170319


Cheveux brillants. Longuement déroulés.
Autour des nudités nacrées ou ivoirines.
Soie lumineuse.

Hélène Bessette, Histoire du chien, Othello / Attila, P.97

Souvent c’est les phrases les plus simples que j’ai le plus de mal à traduire sincèrement. Par exemple, I want to fuck you now. Le now est moins là pour le sens que pour le rythme, du moins c’est comme ça que je le lis (lie). Il vient clôturer l’instant de la phrase, certes en instaurant une temporalité, mais une temporalité qu’on ne pourrait pas rendre par l’interminable maintenant, bien sûr. C’est beaucoup plus sec que ça. Là, je veux te baiser. Ou Et là, je veux te baiser. Si on était dans un autre registre de langue, on pourrait tenter Je veux te baiser, meuf mais c’est pas le cas je pense. Mais implique de couper la phrase en deux, d’avoir un temps de pause important, alors que la phrase d’origine est dite d’une traite, sans interruption, et il me semble qu’il faudrait respecter ça. Comment ? Je veux grave te baiser, mais on retombe sur ce problème épineux du niveau de langue. J’ai envie de te baiser est donc peut-être tout simplement la solution ici. Par ailleurs, c’est la deuxième fois aujourd’hui que je tombe, dans deux textes différents, sur le mot gusto. À cause d’une douleur soudaine et aigre à l’adducteur gauche, je m’en remets à l’immobilité pour une partie de l’après-midi au moins pendant que le soleil s’enfonce dans l’idée qu’il est lui (et nous nous), et petit à petit tu peux sentir s’éloigner cette douleur de toi-même (mais que c’est lent une douleur qui décline).

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170319, version 6 (19 avril 2019)

Corps, Traduire, Hélène Bessette, Hunter X Hunter
jpg/dsc_1501.jpg

<blockquote>

Cheveux brillants. Longuement déroulés.

Soie lumineuse.

Hélène Bessette, [Histoire du chien->http://www.lenouvelattila.fr/histoire-du-chien /] histoire du chien p . , Othello / Attila, P.97

</blockquote>

Souvent c’est les phrases les plus simples que j’ai le plus de mal à traduire sincèrement. Par exemple, I want to fuck you now. Le now est moins là pour le sens que pour le rythme, du moins c’est comme ça que je le lis (lie). Il vient clôturer l’instant le temps de la phrase, certes en instaurant une temporalité, mais une temporalité qu’on ne pourrait pas rendre par l’interminable maintenant, bien sûr. C’est beaucoup plus sec que ça. Là, je veux te baiser. Ou Et là, je veux te baiser. Si on était dans un autre registre de langue, on pourrait tenter Je veux te baiser, meuf mais c’est ce n’est pas le cas je pense. Mais implique de couper la phrase en deux, d’avoir un temps de pause important, alors que la phrase d’origine est dite d’une traite, sans interruption, et il me semble qu’il faudrait respecter ça. Comment ? Je veux grave te baiser, mais on retombe sur ce problème épineux du niveau de langue. J’ai envie de te baiser est donc peut-être tout simplement la solution ici. Par ailleurs, c’est la deuxième fois aujourd’hui que je tombe, dans deux textes différentsque je traduis , sur le mot gusto. À cause d’une douleur soudaine et aigre à l’adducteur gauche, je m’en remets à l’immobilité pour une partie de l’après-midi au moins pendant que le soleil s’enfonce dans l’idée qu’il est lui (et nous nous), et petit à petit tu peux sentir s’éloigner cette douleur de toi-même (mais que c’est lent une douleur qui décline).

170319, version 5 (19 avril 2019)

Souvent c’est Ce sont souvent les phrases les plus simples que j’ai le plus de mal à traduire sincèrement. Par exemple, I want to fuck you now. Le now est moins là pour le sens que pour le rythme, du moins c’est comme ça que je le lis (lie). Il vient clôturer le temps de la phrase, certes en instaurant une temporalité, mais une temporalité qu’on ne pourrait pas rendre par l’interminable maintenant, bien sûr. C’est beaucoup plus sec que ça. Là, je veux te baiser. Ou Et là, je veux te baiser. Si on était dans un autre registre de langue, on pourrait tenter Je veux te baiser, meuf mais ce n’est pas le cas je pense. Mais implique de couper la phrase en deux, d’avoir un temps de pause important, alors que la phrase d’origine est dite d’une traite, sans interruption, et il me semble qu’il faudrait respecter ça. Comment ? Je veux grave te baiser, mais on retombe sur ce problème épineux du niveau de langue. J’ai envie de te baiser est donc peut-être la solution ici. Par ailleurs, c’est la deuxième fois aujourd’hui que je tombe, dans deux textes différents que je traduis, sur le mot gusto. À cause d’une douleur soudaine et aigre à l’adducteur gauche, je m’en remets à l’immobilité pour une partie de l’après-midi au moins pendant que le soleil s’enfonce dans l’idée qu’il est lui (et nous nous), et petit à petit tu peux sentir s’éloigner cette douleur de toi-même (mais que c’est lent une douleur qui décline).

170319, version 4 (18 avril 2019)

Ce sont souvent les phrases les plus simples que j’ai le plus de mal à traduire sincèrement. Par exemple, I want to fuck you now. Le now est moins là pour le sens que pour le rythme, du moins c’est comme ça que je le lis (lie). Il vient clôturer le temps de la phrase, certes en instaurant une temporalité, mais une temporalité qu’on ne pourrait pas rendre par l’interminable maintenant, bien sûr. C’est beaucoup plus sec que ça. Là, je veux te baiser. Ou Et là, je veux te baiser. Si on était dans un autre registre de langue, on pourrait tenter Je veux te baiser, meuf mais ce n’est pas le cas je pense . Mais implique de couper la phrase en deux, d’avoir un temps de pause important, alors que la phrase d’origine est dite d’une traite, sans interruption, et il me semble qu’il faudrait respecter ça. Comment ? Je veux grave te baiser, mais on retombe sur ce problème épineux du de niveau de langue. J’ai envie de te baiser est donc peut-être la solution ici. Par ailleurs, c’est la deuxième fois aujourd’hui que je tombe, dans deux textes différents que je traduis, sur le mot gusto. À cause d’une douleur soudaine et aigre à l’adducteur gauche, je m’en remets à l’immobilité pour une partie de l’après-midi au moins pendant que le soleil s’enfonce dans l’idée qu’il est lui (et nous nous), et petit à petit tu peux sentir s’éloigner cette douleur de toi-même (mais que c’est lent une douleur qui décline ).

170319, version 3 (17 mars 2019)

Ce sont souvent les phrases les plus simples que j’ai le plus de mal à traduire sincèrement. Par exemple, I want to fuck you now. Le now est moins là pour le sens que pour le rythme, du moins c’est comme ça que je le lis (lie). Il vient clôturer le temps de la phrase, certes en instaurant une temporalité, mais une temporalité qu’on ne pourrait pas rendre par l’interminable maintenant, bien sûr. C’est beaucoup plus sec que ça. Là, je veux te baiser. Ou Et là, je veux te baiser. Si on était dans un autre registre de langue, on pourrait tenter Je veux te baiser, meuf mais ce n’est pas le cas. Mais implique de couper la phrase en deux, d’avoir un temps de pause important, alors que la phrase d’origine est dite d’une traite, sans interruption, et il me semble qu’il faudrait respecter ça. Comment ? Je veux grave te baiser, mais on retombe sur ce problème épineux de niveau de langue. J’ai envie de te baiser est donc peut-être la solution ici. Par ailleurs, c’est la deuxième fois aujourd’hui que je tombe, dans deux textes différents que je traduis, sur le mot gusto. À cause d’une douleur soudaine et aigre à l’adducteur gauche, je m’en remets à l’immobilité pour une partie de l’après-midi au moins pendant que le soleil s’enfonce dans l’idée qu’il est lui (et nous nous), et petit à petit tu peux sentir s’éloigner cette douleur de toi-même (mais c’est lent).

170319, version 2 (17 mars 2019)

histoire du chien p. 97

Ce sont souvent les phrases les plus simples que j’ai le plus de mal à traduire sincèrement. Par exemple, I want to fuck you now. Le now est moins là pour le sens que pour le rythme, du moins c’est comme ça que je le lis (lie). Il vient clôturer le temps de la phrase, certes en instaurant une temporalité, mais une temporalité qu’on ne pourrait pas rendre par l’interminable maintenant, bien sûr. C’est beaucoup plus sec que ça. Là, je veux te baiser. Ou Et là, je veux te baiser. Si on était dans un autre registre de langue, on pourrait tenter Je veux te baiser, meuf mais ce n’est pas le cas. Mais implique de couper la phrase en deux, d’avoir un temps de pause important, alors que la phrase d’origine est dite d’une traite, sans interruption, et il me semble qu’il faudrait respecter ça. Comment ? Je veux grave te baiser, mais on retombe sur ce problème épineux de niveau de langue. J’ai envie de te baiser est donc peut-être la solution ici. Par ailleurs, c’est la deuxième fois aujourd’hui que je tombe, dans deux textes différents que je traduis, sur le mot gusto.

Guillaume Vissac

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