180419


J’ai beau être quelqu’un d’un minimum raisonné, et je pense étranger à toutes formes de superstition, je crois qu’au fond de moi j’adhère complètement à la thèse d’une chance qui a tourné le jour où j’ai brisé le porte-bonheur d’Asakusa, c’est quand même curieux. Ceci étant, je crois aux cycles, oui, même si (surtout si) je suis incapable de me les expliquer. Si je regarde les faits, une succession d’évènements en chaîne, l’année 2018 pour moi, c’était un cycle positif. Pour autant, je n’ai jamais dû me sentir aussi stressé et tendu que cette année-là. Ce sera l’année ressentie VS l’année des faits. Mais comment pose-t-on des faits ? 2019 : tout le contraire. Je ne suis jamais senti aussi calme et serein, et pourtant pour un tas de raisons différentes honnêtement c’est la merde. Et c’est comme cette histoire de migraines finalement : il existe deux grilles de lecture absolument aux antipodes l’une de l’autre, mais toutes aussi vraies chacune. Dans la première, si je me fie aux chiffres, je ne suis jamais senti aussi bien, c’est-à-dire aussi peu en proie à la douleur, et je n’ai jamais pris aussi peu de médicaments contre les crises. Mais l’autre réalité, c’est que je suis de moins en moins en capacité de faire quoi que ce soit (comprendre sortir à l’air libre ou être la proie des écrans), et je n’ai jamais autant calculé qu’aujourd’hui. Ces deux visions de la réalité sont rigoureusement exactes. Mais moi pas. C’est comme cette histoire d’écriture : des semaines maintenant que je n’écris rien. Pas pas beaucoup, rien. Pourtant, je me retrouve chaque jour devant le journal à l’écrire. Ou encore, quand je pense à mon frère D., il a toujours des cheveux longs, quand bien même cela doit faire plus de quinze ans qu’il ne les porte plus ainsi, et qu’en tout et pour tout, à l’échelle de son âge, cette période ne représente qu’une part finalement minime de sa vie capillaire. Comment trouver sa voie dans un quelconque cheminement quand notre quête de sens est à ce point trouble, ou troublée ? Par exemple là, j’ai commandé deux pizza pour quand H. sera revenu de son interminable journée de réunions et de labeur et elles arrivent dix minutes avant lui, ce qui est juste parfait. J’ai pris une végétarienne et une espèce de quatre fromages à hipster avec des bouts de noisettes dessus pour qu’on puisse se les partager tous les deux. Sauf que la végétarienne n’est pas une végétarienne. À la limite, ça peut arriver de se tromper dans une commande, et ça ne me dérange pas de manger de temps à autre de la viande, on ne pourra juste pas partager, pas grave. Sauf qu’ils ne se sont pas juste trompés dans la commande, ils se sont trompés dans la recette. C’est-à-dire qu’ils ont commencé à faire la bonne pizza, à base de poivrons et d’aubergine avec un œuf au milieu, et qu’entre temps ils ont switché, rajoutant par dessus de la charcuterie et du fromage de raclette. Résultat, ça ne ressemble à rien et ça n’est pas mangeable. Je veux dire, ça l’est (la preuve, puisque je l’ai fait). Mais c’est vraiment pas terrible. Quoi faire dans ces cas-là ? Râler auprès de l’application de livraison ? Mal noter le restaurant ? S’en plaindre ouvertement sur les réseaux sociaux en faisant une petite blague ironique ? Ou rien de tout ça ? Quoi qu’on fasse, ça finira nécessairement par retomber sur le coin de la gueule à quelqu’un. Alors je crois que c’est comme à peu près tout ici : autant se taire.

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180419, version 6 (15 mai 2019)

Migraine, H., D.
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J’ai beau être quelqu’un d’un minimum raisonné, et je pense étranger à toutes formes de superstition, je crois qu’au fond de moi j’adhère complètement à la thèse d’une chance qui a tourné [le le jour où j’ai brisé le porte-bonheur d’Asakusa->article4303] d’Asakusa , c’est quand même curieux . , c’est quand même curieux. Ceci étant, je crois aux cycles, oui, même si (surtout si) je suis incapable de me les expliquer. Si je regarde les faits, une succession d’évènements en chaîne, l’année 2018 a été pour moiexceptionnelle , c’était un cycle positif. Pour autant, je n’ai jamais dû me sentir aussi si stressé et tendu que cette année-là. Ce sera l’année ressentie VS l’année des chiffres et des faits. Mais comment pose-t-on des faits ? L’année 2019 : , c’est précisément tout le contraire. Je ne suis jamais senti aussi calme et serein, et pourtant pour un tas de raisons différentes honnêtement c’est la merde. Et c’est comme cette histoire de migraines finalement : il existe deux grilles de lecture absolument aux antipodes l’une de l’autre, mais toutes aussi vraies chacune l’une que l’autre . Dans la première, si je me fie aux chiffres, je ne suis jamais senti aussi bien, c’est-à-dire aussi peu en proie à la douleur, et je n’ai jamais pris aussi peu de médicaments contre les crises. Mais l’autre réalité, c’est que je suis de moins en moins en capacité de faire quoi que ce soit (comprendre sortir à l’air libre ou être la proie des écrans), et je n’ai jamais autant calculé qu’aujourd’hui. Ces deux visions de la réalité sont rigoureusement exactes. Mais moi pas. C’est comme cette histoire d’écriture : cela fait des semaines maintenant que je n’écris rien. Pas pas beaucoup, rien. Pourtant, je me retrouve chaque jour devant le journal journal à l’écrire . à l’écrire. Ou encore, quand je pense à mon frère D., il a toujours des cheveux longs, quand bien même cela doit faire plus de quinze ans qu’il ne les porte plus ainsi, et qu’en tout et pour tout, à l’échelle de son âge, cette période ne représente qu’une part finalement minime de sa vie capillaire. Comment trouver sa voie dans un quelconque cheminement quand notre quête de sens est à ce point trouble , ou troublée viciée ? Par exemple là, j’ai commandé deux pizza pour quand [H H .->mot59] sera revenu de son interminable journée de réunions et de labeur et elles arrivent dix minutes avant lui, ce qui est juste parfait. J’ai pris une végétarienne et une espèce de quatre fromages à hipster avec des bouts de noisettes dessus pour qu’on puisse se les partager tous les deux. Sauf que la végétarienne n’est pas une végétarienne, je le réalise en ouvrant la boite , sous le fromage collé . À la limite, ça peut arriver de se tromper dans une commande, et ça ne me dérange pas de manger de temps à autre de la viande, on ne pourra juste pas partager, pas grave. Sauf qu’ils ne se sont pas juste trompés dans la commande, ils se sont trompés dans la recette. C’est-à-dire qu’ils ont commencé à faire la bonne pizza, à base de poivrons et d’aubergine avec un œuf au milieu, et qu’entre temps ils ont switchéen cours de route , rajoutant par dessus de la charcuterie et du fromage de raclette. Résultat, ça ne ressemble à rien et ça n’est pas mangeable. Je veux dire, ça l’est (la preuve, puisque je l’ai fait). Mais c’est vraiment pas terrible. Quoi faire dans ces cas-là ? Râler auprès de l’application de livraison ? Mal noter le restaurant ? S’en plaindre ouvertement sur les réseaux sociaux en faisant une petite blague ironique ? Ou rien de tout ça ? Quoi qu’on fasse, ça finira nécessairement par retomber sur le coin de la gueule à quelqu’un. Alors je crois que c’est comme à peu près tout ici  : autant se taire.

180419, version 5 (4 mai 2019)

J’ai beau être quelqu’un d’un minimum raisonné, et je pense étranger à toutes formes de superstition, je crois qu’au fond de moi j’adhère complètement à la thèse d’une chance qui a tourné le jour où j’ai brisé le porte-bonheur d’Asakusa, c’est quand même curieux. Ceci étant, je crois aux cycles, oui, même si (surtout si) je suis incapable de me les expliquer. Si je regarde les faits, une succession d’évènements en chaîne, l’année 2018 a été pour moi exceptionnelle, c’était un cycle positif. Pour autant, je n’ai jamais dû me sentir si stressé et tendu que cette année-là. Ce sera l’année ressentie VS l’année des chiffres et des faits. L’année 2019, c’est précisément tout le contraire. Je ne suis jamais senti aussi calme et serein, et pourtant pour un tas de raisons différentes honnêtement c’est la merde. Et c’est comme cette histoire de migraines finalement : il existe deux grilles de lecture absolument aux antipodes l’une de l’autre, mais toutes aussi vraies l’une que l’autre . Dans la première, si je me fie aux chiffres, je ne suis jamais senti aussi bien, c’est-à-dire aussi peu en proie à la douleur, et je n’ai jamais pris aussi peu de médicaments contre les crises. Mais l’autre réalité, c’est que je suis de moins en moins en capacité de faire quoi que ce soit (comprendre sortir à l’air libre ou être la proie des écrans), et je n’ai jamais autant calculé qu’aujourd’hui. Ces deux visions de la réalité sont rigoureusement exactes. Mais moi pas. C’est comme cette histoire d’écriture : cela fait des semaines maintenant que je n’écris rien. Pas pas beaucoup, rien. Pourtant, je me retrouve chaque jour devant le journal à l’écrire. Ou encore, quand je pense à mon frère D., il a toujours des cheveux longs, quand bien même cela doit faire plus de quinze ans qu’il ne les porte plus ainsi, et qu’en tout et pour tout, à l’échelle de son âge sa vie , cette période ne représente qu’une part finalement minime de sa vie son style capillaire. Comment trouver sa voie dans un quelconque cheminement quand notre quête de sens est à ce point viciée ? Par exemple là, j’ai commandé deux pizza pour quand H. sera revenu de son interminable journée de réunions et de labeur et elles arrivent dix minutes avant lui, ce qui est juste parfait. J’ai pris une végétarienne et une espèce de quatre fromages à hipster avec des bouts de noisettes dessus pour qu’on puisse se les partager tous les deux. Sauf que la végétarienne n’est pas une végétarienne, je le réalise en ouvrant la boite, sous le fromage collé. À la limite, ça peut arriver de se tromper dans une commande, et ça ne me dérange pas de manger de temps à autre de la viande, on ne pourra juste pas partager, pas grave. Sauf qu’ils ne se sont pas juste trompés trompé dans la commande, ils se sont trompés trompé dans la recette. C’est-à-dire qu’ils ont commencé à faire la bonne pizza, à base de poivrons et d’aubergine avec un œuf au milieu, et qu’entre temps ils ont switché en cours de route, rajoutant par dessus de la charcuterie et du fromage de raclette. Résultat, ça ne ressemble à rien et ça n’est pas mangeable. Je veux dire, ça l’est ( , la preuve, puisque je l’ai fait). . Mais c’est vraiment pas terrible. Quoi faire dans ces cas-là ? Râler auprès de l’application de livraison ? Mal noter le restaurant ? S’en plaindre ouvertement sur les réseaux sociaux en faisant une petite blague ironique ? Ou rien de tout ça ? Quoi qu’on fasse, ça finira nécessairement par retomber sur le coin de la gueule à quelqu’un. Alors autant se taire.

180419, version 4 (20 avril 2019)

J’ai beau être quelqu’un d’un minimum raisonné, et je pense étranger à toutes formes de superstition, je crois qu’au fond de moi j’adhère complètement à la thèse d’une chance qui a tourné le jour où j’ai brisé le porte-bonheur d’Asakusa, c’est quand même curieux. Ceci étant, je crois aux cycles, oui, même si (surtout si) je suis incapable de me les expliquer. Si je regarde les faits, une succession d’évènements en chaîne, l’année 2018 a été pour moi exceptionnelle, c’était un cycle positif. Pour autant, je n’ai jamais dû me sentir si stressé et tendu que cette année-là. Ce sera l’année ressentie VS l’année des chiffres et des faits. L’année 2019, c’est précisément tout le contraire. Je ne suis jamais senti aussi calme et serein, et pourtant pour un tas de raisons différentes honnêtement c’est la merde. Et c’est comme cette histoire de migraines finalement : il existe deux grilles de lecture absolument aux antipodes l’une de l’autre. Dans la première, si je me fie aux chiffres, je ne suis jamais senti aussi bien, c’est-à-dire aussi peu en proie à la douleur, et je n’ai jamais pris aussi peu de médicaments contre les crises. Mais l’autre réalité, c’est que je suis de moins en moins en capacité de faire quoi que ce soit (comprendre sortir à l’air libre ou être la proie des écrans), et je n’ai jamais autant calculé qu’aujourd’hui. Ces deux visions de la réalité sont rigoureusement exactes. Mais moi pas. C’est comme cette histoire d’écriture : cela fait des semaines maintenant que je n’écris rien. Pas pas beaucoup, rien. Pourtant, je me retrouve chaque jour devant le journal à l’écrire. Ou encore, quand je pense à mon frère D., il a toujours des cheveux longs, quand bien même cela doit faire plus de quinze ans qu’il ne les porte plus ainsi, et qu’en tout et pour tout, à l’échelle de sa vie, cette période ne représente qu’une part finalement minime de son style capillaire. Comment trouver sa voie dans un quelconque cheminement quand notre quête de sens est à ce point viciée ? Par exemple là, j’ai commandé deux pizza pour quand H. sera revenu de son interminable journée de réunions et de labeur et elles arrivent dix minutes avant lui, ce qui est juste parfait. J’ai pris une végétarienne et une espèce de quatre fromages à hipster avec des bouts de noisettes dessus pour qu’on puisse se les partager tous les deux. Sauf que la végétarienne n’est pas une végétarienne, je le réalise en ouvrant la boite, sous le fromage collé. À la limite, ça peut arriver de se tromper dans une commande, et ça ne me dérange pas de manger de temps à autre de la viande, on ne pourra juste pas partager, pas grave. Sauf qu’ils ne se sont pas juste trompé dans la commande, ils se sont trompé dans la recette. C’est-à-dire qu’ils ont commencé à faire la bonne pizza, à base de poivrons et d’aubergine avec un œuf au milieu, et qu’entre temps ils ont switché en cours de route, rajoutant par dessus de la charcuterie et du fromage de raclette. Résultat, ça ne ressemble à rien et ça n’est pas mangeable. Je veux dire, ça l’est, la preuve, puisque je l’ai fait. Mais c’est vraiment pas terrible. Quoi faire dans ces cas-là ? Râler auprès de l’application de livraison ? Mal noter le restaurant ? S’en plaindre ouvertement sur les réseaux sociaux en faisant une petite blague ironique ? Ou rien de tout ça ? Quoi qu’on fasse, ça finira nécessairement par retomber sur le coin de la gueule à quelqu’un. Alors autant se taire.

180419, version 3 (19 avril 2019)

J’ai beau être quelqu’un d’un minimum raisonné, et je pense étranger à toutes formes de superstition, je crois qu’au fond de moi j’adhère complètement à la thèse d’une chance qui a tourné le jour où j’ai brisé le porte-bonheur d’Asakusa, c’est quand même curieux. Ceci étant, je crois aux cycles, oui, même si (surtout si) je suis incapable de me les expliquer. Si je regarde les faits, une succession d’évènements en chaîne, l’année 2018 a été pour moi exceptionnelle, c’était un cycle positif. Pour autant, je n’ai jamais dû me sentir si stressé et tendu que cette année-là. Ce sera l’année ressentie VS l’année des chiffres et des faits. L’année 2019, c’est précisément tout le contraire. Je ne suis jamais senti aussi calme et serein, et pourtant pour un tas de raisons différentes honnêtement c’est la merde. Et c’est comme cette histoire de migraines finalement : il existe deux grilles de lecture absolument aux antipodes l’une de l’autre. Dans la première, si je me fie aux chiffres, je ne suis jamais senti aussi bien, c’est-à-dire aussi peu en proie à la douleur, et je n’ai jamais pris aussi peu de médicaments contre les crises. Mais l’autre réalité, c’est que je suis de moins en moins en capacité de faire quoi que ce soit (comprendre sortir à l’air libre ou être la proie des écrans), et je n’ai jamais autant calculé qu’aujourd’hui. Ces deux visions de la réalité sont rigoureusement exactes. Mais moi pas. Comment trouver sa voie dans un quelconque cheminement quand notre quête de sens est à ce point viciée ? Par exemple là, j’ai commandé deux pizza pour quand H. sera revenu de son interminable journée de réunions et de labeur et elles arrivent dix minutes avant lui, ce qui est juste parfait. J’ai pris une végétarienne et une espèce de quatre fromages à hipster avec des bouts de noisettes dessus pour qu’on puisse se les partager tous les deux. Sauf que la végétarienne n’est pas une végétarienne, je le réalise en ouvrant la boite, sous le fromage collé. À la limite, ça peut arriver de se tromper dans une commande, et ça ne me dérange pas de manger de temps à autre de la viande, on ne pourra juste pas partager, pas grave. Sauf qu’ils ne se sont pas juste trompé dans la commande, ils se sont trompé dans la recette. C’est-à-dire qu’ils ont commencé à faire la bonne pizza, à base de poivrons et d’aubergine avec un œuf au milieu, et qu’entre temps ils ont switché en cours de route, rajoutant par dessus de la charcuterie et du fromage de raclette. Résultat, ça ne ressemble à rien et ça n’est pas mangeable. Je veux dire, ça l’est, la preuve, puisque je l’ai fait. Mais c’est vraiment pas terrible. Quoi faire dans ces cas-là ? Râler auprès de l’application de livraison ? Mal noter le restaurant ? S’en plaindre ouvertement sur les réseaux sociaux en faisant une petite blague ironique ? Ou rien de tout ça ? Quoi qu’on fasse, ça finira nécessairement par retomber sur le coin de la gueule à quelqu’un. Alors autant se taire.

180419, version 2 (18 avril 2019)

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