100319


— C’est quoi qui fait ce bruit ?
— C’est moi qui clique.
— Non. Plok.
— Je sais pas du tout.
— ...
— ...
— J’espère que c’est pas des oiseaux qui se cognent dans la vitre.
— Moi aussi.
En définitive, on n’en saura pas plus. Ce qui ne m’aide pas, en vérité, à comprendre pourquoi je me retrouve toujours tendu au niveau des épaules, comme si naturellement elles tendaient (justement) toujours à se retrousser l’une l’autre, c’est quand même un peu chiant. Après, derrière (c’est-à-dire, non, dessous), tout s’effondre, les nerfs ils font pressions sur les veines, les artères, je sais pas, et ça fait des douleurs. Du moins, c’est ce que je m’imagine. Alors quand je ne lis pas Le double ou Nino dans la nuit, du fait de ces douleurs possibles, ou en prévisions de ces douleurs, ou parce que je m’imagine ces douleurs et que je ne m’autorise pas, en conséquence, à faire quoi que ce soit qui constitue un risque, je me retrouve souvent, ces jours-ci dont je parle, à relire Hunter X Hunter. Par exemple, dans mon adolescence, je n’étais pas très Naruto ni très One Piece, mais très Dragon Ball, très Fly et, donc, Hunter X Hunter. En relisant tout ça, depuis quelques semaines, j’en viens à me demander comment on peut être aussi ambivalent en fait, que ce soit dans le trait (on passe de l’esquisse pure à des trucs beaucoup plus travaillés, beaucoup plus réalistes, comme ces visages ici, qui ne servent à rien dans l’économie narrative, qui sont juste là au détour d’une exploration de la ville, même pas des personnages, juste des corps aperçus en toile de fond) ou dans le récit lui-même. Par exemple, on passe de volumes entiers hyper rébarbatifs (Togashi aime inventer des jeux ou des sports fictifs et il passe parfois de longs moments à en lister les règles et les situations [1]) à d’autres parfaitement construits avec une tension de ouf et un suspense fort. Par exemple, toute la partie centrée sur la Brigade Fantôme où tu sens bien que n’importe quoi peut se passer la page d’après. C’est aussi très éloigné des codes du shonen [2] dans le sens où, finalement, les héros sont vraiment vulnérables, ils ne dominent pas leur sujet, et ils risquent en permanence d’y passer. On sent bien que parfois, ça se jouera à rien. C’est effectivement le cas. La logique de personnage est aussi très intéressante à étudier : malgré les clichés propres au genre, il n’y a pas réellement de manichéisme, les héros peuvent être tout à fait étranger à la morale et les antagonistes peuvent eux (et elles) être rendus assez sympathiques. Chacun suit une logique qui lui est propre. On est donc cohérent, construit. On ne pense pas assez à ça.

13 avril 2019
par Guillaume Vissac
Journal
#/// #Adolescence #Corps #H. #Hunter X Hunter

[1C’est important pour moi dans l’optique de Morphine(s) : ne pas faire ça.

[2Manga pour garçon (sic).

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100319, version 9 (13 avril 2019)

Adolescence, Corps, H., ///, Hunter X Hunter
En définitive, on n’en saura pas plus. Ce qui ne m’aide pas, en vérité, à comprendre pourquoi je me retrouve toujours tendu au niveau des épaules, comme si naturellement elles tendaient (justement) toujours à se retrousser l’une l’autre, c’est quand même un peu chiant. Après, derrière (c’est-à-dire, non, dessous), tout s’effondre, les nerfs ils font pressions sur les veines, les artères, je sais pas, et ça fait des douleurs. Du moins, c’est ce que je m’imagine. Alors quand je ne lis pas Le double ou Nino dans la nuit, du fait de ces douleurs possibles, ou en prévisions de ces douleurs, ou parce que je m’imagine ces douleurs et que je ne m’autorise pas, en conséquence, à faire quoi que ce soit qui constitue à mes yeux de calcaire un risque, je me retrouve souvent, ces jours-ci dont je parle, à relire Hunter X Hunter. Par exemple, dans mon adolescence, je n’étais pas très Naruto ni très One Piece, mais très Dragon Ball, très Fly et, donc, Hunter X Hunter. En relisant tout ça, depuis quelques semaines, j’en viens à me demander comment on peut être aussi ambivalent en fait, que ce soit dans le trait (on passe de l’esquisse pure à des trucs beaucoup plus travaillés, beaucoup plus réalistes, comme ces visages ici, qui ne servent à rien dans l’économie narrative, qui sont juste là au détour d’une exploration de la ville, même pas des personnages, juste des corps aperçus en toile de fond) ou dans le récit lui-même. Par exemple, on passe de volumes entiers hyper rébarbatifs (Togashi - vérifier - aime inventer des jeux ou des sports fictifs et il passe parfois de longs moments à en lister les règles et les situations [1]) à d’autres parfaitement construits avec une tension de ouf et un suspense fort. Par exemple, toute la partie centrée sur la Brigade Fantôme où tu sens bien que n’importe quoi peut se passer à la page d’après. C’est aussi très éloigné des codes du shonen [2] dans le sens où, finalement, les héros sont vraiment vulnérables, ils ne dominent pas leur sujet, et ils risquent en permanence d’y passer. On sent bien que parfois, ça se jouera à rien. C’est effectivement le cas. La logique de personnage est aussi très intéressante à étudier : malgré les clichés propres au genre, il n’y a pas réellement de manichéisme, les héros peuvent être tout à fait [étranger étranger à la morale->https://www morale et les méchants peuvent eux ( et elles ) être rendus assez sympathiques .youtube.com/watch ?v=gn4rlzl3AuI] et les antagonistes peuvent eux (et elles) être rendus assez sympathiques. Chacun suit une logique qui lui est propre. On est donc cohérent, construit. On ne pense pas assez Il faut penser à ça.

[1C’est

important situations[[Et cette histoire de règles fictives à savoir expliquer est importante pour moi dans l’optique de Morphine(s) : ne pas faire ça il y aura des sports fictifs à contextualiser un minimum .

[2Manga pour garçon (sic).

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100319, version 8 (13 avril 2019)

En définitive, on n’en saura pas plus. Mais un peu avant cet échange dominical entre nous je sais pas trop pourquoi ça m’est venu mais je me suis retrouvé à expliquer à [H.->mot59] Bon, j’étais ado et j’avais pas conscience que ça pouvait même exister, ou alors je le savais sans le savoir, c’est-à-dire que je visualisais peut-être la chose mais pas le mot, et donc j’en étais venu à me dire que peut-être c’était des gens nés avec un seul sourcil sur l’un des deux yeux, ça me paraissait donc relativement normal qu’on considère ça comme un problème et qu’on veuille y remédier. Ce qui ne m’aide pas, en vérité, à comprendre pourquoi je me retrouve toujours tendu au niveau des épaules, comme si naturellement elles tendaient tendaient (justement) toujours à se retrousser l’une l’autre, c’est quand même un peu chiant. Après, derrière (c’est-à-dire, non, dessous), tout s’effondre, les nerfs ils font pressions sur les veines, les artères, je sais pas, et ça fait des douleurs. Du moins, c’est ce que je m’imagine. Alors quand je ne lis pas Le double ou Nino dans la nuit, du fait de ces douleurs possibles, ou en prévisions de ces douleurs, ou parce que je m’imagine ces douleurs et que je ne m’autorise pas, en conséquence, à faire quoi qui constitue à mes yeux de calcaire un risque, je me retrouve souvent, ces jours-ci dont je parle, à relire Hunter X Hunter. Par exemple, dans mon adolescence, je n’étais pas très team Naruto ni très ou team One Piece, mais très team Dragon Ball, très team Fly et, donc, Hunter X Hunter. En relisant tout ça, depuis quelques semaines, j’en viens à me demander comment on peut être aussi ambivalent en fait, que ce soit dans le trait (on passe de l’esquisse pure à des trucs beaucoup plus travaillés, beaucoup plus réalistes, comme ces visages ici, qui ne servent à rien dans l’économie narrative, qui sont juste là au détour d’une exploration de la ville, même pas des personnages, juste des corps aperçus en toile de fond) ou dans le récit lui-même. Par exemple, on passe de volumes entiers hyper rébarbatifs (Togashi - vérifier - aime inventer des jeux ou des sports fictifs et il passe parfois de longs moments à en lister les règles et les situations [3]) à d’autres parfaitement construits avec une tension de ouf et un suspense fort. Par exemple, toute la partie centrée sur la Brigade Fantôme où tu sens bien que n’importe quoi peut se passer à la page d’après. C’est aussi très éloigné des codes du shonen [4] dans le sens où, finalement, les héros sont vraiment vulnérables, ils ne dominent pas leur sujet, et ils risquent en permanence d’y passer la mort . On sent bien que parfois, ça se jouera à rien. C’est effectivement ma rencontre avec le cas mot mono-sourcil . La logique de personnage est aussi très intéressante à étudier : malgré les clichés propres au genre, il n’y a pas réellement de manichéisme, les héros peuvent effectivement être tout à fait étranger à la morale et les méchants peuvent eux (et elles) être rendus assez sympathiques. Chacun suit une logique qui lui est propre. On est donc cohérent, construit. Il faut penser à ça.

[3Et cette histoire de règles fictives à savoir expliquer est importante pour moi dans l’optique de Morphine(s) : il y aura des sports fictifs à contextualiser un minimum.

[4Manga pour garçon (sic).

100319, version 7 (9 avril 2019)

En définitive, on n’en saura pas plus. Mais un peu avant cet échange dominical entre nous je sais pas trop pourquoi ça m’est venu mais je me suis retrouvé à expliquer à [H H .->mot59] ma rencontre avec le mot mono-sourcil. Bon, j’étais ado et j’avais pas conscience que ça pouvait même exister, ou alors je le savais sans le savoir, c’est-à-dire que je visualisais peut-être la chose mais pas le mot, et donc j’en étais venu à me dire que peut-être c’était des gens nés avec un seul sourcil sur l’un des deux yeux, ça me paraissait donc relativement normal qu’on considère ça comme un problème et qu’on veuille y remédier. Ce qui ne m’aide pas, en vérité, à comprendre pourquoi je me retrouve toujours tendu au niveau des épaules, comme si naturellement elles tendaient (justement) toujours à se retrousser l’une l’autre, c’est quand même un peu chiant. Après, derrière (c’est-à-dire, non, dessous), tout s’effondre, les nerfs ils font pressions sur les veines, les artères, je sais pas, et ça fait des douleurs. Du moins, c’est ce que je m’imagine. Alors quand je ne lis pas Le double ou Nino dans la nuit, du fait de ces douleurs possibles, ou en prévisions de ces douleurs, ou parce que je m’imagine ces douleurs et que je ne m’autorise pas, en conséquence, à faire quoi qui constitue à mes yeux de calcaire un risque, je me retrouve souvent, ces jours-ci dont je parle, à relire Hunter X Hunter. Par exemple, dans mon adolescence, je n’étais pas team Naruto ou team One Piece, mais team Dragon Ball, team Fly et, donc, Hunter X Hunter. En relisant tout ça, depuis quelques semaines, j’en viens à me demander comment on peut être aussi ambivalent en fait, que ce soit dans le trait (on passe de l’esquisse pure à des trucs beaucoup plus travaillés, beaucoup plus réalistes, comme ces visages ici, qui ne servent à rien dans l’économie narrative, qui sont juste là au détour d’une exploration de la ville, même pas des personnages, juste des corps aperçus en toile de fond) ou dans le récit lui-même. Par exemple, on passe de volumes entiers hyper rébarbatifs (Togashi - vérifier - aime inventer des jeux ou des sports fictifs et il passe parfois de longs moments à en lister les règles et les situations [5]) à d’autres parfaitement construits avec une tension de ouf et un suspense fort. Par exemple, toute la partie centrée sur la Brigade Fantôme où tu sens bien que n’importe quoi peut se passer à la page d’après. C’est aussi très éloigné des codes du shonen [6] dans le sens où, finalement, les héros sont vraiment vulnérables, ils ne dominent pas leur sujet, et ils risquent en permanence la mort. On sent bien que parfois, ça se jouera à rien. La logique de personnage est aussi très intéressante à étudier : malgré les clichés propres au genre, il n’y a pas réellement de manichéisme, les héros peuvent effectivement être tout à fait étranger à la morale et les méchants peuvent eux (et elles) être rendus assez sympathiques. Chacun suit une logique qui lui est propre. On est donc cohérent, construit. Il faut penser à ça.

[5Et cette histoire de règles fictives à savoir expliquer est importante pour moi dans l’optique de Morphine(s) : il y aura des sports fictifs à contextualiser un minimum.

[6Manga pour garçon (sic).

100319, version 6 (30 mars 2019)

En définitive, on n’en saura pas plus. Mais un peu avant cet échange dominical entre nous je sais pas trop pourquoi ça m’est venu mais je me suis retrouvé à expliquer à H. ma rencontre avec le mot mono-sourcil. Bon, j’étais ado et j’avais pas conscience que ça pouvait même exister, ou alors je le savais sans le savoir, c’est-à-dire que je visualisais peut-être la chose mais pas le mot, et donc j’en étais venu à me dire que peut-être c’était des gens nés avec un seul sourcil sur l’un des deux yeux, ça me paraissait donc relativement normal qu’on considère ça comme un problème et qu’on veuille y remédier. Ce qui ne m’aide pas, en vérité, à comprendre pourquoi je me retrouve toujours tendu au niveau des épaules, comme si naturellement elles tendaient (justement) toujours à se retrousser l’une l’autre, c’est quand même un peu chiant. Après, derrière (c’est-à-dire, non, -, dessous), tout s’effondre, les nerfs ils font pressions sur les veines, les artères, je sais pas, et ça fait des douleurs. Du moins, c’est ce que je m’imagine. Alors quand je ne lis pas Le double ou Nino dans la nuit, du fait de ces douleurs possibles, ou en prévisions de ces douleurs, ou parce que je m’imagine ces douleurs et que je ne m’autorise pas, en conséquence, à faire quoi qui constitue à mes yeux que ce soit de calcaire un risque , risqué ( je me comprends ), je me retrouve souvent, ces jours-ci dont je parle, à relire Hunter X Hunter. Par exemple, dans mon adolescence, je n’étais pas team Naruto ou team One Piece, mais team Dragon Ball, team Fly et, donc, Hunter X Hunter. En relisant tout ça, depuis quelques semaines, j’en viens à me demander comment on peut être aussi ambivalent en fait, que ce soit dans le trait (on passe de l’esquisse pure à des trucs beaucoup plus travaillés, beaucoup plus réalistes, comme ces visages ici, qui ne servent à rien dans l’économie narrative, qui sont juste là au détour d’une exploration de la ville, même pas des personnages, juste des corps aperçus en toile de fond) ou dans le récit lui-même. Par exemple, on passe de volumes entiers hyper rébarbatifs (Togashi - vérifier - aime inventer des jeux ou des sports fictifs et il passe parfois de longs moments à en lister les règles et les situations [7]) à d’autres parfaitement construits avec une tension de ouf et un suspense fort. Par exemple, toute la partie centrée sur la Brigade Fantôme où tu sens bien que n’importe quoi peut se passer à la page d’après. C’est aussi très éloigné des codes du shonen [8] dans le sens où, finalement, les héros sont vraiment vulnérables, ils ne dominent pas leur sujet, et ils risquent en permanence réellement la mort. On sent bien que parfois, ça se jouera à rien. La logique de personnage est aussi très intéressante à étudier : malgré les clichés propres au genre, il n’y a pas réellement de manichéisme, les héros peuvent effectivement être tout à fait étranger à la morale et les méchants peuvent eux (et elles) être rendus assez sympathiques sympathique . Chacun suit une logique qui lui est propre. On est donc cohérent, construit. Il faut penser à ça.

[7Et cette histoire de règles fictives à savoir expliquer est importante pour moi dans l’optique de Morphine(s) : il y aura des sports fictifs à contextualiser un minimum.

[8Manga pour garçon (sic).

100319, version 5 (24 mars 2019)

En définitive, on n’en saura pas plus. Mais un peu avant cet échange dominical entre nous je sais pas trop pourquoi ça m’est venu mais je me suis retrouvé à expliquer à H. ma rencontre avec le mot mono-sourcil. Bon, j’étais ado et j’avais pas conscience que ça pouvait même exister, ou alors je le savais sans le savoir, c’est-à-dire que je visualisais peut-être la chose mais pas le mot, et donc j’en étais venu à me dire que peut-être c’était des gens nés avec un seul sourcil sur l’un des deux yeux, ça me paraissait donc relativement normal qu’on considère ça comme un problème et qu’on veuille y remédier. Ce qui ne m’aide pas, en vérité, à comprendre pourquoi je me retrouve toujours tendu au niveau des épaules, comme si naturellement elles tendaient (justement) toujours à se retrousser l’une l’autre, c’est quand même un peu chiant. Après, derrière (c’est-à-dire, non-, dessous), tout s’effondre, les nerfs ils font pressions sur les veines, les artères, je ne sais pas, et ça fait des douleurs. Du moins, c’est ce que je m’imagine. Alors quand je ne lis pas Le double ou Nino dans la nuit, du fait de ces douleurs possibles, ou en prévisions de ces douleurs, ou parce que je m’imagine ces douleurs et que je ne m’autorise pas, en conséquence, à faire quoi que ce soit de risqué (je me comprends), je me retrouve souvent, ces jours-ci dont je parle, à relire Hunter X Hunter. Par exemple, dans mon adolescence, je n’étais pas team Naruto ou team One Piece, mais team Dragon Ball, team Fly et, donc, Hunter X Hunter. En relisant tout ça, depuis quelques semaines, j’en viens à me demander comment on peut être aussi ambivalent en fait, que ce soit dans le trait (on passe de l’esquisse pure à des trucs beaucoup plus travaillés, beaucoup plus réalistes, comme ces visages ici, qui ne servent à rien dans l’économie narrative, qui sont juste là au détour d’une exploration de la ville, même pas des personnages, juste des corps aperçus en toile de fond) ou dans le récit lui-même. Par exemple, on passe de volumes entiers hyper rébarbatifs (Togashi - vérifier - aime inventer des jeux ou des sports fictifs et il passe parfois de longs moments à en lister les règles et les situations [9]) à d’autres parfaitement construits avec une tension de ouf et un suspense fort. Par exemple, toute la partie centrée sur la Brigade Fantôme où tu sens bien que n’importe quoi peut se passer à la page d’après. C’est aussi très éloigné des codes du shonen [10] dans le sens où, finalement, les héros sont vraiment vulnérables, ils ne dominent pas leur sujet, et ils risquent réellement la mort. On sent bien que parfois, ça se jouera à rien. La logique de personnage est aussi très intéressante à étudier : malgré les clichés propres au genre, il n’y a pas réellement de manichéisme, les héros peuvent être tout à fait étranger à la morale et les méchants peuvent eux (et elles) être rendus assez sympathique. Chacun suit une logique qui lui est propre. On est donc cohérent, construit. Il faut penser à ça.

[9Et cette histoire de règles fictives à savoir expliquer est importante pour moi dans l’optique de Morphine(s) : il y aura des sports fictifs à contextualiser un minimum.

[10Manga pour garçon (sic).

100319, version 4 (10 mars 2019)

Moi aussi Ouais .

100319, version 3 (10 mars 2019)

hXh

— C’est quoi qui fait ce bruit ?

En définitive, on n’en saura pas plus. Mais un peu avant cet échange dominical entre nous je sais pas trop pourquoi ça m’est venu mais je me suis retrouvé à expliquer à H. ma rencontre avec le mot mono-sourcil. Bon, j’étais ado et j’avais pas conscience que ça pouvait même exister, ou alors je le savais sans le savoir, c’est-à-dire que je visualisais peut-être la chose mais pas le mot, et donc j’en étais venu à me dire que peut-être c’était des gens nés avec un seul sourcil sur l’un des deux yeux, ça me paraissait donc relativement normal qu’on considère ça comme un problème et qu’on veuille y remédier. Ce qui ne m’aide pas, en vérité, à comprendre pourquoi je me retrouve toujours tendu au niveau des épaules, comme si naturellement elles tendaient (justement) toujours à se retrousser l’une l’autre, c’est quand même un peu chiant. Après, derrière (c’est-à-dire, non-, dessous), tout s’effondre, les nerfs ils font pressions sur les veines, les artères, je ne sais pas, et ça fait des douleurs. Du moins, c’est ce que je m’imagine. Alors quand je ne lis pas Le double ou Nino dans la nuit, du fait de ces douleurs possibles, ou en prévisions de ces douleurs, ou parce que je m’imagine ces douleurs et que je ne m’autorise pas, en conséquence, à faire quoi que ce soit de risqué (je me comprends), je me retrouve souvent, ces jours-ci dont je parle, à relire Hunter X Hunter. Par exemple, dans mon adolescence, je n’étais pas team Naruto ou team One Piece, mais team Dragon Ball, team Fly et, donc, Hunter X Hunter. En relisant tout ça, depuis quelques semaines, j’en viens à me demander comment on peut être aussi ambivalent en fait, que ce soit dans le trait (on passe de l’esquisse pure à des trucs beaucoup plus travaillés, beaucoup plus réalistes, comme ces visages ici, qui ne servent à rien dans l’économie narrative, qui sont juste là au détour d’une exploration de la ville, même pas des personnages, juste des corps aperçus en toile de fond) ou dans le récit lui-même. Par exemple, on passe de volumes entiers hyper rébarbatifs (Togashi - vérifier - aime inventer des jeux ou des sports fictifs et il passe parfois de longs moments à en lister les règles et les situations [11]) à d’autres parfaitement construits avec une tension de ouf et un suspense fort. Par exemple, toute la partie centrée sur la Brigade Fantôme où tu sens bien que n’importe quoi peut se passer à la page d’après. C’est aussi très éloigné des codes du shonen [12] dans le sens où, finalement, les héros sont vraiment vulnérables, ils ne dominent pas leur sujet, et ils risquent réellement la mort. On sent bien que parfois, ça se jouera à rien. La logique de personnage est aussi très intéressante à étudier : malgré les clichés propres au genre, il n’y a pas réellement de manichéisme, les héros peuvent être tout à fait étranger à la morale et les méchants peuvent eux (et elles) être rendus assez sympathique. Chacun suit une logique qui lui est propre. On est donc cohérent, construit. Il faut penser à ça.

[11Et cette histoire de règles fictives à savoir expliquer est importante pour moi dans l’optique de Morphine(s) : il y aura des sports fictifs à contextualiser un minimum.

[12Manga pour garçon (sic).

100319, version 2 (10 mars 2019)

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