020319


Si j’ai dormi une douzaine d’heures, c’est bien que je devais (ou bien que quelqu’un ou quelque chose en moi devait) en avoir besoin. Je trouve dans Trois fois la fin du monde [1] une bien curieuse façon de se shooter aux opiacés : Il écrase des comprimés de Lamaline, mélange ça avec de la noix muscade et me permet d’en sniffer des rails. Le numéro deux de Dopamine est sorti. Dans le premier numéro on trouvait cet autre cocktail : Je cueille ici ou là une ou deux baies sauvages, je cuisine deux trois psylocybes, j’infuse trois quatre boutons de Peyotl à la mode Apaches, je fume quatre ou cinq grammes de cannabis culture maison, et je prends note de tout ce que mon cerveau, mon estomac ou mes poumons me restituent de sensations diverses et variées pour calibrer et quantifier au mieux pour les jours à venir. Dans La langue de la girafe on trouve : Arborescences, fractales, coraux, algues, une forêt de motifs et d’être microscopiques. Une forme de lenteur dedans. Dehors, de la blancheur (beaucoup). Et des cartons qui se sont amassés dans la semaine à aller démembrer, aplanir puis jeter dans le container dévoué au recyclage (et puis les pots en verre dans le fracas d’eux-même en suspension). Voilà où nous en sommes. Activating cities : Always pay your respect to ravens going in pairs, for they may be mythological beasts in Scandinavian recon. Un film au MK2 Bibliothèque assez remarquable en fait, à la structure narrative très fine et au symbolisme animalier (comme The Lobster il me semble) réellement inventif.

2 avril 2019
par Guillaume Vissac
Journal
#Christine Jeanney #Noam Assayag #Paris #Postapocalypse #Sophie Divry #Thibault de Vivies

[1Un livre que je lirai en une journée, déstabilisant d’abord car cultivant un certain plaisir à te perdre, par exemple dans un récit (la partie la plus faible du livre sans doute) de prison, puis dans l’illusion d’un road movie qui n’adviendra jamais. Ensuite, seulement, dans un récit de la survivance postapocalyptique qui rappelle Le dernier monde de Céline Minard. C’est cette deuxième moitié du livre qui s’évertue le plus à aller au bout de son idée, faite de glissements répétés en et hors de la pensée (ou du langage) tourmenté(e) du héros. Parfois le recours à une langue jeune (et orale) est un peu trop voyant, voire artificiel, mais c’est une façon plutôt bien construite de marquer la dissolution du personnage dans quelque chose de plus grand (et de plus sauvage) que lui. C’était une bonne lecture.

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020319, version 7 (2 avril 2019)

Si j’ai dormi une douzaine d’heures, c’est bien que je devais (ou bien que quelqu’un ou quelque chose en moi devait) en avoir besoin. Je trouve dans [Trois fois la fin du monde->http://www.leseditionsnoirsurblanc.fr/trois-fois-la-fin-du-monde-sophie-divry-9782882505286] [1] une bien curieuse façon de se shooter aux opiacés : Il écrase des comprimés de Lamaline , mélange ça avec de la noix muscade et me permet d’en sniffer des rails . ( citation lamaline ). Le numéro deux de [Dopamine->http://www Dopamine est sorti .revuedopamine.fr] Girafe  : première citation . est sorti. Dans le premier numéro on trouvait cet autre cocktail : Je cueille ici ou là une ou deux baies sauvages, je cuisine deux trois psylocybes, j’infuse trois quatre boutons de Peyotl à la mode Apaches, je fume quatre ou cinq grammes de cannabis culture maison, et je prends note de tout ce que mon cerveau, mon estomac ou mes poumons me restituent de sensations diverses et variées pour calibrer et quantifier au mieux pour les jours à venir. Dans [La langue de la girafe->https://abrupt.ch/c-jeanney/la-langue-de-la-girafe/] Dans le premier numéro on trouve  : Arborescences , fractales , coraux , algues , une forêt de motifs et d’être microscopiques . trouvait ( citation fiction premier numéro ). Une forme de lenteur dedans. Dehors, de la blancheur (beaucoup). Et des cartons qui se sont amassés dans la semaine à aller démembrer, aplanir puis jeter dans le container dévoué au recyclage (et puis les pots en verre dans le fracas d’eux-même en suspension). Voilà où nous en sommes. [Activating cities->https://circadian Activating cities  : dernière citation .co/product/activating-cities-noam-assayag/]  : Always pay your respect to ravens going in pairs, for they may be mythological beasts in Scandinavian recon. [Un film->https://www.telerama.fr/cinema/films/the-favourite,n5820681.php] Un film au MK2 Bibliothèque assez remarquable en fait, à la structure narrative très fine et au symbolisme animalier (comme The Lobster il me semble) réellement inventif.

[1Un

Je trouve dans Trois fois la fin du monde[Un livre que je lirai en une journée, déstabilisant d’abord car cultivant un certain plaisir à te perdre, par exemple d’abord dans un récit (la partie la plus faible du livre sans doute) de prison, puis dans l’illusion d’un road movie qui n’adviendra jamais. Ensuite, seulement, dans un récit de la survivance postapocalyptique qui rappelle [Le Le dernier monde monde de Céline Minard . de Céline Minard. C’est cette deuxième moitié du livre qui s’évertue le plus à aller au bout de son idée, faite de glissements répétés en et hors de la pensée (ou du le langage) tourmenté(e) du héros. Parfois le recours à une langue jeune (et orale) est un peu trop voyant, voire artificiel, mais c’est une façon plutôt bien construite trouvée de marquer la dissolution du personnage dans quelque chose de plus grand (et de plus sauvage) que lui. C’était une bonne lecture.
Paris, Christine Jeanney, Thibault de Vivies, Postapocalypse, Noam Assayag, Sophie Divry
jpg/olivia-emma-rabbits-floor-the-favourite-film-and-furniture-copy.jpg
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020319, version 6 (30 mars 2019)

Si j’ai dormi une douzaine d’heures, c’est bien que je devais (ou bien que quelqu’un ou quelque chose en moi devait) en avoir besoin. Je trouve dans Trois fois la fin du monde [2] une bien curieuse façon de se shooter aux opiacés (citation lamaline). Le numéro deux de Dopamine est sorti. Dans le premier numéro on trouvait (citation fiction premier numéro). Girafe : première citation. Une forme de lenteur dedans. Dehors, de la blancheur (beaucoup). Et des cartons qui se sont amassés dans la semaine à aller démembrer, aplanir puis jeter dans le local poubelle prévu pour le container dévoué au recyclage (et puis les pots en verre dans le fracas d’eux-même en suspension). Voilà où nous en sommes. Activating cities : dernière citation. Un film au MK2 Bibliothèque assez remarquable en fait, à la structure narrative très fine et au symbolisme animalier (comme The Lobster The Lobster il me semble) réellement inventif.

[2Un livre que je lirai en une journée, déstabilisant d’abord car cultivant un certain plaisir à te perdre, d’abord dans un récit (la partie la plus faible du livre sans doute) de prison, puis dans l’illusion d’un road movie qui n’adviendra jamais. Ensuite, seulement, dans un récit de la survivance postapocalyptique qui rappelle Le dernier monde de Céline Minard. C’est cette deuxième moitié du livre qui s’évertue le plus à aller au bout de son idée, faite de glissements répétés en et hors de la pensée (ou le langage) tourmenté(e) du héros. Parfois le recours à une langue jeune (et orale) est un peu trop voyant présent , voire artificiel, mais c’est une façon plutôt bien trouvée de marquer la dissolution du personnage dans quelque chose de plus grand (et de plus sauvage) que lui. C’était une bonne lecture.

020319, version 5 (24 mars 2019)

Si j’ai dormi une douzaine d’heures, c’est bien que je devais (ou bien que quelqu’un ou quelque chose en moi devait) en avoir besoin. Je trouve dans Trois fois la fin du monde [3] une bien curieuse façon de se shooter aux opiacés (citation lamaline). Le numéro deux de Dopamine est sorti. Dans le premier numéro on trouvait (citation fiction premier numéro). Girafe : première citation. Une forme de lenteur dedans. Dehors, de la blancheur (beaucoup). Et des cartons qui se sont amassés dans la semaine à aller démembrer, aplanir puis jeter dans le local poubelle prévu pour le recyclage (et puis les pots en verre dans le fracas d’eux-même en suspension ). Voilà où nous en sommes. Activating cities Activating cities : dernière citation. Un film au MK2 Bibliothèque assez remarquable en fait , à la structure narrative très fine et au symbolisme animalier (comme The Lobster il me semble) réellement plutôt inventif.

[3Un livre que je lirai en une journée, déstabilisant d’abord car cultivant un certain plaisir à te perdre, d’abord dans un récit (la partie la plus faible du livre sans doute à mes yeux ) de prison, puis dans l’illusion d’un road movie qui n’adviendra jamais. Ensuite, seulement, dans un récit de la survivance postapocalyptique qui rappelle Le dernier monde de Céline Minard. C’est cette deuxième moitié du livre qui s’évertue le plus à aller au bout de son idée, faite de glissements répétés en et hors de la pensée (ou le langage) tourmenté(e) du héros. Parfois le recours à une langue jeune ( et orale ) de jeune est un peu trop présent, voire artificiel, mais c’est une façon plutôt bien trouvée de marquer la dissolution du personnage dans quelque chose de plus grand (et de plus sauvage) que lui. C’était une bonne lecture.

020319, version 4 (3 mars 2019)

la favorite
Si j’ai dormi une douzaine d’heures, c’est bien que je devais (ou bien que quelqu’un ou quelque chose en moi devait) en avoir besoin. Je trouve dans Trois fois la fin du monde [4] une bien curieuse façon de se shooter aux opiacés (citation lamaline). Le numéro deux de Dopamine est sorti. Dans le premier numéro on trouvait (citation fiction premier numéro). Girafe : première citation. Une forme de lenteur dedans. Dehors, de la blancheur (beaucoup). Et des cartons qui se sont amassés dans la semaine à aller démembrer, aplanir puis jeter dans le local poubelle prévu pour le recyclage (et puis les pots en verre). Voilà où nous en sommes. Activating cities : dernière citation. Un film au MK2 Bibliothèque assez remarquable, à la structure narrative très fine et au symbolisme animalier (comme The Lobster il me semble) plutôt inventif.

[4Un livre que je lirai en une journée, déstabilisant d’abord car cultivant un certain plaisir à te perdre, d’abord dans un récit (la partie la plus faible du livre à mes yeux) de prison, puis dans l’illusion d’un road movie qui n’adviendra jamais. Ensuite, seulement, dans un récit de la survivance postapocalyptique qui rappelle Le dernier monde de Céline Minard. C’est cette deuxième moitié du livre qui s’évertue le plus à aller au bout de son idée, faite de glissements répétés en et hors la pensée (ou le langage) tourmenté(e) du héros. Parfois le recours à une langue de jeune est un peu trop présent, voire artificiel, mais c’est une façon plutôt bien trouvée de marquer la dissolution du personnage dans quelque chose de plus grand (et de plus sauvage) que lui. C’était une bonne lecture.

020319, version 3 (2 mars 2019)

Si j’ai dormi une douzaine d’heures, c’est bien que je devais (ou bien que quelqu’un ou quelque chose en moi devait) en avoir besoin. Je trouve dans Trois fois la fin du monde [5] une bien curieuse façon de se shooter aux opiacés (citation lamaline). Le numéro deux de Dopamine est sorti. Dans le premier numéro on trouvait (citation fiction premier numéro). Girafe : première citation. Une forme de lenteur dedans. Dehors, de la blancheur (beaucoup). Et des cartons qui se sont amassés dans la semaine à aller démembrer, aplanir puis jeter dans le local poubelle prévu pour le recyclage (et puis les pots en verre). Voilà où nous en sommes. Activating cities : dernière citation.

[5Un livre que je lirai en une journée, déstabilisant d’abord car cultivant un certain plaisir à te perdre, d’abord dans un récit (la partie la plus faible du livre à mes yeux) de prison, puis dans l’illusion d’un road movie qui n’adviendra jamais. Ensuite, seulement, dans un récit de la survivance postapocalyptique qui rappelle Le dernier monde de Céline Minard. C’est cette deuxième moitié du livre qui s’évertue le plus à aller au bout de son idée, faite de glissements répétés en et hors la pensée (ou le langage) tourmenté(e) du héros. Parfois le recours à une langue de jeune est un peu trop présent, voire artificiel, mais c’est une façon plutôt bien trouvée de marquer la dissolution du personnage dans quelque chose de plus grand (et de plus sauvage) que lui. C’était une bonne lecture.

020319, version 2 (2 mars 2019)

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