050319


Antoine Emaz est mort hier. Non, dimanche. Non, il a été tué par la mort comme l’écrit Christine (qui sans doute le relie à Maryse Hache et la boucle est, sinon bouclée du moins tenue assez fort pour nous tenir au corps). Je suis allé chercher dans les rayonnages quelques livres mais je ne me souviens plus si je n’ai pas emprunté (et oublié de rendre) Boue à ma mère. D’ailleurs je ne retrouve pas Cambouis dans son édition Déplacements-Seuil (peut-être je l’ai prêté à quelqu’un, peut-être il est rangé ailleurs, c’est-à-dire qu’il est, précisément, autre part). Ça n’a pas beaucoup d’importance, ça. C’est un poète de maintenant qui nous quitte. Et donc, quelque part, maintenant s’arrête ici. Désormais, rien que de l’hiver / du froid et de l’eau / dehors [1]. Lors de notre point téléphonique hebdomadaire,J. me recommande Les violences de Jakob Nolte. Je note. C’est calme. En librairie c’est calme. Ça ne bouge pas beaucoup. Ça ne frémit pas. L’eau dort. Nous non. C’est comme ça. La douleur d’hier se dissout mais aura comme bougé : j’ai fait une autre croix plusieurs centimètres plus bas, ça s’est enroulé vers l’extérieur du mollet. C’est bizarre. Et pointu. Dans le métro en allant retrouver Antonin Café des anges, et en en revenant, je serai confronté à trois métaphores différentes de cette journée sur terre : A) un jeune chien rechignant à avancer sur des escalators, la peur de voir sous son museau les marches se mouvoir, et interpelant au passage quelques êtres autour de lui qui le regardent (dont moi), B) un ado en survet entièrement emmitouflé sous un bonnet, dans une écharpe, de sorte que l’on ne peut saisir de son corps que ses yeux et rien d’autre (qui est-ce, un personnage de manga ?) et C) quelqu’un que l’on connait (précisément C.) qui lui ne nous a pas vu et qui s’éloigne dans le labyrinthe souterrain sous Bastille témoignant par son tumulte des pulsations d’une ville-monde, décidément pas tous les jours si nôtre. Démerde-toi pour trouver du sens à tout ça.

5 avril 2019
par Guillaume Vissac
Journal
#Antonin Crenn #C. #Christine Jeanney #Corps #J. #Maryse Hache #Mère #Métro #Mort #Paris #Publie.net

[1Dans « Temps mort presque », Entre in Caisse claire, Points, P. 127.

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050319, version 11 (5 avril 2019)

Antoine Emaz est mort [hier->article4341 ]. hier . Non, [dimanche->article4340 ]. dimanche . Non, il a été tué par la mort [comme l’écrit Christine->http://christinejeanney.net/spip.php?article1641] (qui sans doute le relie à [Maryse Hache->https://www.publie.net/livre/abyssal-cabaret-maryse-hache/] Non , il a été tué par la mort comme l’écrit Christine ( qui sans doute le relie à Maryse Hache et la boucle est, sinon bouclée du moins tenue assez fort pour nous tenir au corps). Je suis allé chercher dans les rayonnages quelques livres mais je ne me souviens plus si je n’ai pas emprunté (et oublié de rendre) Boue à [ma mère->https://jardindombres ma mère .blogspot.com/2019/03/antoine-emaz.html]. D’ailleurs je ne retrouve pas [Cambouis->https://www.publie.net/livre/cambouis-antoine-emaz/] D’ailleurs je ne retrouve pas Cambouis dans son édition Déplacements-Seuil (peut-être je l’ai prêté à quelqu’un, peut-être il est rangé ailleurs, c’est-à-dire qu’il est, précisément, autre part). Ça n’a pas beaucoup d’importance, ça. C’est un poète de maintenant qui nous quitte. Et donc, quelque part, maintenant s’arrête ici. Désormais, rien que de l’hiver / du froid et de l’eau / dehors [1]. Lors de notre point téléphonique hebdomadaire,[ , J.->mot381] me recommande Les violences de Jakob Nolte. Je note. C’est calme. En librairie c’est calme. Ça ne bouge pas beaucoup. Ça ne frémit pas. L’eau dort. Nous non. C’est comme ça. La douleur d’hier La douleur d’hier se dissout mais aura comme bougé : j’ai fait une autre croix plusieurs centimètres plus bas, ça s’est enroulé vers l’extérieur du mollet. C’est bizarre. Et pointu. Dans le métro en allant retrouver [Antonin->https://textes.antonincrenn.com] Dans le métro en allant retrouver Antonin Café des anges, et en en revenant, je serai confronté à trois métaphores différentes de cette journée sur terre : A) un jeune chien rechignant à avancer sur des escalators, la peur de voir sous son museau les marches se mouvoir, et interpelant au passage quelques êtres personnes autour de lui qui le regardent (dont moi), B) un ado en survet entièrement emmitouflé sous un bonnet, dans une écharpe, de sorte que l’on ne peut saisir de son corps que ses yeux et rien d’autre (qui est-ce, un personnage de manga ?) et C) quelqu’un que l’on connait (précisément [C C .->mot331]) qui lui ne nous a pas vu et qui s’éloigne dans le labyrinthe souterrain sous Bastille témoignant par son tumulte des pulsations d’une ville-monde, décidément pas tous les jours si la nôtre. Démerde-toi pour trouver du sens à tout ça.

[1Dans « Temps mort presque », Entre in Caisse claire, Points, P. 127.

Publie.net, Mort, Métro, Paris, Corps, Christine Jeanney, C., J., Mère, Maryse Hache, Antonin Crenn
jpg/dsc_1470.jpg

050319, version 10 (4 avril 2019)

Antoine Emaz est mort hier. Non, dimanche. Non, il a été tué par la mort comme l’écrit Christine (qui sans doute le relie lie à Maryse Hache et la boucle est, sinon bouclée du moins tenue assez fort pour nous tenir au corps). Je suis allé chercher dans les rayonnages quelques livres mais je ne me souviens plus si je n’ai pas emprunté (et oublié de rendre) Boue à ma mère. D’ailleurs je ne retrouve pas Cambouis dans son édition Déplacements-Seuil Déplacements , Seuil (peut-être je l’ai prêté à quelqu’un, peut-être il est rangé ailleurs c’est-à-dire qu’il est, précisément, autre part). Ça n’a pas beaucoup d’importance, ça. C’est un poète de maintenant qui nous quitte. Et donc, quelque part, maintenant s’arrête ici. Désormais, rien que de l’hiver / du froid et de l’eau / dehors [2]. Lors de notre point téléphonique hebdomadaire, J. me recommande Les violences de Jakob Nolte. Je note. C’est calme. En librairie c’est calme. Ça ne bouge pas beaucoup. Ça ne frémit pas. L’eau dort. Nous non. C’est comme ça. La douleur d’hier se dissout mais aura comme bougé : j’ai fait une autre croix plusieurs centimètres plus bas, ça s’est enroulé vers l’extérieur du mollet. C’est bizarre. Et pointu. Dans le métro en allant retrouver Antonin Café des anges, et en en revenant, je serai confronté à trois métaphores différentes de cette journée sur terre : A) un jeune chien rechignant à avancer sur des escalators, la peur de voir sous son museau les marches se mouvoir, et interpelant au passage quelques personnes autour de lui qui le regardent (dont moi), B) un ado en survet entièrement emmitouflé sous un bonnet, dans une écharpe, de sorte que l’on ne peut saisir de son corps que ses yeux et rien d’autre (qui est-ce, un personnage de manga ?) et C) quelqu’un que l’on connait (précisément C.) qui lui ne nous a pas vu et qui s’éloigne dans le labyrinthe souterrain sous Bastille témoignant par son tumulte des pulsations d’une ville-monde, décidément la nôtre. Démerde-toi pour trouver du sens à tout ça.

[2Dans « Temps mort presque », Entre in Caisse claire, Points, P. 127.

050319, version 9 (3 avril 2019)

Antoine Emaz est mort hier. Non, dimanche. Non, il a été tué par la mort comme l’écrit Christine (qui sans doute le lie à Maryse Hache et la boucle est, sinon bouclée du moins tenue assez fort pour nous tenir au corps). Je suis allé chercher dans les rayonnages quelques livres mais je ne me souviens plus si je n’ai pas emprunté (et oublié de rendre) Boue à ma mère. D’ailleurs je ne retrouve pas Cambouis dans son édition Déplacements, Seuil (peut-être je l’ai prêté à quelqu’un, peut-être il est rangé ailleurs c’est-à-dire qu’il est, précisément, autre part). Ça n’a pas beaucoup d’importance, ça. C’est un poète de maintenant qui nous quitte. Et donc, quelque part, maintenant s’arrête ici. Désormais, rien que de l’hiver / du froid et de l’eau / dehors [3]. Lors de notre point téléphonique hebdomadaire, J. me recommande Les violences de Jakob Nolte. Je note. C’est calme. En librairie c’est calme. Ça ne bouge pas beaucoup. Ça ne frémit pas. L’eau dort. Nous non. C’est comme ça. La douleur d’hier se dissout mais aura comme bougé : j’ai fait une autre croix plusieurs centimètres plus bas, ça s’est enroulé vers l’extérieur du mollet. C’est bizarre. Et pointu. Dans le métro en allant retrouver Antonin Café des anges, ( ça ne s’invente pas ), et en en revenant, je serai confronté à trois métaphores différentes de cette journée sur terre : A) un jeune chien rechignant à avancer sur des escalators, la peur de voir sous son museau les marches se mouvoir, et interpelant au passage quelques personnes autour de lui qui le regardent (dont moi), B) un ado en survet entièrement emmitouflé sous un bonnet, dans une écharpe, de sorte que l’on ne peut saisir de son corps que ses yeux et rien d’autre (qui est-ce, un personnage de manga ?) et C) quelqu’un que l’on connait (précisément c’est C.) qui lui ne nous a pas vu et qui s’éloigne dans le labyrinthe souterrain sous Bastille témoignant par son tumulte des pulsations d’une de cette ville-monde, décidément la nôtre . Démerde-toi pour trouver du sens à tout ça.

[3Dans « Temps mort presque », Entre in Caisse claire, Points, P. 127.

050319, version 8 (30 mars 2019)

Antoine Emaz est mort hier. Non, dimanche. Non, il a été tué par la mort comme l’écrit Christine (qui sans doute le lie pense à Maryse Hache et la boucle est, sinon bouclée du moins tenue assez fort pour nous tenir au corps). Je suis allé chercher dans les rayonnages quelques livres mais je ne me souviens plus si je n’ai pas emprunté (et oublié de rendre) Boue à ma mère. D’ailleurs je ne retrouve pas Cambouis dans son édition Déplacements, Seuil (peut-être je l’ai prêté à quelqu’un, peut-être il est rangé ailleurs c’est-à-dire qu’il est, précisément, autre part). Ça n’a pas beaucoup d’importance, ça. C’est un poète de maintenant qui nous quitte. Et donc, quelque part , maintenant s’arrête ici. Désormais, rien que de l’hiver / du froid et de l’eau / dehors [4]. Lors de notre point téléphonique hebdomadaire, J. me recommande Les violences de Jakob Nolte. Je note. C’est calme. En librairie c’est calme. Ça ne bouge pas beaucoup. Ça ne frémit pas. L’eau dort. C’est comme ça. La douleur d’hier se dissout mais aura comme bougé : j’ai fait une autre croix plusieurs centimètres plus bas, ça s’est enroulé vers l’extérieur du mollet. C’est bizarre. Et pointu. Dans le métro en allant retrouver Antonin Café des anges (ça ne s’invente pas), et en en revenant, je serai confronté à trois métaphores différentes de cette journée sur terre : A 1 ) un jeune chien rechignant à avancer sur des escalators, la de peur de voir sous son museau les marches se mouvoir, et interpelant au passage quelques personnes autour de lui qui le regardent (dont moi), B 2 ) un ado en survet entièrement emmitouflé sous un bonnet, dans une écharpe, de sorte que l’on ne peut saisir de son corps que ses yeux et rien d’autre nullement son visage (qui est-ce ?) et C 3 ) quelqu’un que l’on connait (c’est C.) qui ne nous a pas vu et qui s’éloigne dans le labyrinthe souterrain sous Bastille témoignant par son tumulte des pulsations de cette ville-monde. Démerde-toi pour trouver du sens à tout ça là-dedans .

[4Dans « Temps mort presque », Entre in Caisse claire, Points, P. 127.

050319, version 7 (24 mars 2019)

Antoine Emaz est mort hier. Non, dimanche. Non, il a été tué par la mort comme l’écrit Christine (qui sans doute on pense à Maryse Hache et la boucle est, sinon bouclée du moins tenue assez fort pour nous tenir au corps). Je suis allé chercher dans les rayonnages quelques livres mais je ne me souviens plus si je n’ai pas emprunté (et oublié de rendre) Boue à ma mère. D’ailleurs je ne retrouve pas Cambouis dans son édition Déplacements, Seuil (peut-être je l’ai prêté à quelqu’un, peut-être il est rangé ailleurs c’est-à-dire qu’il est, précisément, autre part pas rangé ). Ça n’a pas beaucoup d’importance, ça. C’est un poète de maintenant qui nous quitte. Et donc maintenant ça s’arrête ici. Désormais, rien que de l’hiver / du froid et de l’eau / dehors [5]. Lors de notre point téléphonique hebdomadaire, J. me recommande Les violences de Jakob Nolte. Je note. C’est calme. En librairie c’est calme. Ça ne bouge pas beaucoup. Ça ne frémit pas. L’eau dort. C’est comme ça. La douleur d’hier se dissout mais aura comme a bougé : j’ai fait une autre croix plusieurs centimètres plus bas, ça s’est enroulé vers l’extérieur du mollet. C’est bizarre. Et pointu. Dans le métro en allant retrouver Antonin Café des anges (ça ne s’invente pas), et en en revenant, je serai confronté à trois métaphores différentes de cette journée sur terre : 1) un jeune chien rechignant à avancer sur des escalators, de peur de voir sous son museau les marches se mouvoir, et interpelant au passage quelques personnes autour de lui qui le regardent (dont moi), 2) un ado en survet entièrement emmitouflé sous un bonnet, dans une écharpe, de sorte que l’on ne peut saisir lire que ses yeux et nullement rien de son visage (qui est-ce ?) et 3) quelqu’un que l’on connait (c’est C.) qui ne nous a pas vu et qui s’éloigne dans le labyrinthe souterrain sous Bastille témoignant par son tumulte des pulsations de cette ville-monde . Démerde-toi pour trouver du sens là-dedans.

[5Dans « Temps mort presque », Entre in Caisse claire, Points, P. 127.

050319, version 6 (14 mars 2019)

Antoine Emaz est mort hier. Non, dimanche. Non, il a été tué par la mort comme l’écrit Christine (on pense à Maryse Hache et la boucle est , sinon bouclée du moins tenue assez fort pour nous tenir au corps ). Je suis allé chercher dans les rayonnages quelques livres mais je ne me souviens plus si je n’ai pas emprunté (et oublié de rendre) Boue à ma mère. D’ailleurs je ne retrouve pas Cambouis dans son édition Déplacements, Seuil (peut-être je l’ai prêté à quelqu’un, peut-être il est rangé ailleurs c’est-à-dire qu’il est, précisément, pas rangé). Ça n’a pas beaucoup d’importance, ça. C’est un poète de maintenant qui nous quitte. Et maintenant ça s’arrête ici. Désormais, rien que de l’hiver / du froid et de l’eau / dehors [6]. Lors de notre point téléphonique hebdomadaire, J. me recommande Les violences de Jakob Nolte. Je note. C’est calme. En librairie c’est calme. Ça ne bouge pas beaucoup. Ça ne frémit pas. L’eau dort. C’est comme ça. La douleur d’hier se dissout mais a bougé : j’ai fait une autre croix plusieurs centimètres plus bas, ça s’est enroulé vers l’extérieur du mollet. C’est bizarre. Et pointu. Dans le métro en allant retrouver Antonin Café des anges (ça ne s’invente pas), et en en revenant, je serai confronté à trois métaphores différentes de cette journée sur terre : 1) un jeune chien rechignant à avancer sur des escalators, de peur de voir sous son museau les marches se mouvoir, et interpelant au passage quelques personnes autour de lui qui le regardent (dont moi), 2) un ado en survet entièrement emmitouflé sous un bonnet, dans une écharpe, de sorte que l’on ne peut lire que ses yeux et rien de son visage (qui est-ce ?) et 3) quelqu’un que l’on connait (c’est C.) qui ne nous a pas vu et qui s’éloigne dans le labyrinthe souterrain sous Bastille. Démerde-toi pour trouver du sens là-dedans.

[6Dans « Temps mort presque », Entre in Caisse claire, Points, P. 127.

050319, version 5 (5 mars 2019)

Antoine Emaz est mort hier. Non, dimanche. Non, il a été tué par la mort comme l’écrit Christine (on pense à Maryse Hache). Je suis allé chercher dans les rayonnages quelques livres mais je ne me souviens plus si je n’ai pas emprunté (et oublié de rendre) Boue à ma mère. D’ailleurs je ne retrouve pas Cambouis dans son édition Déplacements, Seuil (peut-être je l’ai prêté à quelqu’un, peut-être il est rangé ailleurs c’est-à-dire qu’il est, précisément, pas rangé). Ça n’a pas beaucoup d’importance, ça. C’est un poète de maintenant qui nous quitte. Et maintenant ça s’arrête ici. Désormais, rien que de l’hiver / du froid et de l’eau / dehors [7]. Lors de notre point téléphonique hebdomadaire, J. me recommande Les violences de Jakob Nolte. Je note. C’est calme. En librairie c’est calme. Ça ne bouge pas beaucoup. Ça ne frémit pas. L’eau dort. C’est comme ça. La douleur d’hier se dissout mais a bougé : j’ai fait une autre croix plusieurs centimètres plus bas, ça s’est enroulé vers l’extérieur du mollet. C’est bizarre. Et pointu. Dans le métro en allant retrouver Antonin Café des anges (ça ne s’invente pas), et en en revenant, je serai confronté à trois métaphores différentes de cette journée sur terre : 1) un jeune chien rechignant à avancer sur des escalators, de peur de voir sous son museau les marches se mouvoir, et interpelant au passage quelques personnes autour de lui qui le regardent (dont moi), 2) un ado en survet entièrement emmitouflé sous un bonnet, dans une écharpe, de sorte que l’on ne peut lire que ses yeux et rien de son visage (qui est-ce ?) et 3) quelqu’un que l’on connait (c’est C.) qui ne nous a pas vu et qui s’éloigne dans le labyrinthe souterrain sous Bastille. Démerde-toi pour trouver du sens là-dedans.

[7Dans « Temps mort presque », Entre in Caisse claire, Points, P. 127.

050319, version 4 (5 mars 2019)

Antoine Emaz est mort hier. Non, dimanche. Non, il a été tué par la mort comme l’écrit Christine (on pense à Maryse Hache). Je suis allé chercher dans les rayonnages quelques livres mais je ne me souviens plus si je n’ai pas emprunté (et oublié de rendre) Boue à ma mère. D’ailleurs je ne retrouve pas Cambouis dans son édition Déplacements, Seuil (peut-être je l’ai prêté à quelqu’un, peut-être il est rangé ailleurs c’est-à-dire qu’il est, précisément, pas rangé). Ça n’a pas beaucoup d’importance, ça. C’est un poète de maintenant qui nous quitte. Et maintenant ça s’arrête ici. Lors de notre point téléphonique hebdomadaire, J. me recommande Les violences de Jakob Nolte. Je note. C’est calme. En librairie c’est calme. Ça ne bouge pas beaucoup. Ça ne frémit pas. L’eau dort. C’est comme ça. La douleur d’hier se dissout mais a bougé : j’ai fait une autre croix plusieurs centimètres plus bas, ça s’est enroulé vers l’extérieur du mollet. C’est bizarre. Et pointu. Dans le métro en allant retrouver Antonin Café des anges (ça ne s’invente pas), et en en revenant, je serai confronté à trois métaphores différentes de cette journée sur terre : 1) un jeune chien rechignant à avancer sur des escalators, de peur de voir sous son museau les marches se mouvoir, et interpelant au passage quelques personnes autour de lui qui le regardent (dont moi), 2) un ado en survet entièrement emmitouflé sous un bonnet, dans une écharpe, de sorte que l’on ne peut lire que ses yeux et rien de son visage (qui est-ce ?) et 3) quelqu’un que l’on connait (c’est C.) qui ne nous a pas vu et qui s’éloigne dans le labyrinthe souterrain sous Bastille. Démerde-toi pour trouver du sens là-dedans.

050319, version 3 (5 mars 2019)

Antoine Emaz est mort hier. Non, dimanche. Non, il a été tué par la mort comme l’écrit Christine (on pense à Maryse Hache). Je suis allé chercher dans les rayonnages quelques livres mais je ne me souviens plus si je n’ai pas emprunté (et oublié de rendre) Boue à ma mère. D’ailleurs je ne retrouve pas Cambouis dans son édition Déplacements, Seuil (peut-être je l’ai prêté à quelqu’un, peut-être il est rangé ailleurs c’est-à-dire qu’il est, précisément, pas rangé). Ça n’a pas beaucoup d’importance, ça. C’est un poète de maintenant qui nous quitte. Et maintenant ça s’arrête ici. Lors de notre point téléphonique hebdomadaire, J. me recommande Les violences de Jakob Nolte. Je note. C’est calme. En librairie c’est calme. Ça ne bouge pas beaucoup. Ça ne frémit pas. L’eau dort. C’est comme ça.

050319, version 2 (5 mars 2019)

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