corps tout fragmenté à l’intérieur, le temps sans doute que tout reprenne place et mouvement. Et, dehors, le soleil est toujours aussi ample. Et pointu. Quant à Morphine(s), la question qu’il convient de se poser c’est : dans une série télé comme Urgences, quelle est la fonction des scènes médicales dans l’économie narrative ?

260219, version 4 (26 février 2019)

En théorie, il serait bon que je vois mon ostéopathe deux fois par an (ça aide avec les douleurs). Mais là, ça faisait presque deux ans que je n’avais plus mis les pieds dans son cabinet et pour te donner une idée de l’état de mes cervicales, de mon cou, de ma nuque, de l’arrière de mon crâne, disons que ça ressemble au tiroir où tu ranges tous les fils et câbles dont tu n’as besoin qu’une fois tous les trente-six du mois et à l’intérieur duquel on ne retrouve jamais rien : tout est emmêlé. Quand je lui explique les raisons de ma consultation et le schéma de la douleur dans le corps, surtout en ce moment (je lui montre où elle s’enroule, souvent à l’arrière du crâne, à gauche, au-dessus du lobe de l’oreille), il me dit, oui, c’est Arnold. C’est un nerf, le nerf d’Arnold, et donc il a un nom. Mais il me dira ça comme si en réalité c’était quelqu’un, Arnold, que l’on était en mesure de tous les deux connaître, quelqu’un susceptible de passer frapper à la porte d’une minute à l’autre pour déposer ou annoncer quelque chose. Bref, c’est comme cette histoire de ginkgo biloba en définitive : chaque fois que je le trouve quelque part (c’est-à-dire la plupart dans un texte, nommément, plutôt que dans la vie), je déforme son nom à tel point que j’entends (que je lis) Balboa, pas biloba, comme si c’était un être encore et plus un arbre et qu’il faisait partie de la famille de Rocky. On a les bizzareries qu’on peut. Là, j’en suis à me déplacer lentement le corps tout fragmenté à l’intérieur, le temps sans doute que tout reprenne place et mouvement. Et, dehors, le soleil est toujours aussi ample. Et pointu.

260219, version 3 (26 février 2019)

En théorie, il serait bon que je vois mon ostéopathe deux fois par an (ça aide avec les douleurs). Mais là, ça faisait presque deux ans que je n’avais plus mis les pieds dans son cabinet et pour te donner une idée de l’état de mes cervicales, de mon cou, de ma nuque, de l’arrière de mon crâne, disons que ça ressemble au tiroir où tu ranges tous les fils et câbles dont tu n’as besoin qu’une fois tous les trente-six du mois et à l’intérieur duquel on ne retrouve jamais rien : tout est emmêlé. Quand je lui explique les raisons de ma consultation et le schéma de la douleur dans le corps, surtout en ce moment (je lui montre où elle s’enroule, souvent à l’arrière du crâne, à gauche, au-dessus du lobe de l’oreille), il me dit, oui, c’est Arnold. C’est un nerf, le nerf d’Arnold, et donc il a un nom. Mais il me dira ça comme si en réalité c’était quelqu’un, Arnold, que l’on était en mesure de tous les deux connaître, quelqu’un susceptible de passer frapper à la porte d’une minute à l’autre pour déposer ou annoncer quelque chose. Bref, c’est comme cette histoire de ginkgo biloba en définitive : chaque fois que je le trouve quelque part (c’est-à-dire la plupart dans un texte, nommément, plutôt que dans la vie), je déforme son nom à tel point que j’entends (que je lis) Balboa, pas biloba, comme si c’était un être encore et plus un arbre et qu’il faisait partie de la famille de Rocky. On a les bizzareries qu’on peut. Et, dehors, le soleil est toujours aussi ample.

260219, version 2 (26 février 2019)

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