160419


On se réveille donc dans les cendres d’une cathédrale qui a fini de brûler mais qui n’est pas détruite. Hier soir, les effets de l’incendie via le prisme des réseaux sociaux et c’est comme d’habitude en réalité : d’abord une émotion assez spontanée, et qui disait sans doute quelque chose de notre rapport à la ville, à notre patrimoine, peut-être aussi à une angoisse liée à une disparition de notre propre sol, puis, quelques heures plus tard à peine, patatra, on est retombé en nous-mêmes et on voit défiler les vautours de l’évasion fiscale qui se lancent dans un concours de teub pantagruélique (j’aime bien dire pantagruélique) sur le montant qu’ils s’engagent à donner pour aider à la reconstruction de Notre dame (mais 100 ou 200M€ quand on fait de l’évasion fiscale à auteur de 2Md c’est quand même de l’aumône), les appels du pieds politiques divers et variés et au fond tous ces gens ne sont capables que de parler de chiffres et de tunes, c’est pas possible autrement. C’est dingue, ces mecs (ce sont souvent des mecs), ce qu’ils sont crades. Ce sont des gens crades et on peut dire, je le pense sincèrement, qu’ils schlinguent de ça, non pas leur fric même (on s’en foutrait pas mal de leur fric s’ils ne passaient pas leur temps à essayer de se soustraire à leurs obligations de solidarité) mais leur rapport à l’argent. Et dans les jours qui viennent, des piles de Notre dame de Paris vont fleurir dans les vitrines des librairies, Gallimard fait déjà des pubs à ce propos, on peut leur faire confiance, business is business (et peut-être que c’est de ces gens-là qu’il faudrait se défaire, non de la ville ou d’un lieu, non de l’idée d’une construction humaine mais ce ça, cet assujettissement permanent au fric où qu’on aille). Et puis, c’est étonnant quand même cette angoisse très forte de tout reconstruire à l’identique mais à l’identique de quoi ? Non, il faut que rien ne change ; le hic, c’est que nous sommes lancés comme une flèche dans l’univers en pleine expansion. Rien n’est fixe, genre jamais.

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160419, version 8 (15 mai 2019)

Paris, Victor Hugo
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On se réveille donc dans les cendres d’une cathédrale qui a fini de brûler mais qui n’est pas détruite. Hier soir, les effets de l’incendie via le prisme des réseaux sociaux et c’est comme d’habitude en réalité : d’abord une émotion assez spontanée, et qui disait sans doute quelque chose de notre rapport à la ville, à notre patrimoine, peut-être aussi à une angoisse liée à une [disparition de notre propre sol->https://aoc.media/opinion/2019/04/08/veut-dire-heimat-aujourdhui/], puis, quelques heures plus tard à peine, patatra, on est retombé en nous-mêmes et on voit défiler les vautours de l’évasion fiscale qui se lancent dans un concours de teub pantagruélique ([j’aime bien dire->http://www.desordre.net] Deal with it . Hier soir , les effets de l’incendie via le prisme des réseaux sociaux et c’est comme d’habitude en réalité  : d’abord une émotion assez spontanée , et qui disait sans doute quelque chose de notre rapport à la ville , à notre patrimoine , peut-être aussi à une angoisse liée à une désafférentation de notre propre sol qui se dissipe ( voir article Bruno Latour , AOC ), puis , quelques heures plus tard à peine , patatra , on est retombé en nous-mêmes et on voit défiler les vautours de l’évasion fiscale qui se lancent dans une concours de teub pantagruélique ( j’aime bien dire pantagruélique) sur le montant qu’ils s’engagent à donner pour aider à la reconstruction de Notre dame (mais 100 ou 200M€ quand on fait de l’évasion fiscale à auteur de 2Md c’est quand même de l’aumône), les appels du pieds politiques divers et variés et au fond tous ces gens ne sont capables que de parler de chiffres et de tunes, c’est pas possible autrement. C’est dingue, ces mecs (ce sont souvent des mecs), ce qu’ils sont crades. Ce sont des gens crades et on peut dire, je le pense sincèrement, qu’ils schlinguent de ça, non pas leur fric même ( on s’en foutrait pas mal de leur fric s’ils ne passaient pas leur temps à essayer de se soustraire à leurs obligations de solidarité ) mais leur rapport à l’argent. Et dans Dans les jours qui viennent, des piles de Notre dame de Paris vont fleurir dans les vitrines des librairies, Gallimard fait déjà des pubs à ce propos, on peut leur faire confiance , business is business (et peut-être que c’est de ces gens-là qu’il faudrait se défaire, non de la ville ou d’un lieu, non de l’idée d’une construction humaine mais ce ça, cet assujettissement permanent ce lien ténu au fric où qu’on aille). Et puis, c’est étonnant quand même cette angoisse très forte de tout reconstruire à l’identique mais à l’identique de quoi ? Non, il faut que rien ne change ; le hic, c’est que nous sommes lancés comme une flèche dans l’univers en pleine expansion. Rien Rien n’est jamais fixe, genre jamais.

160419, version 7 (13 mai 2019)

On se réveille donc dans les cendres d’une cathédrale qui a fini de brûler mais qui n’est pas détruite. Je n’ai vu hier soir que les effets de l’incendie via le prisme des réseaux sociaux et c’était une émotion assez spontanée, je trouve, et qui disait quelque chose de notre rapport à la ville, à notre patrimoine, peut-être aussi à une angoisse liée à une désafférentation de notre propre sol qui se dissipe (voir article Bruno Latour, AOC) : en gros, nous sommes dans une ère de la disparition. Hier soir Puis , les effets de l’incendie via le prisme des réseaux sociaux et c’est comme d’habitude en réalité  : d’abord une émotion assez spontanée ce matin , et qui disait sans doute quelque chose de notre rapport à la ville , à notre patrimoine , peut-être aussi à une angoisse liée à une désafférentation de notre propre sol qui se dissipe ( voir article Bruno Latour , AOC ), puis , quelques heures plus tard à peine , patatra, on est retombé en nous-mêmes et on voit défiler les vautours de l’évasion fiscale qui se lancent dans une concours de teub pantagruélique (j’aime bien dire pantagruélique) sur le montant qu’ils s’engagent à donner pour aider à la reconstruction de Notre dame (mais 100 ou 200M€ quand on fait de l’évasion fiscale à auteur de 2Md c’est quand même de l’aumône), les appels du pieds politiques divers et variés et au fond tous ces gens ne sont capables que de parler de chiffres et de tunes, c’est pas possible autrement. C’est dingue, du coup , ces mecs ( ce sont souvent des mecs ), ce qu’ils sont crades. Ce sont des gens crades et on peut dire, je le pense sincèrement, qu’ils schlinguent de ça, non pas leur fric même mais leur rapport à l’argent. Dans les jours qui viennent des piles de Notre dame de Paris vont fleurir dans les vitrines des librairies, Gallimard fait déjà des pubs à ce propos, business is business (et peut-être que c’est de ces gens-là qu’il faudrait se défaire, non de la ville ou d’un lieu, non de l’idée d’une construction humaine mais ce ça, ce lien ténu au fric qu’on aille la permanence du pognon , c’est lui qui nous enfume ). Et puis, c’est étonnant quand même cette angoisse très forte de tout reconstruire à l’identique mais à l’identique de quoi ? Notre Dame est l’exemple même d’une structure qui s’est recomposée au fil des siècles et qui a donc (comme nous tous) évolué au fur et à mesure de sa vie. Non, il faut que rien ne change ; le hic, c’est que nous sommes lancés comme une flèche dans l’univers en pleine expansion. Rien n’est jamais fixe, genre jamais. Deal with it.

160419, version 6 (4 mai 2019)

On se réveille donc dans les cendres d’une cathédrale qui a fini de brûler mais qui n’est pas détruite. Je n’ai vu hier soir que les effets de l’incendie via le prisme des réseaux sociaux et c’était une émotion assez spontanée, je trouve, et qui disait quelque chose de notre rapport à la ville, à notre patrimoine, peut-être aussi à une angoisse liée à une désafférentation de notre propre sol qui se dissipe (voir article Bruno Latour, AOC) : en gros, nous sommes dans une ère de la disparition. Puis, ce matin, patatra, on est retombé en nous-mêmes et on voit défiler les vautours de l’évasion fiscale qui se lancent dans une concours de teub pantagruélique ( j’aime bien dire pantagruélique ) sur le montant qu’ils s’engagent à donner pour aider à la reconstruction de Notre dame (mais 100 ou 200M€ quand on fait de l’évasion fiscale à auteur de 2Md c’est quand même de l’aumône l’aumone ), les appels du pieds politiques divers et variés et au fond tous ces gens ne sont capables que de parler de chiffres et de tunes, c’est pas possible autrement. C’est dingue, du coup, ce qu’ils sont crades. Ce sont des gens crades et on peut dire, je le pense sincèrement, qu’ils schlinguent de ça, non pas leur fric mais leur rapport à l’argent. Dans les jours qui viennent des piles de Notre dame de Paris vont fleurir dans les vitrines des librairies, Gallimard fait déjà des pubs à ce propos, business is business (et peut-être que c’est de ces gens-là qu’il faudrait se défaire, non de la ville ou d’un lieu, non de l’idée d’une construction humaine mais ce ça , ce ça , la permanence du rapport au pognon, c’est lui qui nous enfume). Et puis, c’est étonnant quand même cette c’est angoisse très forte de tout reconstruire à l’identique mais à l’identique de quoi ? Notre Dame est l’exemple même d’une structure qui s’est recomposée au fil des siècles et qui a donc (comme nous tous) évolué au fur et à mesure de sa vie. Non, il faut que rien ne change ; le hic, c’est que nous sommes lancés comme une flèche dans l’univers en pleine expansion. Rien n’est jamais fixe, genre jamais. Deal with it.

160419, version 5 (16 avril 2019)

On se réveille donc dans les cendres d’une cathédrale qui a fini de brûler mais qui n’est pas détruite. Je n’ai vu hier soir que les effets de l’incendie via le prisme des réseaux sociaux et c’était une émotion assez spontanée, je trouve, et qui disait quelque chose de notre rapport à la ville, à notre patrimoine, peut-être aussi à une angoisse liée à une désafférentation de notre propre sol qui se dissipe (voir article Bruno Latour, AOC) : en gros, nous sommes dans une ère de la disparition. Puis, ce matin, patatra, on est retombé en nous-mêmes et on voit défiler les vautours de l’évasion fiscale qui se lancent dans une concours de teub sur le montant qu’ils s’engagent à donner pour aider à la reconstruction de Notre dame ( mais 100 ou 200M€ quand on fait de l’évasion fiscale à auteur de 2Md c’est quand même de l’aumone ), , les appels du pieds politiques divers et variés et au fond tous ces gens ne sont capables que de parler de chiffres et de tunes thunes , c’est pas possible autrement. Dans les jours qui viennent des piles de Notre dame de Paris vont fleurir dans les vitrines des librairies, Gallimard fait déjà des pubs à ce propos, business is business (et peut-être que c’est de ces gens-là qu’il faudrait se défaire, non de la ville ou d’un lieu, non de l’idée d’une construction humaine mais ce ça, ce rapport au pognon, c’est lui qui nous enfume). Et puis, c’est étonnant quand même c’est angoisse très forte de tout reconstruire à l’identique mais à l’identique de quoi ? Notre Dame est l’exemple même d’une structure qui s’est recomposée au fil des siècles et qui a donc (comme nous tous) évolué au fur et à mesure de sa vie. Non, il faut que rien ne change ; le hic, c’est que nous sommes lancés comme une flèche dans l’univers en pleine expansion. Rien n’est jamais fixe, jamais.

160419, version 4 (16 avril 2019)

On se réveille donc dans les cendres d’une cathédrale qui a fini de brûler mais qui n’est pas détruite. Je n’ai vu hier soir que les effets de l’incendie via le prisme des réseaux sociaux et c’était une émotion assez spontanée, je trouve, et qui disait quelque chose de notre rapport à la ville, à notre patrimoine, peut-être aussi à une angoisse liée à une désafférentation de notre propre sol qui se dissipe (voir article Bruno Latour, AOC)  : en gros , nous sommes dans une ère de la disparition . ). Puis, ce matin, patatra, on est retombé en nous-mêmes et on voit défiler les vautours de l’évasion fiscale qui se lancent dans une concours de teub sur le montant qu’ils s’engagent à donner pour aider à la reconstruction de Notre dame, les appels du pieds politiques divers et variés et au fond tous ces gens ne sont capables que de parler de chiffres et de thunes, c’est pas possible autrement. Dans les jours qui viennent des piles de Notre dame de Paris vont fleurir dans les vitrines des librairies, Gallimard fait déjà des pubs à ce propos, business is business (et peut-être que c’est de ces gens-là qu’il faudrait se défaire, non de la ville ou d’un lieu, non de l’idée d’une construction humaine mais ce ça, ce rapport au pognon, c’est lui qui nous enfume).

160419, version 3 (16 avril 2019)

On se réveille donc dans les cendres d’une cathédrale qui a fini de brûler mais qui n’est pas détruite. Je n’ai vu hier soir que les effets de l’incendie via le prisme des réseaux sociaux et c’était une émotion assez spontanée, je trouve, et qui disait quelque chose de notre rapport à la ville, à notre patrimoine, peut-être aussi à une angoisse liée à une désafférentation de notre propre sol qui se dissipe (voir article Bruno Latour, AOC). Puis, ce matin, patatra, on est retombé en nous-mêmes et on voit défiler les vautours de l’évasion fiscale qui se lancent dans une concours de teub sur le montant qu’ils s’engagent à donner pour aider à la reconstruction de Notre dame, les appels du pieds politiques divers et variés et au fond tous ces gens ne sont capables que de parler de chiffres et de thunes, c’est pas possible autrement. Dans les jours qui viennent des piles de Notre dame de Paris vont fleurir dans les vitrines des librairies, Gallimard fait déjà des pubs à ce propos, business is business (et peut-être que c’est de ces gens-là qu’il faudrait se défaire, non de la ville ou d’un lieu, non de l’idée d’une construction humaine mais ce ça, ce rapport au pognon, c’est lui qui nous enfume).

160419, version 2 (16 avril 2019)

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