150419


Si j’écris à L. que je baigne dans une soupe d’yeux c’est que c’est le cas. And I am not amused. Un troisième collyre est donc venu s’ajouter aux deux précédents, qui à l’origine déjà étaient trois jusqu’à ce que j’en remplace un par un autre, c’est-à-dire celui-là. C’est un antibiotique. Pour quoi faire, je n’en sais rien. D’ailleurs pourquoi les fabricants de collyre qui passent leur temps à rappeler que leur flacon doivent être entreprosés à l’abri de la lumière n’en conçoivent pas directement des qui soient, à la base, opaques ? Ça me dépasse. Bref, ce nouveau collyre censé remplacer l’ancien ne se met plus deux fois par jour mais quatre et il tache, mais vraiment : il est tout jaune orangé alors ça te donne l’impression d’être un loup garou dont la métamorphose aurait commencé par les yeux, les paupières, avant de s’interrompre brutalement pour une raison qui nous échappe à tous, et, de l’autre côté du regard, ça te donne l’impression pendant plusieurs minutes de vivre dans un film de Jean-Pierre Jeunet ; tout est comme jaune. Qui plus est, ce nouveau collyre a un goût. Je veux pas dire par là qu’il a un goût quand on le goûte (on n’est pas censé faire ça, dixit la notice d’utilisation qui nous rappelle que le flacon doit être entreposé à l’abri de la lumière) mais qu’il a un goût quand on se le met dans les yeux, une espèce de tanin métallique et solvant pas du tout agréable. Je ne veux même pas commencer à imaginer quel genre de cheminement chimique s’opère pour qu’une goutte de collyre lâché dans le canal lacrymo-nasal puisse s’insinuer jusqu’à la gorge ou le nez ou le palais pour rester plusieurs heures en suspension comme si c’était un truc qu’on a mangé. Bref, c’est la merde, je crois qu’on peut dire ça. Et là, Notre Dame est en train de brûler et ça a à peu près le même goût encore. C’est métallique.

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150419, version 6 (15 mai 2019)

Paris, Corps, L.
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Si j’écris à [L L .->mot43] que je baigne dans une soupe d’yeux c’est que c’est le cas. And I am not amused. Un troisième collyre est donc Un troisième collyre est venu s’ajouter aux deux précédents, qui à l’origine déjà étaient trois jusqu’à ce que j’en remplace un par un autre, c’est-à-dire celui-là. C’est un antibiotique. Pour quoi faire, je n’en sais rien. D’ailleurs pourquoi les fabricants de collyre qui passent leur temps à rappeler que leur flacon doivent être entreprosés à l’abri de la lumière n’en conçoivent pas directement des qui soient, à la base, opaques ? Ça me dépasse. Bref, ce nouveau collyre censé remplacer l’ancien ne se met plus deux fois par jour mais quatre et il tache, mais alors vraiment : il est tout jaune orangé alors ça te donne l’impression d’être un loup garou dont la métamorphose aurait commencé par les yeux, les paupières, avant de s’interrompre brutalement pour une raison qui nous échappe à tous, et, de l’autre côté du regard, ça te donne l’impression pendant plusieurs minutes de vivre dans un film de Jean-Pierre Jeunet ; tout est comme jaune. Qui plus est, ce nouveau collyre a un goût. Je ne veux pas dire par là qu’il a un goût quand on le goûte (on n’est pas censé faire ça, dixit la notice d’utilisation qui nous rappelle que le flacon doit être entreposé à l’abri de la lumière) mais qu’il a un goût quand on se le met dans les yeux, une espèce de tanin métallique et solvant pas du tout agréable. Je ne veux même pas commencer à imaginer quel genre de cheminement chimique s’opère pour qu’une goutte de collyre lâché dans le canal lacrymo-nasal lymphatique ( c’est pas ça du tout mais bon trouver un terme un peu chiadé qui passe bien pour remplacer ) puisse s’insinuer jusqu’à la gorge ou le nez ou le palais pour rester plusieurs heures en suspension comme si c’était un truc qu’on a mangé. Bref, c’est la merde, je crois qu’on peut dire ça. Et là, Notre Dame est en train de brûler et ça a à peu près le même goût que ça encore. C’est métallique.

150419, version 5 (13 mai 2019)

Si j’écris à L. que je baigne dans une soupe d’yeux c’est que c’est le cas. And I am not amused. Un troisième collyre est venu s’ajouter aux deux précédents, qui à l’origine déjà étaient trois jusqu’à ce que j’en remplace coupe un par un autre , c’est-à-dire celui-là qui faisait mal . C’est un antibiotique. Pour quoi faire, je n’en sais rien. D’ailleurs pourquoi les fabricants de collyre qui passent leur temps à rappeler que leur flacon doivent être entreprosés à l’abri de la lumière n’en conçoivent pas directement des qui soient, à la base, opaques ? Ça me dépasse. Et c’est encore un autre sujet. Bref, ce nouveau collyre censé remplacer l’ancien ne se met plus deux fois par jour ( comme l’ancien ) mais quatre et il tache, mais alors vraiment : il est tout jaune orangé alors ça te donne l’impression d’être un loup garou dont la métamorphose aurait commencé par les yeux, les paupières, avant de s’interrompre brutalement pour une raison qui nous échappe à tous, et, de l’autre côté du regard, ça te donne l’impression pendant plusieurs minutes de vivre dans un film de Jean-Pierre Jeunet ; tout est comme jaune. Qui plus est, ce nouveau collyre a un goût. Je ne veux pas dire par là qu’il a un goût quand on le goûte (on n’est pas censé faire ça, dixit la notice d’utilisation qui nous rappelle que le flacon doit être entreposé à l’abri de la lumière) mais qu’il a un goût quand on se le met dans les yeux, une espèce de tanin métallique et solvant pas du tout agréable. Je ne veux même pas commencer à imaginer quel genre de cheminement chimique s’opère pour qu’une goutte de collyre lâché dans le canal lymphatique (c’est pas ça du tout mais bon trouver un terme un peu chiadé qui passe bien pour remplacer) puisse s’insinuer jusqu’à la gorge ou le nez ou le palais pour rester plusieurs heures en suspension comme si c’était un truc qu’on a mangé. Bref, c’est la merde, je crois qu’on peut dire ça. Et là, Notre Dame est en train de brûler et ça a à peu près le même goût que ça encore. C’est métallique.

150419, version 4 (4 mai 2019)

Si j’écris à L. Si j’écris à elle que je baigne dans une soupe d’yeux c’est que c’est le cas. And I am not amused. Un troisième collyre est venu s’ajouter aux deux précédents, qui à l’origine déjà étaient trois jusqu’à ce que j’en coupe un qui faisait mal. C’est un antibiotique. Pour quoi faire, je n’en sais rien. D’ailleurs pourquoi les fabricants de collyre qui passent leur temps à rappeler que leur flacon doivent être entreprosés à l’abri de la lumière n’en conçoivent pas directement des qui soient à la base opaques ? Ça me dépasse. Et c’est encore un autre sujet. Bref, ce nouveau collyre censé remplacer l’ancien ne se met plus deux fois par jour (comme l’ancien) mais quatre et il tache, mais vraiment : il est tout jaune orangé alors ça te donne l’impression d’être un loup garou dont la métamorphose aurait commencé par les yeux, les paupières, avant de s’interrompre brutalement pour une raison qui nous échappe tous, et, de l’autre côté du regard, ça te donne l’impression pendant plusieurs minutes de vivre dans un film de Jean-Pierre Jeunet ; tout est jaune. Qui plus est, ce nouveau collyre a un goût. Je ne veux pas dire par là qu’il a un goût quand on le goûte (on n’est pas censé faire ça, dixit la notice d’utilisation qui nous rappelle que le flacon doit être entreposé à l’abri de la lumière) mais qu’il a un goût quand on se le met dans les yeux, une espèce de tanin métallique et solvant pas du tout agréable. Je ne veux même pas commencer à imaginer quel genre de cheminement chimique s’opère pour qu’une goutte de collyre lâché dans le canal lymphatique (c’est pas ça du tout mais bon trouver un terme un peu chiadé qui passe bien pour remplacer) puisse s’insinuer jusqu’à la gorge ou le nez ou le palais pour rester plusieurs heures en suspension comme si c’était un truc qu’on a mangé. Bref, c’est la merde, je crois qu’on on peut dire ça. Et là, Notre Dame est en train de brûler et ça a à peu près le même goût que ça encore. C’est métallique.

150419, version 3 (15 avril 2019)

Si j’écris à elle que je baigne dans une soupe d’yeux c’est que c’est le cas. And I am not amused. Un troisième collyre est venu s’ajouter aux deux précédents, qui à l’origine déjà étaient trois jusqu’à ce que j’en coupe un qui faisait mal. C’est antibiotique. Pour quoi faire, je n’en sais rien. D’ailleurs pourquoi les fabricants de collyre qui passent leur temps à rappeler que leur flacon doivent être entreprosés à l’abri de la lumière n’en conçoivent pas directement des qui soient à la base opaques ? Ça me dépasse. Et c’est encore un autre sujet. Bref, ce nouveau collyre censé remplacer l’ancien ne se met plus deux fois par jour (comme l’ancien) mais quatre et il tache, mais vraiment : il est tout jaune orangé alors ça te donne l’impression d’être un loup garou dont la métamorphose aurait commencé par les yeux, les paupières, avant de s’interrompre brutalement pour une raison qui nous échappe tous, et, de l’autre côté du regard, ça te donne l’impression pendant plusieurs minutes de vivre dans un film de Jean-Pierre Jeunet ; tout est jaune. Qui plus est, ce nouveau collyre a un goût. Je ne veux pas dire par là qu’il a un goût quand on le goûte (on n’est pas censé faire ça, dixit la notice d’utilisation qui nous rappelle que le flacon doit être entreposé à l’abri de la lumière) mais qu’il a un goût quand on se le met dans les yeux, une espèce de tanin métallique et solvant pas du tout agréable. Je ne veux même pas commencer à imaginer quel genre de cheminement chimique s’opère pour qu’une goutte de collyre lâché dans le canal lymphatique (c’est pas ça du tout mais bon trouver un terme un peu chiadé qui passe bien pour remplacer) puisse s’insinuer jusqu’à la gorge ou le nez ou le palais pour rester plusieurs heures en suspension comme si c’était un truc qu’on a mangé. Bref, c’est la merde, on peut dire ça. Et là, Notre Dame est en train de brûler et ça a à peu près le même goût que ça encore. C’est métallique.

150419, version 2 (15 avril 2019)

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