090519


J’en reviens à cette question du sens. La plupart des choses que je fais n’ont pas de sens. Par exemple écrire ici dans un journal que les choses n’ont pas de sens, en soi, ça n’a pas de sens. Écrire en général, ça n’en a pas beaucoup plus, sauf les quelques fois où ça en a, mais on est bien incapable de le reconnaître, du moins de l’identifier, quand ça arrive, et c’est toujours a posteriori qu’on se dit (mais parfois ça peut être a posteriori de plusieurs années), en fait, c’était ça qu’il fallait faire (comprendre : c’était ça qu’il fallait prioriser, puisque les gens parlent ainsi désormais). Et c’est trop tard. C’est faux, ce n’est jamais trop tard. Mais disons qu’on n’est plus la même personne qu’au début (peut-être c’est une bonne chose ?), du coup les énergies sont différentes. Par exemple, je me dis, relisant les Transoxiane écrits il y a quelques années, que je serais bien incapable, aujourd’hui, d’en écrire de nouveaux. Le ton me manque. Là encore, c’est faux, il suffit de se remettre dans le bain. Un ton, une fois qu’on l’a trouvé, on peut le retrouver à force de travail, ou bien, qui sait, de tâtonnements. Ça ne veut pas dire pour autant que je réécrive Transoxiane, ça n’aurait pour le coup pas beaucoup de sens, mais disons que je taille un peu et j’affine. Je m’en tiens à cette ligne-là. Par moments, je clarifie. C’est tout. L’autre jour, un lecteur me disait, à propos de Morphine (du moins, ce qui est en ligne actuellement sous le nom de Morphine) : Je kiffe l’ambiance mi-stalker (le jeu) mi-Volodine (le type). Ce qui, en d’autres circonstances, aurait suffi à me faire replonger. Là non. Curieusement ici, ce qui a du sens, c’est de mettre vingt ans à écrire ce machin, peut-être, qui sait, pour qu’on dise de lui (Morphine) qu’il est le livre de la confirmation (sic). Froidement, ce qui aurait le plus de sens, ce serait de continuer d’écrire ce récit dans un tableur, pour ensuite pouvoir réécrire ce récit dans un tableur un certain nombre de fois, le faire gagner en composition, en architecture, avant que de l’écrire, réellement cette fois, et plus dans un tableur. Pourtant je m’en éloigne. Il faudrait y penser chaque jour. En suis-je capable ? Il y a un ou deux ans, Grieg était le truc qui me faisait le plus kiffer, et ça avait du sens de l’écrire chaque jour. Puis plus rien. Pourquoi ? C’était une histoire de moment dans le temps, et de lieu géographique je crois. Revenu à Paris, ce n’était plus pareil. Et c’est rarement pareil dans la vie. C’est comme cette histoire de site, finalement, que je ne peux plus voir en peinture, est-ce que ça a du sens d’imaginer des trucs de présentation dingues ? Des dérives tape-à-l’œil ? C’est prendre le problème à l’envers et se dire non voilà ce que je veux faire, et voilà comment je vais m’y prendre mais voilà ce qu’il est possible de faire et je vais essayer de faire pareil en m’en servant comme base. Par exemple, je trouve que le site de Florian Wacker est un modèle du genre. Je n’ai aucune idée de qui est un mec comme Florian Wacker, et je ne lis même pas l’allemand pour en apprendre plus sur lui, mais son site me donne envie d’être mon site. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Il faut d’abord partir de soi sans doute. Par exemple, les textes justifiés m’ennuient. Dans cette version de Fuir, le texte est ferré à gauche, c’est tout. Ça me va. Mais j’aimerais me débarrasser de cette colonne à droite qui est trop bien rangée. En fait, ça n’a pas de sens que les blocs soient bien rangés. J’aimerais plutôt qu’on puisse suivre un texte qui soit très graphique (trouver la police idoine), et dont la silhouette, de loin, évoquerait un genre de paysage ondulé, par exemple un paysage de montagne. Comme dans cette collection : c’est du texte en couleur dont l’orientation est tournée (vers le haut, vers le bas, je ne sais plus). C’est tout. Voilà le genre de trucs que j’ai en tête. Mais au fond, ça n’a pas beaucoup plus de sens non plus : il suffirait de publier un flux rss fantôme, c’est-à-dire un site sans site, où les textes seraient en permanence interrogés et interprétés par chaque utilisateur, sur chacun de ses outils de lectures, et selon ses préférences propres. Voilà où j’en suis de mon raisonnement, finalement, c’est-à-dire nulle part. Et ce qui a le plus de sens, au fond, dans ce que je fais ces jours-ci, c’est encore d’entrainer un PSG uchronique de 1998 à Championship Manager 3 et m’arrêter pendant de longues minutes sur le dilemme suivant : qui associer à Jay-Jay Okocha comme deuxième numéro dix dans mon arbre de noël ?

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090519, version 7 (9 juin 2019)

Antoine Volodine, Football, Spip, ///, Transoxiane, Web, L’entraineur, Florian Wacker
J’en reviens à cette question du sens. La plupart des choses que je fais n’ont pas de sens. Par exemple écrire ici dans un journal que les choses n’ont pas de sens, en soi, ça n’a pas de sens. Écrire en général, ça n’en a pas beaucoup plus, sauf les quelques fois où ça en a, mais on est bien incapable de le reconnaître, du moins de l’identifier, quand ça arrive, et c’est toujours a posteriori qu’on se dit (mais parfois ça peut être a posteriori de plusieurs années), en fait, c’était ça qu’il fallait faire (comprendre : c’était ça qu’il fallait prioriser, puisque les gens parlent ainsi comme ça désormais). Et c’est trop tard. C’est faux, ce n’est jamais trop tard. Mais , disons qu’on n’est plus la même personne qu’au début (peut-être c’est une bonne chose ?), du coup les énergies sont différentes. Par exemple, je me dis, relisant les Transoxiane Par exemple , je me dis , relisant les Transoxiane écrits il y a quelques années, que je serais bien incapable, aujourd’hui, d’en écrire de nouveaux. Le ton me manque. Là encore, c’est faux, il suffit de se remettre dans le bain. Un ton, une fois qu’on l’a trouvé, on peut le retrouver à force de travail, ou bien, qui sait, de tâtonnements. Ça ne veut pas dire pour autant que je réécrive Transoxiane, ça n’aurait pour le coup pas beaucoup de sens, mais disons que je taille un peu et j’affine. Je m’en tiens à cette ligne-là. Par moments, je clarifie. C’est tout. L’autre jour, un lecteur me disait, à propos de Morphine (du moins, [ce ce qui est en ligne actuellement sous le nom de Morphine->http://fuirestunepulsion . Morphine )  : Je kiffe l’ambiance mi-stalker ( le jeu ) mi-Volodine ( le type ). net/3/]) : Je kiffe l’ambiance mi-stalker (le jeu) mi-Volodine (le type). Ce qui, en d’autres circonstances, aurait suffi à me faire replonger. Là non. Curieusement ici, ce qui a du sens, c’est de mettre vingt ans à écrire ce machin, peut-être, qui sait, pour qu’on dise de lui (Morphine) qu’il est le livre de la confirmation (sic). Froidement, ce qui aurait le plus de sens, ce serait de continuer d’écrire ce récit dans un tableur, pour ensuite pouvoir réécrire ce récit dans un tableur un certain nombre de fois, le faire gagner en composition, en architecture, avant que de l’écrire, réellement cette fois, et plus dans un tableur. Pourtant je m’en éloigne. Il faudrait y penser chaque jour. En suis-je capable ? Il y a un ou deux ans, Grieg Il y a un ou deux ans , Grieg était le truc qui me faisait le plus kiffer, et ça avait du sens de l’écrire chaque jour. Puis plus rien. Pourquoi ? C’était une histoire de moment dans le temps, et de lieu géographique je crois. Revenu à Paris, ce n’était plus pareil. Et c’est rarement pareil dans la vie. C’est comme cette histoire de siteC’est comme cette histoire de site , finalement, que je ne peux plus voir en peinture, est-ce que ça a du sens d’imaginer des trucs de présentation dingues ? Des dérives tape-à-l’œil ? C’est prendre le problème à l’envers et se dire non voilà ce que je veux faire, et voilà comment je vais m’y prendre mais voilà ce qu’il est possible de faire et je vais essayer de faire pareil en m’en servant comme base. Par exemple, je trouve que [le le site de Florian Wacker->https://www Wacker est un modèle du genre .florianwacker.de] est un modèle du genre. Je n’ai aucune idée de qui est un mec comme Florian Wacker, et je ne lis même pas l’allemand pour en apprendre plus sur lui, mais son site me donne envie d’être mon site. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Il faut d’abord partir de soi sans doute. Par exemple, les textes justifiés m’ennuient. Peut-être parce que je passe mon temps à lire partout, tout le temps, en justifié ? Dans cette version de Fuir, le texte est ferré à gauche, c’est tout. Ça me va. Mais j’aimerais me débarrasser de cette colonne à droite qui est trop bien rangée. En fait, ça n’a pas de sens que les blocs soient bien rangés. J’aimerais plutôt qu’on puisse suivre un texte qui soit très graphique (trouver la police idoine), et dont la silhouette, de loin, évoquerait un genre de paysage ondulé, par exemple un paysage de montagne. Comme dans [cette collection->http://www.lenouvelattila.fr/farigoule-bastard/#auteur] Comme dans cette collection : c’est du texte en couleur dont l’orientation est tournée (vers le haut, vers le bas, je ne sais plus). C’est tout. Voilà le genre de trucs que j’ai en tête. Mais au fond, ça n’a pas beaucoup plus de sens non plus : il suffirait de publier un flux rss fantôme, c’est-à-dire un site sans site, où les textes seraient en permanence interrogés et interprétés par chaque utilisateur, sur chacun de ses outils de lectures, et selon ses préférences propres. Voilà où j’en suis de mon raisonnement, finalement, c’est-à-dire nulle part. Et ce qui a le plus de sens, au fond, dans ce que je fais ces jours-ci, c’est encore d’entrainer un PSG uchronique de 1998 à Championship Manager 3 et m’arrêter pendant de longues minutes sur le dilemme suivant : qui associer à Jay-Jay Okocha comme deuxième numéro dix dans mon arbre de noël ?
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090519, version 6 (8 juin 2019)

J’en reviens à cette question du sens. La plupart des choses que je fais n’ont pas de sens. Par exemple écrire ici dans un journal Par exemple écrire ici dans un journal que les choses n’ont pas de sens, en soi, ça n’a pas de sens. Écrire en général, ça n’en a pas beaucoup plus, sauf les quelques fois où ça en a, mais on est bien incapable de le reconnaître, du moins de l’identifier, quand ça arrive, et c’est toujours a posteriori qu’on se dit (mais parfois ça peut être a posteriori de plusieurs années), en fait, c’était ça qu’il fallait faire (comprendre : c’était ça qu’il fallait prioriser, puisque les gens parlent comme ça désormais). Et c’est trop tard. C’est faux, ce n’est jamais trop tard. Mais, disons qu’on n’est plus la même personne qu’au début (peut-être c’est une bonne chose ?), du coup les énergies sont différentes. Par exemple, je me dis, relisant les Transoxiane écrits il y a quelques années, que je serais bien incapable, aujourd’hui, d’en écrire de nouveaux. Le ton me manque. Là encore, c’est faux, il suffit de se remettre dans le bain. Un ton, une fois qu’on l’a trouvéune fois , on peut le retrouver à force de travail, ou bien, qui sait, de tâtonnements. Ça ne veut pas dire pour autant que je réécrive Transoxiane, ça n’aurait pour le coup pas beaucoup de sens, mais disons que je taille un peu et j’affine. Je m’en tiens à cette ligne-là. Par moments, je clarifie. C’est tout. L’autre jour, un lecteur me disait, à propos de Morphine (du moins, ce qui est en ligne actuellement sous le nom de Morphine) : Je kiffe l’ambiance mi-stalker (le jeu) mi-Volodine (le type). Ce qui, en d’autres circonstances, aurait suffi à me faire replonger. Là non. Curieusement ici, ce qui a du sens, c’est de mettre vingt ans à écrire ce machin, peut-être, qui sait, pour qu’on dise de lui (Morphine) qu’il est le livre de la confirmation (sic). Froidement, ce qui aurait le plus de sens, ce serait de continuer d’écrire ce récit dans un tableur, pour ensuite pouvoir réécrire ce récit dans un tableur un certain nombre de fois, le faire gagner en composition, en architecture, avant que de l’écrire, réellement cette fois, et plus dans un tableur. Pourtant je m’en éloigne. Il faudrait y penser chaque jour. En suis-je capable ? Il y a un ou deux ans, Grieg était le truc qui me faisait le plus kiffer, et ça avait du sens de l’écrire chaque jour. Puis plus rien. Pourquoi ? C’était une histoire de moment dans le temps, et de lieu géographique je crois. Revenu à Paris, ce n’était plus pareil. Et c’est rarement pareil dans la vie. C’est comme cette histoire de site, finalement, que je ne peux plus voir en peinture, est-ce que ça a du sens d’imaginer des trucs de présentation dingues ? Des dérives tape-à-l’œil ? C’est prendre le problème à l’envers et se dire non voilà ce que je veux faire, et voilà comment je vais m’y prendre mais voilà ce qu’il est possible de faire et je vais essayer de faire pareil en m’en servant comme base. Par exemple, je trouve que le site de Florian Wacker est un modèle du genre. Je n’ai aucune idée de qui est un mec comme Florian Wacker, et je ne lis même pas l’allemand pour en apprendre plus sur lui, mais son site me donne envie d’être mon site. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Il faut d’abord partir de soi sans doute. Par exemple, les textes justifiés m’ennuient. Peut-être parce que je passe mon temps à lire partout, tout le temps, en justifié ? Dans cette version de Fuir, le texte est ferré à gauche, c’est tout. Ça me va. Mais j’aimerais me débarrasser de cette colonne à droite qui est trop bien rangée. En fait, ça n’a pas de sens que les blocs soient bien rangés. J’aimerais plutôt qu’on puisse suivre un texte qui soit très graphique (trouver la police idoine), et dont la silhouette, de loin, évoquerait un genre de paysage ondulé, par exemple un paysage de montagne. Comme dans cette collection : c’est du texte en couleur dont l’orientation est tournée (vers le haut, vers le bas, je ne sais plus). C’est tout. Voilà le genre de trucs que j’ai en tête. Mais au fond, ça n’a pas beaucoup plus de sens non plus : il suffirait de publier un flux rss fantôme, c’est-à-dire un site sans site, où les textes seraient en permanence interrogés et interprétés par chaque utilisateur, sur chacun de ses outils de lectures, et selon ses préférences propres. Voilà où j’en suis de mon raisonnement, finalement, c’est-à-dire nulle part. Et ce qui a le plus de sens, au fond, dans ce que je fais ces jours-ci, c’est encore d’entrainer un PSG uchronique de 1998 à Championship Manager 3 et m’arrêter pendant de longues minutes sur le dilemme suivant : qui associer à Jay-Jay Okocha comme deuxième numéro dix dans mon arbre de noël ?

090519, version 5 (7 juin 2019)

J’en reviens à cette question du sens. La plupart des choses que je fais n’ont pas de sens. Par exemple écrire ici dans un journal que les choses n’ont pas de sens, en soi, ça n’a pas de sens. Écrire en général, ça n’en a pas beaucoup plus, sauf les quelques fois où ça en a, mais on est bien incapable de le reconnaître, du moins de l’identifier, quand ça arrive, et c’est toujours a posteriori qu’on se dit (mais parfois ça peut être a posteriori de plusieurs années), en fait, c’était ça qu’il fallait faire (comprendre : c’était ça qu’il fallait prioriser, puisque les gens parlent comme ça désormais). Et c’est trop tard. C’est faux, ce n’est jamais trop tard. Mais, disons , qu’on n’est plus la même personne qu’au début (peut-être c’est une bonne chose ?), du coup les énergies sont différentes. Par exemple, je me dis, relisant les Transoxiane écrits il y a quelques années, que je serais bien incapable, aujourd’hui, d’en écrire de nouveaux. Le ton me manque. Là encore, c’est faux, il suffit de se remettre dans le bain. Un ton, une fois qu’on l’a trouvé une fois, on peut le retrouver à force de travail, ou bien, qui sait, de tâtonnements. Ça ne veut pas dire pour autant que je réécrive Transoxiane, ça n’aurait pour le coup pas beaucoup de sens, mais disons que je taille un peu et j’affine. Je m’en tiens à cette ligne-là. Par moments, je clarifie. C’est tout. L’autre jour, un lecteur me disait, à propos de Morphine (du moins, ce qui est en ligne actuellement sous le nom de Morphine) : Je kiffe l’ambiance mi-stalker (le jeu) mi-Volodine (le type). Ce qui, en d’autres circonstances, aurait suffi à me faire replonger, non . Là non. Curieusement ici, ce qui a du sens, c’est de mettre vingt ans à écrire ce machin, peut-être, qui sait, pour qu’on dise de lui (Morphine) qu’il est le livre de la confirmation (sic). Froidement, ce qui aurait le plus de sens, ce serait de continuer d’écrire ce récit dans un tableur, pour ensuite pouvoir réécrire ce récit dans un tableur un certain nombre de fois, le faire gagner en composition, en architecture, avant que de l’écrire, réellement cette fois, et plus dans un tableur. Pourtant je m’en éloigne. Il faudrait y penser chaque jour. En suis-je capable ? Il y a un ou deux ans, Grieg était le truc qui me faisait le plus kiffer, et ça avait du sens de l’écrire chaque jour. Puis plus rien. Pourquoi ? C’était une histoire de moment dans le temps, et de lieu géographique je crois. Revenu à Paris, ce n’était plus pareil. Et c’est rarement pareil dans la vie. C’est comme cette histoire de site, finalement, que je ne peux plus voir en peinture, est-ce que ça a du sens d’imaginer des trucs de présentation dingues ? Des dérives tape-à-l’œil ? C’est prendre le problème à l’envers et se dire non voilà , voilà ce que je veux faire, et voilà comment je vais m’y prendre prendre mais voilà voilà ce qu’il est possible de faire et je vais essayer de faire pareil en m’en servant comme base . et de partir de . Par exemple, je trouve que le site de Florian Wacker est un modèle du genre. Je n’ai aucune idée de qui est un mec comme Florian Wacker, et je ne lis même pas l’allemand pour en apprendre plus sur lui, mais son site me donne envie d’être mon site. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Il faut d’abord partir de soi sans doute. Par exemple, les textes justifiés m’ennuient. Peut-être parce que je passe mon temps à lire partout, tout le temps, en justifié ? Dans cette version de Fuir, le texte est ferré à gauche, c’est tout. Ça me va. Mais j’aimerais me débarrasser de cette colonne à droite qui est trop bien rangée. En fait, ça n’a pas de sens que les blocs soient bien rangés. J’aimerais plutôt qu’on puisse suivre un texte qui soit très graphique (trouver la police idoine), et dont la silhouette, de loin, évoquerait un genre de paysage ondulé, par exemple un paysage de montagne. Comme dans cette collection : c’est du texte en couleur dont l’orientation est tournée (vers le haut, vers le bas, je ne sais plus). C’est tout. Voilà le genre de trucs que j’ai en tête. Mais au fond, ça n’a pas beaucoup plus de sens non plus : il suffirait de publier un flux rss fantôme, c’est-à-dire un site sans site, où les textes seraient en permanence interrogés et interprétés par chaque utilisateur, sur chacun de ses outils de lectures, et selon ses préférences propres. Voilà où j’en suis de mon raisonnement, finalement, c’est-à-dire nulle part. Et ce qui a le plus de sens, au fond, dans ce que je fais ces jours-ci, c’est encore d’entrainer un PSG uchronique de en 1998 à Championship Manager 3 et m’arrêter pendant de longues minutes sur le dilemme suivant : qui associer à Jay-Jay Okocha comme deuxième numéro dix dans mon arbre de noël ?

090519, version 4 (31 mai 2019)

J’en reviens à cette question du sens. La plupart des choses que je fais n’ont pas de sens. Par exemple écrire ici dans un journal que les choses n’ont pas de sens, en soi, ça n’a pas de sens. Écrire en général, ça n’en a pas beaucoup plus, sauf les quelques fois où ça en a, mais on est bien incapable de le reconnaître, du moins de l’identifier, quand ça arrive, et c’est toujours a posteriori qu’on se dit (mais parfois ça peut être a posteriori de plusieurs années), en fait, c’était ça qu’il fallait faire (comprendre : c’était ça qu’il fallait prioriser, puisque les gens parlent comme ça désormais). Et c’est trop tard. C’est faux, ce n’est jamais trop tard. Mais, disons, qu’on n’est plus la même personne qu’au début (peut-être c’est une bonne chose ?), du coup les énergies sont différentes. Par exemple, je me dis, relisant les Transoxiane écrits il y a quelques années, que je serais bien incapable, aujourd’hui, d’en écrire de nouveaux. Le ton me manque. Là encore, c’est faux, il suffit de se remettre dans le bain. Un ton, une fois qu’on l’a trouvé une fois, on peut le retrouver à force de travail, ou bien, qui sait, de tâtonnements. Ça ne veut pas dire pour autant que je réécrive Transoxiane, ça n’aurait pour le coup pas beaucoup de sens, mais disons que je taille un peu et j’affine. Je m’en tiens à cette ligne-là. Par moments, je clarifie. C’est tout. L’autre jour, un lecteur me disaitvia l’application de messagerie instantanée d’un célèbre réseau social bleu , à propos de Morphine (du moins, ce qui est en ligne actuellement sous le nom de Morphine) : Je kiffe l’ambiance mi-stalker (le jeu) mi-Volodine (le type). Ce qui, en d’autres circonstances, aurait suffi à me faire replongerdans le texte , mais là non. Curieusement ici, ce qui a du sens, c’est de mettre vingt ans à écrire ce machin, peut-être, qui sait, pour qu’on dise de lui (Morphine) qu’il est le livre de la confirmation (sic). Froidement, ce qui aurait le plus de sens, ce serait de continuer d’écrire ce récit dans un tableur, pour ensuite pouvoir réécrire ce récit dans un tableur un certain nombre de fois, le faire gagner en composition, en architecture, avant que de l’écrire, réellement cette fois, et plus dans un tableur. Pourtant je m’en éloigne. Il faudrait y penser chaque jour. En suis-je capable ? Il y a un ou deux ans, Grieg était le truc qui me faisait le plus kiffer, et ça avait du sens de l’écrire chaque jour. Puis plus rien. Pourquoi ? C’était une histoire de moment dans le temps, et de lieu géographique je crois. Revenu à Paris, ce n’était plus pareil. Et c’est rarement pareil dans la vie. C’est comme cette histoire de site, finalement, que je ne peux plus voir en peinture, est-ce que ça a du sens d’imaginer des trucs de présentation dingues dingue ? Des dérives tape-à-l’œil nées du CSS ? C’est prendre le problème à l’envers et se dire non, voilà ce que je veux faire, et voilà comment je vais m’y prendre mais voilà ce qu’il est possible de faire et je vais essayer de faire pareil et de partir de là. Par exemple, je trouve que le site de Florian Wacker est un modèle du genre. Je n’ai aucune idée de qui est un mec comme Florian Wacker, et je ne lis même pas l’allemand pour en apprendre plus sur lui, mais son site me donne envie d’être mon site. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Il faut d’abord partir de soi sans doute. Par exemple, les textes justifiés m’ennuient. Peut-être parce que je passe mon temps à lire partout, tout le temps, en justifié ? Dans cette version de Fuir, le texte est ferré à gauche, c’est tout. Ça me va. Mais j’aimerais me débarrasser de cette colonne à droite qui est trop bien rangée. En fait, ça n’a pas de sens que les blocs soient bien rangés. J’aimerais plutôt qu’on puisse suivre un texte qui soit très graphique (trouver la police idoine), et dont la silhouette, de loin, évoquerait un genre de paysage ondulé, par exemple un paysage de montagne. J’aime beaucoup, par exemple, les couvertures de la collection Incipit du Nouvel Attila : pas les jaquettes mais ce qu’il y a sous la jaquette. Comme dans cette collection  : c’est C’est du texte en couleur dont l’orientation est tournée (vers le haut, vers le bas, je ne sais plus). C’est tout. Voilà le genre de trucs que j’ai en tête, une référence pourrait-on dire . Mais au fond, ça n’a pas beaucoup plus de sens non plus : il suffirait de publier un flux rss fantôme, c’est-à-dire un site sans site, où les textes seraient en permanence interrogés et interprétés par chaque utilisateur, sur chacun de ses outils de lectures, et selon ses préférences propres. Voilà où j’en suis de mon raisonnement, finalement, c’est-à-dire nulle part. Et ce qui a le plus de sens, au fond, dans ce que je fais ces jours-ci, c’est encore d’entrainer un PSG uchronique en 1998 à Championship Manager 3 et m’arrêter pendant de longues minutes sur le dilemme suivant : qui associer à Jay-Jay Okocha comme deuxième numéro dix dans mon arbre de noël ?

090519, version 3 (28 mai 2019)

J’en reviens à cette question du sens. La plupart des choses que je fais n’ont pas de sens. Par exemple écrire ici dans un journal que les choses n’ont pas de sens, en soi, ça n’a pas de sens. Écrire en général, ça n’en a pas beaucoup plus, sauf les quelques fois où ça en a, mais on est bien incapable de le reconnaître, du moins de l’identifier, quand ça arrive, et c’est toujours a posteriori qu’on se dit (mais parfois ça peut être a posteriori de plusieurs années), en fait, c’était ça qu’il fallait faire (comprendre : c’était ça qu’il fallait prioriser, puisque les gens parlent comme ça désormais). Et c’est trop tard. C’est faux, ce n’est jamais trop tard. Mais, disons, qu’on n’est plus la même personne qu’au début (peut-être c’est une bonne chose ?), du coup les énergies sont différentes. Par exemple, je me dis, relisant les Transoxiane écrits il y a quelques années, que je serais bien incapable, aujourd’hui, d’en écrire de nouveaux. Le ton me manque. Là encore, c’est faux, il suffit de se remettre dans le bain. Un ton, une fois qu’on l’a trouvé une fois, on peut le retrouver à force de travail, ou bien, qui sait, de tâtonnements. Ça ne veut pas dire pour autant que je réécrive Transoxiane, ça n’aurait pour le coup pas beaucoup de sens, mais disons que je taille un peu et j’affine. Je m’en tiens à cette ligne-là. Par moments, je clarifie. C’est tout. L’autre jour, un lecteur me disait via l’application de messagerie instantanée d’un célèbre réseau social bleu, de Morphine (du moins, ce qui est en ligne actuellement sous le nom de Morphine) : Je kiffe l’ambiance mi-stalker (le jeu) mi-Volodine (le type). Ce qui, en d’autres circonstances, aurait suffi à me faire replonger dans le texte, mais là non. Curieusement ici, ce qui a du sens, c’est de mettre vingt ans à écrire ce machin, peut-être, qui sait, pour qu’on dise de lui (Morphine) qu’il est le livre de la confirmation (sic). Froidement, ce qui aurait le plus de sens, ce serait de continuer d’écrire ce récit dans un tableur, pour ensuite pouvoir réécrire ce récit dans un tableur un certain nombre de fois, le faire gagner en composition, en architecture, avant que de l’écrire, réellement cette fois, et plus dans un tableur. Pourtant je m’en éloigne. Il faudrait y penser chaque jour. En suis-je capable ? Il y a un ou deux ans, Grieg était le truc qui me faisait le plus kiffer, et ça avait du sens de l’écrire chaque jour. Puis plus rien. Pourquoi ? C’était une histoire de moment dans le temps, et de lieu géographique je crois. Revenu à Paris, ce n’était plus pareil. Et c’est rarement pareil dans la vie. C’est comme cette histoire de site, finalement, que je ne peux plus voir en peinture, est-ce que ça a du sens d’imaginer des trucs de présentation dingue ? Des dérives nées du CSS ? C’est prendre le problème à l’envers et se dire non, voilà ce que je veux faire, et voilà comment je vais m’y prendre mais voilà ce qu’il est possible de faire et je vais essayer de faire pareil et de partir de là. Par exemple, je trouve que le site de Florian Wacker est un modèle du genre. Je n’ai aucune idée de qui est un mec comme Florian Wacker, et je ne lis même pas l’allemand pour en apprendre plus sur lui, mais son site me donne envie d’être mon site. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Il faut d’abord partir de soi sans doute. Par exemple, les textes justifiés m’ennuient. Peut-être parce que je passe mon temps à lire partout, tout le temps, en justifié ? Dans cette version de Fuir, le texte est ferré à gauche, c’est tout. Ça me va. Mais j’aimerais me débarrasser de cette colonne à droite qui est trop bien rangée. En fait, ça n’a pas de sens que les blocs soient bien rangés. J’aimerais plutôt qu’on puisse suivre un texte qui soit très graphique (trouver la police idoine), et dont la silhouette, de loin, évoquerait un genre de paysage ondulé, par exemple un paysage de montagne. J’aime beaucoup, par exemple, les couvertures de la collection Incipit du Nouvel Attila : pas les jaquettes mais ce qu’il y a sous la jaquette. C’est du texte en couleur dont l’orientation est tournée (vers le haut, vers le bas, je ne sais plus). Voilà le genre de trucs que j’ai en tête, une référence pourrait-on dire. Mais au fond, ça n’a pas beaucoup plus de sens non plus : il suffirait de publier un flux rss fantôme, c’est-à-dire un site sans site, où les textes seraient en permanence interrogés et interprétés par chaque utilisateur, sur chacun de ses outils de lectures, et selon ses préférences propres. Voilà où j’en suis de mon raisonnement, finalement, c’est-à-dire nulle part. Et ce qui a le plus de sens, au fond, dans ce que je fais ces jours-ci, c’est encore d’entrainer un PSG uchronique en 1998 à Championship Manager 3 et m’arrêter pendant de longues minutes sur le dilemme suivant : qui associer à Jay-Jay Okocha comme deuxième numéro dix dans mon arbre de noël ?

090519, version 2 (9 mai 2019)

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