110319


J’aime pas devoir sortir le matin plutôt que l’après-midi (mais là, il fallait poster ça déqueup et on n’a plus de légumes pour les lapins). J’aime pas quand les lapins réclament de manger plus tôt que d’habitude et te le font savoir. J’aime pas m’imaginer que mes voisins puissent m’entendre leur dire à voix haute des trucs comme naon, c’est pas l’heure de manger ! Naon c’est pas vous qui décidez quand on mange ! J’aime pas quand dans une boîte de lentilles aux carottes il y a plus de carottes que de lentilles. J’aime pas casser les noix sans avoir de casse-noix (pourtant je le fais quand même). En fait j’aime pas les noix (mais j’en mange). J’aime pas quand à la caisse de l’Auchan la personne avant toi attend que l’intégralité de ses courses soient scannées par la caissière et d’avoir payé pour commencer lentement à les ranger dans un sac qu’elle met des plombes à étendre. J’aime pas Greed Island. J’aime pas le gingembre. J’aime pas quand je me cogne (et ici ça arrive souvent). J’aime pas plus pouvoir ouvrir complètement le frigo quand il y a du linge à sécher. J’aime pas trouver au fond dudit frigo un bol avec un reste de champignons qui datent de Mathusalem alors les champignons ont commencé à produire d’autres genres de champignons sur eux. J’aime pas devoir écrire un mot avec un œ dans Libre office parce que le raccourci marche pas alors il faut aller le chercher, et c’est loin de tout. J’aime pas quand les bananes sont pleines de miel. J’aime pas Tom Bombadil. J’aime pas la dernière machine à la Poste, tout au fond, derrière le guichet pro, parce qu’elle a tendance à oublier d’imprimer les reçus. J’aime pas quand ça fait des semaines que j’ai pas avancé dans Ulysse. J’aime pas les étapes de plaine et les sprints massifs. J’aime pas l’odeur de ce nouveau liquide vaisselle qui n’était pas le liquide vaisselle. J’aime pas comment Adobe plantera systématiquement à la moindre recherche contrôle F dans un PDF (alors il faut que je passe par Chrome exprès parce que dans Aperçu les résultats sont comment dirais-je plutôt aléatoires). J’aime pas les blettes et j’aime pas la coriandre. J’aime pas les cartes de fidélité. J’aime pas quand un auteur nous renvoie exactement le même manuscrit avec exactement le même mail trois ans après qu’il a déjà été refusé avec un retour et des arguments. J’aime pas l’expression faire livre (alors pourquoi je l’emploie ?). J’aime pas les explications ou instructions ou introductions peu inspirées (et parlées) de XXXTentacion au début de ses albums. En fait, à part « whoa (mind in awe) » et « what are you so afraid of » j’aime pas trop Skins : on sent qu’ils ont raclé les fonds de tiroir de la mort. J’aime pas le mot notoirement (mais j’aime celui-là : tétrapode). J’aime pas le dernier album de Youn Sun nah. J’aime pas utiliser Transmit parce qu’il ne garde pas les mots de passe en mémoire. J’aime pas Laval. J’aime pas la table de la cuisine. J’aime pas me dire que j’ai des yeux friables (et pourtant j’ai raison). J’aime pas le mot miction. J’aime pas les magazines littéraires qui ne mettent pas quelle est leur adresse postale sur leur site et qui ne répondent pas quand tu leur proposes des SP parce que sans doute ils sont au-dessus de ça (comprendre : nous). J’aime pas le tag #7jours7livres challenge parce que je suis juste incapable de me limiter à sept, et j’aime pas me lancer dans un #2X7jours7livres challenge parce que là j’en trouve que treize. J’aime pas repasser (c’est pour ça que je le fais pas). J’aime pas faire les mises à jour Spip (idem). J’aime pas Tarask. J’aime pas la petite douleur derrière l’épaule à droite, signe de trop d’heures passées dans la même position devant l’écran (n’importe lequel). J’aime pas quand les tiges du maté en sont à obstruer les pores de la bombilla, il paraît qu’il existe des maté sans tiges ni poussière (ah ?) mais il est en rupture de stock (ah...). J’aime pas le fait que Dragon Ball Multiverse soit publié page par page et non chapitre par chapitre, ça donne le sentiment que tout est ralenti. J’aime pas le café. J’aime pas Le Problème à trois corps. J’aime pas le moteur de recherche d’Echosign qui capiche pas les guillemets, si bien que si t’écris journal de la crise, il te sort tous les résultats avec les résultats journal OU de OU la OU crise (donc des tas). J’aime pas quand on dépasse la date de péremption des morceaux découpés d’ananas et que du coup ils ont un goût effervescent à cause sans doute des conservateurs pour ce que j’en sais. J’aime pas quand l’eau du thé est trop chaude. J’aime pas quand elle est trop froide. J’aime pas David Seaman et j’aime pas l’Inter de Milan. J’aime pas non plus Manchester United. J’aime pas quand le journal n’est pas strictement dans un écart de mois +1, une publication toujours calquée sur le même écart (le 11 février doit paraître le 11 mars), alors je cours après mon ombre en en publiant deux par jours pour combler mon retard. J’aime pas quand ils n’écrivent la date de péremption des œufs que sur la boîte et pas sur la coque même, alors tu en es réduit à secouer désespérément lesdits œufs en te répétant, te répétant et si je te mangeais ? jusqu’à ce que tu en viennes à te dire on n’utilise pas assez le timer du four pour des usages détournés, nous (ce qui est parfaitement vrai). J’aime pas celles ou ceux qui disent tout haut ce que certains pensent tout bas (parce que généralement il faut bien avouer que ça n’est jamais bon signe). J’aime pas la froideur qui revient (mais j’aimais déjà pas les températures tropicales d’il y a une ou deux semaines). J’aime pas les goals en pantalon. J’aime pas prendre l’ascenseur avec le satyre lifté du septième. J’aime pas le fait que la marche pour le climat de samedi commence à quelque chose comme quatorze heures (mais peut-être que j’aurai besoin d’un prétexte pour ne pas me demander si j’y vais). J’aime pas qu’il faille sans cesse se demander s’il y a ou non de la douleur où que passe la douleur. J’aime pas quand quiconque prétend que toutes les pâtes ont le même goût, quelle que soit leur forme. J’aime pas les mecs musclés. J’aime pas l’odeur de l’encens. J’aime pas le pain de maïs. J’aime pas scanner une facture pour l’envoyer à ta mutuelle (qui te dira si oui ou non elle couvre). J’aime pas, à cause de la gluance, trop faire cuire dix litres de riz : impossible de revenir en arrière après ça. J’aime pas oublier d’acheter du beurre. J’aime pas me dire qu’il est tôt. J’aime pas me dire qu’il est tard. J’aime pas prendre conscience des heures. J’aime pas le septième Docteur. J’aime pas me dire j’aimerais dormir mille ans (mais je me le dis quand même). J’aime pas quand ça s’apprête à craquer mais que ça craque pas, alors ça te laissera une articulation pleine et entière dans la situation d’inconfort que c’est, au bout du compte, l’entre-deux des craquements. J’aime pas tout ce qui survient cycliquement, par exemple chaque semaine, chaque mois ou chaque année. J’aime pas casser des noix à mains nues (je l’ai déjà dit). J’aime pas le soleil avant seize-dix-sept heures. J’aime pas la tournure que ça prend mes j’aime pas : on a le sentiment qu’il nous faudra plusieurs tomes pour en venir à bout. J’aime pas quand un camion énorme bloque toute la rue perpendiculairement pour pouvoir gérer sa marche arrière vers les stocks secrets de l’Auchan. J’aime pas quand quiconque klaxonnera à tout bout de champ pour des prétextes sirupeux. J’aime pas quand ça démange et j’aime pas quand ça pique. J’aime pas les aspirateurs Dyson. J’aime pas mal écaler les œufs. J’aime pas qu’on croit (sic) en lisant un journal qui est plein de noirceur que j’ai nécessairement passé des jours sombres. J’aime pas foirer mes subjonctifs. J’aime pas quand l’un des nerfs d’Arnold ou l’autre décide après un faux mouvement ou quoi de sauter, et la chaleur dans laquelle s’incarnera la douleur derrière sur tout le tracé du fil. J’aime pas quand il se passe précisément la même chose en métaphore d’éclairage artificiel, c’est-à-dire quand le filament de l’ampoule à l’allumage fibrille une fraction de seconde ou deux avant de rompre et l’ampoule de claquer. J’aime pas quand les gens disent que ça vaut pas le coup d’aller au restaurant si c’est pour manger des pâtes (on n’a jamais assez de bonnes raisons de manger des pâtes dans une vie). J’aime pas Scatman. J’aime pas quand pour te dire que c’est un concombre bio ils te collent dessus une étiquette dégueulasse et chimique. J’aime pas mettre des ils à tout bout de champ. J’aime pas me souvenir qu’on a un jour préféré acheter Sylvain Armand à Nantes pour 9M€ au lieu de prolonger gratuitement quelqu’un comme Juan Pablo Sorin qui sortait d’une saison dingue. J’aime pas oublier que j’ai des couverts à salade. J’aime pas sortir de chez moi juste pour descendre la poubelle au local à poubelles. J’aime pas dire le mot poubelle. Quand je bossais chez STAT, j’aimais pas la façon dont C. pouvait nous dire ça va, je vous ai pas trop pesé ? car que veux-tu répondre à ça quand c’est ta boss qui le dit ? J’aime pas la matéria Élément de base. J’aime pas l’acidité des tomates quand tu les coupes après t’être coupé les doigts. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie. J’aime pas les petites colonnes vertébrales des sardines, là. J’aime pas trop le pain de seigle mais je peux concevoir d’en manger. Bien que j’aime pas les noix j’aime assez le pain aux noix (même si ça m’arrive assez rarement d’en acheter). J’aime pas que dans Friends les personnages soient progressivement devenus tous des caricatures d’eux-mêmes. J’aime pas regarder Les Simpson en VO (ne parlons pas de Daria). J’aime pas me dire que si Lou n’avait pas indirectement attiré mon attention sur le fait que les Pléïades sont vendus avec une petite protection plastique, je m’en serais probablement jamais aperçu. J’aime pas les blettes, j’aime pas qu’on parle dans les parties communes. J’aime pas l’aura blanchâtre que peuvent avoir certaines ampoules basses consommation dans l’immeuble d’en face. J’aime pas celles/ceux qui gueulent alleuuuuez ! dans n’importe quelle situation sportive. J’aime pas mépriser qui (ou quoi) que ce soit. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie (ça aussi je l’ai déjà dit). J’aime pas quand je me dis encore, ce mail j’y répondrai demain. J’aime pas me souvenir combien c’était vital de lire tel ou tel livre à un moment donné et ne plus comprendre du tout quel fut mon enthousiasme du moment (d’ailleurs je ne l’ai pas lu). J’aime pas lire chez d’autres des listes (mais j’aime assez ça, les écrire). J’aime pas les textes à chute. J’aime pas quand on oublie de se dire et toi, tu as passé une bonne journée ?
— En réalité oui.

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110319, version 35 (21 juin 2019)

J’aime pas devoir sortir le matin plutôt que l’après-midi (mais là, il fallait poster ça déqueup et on n’a plus de légumes pour les lapins). J’aime pas quand les lapins réclament de manger plus tôt que d’habitude et te le font savoir. J’aime pas m’imaginer que mes voisins puissent m’entendre leur dire à voix haute des trucs comme naon, c’est pas l’heure de manger ! Naon c’est pas vous qui décidez quand on mange ! J’aime pas quand dans une boîte de lentilles aux carottes il y a plus de carottes que de lentilles. J’aime pas casser les noix sans avoir de casse-noix (pourtant je le fais quand même). En fait j’aime pas les noix (mais j’en mange). J’aime pas quand à la caisse de l’Auchan la personne avant toi attend que l’intégralité de ses courses soient scannées par la caissière et d’avoir payé pour commencer lentement à les ranger dans un sac qu’elle met des plombes à étendre. J’aime pas Greed Island. J’aime pas le gingembre. J’aime pas quand je me cogne (et ici ça arrive souvent). J’aime pas plus pouvoir ouvrir complètement le frigo quand il y a du linge à sécher. J’aime pas trouver au fond dudit frigo un bol avec un reste de champignons qui datent de Mathusalem alors les champignons ont commencé à produire d’autres genres de champignons sur eux. J’aime pas devoir écrire un mot avec un œ dans Libre office parce que le raccourci marche pas alors il faut aller le chercher, et c’est loin de tout. J’aime pas quand les bananes sont pleines de miel. J’aime pas Tom Bombadil. J’aime pas la dernière machine à la Poste, tout au fond, derrière le guichet pro, parce qu’elle a tendance à oublier a oublié d’imprimer les reçus. J’aime pas quand ça fait des semaines que j’ai pas avancé dans Ulysse. J’aime pas les étapes de plaine et les sprints massifs. J’aime pas l’odeur de ce nouveau liquide vaisselle qui n’était pas le liquide vaisselle. J’aime pas comment Adobe plantera systématiquement à la moindre recherche contrôle F dans un PDF (alors il faut que je passe par Chrome exprès parce que dans Aperçu les résultats sont comment dirais-je plutôt aléatoires). J’aime pas les blettes et j’aime pas la coriandre. J’aime pas les cartes de fidélité. J’aime pas quand un auteur nous renvoie exactement le même manuscrit avec exactement le même mail trois ans après qu’il a déjà été refusé avec un retour et des arguments. J’aime pas l’expression faire livre (alors pourquoi je l’emploie ?). J’aime pas les explications ou instructions ou introductions peu inspirées (et parlées) de XXXTentacion au début de ses albums. En fait, à part « whoa (mind in awe) » et « what are you so afraid of » j’aime pas trop Skins : on sent qu’ils ont raclé les fonds de tiroir de la mort. J’aime pas le mot notoirement (mais j’aime celui-là : tétrapode). J’aime pas le dernier album de Youn Sun nah. J’aime pas utiliser Transmit parce qu’il ne garde pas les mots de passe en mémoire. J’aime pas Laval. J’aime pas la table de la cuisine. J’aime pas me dire que j’ai des yeux friables (et pourtant j’ai raison). J’aime pas le mot miction. J’aime pas les magazines littéraires qui ne mettent pas quelle est leur adresse postale sur leur site et qui ne répondent pas quand tu leur proposes des SP parce que sans doute ils sont au-dessus de ça (comprendre : nous). J’aime pas le tag #7jours7livres challenge parce que je suis juste incapable de me limiter à sept, et j’aime pas me lancer dans un #2X7jours7livres challenge parce que là j’en trouve que treize. J’aime pas repasser (c’est pour ça que je le fais pas). J’aime pas faire les mises à jour Spip (idem). J’aime pas Tarask. J’aime pas la petite douleur derrière l’épaule à droite, signe de trop d’heures passées dans la même position devant l’écran (n’importe lequel). J’aime pas quand les tiges du maté en sont à obstruer les pores de la bombilla, il paraît qu’il existe des maté sans tiges ni poussière (ah ?) mais il est en rupture de stock (ah...). J’aime pas le fait que Dragon Ball Multiverse soit publié page par page et non chapitre par chapitre, ça donne le sentiment que tout est ralenti. J’aime pas le café. J’aime pas Le Problème à trois corps. J’aime pas le moteur de recherche d’Echosign qui capiche pas les guillemets, si bien que si t’écris journal de la crise, il te sort tous les résultats avec les résultats journal OU de OU la OU crise (donc des tas). J’aime pas quand on dépasse la date de péremption des morceaux découpés d’ananas et que du coup ils ont un goût effervescent à cause sans doute des conservateurs pour ce que j’en sais. J’aime pas quand l’eau du thé est trop chaude. J’aime pas quand elle est trop froide. J’aime pas David Seaman et j’aime pas l’Inter de Milan. J’aime pas non plus Manchester United. J’aime pas quand le journal n’est pas strictement dans un écart de mois +1, une publication toujours calquée sur le même écart (le 11 février doit paraître le 11 mars), alors je cours après mon ombre en en publiant deux par jours pour combler mon retard. J’aime pas quand ils n’écrivent la date de péremption des œufs que sur la boîte et pas sur la coque même, alors tu en es réduit à secouer désespérément lesdits œufs en te répétant, te répétant et si je te mangeais ? jusqu’à ce que tu en viennes à te dire on n’utilise pas assez le timer du four pour des usages détournés, nous (ce qui est parfaitement vrai). J’aime pas celles ou ceux qui disent tout haut ce que certains pensent tout bas (parce que généralement il faut bien avouer que ça n’est jamais bon signe). J’aime pas la froideur qui revient (mais j’aimais déjà pas les températures tropicales d’il y a une ou deux semaines). J’aime pas les goals en pantalon. J’aime pas prendre l’ascenseur avec le satyre lifté du septième. J’aime pas le fait que la marche pour le climat de samedi commence à quelque chose comme quatorze heures (mais peut-être que j’aurai besoin d’un prétexte pour ne pas me demander si j’y vais). J’aime pas qu’il faille sans cesse se demander s’il y a ou non de la douleur où que passe la douleur. J’aime pas quand quiconque prétend que toutes les pâtes ont le même goût, quelle que soit leur forme. J’aime pas les mecs musclés. J’aime pas l’odeur de l’encens. J’aime pas le pain de maïs. J’aime pas scanner une facture pour l’envoyer à ta mutuelle (qui te dira si oui ou non elle couvre). J’aime pas, à cause de la gluance, trop faire cuire dix litres de riz : impossible de revenir en arrière après ça. J’aime pas oublier d’acheter du beurre. J’aime pas me dire qu’il est tôt. J’aime pas me dire qu’il est tard. J’aime pas prendre conscience des heures. J’aime pas le septième Docteur. J’aime pas me dire j’aimerais dormir mille ans (mais je me le dis quand même). J’aime pas quand ça s’apprête à craquer mais que ça craque pas, alors ça te laissera une articulation pleine et entière dans la situation d’inconfort que c’est, au bout du compte, l’entre-deux des craquements. J’aime pas tout ce qui survient cycliquement, par exemple chaque semaine, chaque mois ou chaque année. J’aime pas casser des noix à mains nues (je l’ai déjà dit). J’aime pas le soleil avant seize-dix-sept heures. J’aime pas la tournure que ça prend mes j’aime pas : on a le sentiment qu’il nous faudra plusieurs tomes pour en venir à bout. J’aime pas quand un camion énorme bloque toute la rue perpendiculairement pour pouvoir gérer sa marche arrière vers les stocks secrets de l’Auchan. J’aime pas quand quiconque klaxonnera à tout bout de champ pour des prétextes sirupeux. J’aime pas quand ça démange et j’aime pas quand ça pique. J’aime pas les aspirateurs Dyson. J’aime pas mal écaler les œufs. J’aime pas qu’on croit (sic) en lisant un journal qui est plein de noirceur que j’ai nécessairement passé des jours sombres. J’aime pas foirer mes subjonctifs. J’aime pas quand l’un des nerfs d’Arnold ou l’autre décide après un faux mouvement ou quoi de sauter, et la chaleur dans laquelle s’incarnera la douleur derrière sur tout le tracé du fil. J’aime pas quand il se passe précisément la même chose en métaphore d’éclairage artificiel, c’est-à-dire quand le filament de l’ampoule à l’allumage fibrille une fraction de seconde ou deux avant de rompre et l’ampoule de claquer. J’aime pas quand les gens disent que ça vaut pas le coup d’aller au restaurant si c’est pour manger des pâtes (on n’a jamais assez de bonnes raisons de manger des pâtes dans une vie). J’aime pas Scatman. J’aime pas quand pour te dire que c’est un concombre bio ils te collent dessus une étiquette dégueulasse et chimique. J’aime pas mettre des ils à tout bout de champ. J’aime pas me souvenir qu’on a un jour préféré acheter Sylvain Armand à Nantes pour 9M€ au lieu de prolonger gratuitement quelqu’un comme Juan Pablo Sorin qui sortait d’une saison dingue. J’aime pas oublier que j’ai des couverts à salade. J’aime pas sortir de chez moi juste pour descendre la poubelle au local à poubelles. J’aime pas dire le mot poubelle. Quand je bossais chez STAT, j’aimais pas la façon dont C. pouvait nous dire ça va, je vous ai pas trop pesé ? car que veux-tu répondre à ça quand c’est ta boss qui le dit ? J’aime pas la matéria Élément de base. J’aime pas l’acidité des tomates quand tu les coupes après t’être coupé les doigts. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie. J’aime pas les petites colonnes vertébrales des sardines, là. J’aime pas trop le pain de seigle mais je peux concevoir d’en manger. Bien que j’aime pas les noix j’aime assez le pain aux noix (même si ça m’arrive assez rarement d’en acheter). J’aime pas que dans Friends les personnages soient progressivement devenus tous des caricatures d’eux-mêmes. J’aime pas regarder Les Simpson en VO (ne parlons pas de Daria). J’aime pas me dire que si Lou n’avait pas indirectement attiré mon attention sur le fait que les Pléïades sont vendus avec une petite protection plastique, je m’en serais probablement jamais aperçu. J’aime pas les blettes, j’aime pas qu’on parle dans les parties communes. J’aime pas l’aura blanchâtre que peuvent avoir certaines ampoules basses consommation dans l’immeuble d’en face. J’aime pas celles/ceux qui gueulent alleuuuuez ! dans n’importe quelle situation sportive. J’aime pas mépriser qui (ou quoi) que ce soit. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie (ça aussi je l’ai déjà dit). J’aime pas quand je me dis encore, ce mail j’y répondrai demain. J’aime pas me souvenir combien c’était vital de lire tel ou tel livre à un moment donné et ne plus comprendre du tout quel fut mon enthousiasme du moment (d’ailleurs je ne l’ai pas lu). J’aime pas lire chez d’autres des listes (mais j’aime assez ça, les écrire). J’aime pas les textes à chute. J’aime pas quand on oublie de se dire et toi, tu as passé une bonne journée ?

110319, version 34 (21 avril 2019)

J’aime pas devoir sortir le matin plutôt que l’après-midi (mais là, il fallait poster ça déqueup et on n’a plus de légumes pour les lapins). J’aime pas quand les lapins réclament de manger plus tôt que d’habitude et te le font savoir. J’aime pas m’imaginer que mes voisins puissent m’entendre leur dire à voix haute des trucs comme naon, c’est pas l’heure de manger ! Naon c’est pas vous qui décidez quand on mange ! J’aime pas quand dans une boîte de lentilles aux carottes il y a plus de carottes que de lentilles. J’aime pas casser les noix sans avoir de casse-noix (pourtant je le fais quand même). En fait j’aime pas les noix (mais j’en mange). J’aime pas quand à la caisse de l’Auchan la personne avant toi attend que l’intégralité de ses courses soient scannées par la caissière et d’avoir payé pour commencer lentement à les ranger dans un sac qu’elle met des plombes à étendre. J’aime pas Greed Island. J’aime pas le gingembre. J’aime pas quand je me cogne (et ici ça arrive souvent). J’aime pas plus pouvoir ouvrir complètement le frigo quand il y a du linge à sécher. J’aime pas trouver au fond dudit frigo un bol avec un reste de champignons qui datent de Mathusalem alors les champignons ont commencé à produire d’autres genres de champignons sur eux. J’aime pas devoir écrire un mot avec un œ dans Libre office parce que le raccourci marche pas alors il faut aller le chercher, et c’est loin de tout. J’aime pas quand les bananes sont pleines de miel. J’aime pas Tom Bombadil. J’aime pas la dernière machine à la Poste, tout au fond, derrière le guichet pro, parce qu’elle a tendance a oublié d’imprimer les reçus. J’aime pas quand ça fait des semaines que j’ai pas avancé dans Ulysse. J’aime pas les étapes de plaine et les sprints massifs. J’aime pas l’odeur de ce nouveau liquide vaisselle qui n’était pas le liquide vaisselle. J’aime pas comment Adobe plantera systématiquement à la moindre recherche contrôle F dans un PDF (alors il faut que je passe par Chrome exprès parce que dans Aperçu les résultats sont comment dirais-je plutôt aléatoires). J’aime pas les blettes et j’aime pas la coriandre. J’aime pas les cartes de fidélité. J’aime pas quand un auteur nous renvoie exactement le même manuscrit avec exactement le même mail trois ans après qu’il a déjà été refusé avec un retour et des arguments. J’aime pas l’expression faire livre (alors pourquoi je l’emploie ?). J’aime pas les explications ou instructions ou introductions peu inspirées (et parlées) de XXXTentacion au début de ses albums. En fait, à part « whoa (mind in awe) » et « what are you so afraid of » j’aime pas trop Skins : on sent qu’ils ont raclé les fonds de tiroir de la mort. J’aime pas le mot notoirement (mais j’aime celui-là : tétrapode). J’aime pas le dernier album de Youn Sun nah. J’aime pas utiliser Transmit parce qu’il ne garde pas les mots de passe en mémoire. J’aime pas Laval. J’aime pas la table de la cuisine. J’aime pas me dire que j’ai des yeux friables (et pourtant j’ai raison). J’aime pas le mot miction. J’aime pas les magazines littéraires qui ne mettent pas quelle est leur adresse postale sur leur site et qui ne répondent pas quand tu leur proposes des SP parce que sans doute ils sont au-dessus de ça (comprendre : nous). J’aime pas le tag #7jours7livres challenge parce que je suis juste incapable de me limiter à sept, et j’aime pas me lancer dans un #2X7jours7livres challenge parce que là j’en trouve que treize. J’aime pas repasser (c’est pour ça que je le fais pas). J’aime pas faire les mises à jour Spip (idem). J’aime pas Tarask. J’aime pas la petite douleur derrière l’épaule à droite, signe de trop d’heures passées dans la même position devant l’écran (n’importe lequel). J’aime pas quand les tiges du maté en sont à obstruer les pores de la bombilla, il paraît qu’il existe des maté sans tiges ni poussière (ah ?) mais il est en rupture de stock (ah...). J’aime pas le fait que Dragon Ball Multiverse soit publié page par page et non chapitre par chapitre, ça donne le sentiment que tout est ralenti. J’aime pas le café. J’aime pas Le Problème à trois corps. J’aime pas le moteur de recherche d’Echosign qui capiche pas les guillemets, si bien que si t’écris journal de la crise, il te sort tous les résultats avec les résultats journal OU de OU la OU crise (donc des tas). J’aime pas quand on dépasse la date de péremption des morceaux découpés d’ananas et que du coup ils ont un goût effervescent à cause sans doute des conservateurs pour ce que j’en sais. J’aime pas quand l’eau du thé est trop chaude. J’aime pas quand elle est trop froide. J’aime pas David Seaman et j’aime pas l’Inter de Milan. J’aime pas non plus Manchester United. J’aime pas quand le journal n’est pas strictement dans un écart de mois +1, une publication toujours calquée sur le même écart (le 11 février doit paraître le 11 mars), alors je cours après mon ombre en en publiant deux par jours pour combler mon retard. J’aime pas quand ils n’écrivent la date de péremption des œufs que sur la boîte et pas sur la coque même, alors tu en es réduit à secouer désespérément lesdits œufs en te répétant, te répétant et si je te mangeais ? jusqu’à ce que tu en viennes à te dire on n’utilise pas assez le timer du four pour des usages détournés, nous (ce qui est parfaitement vrai). J’aime pas celles ou ceux qui disent tout haut ce que certains pensent tout bas (parce que généralement il faut bien avouer que ça n’est jamais bon signe). J’aime pas la froideur qui revient (mais j’aimais déjà pas les températures tropicales d’il y a une ou deux semaines). J’aime pas les goals en pantalon. J’aime pas prendre l’ascenseur avec le satyre lifté du septième. J’aime pas le fait que la marche pour le climat de samedi commence à quelque chose comme quatorze heures (mais peut-être que j’aurai besoin d’un prétexte pour ne pas me demander si j’y vais). J’aime pas qu’il faille sans cesse se demander s’il y a ou non de la douleur où que passe la douleur. J’aime pas quand quiconque prétend que toutes les pâtes ont le même goût, quelle que soit leur forme. J’aime pas les mecs musclés. J’aime pas l’odeur de l’encens. J’aime pas le pain de maïs. J’aime pas scanner une facture pour l’envoyer à ta mutuelle (qui te dira si oui ou non elle couvre). J’aime pas, à cause de la gluance, trop faire cuire dix litres de riz : impossible de revenir en arrière après ça. J’aime pas oublier d’acheter du beurre. J’aime pas me dire qu’il est tôt. J’aime pas me dire qu’il est tard. J’aime pas prendre conscience des heures. J’aime pas le septième Docteur. J’aime pas me dire j’aimerais dormir mille ans (mais je me le dis quand même). J’aime pas quand ça s’apprête à craquer mais que ça craque pas, alors ça te laissera une articulation pleine et entière dans la situation d’inconfort que c’est, au bout du compte, l’entre-deux des craquements. J’aime pas tout ce qui survient cycliquement, par exemple chaque semaine, chaque mois ou chaque année. J’aime pas casser des noix à mains nues (je l’ai déjà dit). J’aime pas le soleil avant seize-dix-sept heures. J’aime pas la tournure que ça prend mes j’aime pas : on a le sentiment qu’il nous faudra plusieurs tomes pour en venir à bout. J’aime pas quand un camion énorme bloque toute la rue perpendiculairement pour pouvoir gérer sa marche arrière vers les stocks secrets de l’Auchan. J’aime pas quand quiconque klaxonnera à tout bout de champ pour des prétextes sirupeux. J’aime pas quand ça démange et j’aime pas quand ça pique. J’aime pas les aspirateurs Dyson. J’aime pas mal écaler les œufs. J’aime pas qu’on croit (sic) en lisant un journal qui est plein de noirceur que j’ai nécessairement passé des jours sombres. J’aime pas foirer mes subjonctifs. J’aime pas quand l’un des nerfs d’Arnold ou l’autre décide après un faux mouvement ou quoi de sauter, et la chaleur dans laquelle s’incarnera la douleur derrière sur tout le tracé du fil. J’aime pas quand il se passe précisément la même chose en métaphore d’éclairage artificiel, c’est-à-dire quand le filament de l’ampoule à l’allumage fibrille une fraction de seconde ou deux avant de rompre et l’ampoule de claquer. J’aime pas quand les gens disent que ça vaut pas le coup d’aller au restaurant si c’est pour manger des pâtes (on n’a jamais assez de bonnes raisons de manger des pâtes dans une vie). J’aime pas Scatman. J’aime pas quand pour te dire que c’est un concombre bio ils te collent dessus une étiquette dégueulasse et chimique. J’aime pas mettre des ils à tout bout de champ. J’aime pas me souvenir qu’on a un jour préféré acheter Sylvain Armand à Nantes pour 9M€ au lieu de prolonger gratuitement quelqu’un comme Juan Pablo Sorin qui sortait d’une saison dingue. J’aime pas oublier que j’ai des couverts à salade. J’aime pas sortir de chez moi juste pour descendre la poubelle au local à poubelles. J’aime pas dire le mot poubelle. Quand je bossais chez STAT, j’aimais pas la façon dont C. pouvait nous dire ça va, je vous ai pas trop pesé ? car que veux-tu répondre à ça quand c’est ta boss qui le dit ? J’aime pas la matéria Élément de base. J’aime pas l’acidité des tomates quand tu les coupes après t’être coupé les doigts. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie. J’aime pas les petites colonnes vertébrales des sardines, là. J’aime pas trop le pain de seigle mais je peux concevoir d’en manger. Bien que j’aime pas les noix j’aime assez le pain aux noix (même si ça m’arrive assez rarement d’en acheter). J’aime pas que dans Friends les personnages soient progressivement devenus tous des caricatures d’eux-mêmes. J’aime pas regarder Les Simpson en VO (ne parlons pas de Daria). J’aime pas me dire que si Lou n’avait pas indirectement attiré mon attention sur le fait que les Pléïades sont vendus avec une petite protection plastique, je m’en serais probablement jamais aperçu. J’aime pas les blettes, j’aime pas qu’on parle dans les parties communes. J’aime pas l’aura blanchâtre que peuvent avoir certaines ampoules basses consommation dans l’immeuble d’en face. J’aime pas celles/ceux qui gueulent alleuuuuez ! dans n’importe quelle situation sportive. J’aime pas mépriser qui (ou quoi) que ce soit. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie (ça aussi je l’ai déjà dit). J’aime pas quand je me dis encore, ce mail j’y répondrai demain. J’aime pas me souvenir combien c’était vital de lire tel ou tel livre à un moment donné et ne plus comprendre du tout quel fut mon enthousiasme du moment (d’ailleurs je ne l’ai pas lu). J’aime pas lire chez d’autres des listes (mais j’aime assez ça, les écrire). J’aime pas les textes à chute. J’aime pas quand on oublie de se dire et toi, tu as passé une bonne journée ?

110319, version 32 (14 avril 2019)

J’aime pas devoir sortir le matin plutôt que l’après-midi (mais là, il fallait poster ça déqueup et on n’a plus de légumes pour les lapins). J’aime pas quand les lapins réclament de manger plus tôt que d’habitude et te le font savoir. J’aime pas m’imaginer que mes voisins puissent m’entendre leur dire à voix haute des trucs comme naon, c’est pas l’heure de manger ! Naon c’est pas vous qui décidez quand on mange ! J’aime pas quand dans une boîte de lentilles aux carottes il y a plus de carottes que de lentilles. J’aime pas casser les noix sans avoir de casse-noix (pourtant je le fais quand même). En fait j’aime pas les noix (mais j’en mange). J’aime pas quand à la caisse de l’Auchan la personne avant toi attend que l’intégralité de ses courses soient scannées par la caissière et d’avoir payé pour commencer lentement à les ranger dans un sac qu’elle met des plombes à étendre. J’aime pas Greed Island. J’aime pas le gingembre. J’aime pas quand je me cogne (et ici ça arrive souvent). J’aime pas plus pouvoir ouvrir complètement le frigo quand il y a du linge à sécher. J’aime pas trouver au fond dudit frigo un bol avec un reste de champignons qui datent de Mathusalem alors les champignons ont commencé à produire d’autres genres de champignons sur eux. J’aime pas devoir écrire un mot avec un œ dans Libre office parce que le raccourci marche pas alors il faut aller le chercher, et c’est loin de tout. J’aime pas quand les bananes sont pleines de miel. J’aime pas Tom Bombadil. J’aime pas la dernière machine à la Poste, tout au fond, derrière le guichet pro, parce qu’elle a tendance a oublié d’imprimer les reçus. J’aime pas quand ça fait des semaines que j’ai pas avancé dans Ulysse. J’aime pas les étapes de plaine et les sprints massifs. J’aime pas l’odeur de ce nouveau liquide vaisselle qui n’était pas le liquide vaisselle. J’aime pas comment Adobe plantera systématiquement à la moindre recherche contrôle F dans un PDF (alors il faut que je passe par Chrome exprès parce que dans Aperçu les résultats sont comment dirais-je plutôt aléatoires). J’aime pas les blettes et j’aime pas la coriandre. J’aime pas les cartes de fidélité. J’aime pas quand un auteur nous renvoie exactement le même manuscrit avec exactement le même mail trois ans après qu’il a déjà été refusé avec un retour et des arguments. J’aime pas l’expression faire livre (alors pourquoi je l’emploie ?). J’aime pas les explications ou instructions ou introductions peu inspirées (et parlées) de XXXTentacion au début de ses albums. En fait, à part « whoa (mind in awe) » et « what are you so afraid of » j’aime pas trop Skins : on sent qu’ils ont raclé les fonds de tiroir de la mort. J’aime pas le mot notoirement (mais j’aime celui-là : tétrapode). J’aime pas le dernier album de Youn Sun nah. J’aime pas utiliser Transmit parce qu’il ne garde pas les mots de passe en mémoire. J’aime pas Laval. J’aime pas la table de la cuisine. J’aime pas me dire que j’ai des yeux friables (et pourtant j’ai raison). J’aime pas le mot miction. J’aime pas les magazines littéraires qui ne mettent pas quelle est leur adresse postale sur leur site et qui ne répondent pas quand tu leur proposes des SP parce que sans doute ils sont au-dessus de ça (comprendre : nous). J’aime pas le tag #7jours7livres challenge parce que je suis juste incapable de me limiter à sept, et j’aime pas me lancer dans un #2X7jours7livres challenge parce que là j’en trouve que treize. J’aime pas repasser (c’est pour ça que je le fais pas). J’aime faire les mises à jour Spip (idem). J’aime pas Tarask. J’aime pas la petite douleur derrière l’épaule à droite, signe de trop d’heures passées dans la même position devant l’écran (n’importe lequel). J’aime pas quand les tiges du maté en sont à obstruer les pores de la bombilla, il paraît qu’il existe des maté sans tiges ni poussière (ah ?) mais il est en rupture de stock (ah...). J’aime pas le fait que Dragon Ball Multiverse soit publié page par page et non chapitre par chapitre, ça donne le sentiment que tout est ralenti. J’aime pas le café. J’aime pas Le Problème à trois corps. J’aime pas le moteur de recherche d’Echosign qui capiche pas les guillemets, si bien que si t’écris journal de la crise, il te sort tous les résultats avec les résultats journal OU de OU la OU crise (donc des tas). J’aime pas quand on dépasse la date de péremption des morceaux découpés d’ananas et que du coup ils ont un goût effervescent à cause sans doute des conservateurs pour ce que j’en sais. J’aime pas quand l’eau du thé est trop chaude. J’aime pas quand elle est trop froide. J’aime pas David Seaman et j’aime pas l’Inter de Milan. J’aime pas non plus Manchester United. J’aime pas quand le journal n’est pas strictement dans un écart de mois +1, une publication toujours calquée sur le même écart (le 11 février doit paraître le 11 mars), alors je cours après mon ombre en en publiant deux par jours pour combler mon retard. J’aime pas quand ils n’écrivent la date de péremption des œufs que sur la boîte et pas sur la coque même, alors tu en es réduit à secouer désespérément lesdits œufs en te répétant, te répétant et si je te mangeais ? jusqu’à ce que tu en viennes à te dire on n’utilise pas assez le timer du four pour des usages détournés, nous (ce qui est parfaitement vrai). J’aime pas celles ou ceux qui disent tout haut ce que certains pensent tout bas (parce que généralement il faut vaut bien avouer que ça n’est jamais bon signe). J’aime pas la froideur qui revient (mais j’aimais déjà pas les températures tropicales d’il y a une ou deux semaines). J’aime pas les goals en pantalon. J’aime pas prendre l’ascenseur avec le satyre lifté du septième. J’aime pas le fait que la marche pour le climat de samedi commence à quelque chose comme quatorze heures (mais peut-être que j’aurai besoin d’un prétexte pour ne pas me demander si j’y vais). J’aime pas qu’il faille sans cesse se demander s’il y a ou non de la douleur où que passe la douleur. J’aime pas quand quiconque prétend que toutes les pâtes ont le même goût, quelle que soit leur forme. J’aime pas les mecs musclés. J’aime pas l’odeur de l’encens. J’aime pas le pain de maïs. J’aime pas scanner une facture pour l’envoyer à ta mutuelle (qui te dira si oui ou non elle couvre). J’aime pas, à cause de la gluance, trop faire cuire dix litres de riz : impossible de revenir en arrière après ça. J’aime pas oublier d’acheter du beurre. J’aime pas me dire qu’il est tôt. J’aime pas me dire qu’il est tard. J’aime pas prendre conscience des heures. J’aime pas le septième Docteur. J’aime pas me dire j’aimerais dormir mille ans (mais je me le dis quand même). J’aime pas quand ça s’apprête à craquer mais que ça craque pas, alors ça te laissera une articulation pleine et entière dans la situation d’inconfort que c’est, au bout du compte, l’entre-deux des craquements. J’aime pas tout ce qui survient cycliquement, par exemple chaque semaine, chaque mois ou chaque année. J’aime pas casser des noix à mains nues (je l’ai déjà dit). J’aime pas le soleil avant seize-dix-sept heures. J’aime pas la tournure que ça prend mes j’aime pas : on a le sentiment qu’il nous faudra plusieurs tomes pour en venir à bout. J’aime pas quand un camion énorme bloque toute la rue perpendiculairement pour pouvoir gérer sa marche arrière vers les stocks secrets de l’Auchan. J’aime pas quand quiconque klaxonnera à tout bout de champ pour des prétextes sirupeux. J’aime pas quand ça démange et j’aime pas quand ça pique. J’aime pas les aspirateurs Dyson. J’aime pas mal écaler les œufs. J’aime pas qu’on croit (sic) en lisant un journal qui est plein de noirceur que j’ai nécessairement passé des jours sombres. J’aime pas foirer mes subjonctifs. J’aime pas quand l’un des nerfs d’Arnold ou l’autre décide après un faux mouvement ou quoi de sauter, et la chaleur dans laquelle s’incarnera la douleur derrière sur tout le tracé du fil. J’aime pas quand il se passe précisément la même chose en métaphore d’éclairage artificiel, c’est-à-dire quand le filament de l’ampoule à l’allumage fibrille une fraction de seconde ou deux avant de rompre et l’ampoule de claquer. J’aime pas quand les gens disent que ça vaut pas le coup d’aller au restaurant si c’est pour manger des pâtes (on n’a jamais assez de bonnes raisons de manger des pâtes dans une vie). J’aime pas Scatman. J’aime pas quand pour te dire que c’est un concombre bio ils te collent dessus une étiquette dégueulasse et chimique. J’aime pas mettre des ils à tout bout de champ. J’aime pas me souvenir qu’on a un jour préféré acheter Sylvain Armand à Nantes pour 9M€ au lieu de prolonger gratuitement quelqu’un comme Juan Pablo Sorin qui sortait d’une saison dingue. J’aime pas oublier que j’ai des couverts à salade. J’aime pas sortir de chez moi juste pour descendre la poubelle au local à poubelles. J’aime pas dire le mot poubelle. Quand je bossais chez STAT, j’aimais pas la façon dont C. pouvait nous dire ça va, je vous ai pas trop pesé ? car que veux-tu répondre à ça quand c’est ta boss qui le dit ? J’aime pas la matéria Élément de base. J’aime pas l’acidité des tomates quand tu les coupes après t’être coupé les doigts. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie. J’aime pas les petites colonnes vertébrales des sardines, là. J’aime pas trop le pain de seigle mais je peux concevoir d’en manger. Bien que j’aime pas les noix j’aime assez le pain aux noix (même si ça m’arrive assez rarement d’en acheter). J’aime pas que dans Friends les personnages soient progressivement devenus tous des caricatures d’eux-mêmes. J’aime pas regarder Les Simpson en VO (ne parlons pas de Daria). J’aime pas me dire que si Lou n’avait pas indirectement attiré mon attention sur le fait que les Pléïades sont vendus avec une petite protection plastique, je m’en serais probablement jamais aperçu. J’aime pas les blettes, j’aime pas qu’on parle dans les parties communes. J’aime pas l’aura blanchâtre que peuvent avoir certaines ampoules basses consommation dans l’immeuble d’en face. J’aime pas celles/ceux qui gueulent alleuuuuez ! dans n’importe quelle situation sportive. J’aime pas mépriser qui (ou quoi) que ce soit. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie (ça aussi je l’ai déjà dit). J’aime pas quand je me dis encore, ce mail j’y répondrai demain. J’aime pas me souvenir combien c’était vital de lire tel ou tel livre à un moment donné et ne plus comprendre du tout quel fut mon enthousiasme du moment (d’ailleurs je ne l’ai pas lu). J’aime pas lire chez d’autres des listes (mais j’aime assez ça, les écrire). J’aime pas les textes à chute. J’aime pas quand on oublie de se dire et toi, tu as passé une bonne journée ?

110319, version 31 (14 avril 2019)

Publie.net, Boulot, Paris, Corps, Lapins, Football, Final Fantasy, Doctor Who, Les Simpson, Lou Sarabadzic, Friends, Daria, XXXTentacion, Hunter X Hunter
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J’aime pas devoir sortir le matin plutôt que l’après-midi (mais là, il fallait poster ça déqueup et on n’a plus de légumes pour les lapins). J’aime pas quand les lapins réclament de manger plus tôt que d’habitude et te le font savoir. J’aime pas m’imaginer que mes voisins puissent m’entendre leur dire à voix haute des trucs comme naon, c’est pas l’heure de manger ! Naon c’est pas vous qui décidez quand on mange ! J’aime pas quand dans une boîte de lentilles aux carottes il y a plus de carottes que de lentilles. J’aime pas casser les noix sans avoir de casse-noix (pourtant je le fais quand même). En fait j’aime pas les noix (mais j’en mange). J’aime pas quand à la caisse de l’Auchan la personne avant toi attend que l’intégralité de ses courses soient scannées par la caissière et d’avoir payé pour commencer lentement à les ranger dans un sac qu’elle met des plombes à étendre. J’aime pas [Greed Island->https://hunterxhunter Greed Island .fandom.com/fr/wiki/Greed_Island]. J’aime pas le gingembre. J’aime pas quand je me cogne (et ici ça arrive souvent). J’aime pas plus pouvoir ouvrir complètement le frigo quand il y a du le linge à sécher sèche . J’aime pas trouver au fond dudit frigo un bol avec un reste de champignons champignon qui datent de Mathusalem alors les champignons ont commencé à produire d’autres genres de champignons sur eux. J’aime pas devoir écrire un mot avec un œ dans Libre office parce que le raccourci marche pas alors il faut aller le chercher, et c’est loin de tout nous . J’aime pas quand les bananes sont pleines de miel. J’aime pas Tom Bombadil. J’aime pas la dernière machine à la Poste, tout au fond, derrière le guichet pro, parce qu’elle a tendance a oublié d’imprimer les reçus. J’aime pas quand ça fait des semaines que j’ai pas avancé dans [Ulysse->http://www Ulysse .fuirestunepulsion.net]. J’aime pas les étapes de plaine pleine et les sprints massifs. J’aime pas l’odeur de ce nouveau liquide vaisselle qui n’était pas le liquide vaisselle. J’aime pas comment Adobe plantera systématiquement à la moindre recherche contrôle F dans un PDF (alors il faut que je passe par Chrome exprès parce que dans Aperçu les résultats sont comment dirais-je plutôt aléatoires aléatoire ). J’aime pas les blettes et j’aime pas la coriandre. J’aime pas les cartes de fidélité. J’aime pas quand un auteur nous renvoie exactement le même manuscrit avec exactement le même mail trois ans après qu’il a déjà été refusé avec un retour et des arguments. J’aime pas l’expression faire livre (alors pourquoi je l’emploie ?). J’aime pas les explications ou instructions ou introductions peu inspirées (et parlées) de XXXTentacion au début de ses albums. En fait, à part « whoa (mind in awe) » et « what are you so afraid of » j’aime pas trop Skins : on sent qu’ils ont raclé les fonds de tiroir de la mort. J’aime pas le mot notoirement (mais j’aime celui-là : tétrapode). J’aime pas le dernier album de Youn Sun nah. J’aime pas utiliser Transmit parce qu’il ne garde pas les mots de passe en mémoire. J’aime pas Laval. J’aime pas la table de la cuisine. J’aime pas me dire que j’ai des yeux friables (et pourtant j’ai raison). J’aime pas le mot miction. J’aime pas les magazines littéraires qui ne mettent pas quelle est leur adresse postale sur leur site et qui ne répondent pas quand tu leur proposes des SP parce que sans doute ils sont au-dessus de ça ( comprendre  : [nous->https://www .publie.net]). J’aime pas le tag quand on me tague à participer à un #7jours7livres challenge parce que je suis juste incapable de me limiter à sept, et j’aime pas me lancer dans un #2X7jours7livres challenge parce que là j’en trouve que treize. J’aime pas repasser (c’est pour ça que je le fais pas). J’aime faire les mises à jour Spip (idem). J’aime pas [Tarask->https://finalfantasy Tarask .fandom.com/fr/wiki/Tarask_Coral]. J’aime pas la petite douleur derrière l’épaule à droite, signe de trop d’heures passées dans la même position devant l’écran (n’importe lequel). J’aime pas quand les tiges du maté en sont à obstruer les pores de la bombilla, il paraît qu’il existe des maté sans tiges ni poussière (ah ?) mais il est en rupture de stock, (ah...). J’aime pas le fait que [Dragon Ball Multiverse->http://www.dragonball-multiverse.com] J’aime pas le fait que Dragon Ball Multiverse soit publié page par après page et non chapitre par chapitre, ça donne le sentiment que tout est ralenti. J’aime pas le café. J’aime pas Le Problème à trois corps. J’aime pas le moteur de recherche d’Echosign qui capiche pas les guillemets, si bien que si t’écris journal de la crise, il te sort tous les résultats avec les résultats journal OU de OU la OU crise (donc des tas). J’aime pas quand on dépasse la date de péremption des morceaux découpés d’ananas et que du coup ils ont un goût effervescent à cause sans doute des conservateurs pour ce que j’en sais. J’aime pas quand l’eau du thé est trop chaude. J’aime pas quand elle est trop froide. J’aime pas David Seaman et j’aime pas l’Inter de Milan. J’aime pas non plus Manchester United. J’aime pas quand le journal J’aime pas qu’on le journal n’est pas strictement dans un écart de mois +1, une publication toujours calquée sur le même écart (le 11 février doit paraître le 11 mars), alors je cours après mon ombre en en publiant deux par jours pour combler mon retard. J’aime pas quand ils n’écrivent la date de péremption des œufs que sur la boîte et pas sur la coque même, alors tu en es réduit à secouer désespérément lesdits œufs en te répétant, te répétant et si je te mangeais ? jusqu’à ce que tu en viennes à te dire on n’utilise pas assez le timer du four pour des usages détournés, nous (ce qui est parfaitement vrai). J’aime pas celles ou ceux qui disent tout haut ce que certains pensent tout bas (parce que généralement il vaut bien avouer que ça n’est jamais bon signe). J’aime pas la froideur qui revient (mais j’aimais déjà pas les températures tropicales d’il y a une ou deux semaines). J’aime pas les goals en pantalon. J’aime pas prendre l’ascenseur avec le satyre lifté du septième. ( et j’aime pas me dire qu’il m’a peut-être liké sur Tinder ). J’aime pas le fait que la marche pour le climat de samedi commence à quelque chose comme quatorze heures (mais peut-être que j’aurai besoin d’un prétexte pour ne pas me demander si j’y vais). J’aime pas qu’il faille sans cesse se demander s’il y a ou non de la douleur où que passe la douleur ce soit . J’aime pas quand quiconque prétend que toutes les pâtes ont le même goût, quelle que soit nonobstant leur forme. J’aime pas les mecs musclés. J’aime pas l’odeur de l’encens. J’aime pas casser le pain de maïs. J’aime pas scanner une facture pour l’envoyer à ta mutuelle (qui te dira si oui ou non elle couvre). J’aime pas, à cause de la gluance, trop faire cuire dix litres de riz : impossible de revenir en arrière après ça. J’aime pas oublier d’acheter du le beurre. J’aime pas me dire qu’il est tôt. J’aime pas me dire qu’il est tard. J’aime pas prendre conscience des heures. J’aime pas [le le septième Docteur->https://fr Docteur .wikipedia.org/wiki/Septième_Docteur]. J’aime pas me dire j’aimerais dormir mille ans (mais je me le dis quand même). J’aime pas quand ça s’apprête à craquer mais que ça craque pas, alors ça te laissera une articulation pleine et entière dans la situation d’inconfort que c’est, au bout du compte, l’entre-deux des craquements. J’aime pas tout ce qui survient cycliquement, par exemple chaque semaine, chaque mois ou chaque année. J’aime pas casser des noix à mains nues ( je l’ai déjà dit ). . J’aime pas le soleil avant seize-dix-sept heures. J’aime pas la tournure que ça prend mes j’aime pas : on a le sentiment qu’il nous faudra plusieurs tomes pour en venir à bout. J’aime pas quand un camion énorme bloque toute la rue perpendiculairement pour pouvoir gérer sa marche arrière vers les stocks secrets de l’Auchan. J’aime pas quand quiconque klaxonnera à tout bout de champ pour des prétextes sirupeux creux . J’aime pas quand ça démange et j’aime pas quand ça pique. J’aime pas les aspirateurs Dyson. J’aime pas mal écaler les œufs. J’aime pas qu’on croit (sic) en lisant un journal qui est plein de noirceur que j’ai nécessairement passé des jours sombres. J’aime pas foirer mes subjonctifs. J’aime pas quand l’un des nerfs d’Arnold ou l’autre décide après un faux mouvement ou quoi de sauter, et la chaleur dans laquelle s’incarnera la douleur derrière sur tout le tracé du fil. J’aime pas quand il se passe précisément la même chose en métaphore d’éclairage artificiel, c’est-à-dire quand le filament de l’ampoule à l’allumage fibrille une fraction de seconde ou deux avant de rompre et l’ampoule de claquer. J’aime pas quand les gens disent que ça vaut pas le coup d’aller au restaurant si c’est pour manger des pâtes (on n’a jamais assez de bonnes raisons de manger des pâtes dans une vie). J’aime pas [Scatman->https://www Scapman .youtube.com/watch ?v=Hy8kmNEo1i8]. J’aime pas quand pour te dire que c’est un concombre bio ils te collent dessus une étiquette dégueulasse et chimique. J’aime pas mettre des ils à tout bout de champ. J’aime pas me souvenir qu’on a un jour préféré acheter Sylvain Armand à Nantes pour 9M€ ( vérifier ) au lieu de prolonger gratuitement quelqu’un comme Juan Pablo Sorin qui sortait d’une saison dingue ouf . J’aime pas oublier que j’ai des couverts à salade. J’aime pas sortir de chez moi juste pour descendre la poubelle au local à poubelles. J’aime pas dire le mot poubelle. Quand je bossais chez STAT, j’aimais pas la façon dont C. pouvait nous dire ça va, je vous ai pas trop pesé ? car que veux-tu répondre à ça quand c’est ta boss qui le dit ? J’aime pas la matéria Élément de base. J’aime pas l’acidité des tomates quand tu les coupes après t’être coupé les doigts. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie. J’aime pas les petites colonnes vertébrales des sardines, là. J’aime pas trop le pain de seigle mais je peux concevoir d’en manger. Bien que j’aime pas les noix j’aime assez le pain aux noix (même si ça m’arrive assez rarement d’en acheter). J’aime pas que dans Friends les personnages soient progressivement devenus tous des caricatures d’eux-mêmes. J’aime pas regarder Les Simpson en VO (ne parlons pas de Daria). J’aime pas me dire que si [Lou->https://telpere.com] J’aime pas me dire que si Lou n’avait pas indirectement attiré mon attention sur le fait que les Pléïades sont vendus avec une petite protection plastique, je m’en serais probablement jamais aperçu. J’aime pas les blettes, j’aime pas qu’on parle dans les parties communes. J’aime pas l’aura blanchâtre que peuvent avoir certaines ampoules basses consommation dans l’immeuble d’en face. J’aime pas celles/ceux qui gueulent alleuuuuez ! dans n’importe quelle situation sportive situations sportives . J’aime pas mépriser qui (ou quoi) que ce soit. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie ( ça aussi je l’ai déjà dit ). . J’aime pas quand je me dis encore, ce ce mail j’y répondrai demain. . J’aime pas me souvenir combien c’était vital de lire tel ou tel livre à un moment donné et ne plus comprendre du tout quel fut mon enthousiasme du moment (d’ailleurs je ne l’ai pas lu). J’aime pas lire chez d’autres des listes (mais j’aime assez ça, les écrire). J’aime pas les textes à chute. J’aime pas quand on oublie de se dire et toi, tu as passé une bonne journée ?

110319, version 30 (14 avril 2019)

110319, version 29 (4 avril 2019)

J’aime pas devoir sortir le matin plutôt que l’après-midi (mais là, il fallait poster ça déqueup et on n’a plus de légumes pour les lapins). J’aime pas quand les lapins réclament de manger plus tôt que d’habitude et te le font savoir. J’aime pas m’imaginer que mes voisins puissent m’entendre leur dire à voix haute des trucs comme naon, c’est pas l’heure de manger ! Naon c’est pas vous qui décidez quand on mange ! J’aime pas quand dans une boîte de lentilles aux carottes il y a plus de carottes que de lentilles. J’aime pas casser les noix sans avoir de casse-noix (pourtant je le fais quand même). En fait j’aime pas les noix (mais j’en mange). J’aime pas quand à la caisse de l’Auchan la personne avant toi attend que l’intégralité de ses courses soient scannées par la caissière et d’avoir payé pour commencer lentement à les ranger dans un sac qu’elle met des plombes à étendre. J’aime pas Greed Island. J’aime pas le gingembre. J’aime pas quand je me cogne (et ici ça arrive souvent). J’aime pas plus pouvoir ouvrir complètement le frigo quand le linge sèche. J’aime pas trouver au fond dudit frigo un bol avec un reste de champignon qui datent de Mathusalem alors les champignons ont commencé à produire d’autres genres de champignons sur eux. J’aime pas devoir écrire un mot avec un œ dans Libre office parce que le raccourci marche pas alors il faut aller le chercher loin de nous. J’aime pas quand les bananes sont pleines de miel. J’aime pas Tom Bombadil. J’aime pas la dernière machine à la Poste, tout au fond, derrière le guichet pro, parce qu’elle a tendance a oublié d’imprimer les reçus. J’aime pas quand ça fait des semaines que j’ai pas avancé dans Ulysse. J’aime pas les étapes de pleine et les sprints massifs. J’aime pas l’odeur de ce nouveau liquide vaisselle qui n’était pas le liquide vaisselle. J’aime pas comment Adobe plantera systématiquement à la moindre recherche contrôle F dans un PDF (alors il faut que je passe par Chrome exprès parce que dans Aperçu les résultats sont comment dirais-je plutôt aléatoire). J’aime pas les blettes et j’aime pas la coriandre. J’aime pas les cartes de fidélité. J’aime pas quand un auteur nous renvoie exactement le même manuscrit avec exactement le même mail trois ans après qu’il a déjà été refusé avec un retour et des arguments. J’aime pas l’expression faire livre (alors pourquoi je l’emploie ?). J’aime pas les explications ou instructions ou introductions peu inspirées (et parlées) de XXXTentacion au début de ses albums. En fait, à part « whoa (mind in awe) » et « what are you so afraid of » j’aime pas trop Skins : on sent qu’ils ont raclé les fonds de tiroir de la mort. J’aime pas le mot notoirement (mais j’aime celui-là : tétrapode). J’aime pas le dernier album de Youn Sun nah. J’aime pas utiliser Transmit parce qu’il ne garde pas les mots de passe en mémoire. J’aime pas Laval. J’aime pas la table de la cuisine. J’aime pas me dire que j’ai des yeux friables (et pourtant j’ai raison). J’aime pas le mot miction. J’aime pas les magazines littéraires qui ne mettent pas quelle est leur adresse postale sur leur site et qui ne répondent pas quand tu leur proposes des SP parce que sans doute ils sont au-dessus de ça. J’aime pas quand on me tague à participer à un #7jours7livres challenge parce que je suis juste incapable de me limiter à sept, et j’aime pas me lancer dans un #2X7jours7livres challenge parce que là j’en trouve que treize. J’aime pas repasser (c’est pour ça que je le fais pas). J’aime faire les mises à jour Spip (idem). J’aime pas Tarask. J’aime pas la petite douleur derrière l’épaule à droite, signe de trop d’heures passées dans la même position devant l’écran (n’importe lequel). J’aime pas quand les tiges du maté en sont à obstruer les pores de la bombilla, il paraît qu’il existe des maté sans tiges ni poussière (ah ?) mais il est en rupture de stock, là (ah...). J’aime pas le fait que Dragon Ball Multiverse soit publié page après page et non chapitre par chapitre, ça donne le sentiment que tout est ralenti. J’aime pas le café. J’aime pas Le Problème à trois corps. J’aime pas le moteur de recherche d’Echosign qui capiche pas les guillemets, si bien que si t’écris journal de la crise, il te sort tous les résultats avec les résultats journal OU de OU la OU crise (donc des tas). J’aime pas quand on dépasse la date de péremption des morceaux découpés d’ananas et que du coup ils ont un goût effervescent à cause sans doute des conservateurs pour ce que j’en sais. J’aime pas quand l’eau du thé est trop chaude. J’aime pas quand elle est trop froide. J’aime pas David Seaman et j’aime pas l’Inter de Milan. J’aime pas non plus Manchester United. J’aime pas qu’on le journal n’est pas strictement dans un écart de mois +1, une publication toujours calquée sur le même écart (le 11 février doit paraître le 11 mars), alors je cours après mon ombre en en publiant deux par jours pour combler mon retard. J’aime pas quand ils n’écrivent la date de péremption des œufs que sur la boîte et pas sur la coque même, alors tu en es réduit à secouer désespérément lesdits œufs en te répétant, te répétant et si je te mangeais ? jusqu’à ce que tu en viennes à te dire on n’utilise pas assez le timer du four pour des usages détournés, nous (ce qui est parfaitement vrai). J’aime pas celles ou ceux qui disent tout haut ce que certains pensent tout bas (parce que généralement il vaut bien avouer que ça n’est jamais bon signe). J’aime pas la froideur qui revient (mais j’aimais déjà pas les températures tropicales d’il y a une ou deux semaines). J’aime pas les goals en pantalon. J’aime pas prendre l’ascenseur avec le satyre lifté du septième (et j’aime pas me dire qu’il m’a peut-être liké sur Tinder). J’aime pas le fait que la marche pour le climat de samedi commence à quelque chose comme quatorze heures (mais peut-être que j’aurai besoin d’un prétexte pour ne pas me demander si j’y vais). J’aime pas qu’il faille sans cesse se demander s’il y a ou non de la douleur où que ce soit. J’aime pas quand quiconque prétend que toutes les pâtes ont le même goût nonobstant leur forme. J’aime pas les mecs musclés. J’aime pas l’odeur de l’encens. J’aime pas casser le pain de maïs. J’aime pas scanner une facture pour l’envoyer à ta mutuelle (qui te dira si oui ou non elle couvre). J’aime pas, à cause de la gluance, trop faire cuire dix litres de riz : impossible de revenir en arrière après ça. J’aime pas oublier d’acheter le beurre. J’aime pas me dire qu’il est tôt. J’aime pas me dire qu’il est tard. J’aime pas prendre conscience des heures. J’aime pas le septième Docteur. J’aime pas me dire j’aimerais dormir mille ans (mais je me le dis quand même). J’aime pas quand ça s’apprête à craquer mais que ça craque pas, alors ça te laissera une articulation pleine et entière dans la situation d’inconfort que c’est, au bout du compte, l’entre-deux des craquements. J’aime pas tout ce qui survient cycliquement, par exemple chaque semaine, chaque mois ou chaque année. J’aime pas casser des noix à mains nues. J’aime pas le soleil avant seize-dix-sept heures. J’aime pas la tournure que ça prend mes j’aime pas : on a le sentiment qu’il nous faudra plusieurs tomes pour en venir à bout. J’aime pas quand un camion énorme bloque toute la rue perpendiculairement pour pouvoir gérer sa marche arrière vers les stocks secrets de l’Auchan. J’aime pas quand quiconque klaxonnera à tout bout de champ pour des prétextes creux. J’aime pas quand ça démange et j’aime pas quand ça pique. J’aime pas les aspirateurs Dyson. J’aime pas mal écaler les œufs. J’aime pas qu’on croit (sic) en lisant un journal qui est plein de noirceur que j’ai nécessairement passé des jours sombres. J’aime pas foirer mes subjonctifs. J’aime pas quand l’un des nerfs d’Arnold ou l’autre décide après un faux mouvement ou quoi de sauter, et la chaleur dans laquelle s’incarnera la douleur derrière sur tout le tracé du fil. J’aime pas quand il se passe précisément la même chose en métaphore d’éclairage artificiel, c’est-à-dire quand le filament de l’ampoule à l’allumage fibrille une fraction de seconde ou deux avant de rompre et l’ampoule de claquer. J’aime pas quand les gens disent que ça vaut pas le coup d’aller au restaurant si c’est pour manger des pâtes (on n’a jamais assez de bonnes raisons de manger des pâtes dans une vie). J’aime pas Scapman. J’aime pas quand pour te dire que c’est un concombre bio ils te collent dessus une étiquette dégueulasse et chimique. J’aime pas mettre des ils à tout bout de champ. J’aime pas me souvenir qu’on a un jour préféré acheter Armand à Nantes pour 9M€ (vérifier) au lieu de prolonger gratuitement quelqu’un comme Juan Pablo Sorin qui sortait d’une saison ouf. J’aime pas oublier que j’ai des couverts à salade. J’aime pas sortir de chez moi juste pour descendre la poubelle au local à poubelles. J’aime pas dire le mot poubelle. Quand je bossais chez STAT, j’aimais pas la façon dont C. pouvait nous dire ça va, je vous ai pas trop pesé ? car que veux-tu répondre à ça quand c’est ta boss qui le dit ? J’aime pas la matéria Élément de base. J’aime pas l’acidité des tomates quand tu les coupes après t’être coupé les doigts. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie. J’aime pas les petites colonnes vertébrales des sardines, là. J’aime pas trop le pain de seigle mais je peux concevoir d’en manger. Bien que j’aime pas les noix j’aime assez le pain aux noix (même si ça m’arrive assez rarement d’en acheter). J’aime pas que dans Friends les personnages soient progressivement devenus tous des caricatures d’eux-mêmes. J’aime pas regarder Les Simpson en VO (ne parlons pas de Daria). J’aime pas me dire que si Lou n’avait pas indirectement attiré mon attention sur le fait que les Pléïades sont vendus avec une petite protection plastique, je m’en serais probablement jamais aperçu. J’aime pas les blettes, j’aime pas qu’on parle dans les parties communes. J’aime pas l’aura blanchâtre que peuvent avoir certaines ampoules basses consommation dans l’immeuble d’en face. J’aime pas celles/ceux qui gueulent alleuuuuez ! dans n’importe quelle situations sportives. J’aime pas mépriser qui (ou quoi) que ce soit. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie. J’aime pas quand je me dis encore, ce mail j’y répondrai demain. J’aime pas me souvenir combien c’était vital de lire tel ou tel livre à un moment donné et ne plus comprendre du tout quel fut mon enthousiasme du moment (d’ailleurs je ne l’ai pas lu). J’aime pas lire chez d’autres des listes (mais j’aime assez ça, les écrire). J’aime pas les textes à chute. J’aime pas quand on oublie de se dire et toi, tu as passé une bonne journée ?

110319, version 28 (30 mars 2019)

J’aime pas devoir sortir le matin plutôt que l’après-midi (mais là, il fallait poster ça déqueup et on n’a plus de légumes pour les lapins). J’aime pas quand les lapins réclament de manger plus tôt que d’habitude et te le font savoir. J’aime pas m’imaginer que mes voisins puissent m’entendre leur dire à voix haute des trucs comme naon, c’est pas l’heure de manger ! Naon c’est pas vous qui décidez quand on mange ! J’aime pas quand dans une boîte de lentilles aux carottes il y a plus de carottes que de lentilles. J’aime pas casser les noix sans avoir de casse-noix (pourtant je le fais quand même). En fait j’aime pas les noix (mais j’en mange). J’aime pas quand à la caisse de l’Auchan la personne avant toi attend que l’intégralité de ses courses soient scannées par la caissière et d’avoir payé pour commencer lentement à les ranger dans un sac qu’elle met des plombes à étendre. J’aime pas Greed Island. J’aime pas le gingembre. J’aime pas quand je me cogne (et ici ça arrive souvent). J’aime pas plus pouvoir ouvrir complètement le frigo quand le linge sèche. J’aime pas trouver au fond dudit frigo un bol avec un reste de champignon qui datent de Mathusalem alors les champignons ont commencé à produire d’autres genres de champignons sur eux. J’aime pas devoir écrire un mot avec un œ dans Libre office parce que le raccourci marche pas alors il faut aller le chercher loin de nous. J’aime pas quand les bananes sont pleines de miel. J’aime pas Tom Bombadil. J’aime pas la dernière machine à la Poste, tout au fond, derrière le guichet pro, parce qu’elle a tendance a oublié d’imprimer les reçus. J’aime pas quand ça fait des semaines que j’ai pas avancé dans Ulysse. J’aime pas les étapes de pleine et les sprints massifs. J’aime pas l’odeur de ce nouveau liquide vaisselle qui n’était pas le liquide vaisselle. J’aime pas comment Adobe plantera systématiquement à la moindre recherche contrôle F dans un PDF (alors il faut que je passe par Chrome exprès parce que dans Aperçu les résultats sont comment dirais-je plutôt aléatoire). J’aime pas les blettes et j’aime pas la coriandre. J’aime pas quand un auteur nous renvoie exactement le même manuscrit avec exactement le même mail trois ans après qu’il a déjà été refusé avec un retour et des arguments. J’aime pas l’expression faire livre (alors pourquoi je l’emploie ?). J’aime pas les explications ou instructions ou introductions peu inspirées (et parlées) de XXXTentacion au début de ses albums. En fait, à part « whoa (mind in awe) » et « what are you so afraid of » j’aime pas trop Skins : on sent qu’ils ont raclé les fonds de tiroir de la mort. J’aime pas le mot notoirement (mais j’aime celui-là : tétrapode). J’aime pas le dernier album de Youn Sun nah. J’aime pas utiliser Transmit parce qu’il ne garde pas les mots de passe en mémoire. J’aime pas Laval. J’aime pas la table de la cuisine. J’aime pas me dire que j’ai des yeux friables (et pourtant j’ai raison). J’aime pas le mot miction. J’aime pas les magazines littéraires qui ne mettent pas quelle est leur adresse postale sur leur site et qui ne répondent pas quand tu leur proposes des SP parce que sans doute ils sont au-dessus de ça. J’aime pas quand on me tague à participer à un #7jours7livres challenge parce que je suis juste incapable de me limiter à sept, et j’aime pas me lancer dans un #2X7jours7livres challenge parce que là j’en trouve que treize. J’aime pas repasser (c’est pour ça que je le fais pas). J’aime faire les mises à jour Spip (idem). J’aime pas Tarask. J’aime pas la petite douleur derrière l’épaule à droite, signe de trop d’heures passées dans la même position devant l’écran (n’importe lequel). J’aime pas quand les tiges du maté en sont à obstruer les pores de la bombilla, il paraît qu’il existe des maté sans tiges ni poussière (ah ?) mais il est en rupture de stock, là (ah...). J’aime pas le fait que Dragon Ball Multiverse soit publié page après page et non chapitre par chapitre, ça donne le sentiment que tout est ralenti. J’aime pas le café. J’aime pas Le Problème à trois corps. J’aime pas le moteur de recherche d’Echosign qui capiche pas les guillemets, si bien que si t’écris journal de la crise, il te sort tous les résultats avec les résultats journal OU de OU la OU crise (donc des tas). J’aime pas quand on dépasse la date de péremption des morceaux découpés d’ananas et que du coup ils ont un goût effervescent à cause sans doute des conservateurs pour ce que j’en sais. J’aime pas quand l’eau du thé est trop chaude. J’aime pas quand elle est trop froide. J’aime pas David Seaman et j’aime pas l’Inter de Milan. J’aime pas non plus Manchester United. J’aime pas qu’on le journal n’est pas strictement dans un écart de mois +1, une publication toujours calquée sur le même écart (le 11 février doit paraître le 11 mars), alors je cours après mon ombre en en publiant deux par jours pour combler mon retard. J’aime pas quand ils n’écrivent la date de péremption des œufs que sur la boîte et pas sur la coque même, alors tu en es réduit à secouer désespérément lesdits œufs en te répétant, te répétant et si je te mangeais ? jusqu’à ce que tu en viennes à te dire on n’utilise pas assez le timer du four pour des usages détournés, nous (ce qui est parfaitement vrai). J’aime pas celles ou ceux qui disent tout haut ce que certains pensent tout bas (parce que généralement il vaut bien avouer que ça n’est jamais bon signe). J’aime pas la froideur qui revient (mais j’aimais déjà pas les températures tropicales d’il y a une ou deux semaines). J’aime pas les goals en pantalon. J’aime pas prendre l’ascenseur avec le satyre lifté du septième (et j’aime pas me dire qu’il m’a peut-être liké sur Tinder). J’aime pas le fait que la marche pour le climat de samedi commence à quelque chose comme quatorze heures (mais peut-être que j’aurai besoin d’un prétexte pour ne pas me demander si j’y vais). J’aime pas qu’il faille sans cesse se demander s’il y a ou non de la douleur où que ce soit. J’aime pas quand quiconque prétend que toutes les pâtes ont le même goût nonobstant leur forme. J’aime pas les mecs musclés. J’aime pas l’odeur de l’encens. J’aime pas casser le pain de maïs. J’aime pas scanner une facture pour l’envoyer à ta mutuelle (qui te dira si oui ou non elle couvre). J’aime pas, à cause de la gluance, trop faire cuire dix litres de riz : impossible de revenir en arrière après ça. J’aime pas oublier d’acheter le beurre. J’aime pas me dire qu’il est tôt. J’aime pas me dire qu’il est tard. J’aime pas prendre conscience des heures. J’aime pas le septième Docteur. J’aime pas me dire j’aimerais dormir mille ans (mais je me le dis quand même). J’aime pas quand ça s’apprête à craquer mais que ça craque pas, alors ça te laissera une articulation pleine et entière dans la situation d’inconfort que c’est, au bout du compte, l’entre-deux des craquements. J’aime pas tout ce qui survient cycliquement, par exemple chaque semaine, chaque mois ou chaque année. J’aime pas casser des noix à mains nues. J’aime pas le soleil avant seize-dix-sept heures. J’aime pas la tournure que ça prend mes j’aime pas : on a le sentiment qu’il nous faudra plusieurs tomes pour en venir à bout. J’aime pas quand un camion énorme bloque toute la rue perpendiculairement pour pouvoir gérer sa marche arrière vers les stocks secrets de l’Auchan. J’aime pas quand quiconque klaxonnera à tout bout de champ pour des prétextes creux. J’aime pas quand ça démange et j’aime pas quand ça pique. J’aime pas les aspirateurs Dyson. J’aime pas mal écaler les œufs. J’aime pas qu’on croit (sic) en lisant un journal qui est plein de noirceur que j’ai nécessairement passé des jours sombres. J’aime pas foirer mes subjonctifs. J’aime pas quand l’un des nerfs d’Arnold ou l’autre décide après un faux mouvement ou quoi de sauter, et la chaleur dans laquelle s’incarnera la douleur derrière sur tout le tracé du fil. J’aime pas quand il se passe précisément la même chose en métaphore d’éclairage artificiel, c’est-à-dire quand le filament de l’ampoule à l’allumage fibrille une fraction de seconde ou deux avant de rompre et l’ampoule de claquer. J’aime pas quand les gens disent que ça vaut pas le coup d’aller au restaurant si c’est pour manger des pâtes (on n’a jamais assez de bonnes raisons de manger des pâtes dans une vie). J’aime pas Scapman. J’aime pas quand pour te dire que c’est un concombre bio ils te collent dessus une étiquette dégueulasse et chimique. J’aime pas mettre des ils à tout bout de champ. J’aime pas me souvenir qu’on a un jour préféré acheter Armand à Nantes pour 9M€ (vérifier) au lieu de prolonger gratuitement quelqu’un comme Juan Pablo Sorin qui sortait d’une saison ouf. J’aime pas oublier que j’ai des couverts à salade. J’aime pas sortir de chez moi juste pour descendre la poubelle au local à poubelles. J’aime pas dire le mot poubelle. Quand je bossais chez STAT, j’aimais pas la façon dont C. pouvait nous dire ça va, je vous ai pas trop pesé ? car que veux-tu répondre à ça quand c’est ta boss qui le dit ? J’aime pas la matéria Élément de base. J’aime pas l’acidité des tomates quand tu les coupes après t’être coupé les doigts. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie. J’aime pas les petites colonnes vertébrales des sardines, là. J’aime pas trop le pain de seigle mais je peux concevoir d’en manger. Bien que j’aime pas les noix j’aime assez le pain aux noix (même si ça m’arrive assez rarement d’en acheter). J’aime pas que dans Friends les personnages soient progressivement devenus tous des caricatures d’eux-mêmes. J’aime pas regarder Les Simpson en VO (ne parlons pas de Daria). J’aime pas me dire que si Lou n’avait pas indirectement attiré mon attention sur le fait que les Pléïades sont vendus avec une petite protection plastique, je m’en serais probablement jamais aperçu. J’aime pas les blettes, j’aime pas qu’on parle dans les parties communes. J’aime pas l’aura blanchâtre que peuvent avoir certaines ampoules basses consommation dans l’immeuble d’en face. J’aime pas celles/ceux qui gueulent alleuuuuez ! dans n’importe quelle situations sportives. J’aime pas mépriser qui (ou quoi) que ce soit. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie. J’aime pas quand je me dis encore, ce mail j’y répondrai demain. J’aime pas me souvenir combien c’était vital de lire tel ou tel livre à un moment donné et ne plus comprendre du tout quel fut mon enthousiasme du moment (d’ailleurs je ne l’ai pas lu). J’aime pas lire chez d’autres des listes (mais j’aime assez ça, les écrire). J’aime pas les textes à chute. J’aime pas quand on oublie de se dire et toi, tu as passé une bonne journée ?

110319, version 27 (26 mars 2019)

J’aime pas devoir sortir le matin plutôt que l’après-midi (mais là, il fallait poster ça déqueup et on n’a plus de légumes pour les lapins). J’aime pas quand les lapins réclament de manger plus tôt que d’habitude et te le font savoir. J’aime pas m’imaginer que mes voisins puissent m’entendre leur dire à voix haute des trucs comme naon, c’est pas l’heure de manger ! Naon c’est pas vous qui décidez quand on mange ! J’aime pas quand dans une boîte de lentilles aux carottes il y a plus de carottes que de lentilles. J’aime pas casser les noix sans avoir de casse-noix (pourtant je le fais quand même). En fait j’aime pas les noix (mais j’en mange). J’aime pas quand à la caisse de l’Auchan la personne avant toi attend que l’intégralité de ses courses soient scannées par la caissière et d’avoir payé pour commencer lentement à les ranger dans un sac qu’elle met des plombes à étendre. J’aime pas Greed Island. J’aime pas le gingembre. J’aime pas quand je me cogne (et ici ça arrive souvent). J’aime pas plus pouvoir ouvrir complètement le frigo quand le linge sèche. J’aime pas trouver au fond dudit frigo un bol avec un reste de champignon qui datent de Mathusalem alors les champignons ont commencé à produire d’autres genres de champignons sur eux. J’aime pas devoir écrire un mot avec un œ dans Libre office parce que le raccourci marche pas alors il faut aller le chercher loin de nous. J’aime pas quand les bananes sont pleines de miel. J’aime pas Tom Bombadil. J’aime pas la dernière machine à la Poste, tout au fond, derrière le guichet pro, parce qu’elle a tendance a oublié d’imprimer les reçus. J’aime pas quand ça fait des semaines que j’ai pas avancé dans Ulysse. J’aime pas les étapes de pleine et les sprints massifs. J’aime pas l’odeur de ce nouveau liquide vaisselle qui n’était pas le liquide vaisselle. J’aime pas comment Adobe plantera systématiquement à la moindre recherche contrôle F dans un PDF (alors il faut que je passe par Chrome exprès parce que dans Aperçu les résultats sont comment dirais-je plutôt aléatoire). J’aime pas les blettes et j’aime pas la coriandre. J’aime pas quand un auteur nous renvoie exactement le même manuscrit avec exactement le même mail trois ans après qu’il a déjà été refusé avec un retour et des arguments. J’aime pas l’expression faire livre (alors pourquoi je l’emploie ?). J’aime pas les explications ou instructions ou introductions peu inspirées (et parlées) de XXXTentacion au début de ses albums. En fait, à part « whoa (mind in awe) » et « what are you so afraid of » j’aime pas trop Skins : on sent qu’ils ont raclé les fonds de tiroir de la mort. J’aime pas le mot notoirement (mais j’aime celui-là : tétrapode). J’aime pas le dernier album de Youn Sun nah. J’aime pas utiliser Transmit parce qu’il ne garde pas les mots de passe en mémoire. J’aime pas Laval. J’aime pas la table de la cuisine. J’aime pas me dire que j’ai des yeux friables (et pourtant j’ai raison). J’aime pas le mot miction. J’aime pas les magazines littéraires qui ne mettent pas quelle est leur adresse postale sur leur site et qui ne répondent pas quand tu leur proposes des SP parce que sans doute ils sont au-dessus de ça. J’aime pas quand on me tague à participer à un #7jours7livres challenge parce que je suis juste incapable de me limiter à sept, et j’aime pas me lancer dans un #2X7jours7livres challenge parce que là j’en trouve que treize. J’aime pas repasser (c’est pour ça que je le fais pas). J’aime faire les mises à jour Spip (idem). J’aime pas Tarask. J’aime pas la petite douleur derrière l’épaule à droite, signe de trop d’heures passées dans la même position devant l’écran (n’importe lequel). J’aime pas quand les tiges du maté en sont à obstruer les pores de la bombilla, il paraît qu’il existe des maté sans tiges ni poussière (ah ?) mais il est en rupture de stock, là (ah...). J’aime pas le fait que Dragon Ball Multiverse soit publié page après page et non chapitre par chapitre, ça donne le sentiment que tout est ralenti. J’aime pas le café. J’aime pas Le Problème à trois corps. J’aime pas le moteur de recherche d’Echosign qui capiche pas les guillemets, si bien que si t’écris journal de la crise, il te sort tous les résultats avec les résultats journal OU de OU la OU crise (donc des tas). J’aime pas quand on dépasse la date de péremption des morceaux découpés d’ananas et que du coup ils ont un goût effervescent à cause sans doute des conservateurs pour ce que j’en sais. J’aime pas quand l’eau du thé est trop chaude. J’aime pas quand elle est trop froide. J’aime pas David Seaman et j’aime pas l’Inter de Milan. J’aime pas non plus Manchester United. J’aime pas qu’on le journal n’est pas strictement dans un écart de mois +1, une publication toujours calquée sur le même écart (le 11 février doit paraître le 11 mars), alors je cours après mon ombre en en publiant deux par jours pour combler mon retard. J’aime pas quand ils n’écrivent la date de péremption des œufs que sur la boîte et pas sur la coque même, alors tu en es réduit à secouer désespérément lesdits œufs en te répétant, te répétant et si je te mangeais ? jusqu’à ce que tu en viennes à te dire on n’utilise pas assez le timer du four pour des usages détournés, nous (ce qui est parfaitement vrai). J’aime pas celles ou ceux qui disent tout haut ce que certains pensent tout bas (parce que généralement il vaut bien avouer que ça n’est jamais bon signe). J’aime pas la froideur qui revient (mais j’aimais déjà pas les températures tropicales d’il y a une ou deux semaines). J’aime pas les goals en pantalon. J’aime pas prendre l’ascenseur avec le satyre lifté du septième (et j’aime pas me dire qu’il m’a peut-être liké sur Tinder). J’aime pas le fait que la marche pour le climat de samedi commence à quelque chose comme quatorze heures (mais peut-être que j’aurai besoin d’un prétexte pour ne pas me demander si j’y vais). J’aime pas qu’il faille sans cesse se demander s’il y a ou non de la douleur où que ce soit. J’aime pas quand quiconque prétend que toutes les pâtes ont le même goût nonobstant leur forme. J’aime pas les mecs musclés. J’aime pas casser le pain de maïs. J’aime pas scanner une facture pour l’envoyer à ta mutuelle (qui te dira si oui ou non elle couvre). J’aime pas, à cause de la gluance, trop faire cuire dix litres de riz : impossible de revenir en arrière après ça. J’aime pas oublier d’acheter le beurre. J’aime pas me dire qu’il est tôt. J’aime pas me dire qu’il est tard. J’aime pas prendre conscience des heures. J’aime pas le septième Docteur. J’aime pas me dire j’aimerais dormir mille ans (mais je me le dis quand même). J’aime pas quand ça s’apprête à craquer mais que ça craque pas, alors ça te laissera une articulation pleine et entière dans la situation d’inconfort que c’est, au bout du compte, l’entre-deux des craquements. J’aime pas tout ce qui survient cycliquement, par exemple chaque semaine, chaque mois ou chaque année. J’aime pas casser des noix à mains nues. J’aime pas le soleil avant seize-dix-sept heures. J’aime pas la tournure que ça prend mes j’aime pas : on a le sentiment qu’il nous faudra plusieurs tomes pour en venir à bout. J’aime pas quand un camion énorme bloque toute la rue perpendiculairement pour pouvoir gérer sa marche arrière vers les stocks secrets de l’Auchan. J’aime pas quand quiconque klaxonnera à tout bout de champ pour des prétextes creux. J’aime pas quand ça démange et j’aime pas quand ça pique. J’aime pas les aspirateurs Dyson. J’aime pas mal écaler les œufs. J’aime pas qu’on croit (sic) en lisant un journal qui est plein de noirceur que j’ai nécessairement passé des jours sombres. J’aime pas foirer mes subjonctifs. J’aime pas quand l’un des nerfs d’Arnold ou l’autre décide après un faux mouvement ou quoi de sauter, et la chaleur dans laquelle s’incarnera la douleur derrière sur tout le tracé du fil. J’aime pas quand il se passe précisément la même chose en métaphore d’éclairage artificiel, c’est-à-dire quand le filament de l’ampoule à l’allumage fibrille une fraction de seconde ou deux avant de rompre et l’ampoule de claquer. J’aime pas quand les gens disent que ça vaut pas le coup d’aller au restaurant si c’est pour manger des pâtes (on n’a jamais assez de bonnes raisons de manger des pâtes dans une vie). J’aime pas quand pour te dire que c’est un concombre bio ils te collent dessus une étiquette dégueulasse et chimique. J’aime pas mettre des ils à tout bout de champ. J’aime pas me souvenir qu’on a un jour préféré acheter Armand à Nantes pour 9M€ (vérifier) au lieu de prolonger gratuitement quelqu’un comme Juan Pablo Sorin qui sortait d’une saison ouf. J’aime pas oublier que j’ai des couverts à salade. J’aime pas sortir de chez moi juste pour descendre la poubelle au local à poubelles. J’aime pas dire le mot poubelle. Quand je bossais chez STAT, j’aimais pas la façon dont C. pouvait nous dire ça va, je vous ai pas trop pesé ? car que veux-tu répondre à ça quand c’est ta boss qui le dit ? J’aime pas la matéria Élément de base. J’aime pas l’acidité des tomates quand tu les coupes après t’être coupé les doigts. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie. J’aime pas les petites colonnes vertébrales des sardines, là. J’aime pas trop le pain de seigle mais je peux concevoir d’en manger. Bien que j’aime pas les noix j’aime assez le pain aux noix (même si ça m’arrive assez rarement d’en acheter). J’aime pas que dans Friends les personnages soient progressivement devenus tous des caricatures d’eux-mêmes. J’aime pas regarder Les Simpson en VO (ne parlons pas de Daria). J’aime pas me dire que si Lou n’avait pas indirectement attiré mon attention sur le fait que les Pléïades sont vendus avec une petite protection plastique, je m’en serais probablement jamais aperçu. J’aime pas les blettes, j’aime pas qu’on parle dans les parties communes. J’aime pas l’aura blanchâtre que peuvent avoir certaines ampoules basses consommation dans l’immeuble d’en face. J’aime pas celles/ceux qui gueulent alleuuuuez ! dans n’importe quelle situations sportives. J’aime pas mépriser qui (ou quoi) que ce soit. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie. J’aime pas quand je me dis encore, ce mail j’y répondrai demain. J’aime pas me souvenir combien c’était vital de lire tel ou tel livre à un moment donné et ne plus comprendre du tout quel fut mon enthousiasme du moment (d’ailleurs je ne l’ai pas lu). J’aime pas lire chez d’autres des listes (mais j’aime assez ça, les écrire). J’aime pas les textes à chute. J’aime pas quand on oublie de se dire et toi, tu as passé une bonne journée ?

110319, version 26 (24 mars 2019)

J’aime pas devoir sortir le matin plutôt que l’après-midi (mais là, il fallait poster ça déqueup et on n’a plus de légumes pour les lapins). J’aime pas quand les lapins réclament de manger plus tôt que d’habitude et te le font savoir. J’aime pas m’imaginer que mes voisins puissent m’entendre leur dire à voix haute des trucs comme naon, c’est pas l’heure de manger ! Naon c’est pas vous qui décidez quand on mange ! J’aime pas quand dans une boîte de lentilles aux carottes il y a plus de carottes que de lentilles. J’aime pas casser les noix sans avoir de casse-noix (pourtant je le fais quand même). En fait j’aime pas les noix (mais j’en mange). J’aime pas quand à la caisse de l’Auchan la personne avant toi attend que l’intégralité de ses courses soient scannées par la caissière et d’avoir payé pour commencer lentement à les ranger dans un sac qu’elle met des plombes à étendre. J’aime pas Greed Island. J’aime pas le gingembre. J’aime pas quand je me cogne (et ici ça arrive souvent). J’aime pas plus pouvoir ouvrir complètement le frigo quand le linge sèche. J’aime pas trouver au fond dudit frigo un bol avec un reste de champignon qui datent de Mathusalem alors les champignons ont commencé à produire d’autres genres de champignons sur eux. J’aime pas devoir écrire un mot avec un œ dans Libre office parce que le raccourci marche pas alors il faut aller le chercher loin de nous. J’aime pas quand les bananes sont pleines de miel. J’aime pas Tom Bombadil. J’aime pas la dernière machine à la Poste, tout au fond, derrière le guichet pro, parce qu’elle a tendance a oublié d’imprimer les reçus. J’aime pas quand ça fait des semaines que j’ai pas avancé dans Ulysse. J’aime pas les étapes de pleine et les sprints massifs. J’aime pas l’odeur de ce nouveau liquide vaisselle qui n’était pas le liquide vaisselle. J’aime pas comment Adobe plantera systématiquement à la moindre recherche contrôle F dans un PDF (alors il faut que je passe par Chrome exprès parce que dans Aperçu les résultats sont comment dirais-je plutôt aléatoire). J’aime pas les blettes et j’aime pas la coriandre. J’aime pas l’expression faire livre (alors pourquoi je l’emploie ?). J’aime pas les explications ou instructions ou introductions peu inspirées (et parlées) de XXXTentacion au début de ses albums. En fait, à part « whoa (mind in awe) » et « what are you so afraid of » j’aime pas trop Skins : on sent qu’ils ont raclé les fonds de tiroir de la mort. J’aime pas le mot notoirement (mais j’aime celui-là : tétrapode). J’aime pas le dernier album de Youn Sun nah. J’aime pas utiliser Transmit parce qu’il ne garde pas les mots de passe en mémoire. J’aime pas Laval. J’aime pas la table de la cuisine. J’aime pas me dire que j’ai des yeux friables (et pourtant j’ai raison). J’aime pas le mot miction. J’aime pas les magazines littéraires qui ne mettent pas quelle est leur adresse postale sur leur site et qui ne répondent pas quand tu leur proposes des SP parce que sans doute ils sont au-dessus de ça. J’aime pas quand on me tague à participer à un #7jours7livres challenge parce que je suis juste incapable de me limiter à sept, et j’aime pas me lancer dans un #2X7jours7livres challenge parce que là j’en trouve que treize. J’aime pas repasser (c’est pour ça que je le fais pas). J’aime faire les mises à jour Spip (idem). J’aime pas Tarask. J’aime pas la petite douleur derrière l’épaule à droite, signe de trop d’heures passées dans la même position devant l’écran (n’importe lequel). J’aime pas quand les tiges du maté en sont à obstruer les pores de la bombilla, il paraît qu’il existe des maté sans tiges ni poussière (ah ?) mais il est en rupture de stock, là (ah...). J’aime pas le fait que Dragon Ball Multiverse soit publié page après page et non chapitre par chapitre, ça donne le sentiment que tout est ralenti. J’aime pas le café. J’aime pas Le Problème à trois corps. J’aime pas le moteur de recherche d’Echosign qui capiche pas les guillemets, si bien que si t’écris journal de la crise, il te sort tous les résultats avec les résultats journal OU de OU la OU crise (donc des tas). J’aime pas quand on dépasse la date de péremption des morceaux découpés d’ananas et que du coup ils ont un goût effervescent à cause sans doute des conservateurs pour ce que j’en sais. J’aime pas quand l’eau du thé est trop chaude. J’aime pas quand elle est trop froide. J’aime pas David Seaman et j’aime pas l’Inter de Milan. J’aime pas non plus Manchester United. J’aime pas qu’on le journal n’est pas strictement dans un écart de mois +1, une publication toujours calquée sur le même écart (le 11 février doit paraître le 11 mars), alors je cours après mon ombre en en publiant deux par jours pour combler mon retard. J’aime pas quand ils n’écrivent la date de péremption des œufs que sur la boîte et pas sur la coque même, alors tu en es réduit à secouer désespérément lesdits œufs en te répétant, te répétant et si je te mangeais ? jusqu’à ce que tu en viennes à te dire on n’utilise pas assez le timer du four pour des usages détournés, nous (ce qui est parfaitement vrai). J’aime pas celles ou ceux qui disent tout haut ce que certains pensent tout bas (parce que généralement il vaut bien avouer que ça n’est jamais bon signe). J’aime pas la froideur qui revient (mais j’aimais déjà pas les températures tropicales d’il y a une ou deux semaines). J’aime pas les goals en pantalon. J’aime pas prendre l’ascenseur avec le satyre lifté du septième (et j’aime pas me dire qu’il m’a peut-être liké sur Tinder). J’aime pas le fait que la marche pour le climat de samedi commence à quelque chose comme quatorze heures (mais peut-être que j’aurai besoin d’un prétexte pour ne pas me demander si j’y vais). J’aime pas qu’il faille sans cesse se demander s’il y a ou non de la douleur où que ce soit. J’aime pas quand quiconque prétend que toutes les pâtes ont le même goût nonobstant leur forme. J’aime pas les mecs musclés. J’aime pas casser le pain de maïs. J’aime pas scanner une facture pour l’envoyer à ta mutuelle (qui te dira si oui ou non elle couvre). J’aime pas, à cause de la gluance, trop faire cuire dix litres de riz : impossible de revenir en arrière après ça. J’aime pas oublier d’acheter le beurre. J’aime pas me dire qu’il est tôt. J’aime pas me dire qu’il est tard. J’aime pas prendre conscience des heures. J’aime pas le septième Docteur. J’aime pas me dire j’aimerais dormir mille ans (mais je me le dis quand même). J’aime pas quand ça s’apprête à craquer mais que ça craque pas, alors ça te laissera une articulation pleine et entière dans la situation d’inconfort que c’est, au bout du compte, l’entre-deux des craquements. J’aime pas tout ce qui survient cycliquement, par exemple chaque semaine, chaque mois ou chaque année. J’aime pas casser des noix à mains nues. J’aime pas le soleil avant seize-dix-sept heures. J’aime pas la tournure que ça prend mes j’aime pas : on a le sentiment qu’il nous faudra plusieurs tomes pour en venir à bout. J’aime pas quand un camion énorme bloque toute la rue perpendiculairement pour pouvoir gérer sa marche arrière vers les stocks secrets de l’Auchan. J’aime pas quand quiconque klaxonnera à tout bout de champ pour des prétextes creux. J’aime pas quand ça démange et j’aime pas quand ça pique. J’aime pas les aspirateurs Dyson. J’aime pas mal écaler les œufs. J’aime pas qu’on croit (sic) en lisant un journal qui est plein de noirceur que j’ai nécessairement passé des jours sombres. J’aime pas foirer mes subjonctifs. J’aime pas quand l’un des nerfs d’Arnold ou l’autre décide après un faux mouvement ou quoi de sauter, et la chaleur dans laquelle s’incarnera la douleur derrière sur tout le tracé du fil. J’aime pas quand il se passe précisément la même chose en métaphore d’éclairage artificiel, c’est-à-dire quand le filament de l’ampoule à l’allumage fibrille une fraction de seconde ou deux avant de rompre et l’ampoule de claquer. J’aime pas quand les gens disent que ça vaut pas le coup d’aller au restaurant si c’est pour manger des pâtes (on n’a jamais assez de bonnes raisons de manger des pâtes dans une vie). J’aime pas quand pour te dire que c’est un concombre bio ils te collent dessus une étiquette dégueulasse et chimique. J’aime pas mettre des ils à tout bout de champ. J’aime pas me souvenir qu’on a un jour préféré acheter Armand à Nantes pour 9M€ (vérifier) au lieu de prolonger gratuitement quelqu’un comme Juan Pablo Sorin qui sortait d’une saison ouf. J’aime pas oublier que j’ai des couverts à salade. J’aime pas sortir de chez moi juste pour descendre la poubelle au local à poubelles. J’aime pas dire le mot poubelle. Quand je bossais chez STAT, j’aimais pas la façon dont C. pouvait nous dire ça va, je vous ai pas trop pesé ? car que veux-tu répondre à ça quand c’est ta boss qui le dit ? J’aime pas la matéria Élément de base. J’aime pas l’acidité des tomates quand tu les coupes après t’être coupé les doigts. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie. J’aime pas les petites colonnes vertébrales des sardines, là. J’aime pas trop le pain de seigle mais je peux concevoir d’en manger. Bien que j’aime pas les noix j’aime assez le pain aux noix (même si ça m’arrive assez rarement d’en acheter). J’aime pas que dans Friends les personnages soient progressivement devenus tous des caricatures d’eux-mêmes. J’aime pas regarder Les Simpson en VO (ne parlons pas de Daria). J’aime pas me dire que si Lou n’avait pas indirectement attiré mon attention sur le fait que les Pléïades sont vendus avec une petite protection plastique, je m’en serais probablement jamais aperçu. J’aime pas les blettes, j’aime pas qu’on parle dans les parties communes. J’aime pas l’aura blanchâtre que peuvent avoir certaines ampoules basses consommation dans l’immeuble d’en face. J’aime pas celles/ceux qui gueulent alleuuuuez ! dans n’importe quelle situations sportives. J’aime pas mépriser qui (ou quoi) que ce soit. J’aime pas l’odeur avant et/ou après la pluie. J’aime pas quand je me dis encore, ce mail j’y répondrai demain. J’aime pas me souvenir combien c’était vital de lire tel ou tel livre à un moment donné et ne plus comprendre du tout quel fut mon enthousiasme du moment (d’ailleurs je ne l’ai pas lu). J’aime pas lire chez d’autres des listes (mais j’aime assez ça, les écrire). J’aime pas les textes à chute. J’aime pas quand on oublie de se dire et toi, tu as passé une bonne journée ?

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