140519


Sur Facebook, c’est une pub tous les cinq ou six posts. Là, mets ton chien sur tes chaussettes. Tu prends une photo de ton chien, tu télécharges la photo, tu choisis tes chaussettes, tu passes ta commande. Et tu fais de ton chien, qui est une personne, je veux dire un être sensible, un produit. Et quand tu te grattes, c’est ton chien que tu grattes. Et quand il meurt, tu te retrouves avec un chien mort sur tes chaussettes à pleurer de les mettre (ou justement de ne plus pouvoir les mettre). Et quand un trou se forme dans l’une de ces chaussettes, précisément parce que ce sont des chaussettes, tu fais un trou dans ton chien mort. Bien joué. Et te voilà en dépression à cause d’un site de merde qui vend des trucs de merde et en fait la réclame sur un réseau social de merde. Si je n’avais pas besoin d’un compte FB pour administrer la page publie.net il y a longtemps que je n’y remettrai plus les pieds. Mais Twitter, c’est pas beaucoup mieux, surtout en période électorale. D’ailleurs, tu as remarqué ? Comment automatiquement tes doigts sur le clavier en viennent à systématiquement, à chaque nouvel onglet ouvert ou presque à taper f ou t puis à se laisser guider par la saisie robotique de l’url ? Le problème, c’est que tu n’es plus sur ces espaces, tu n’es plus lu (ou, du moins, moins). S’en remettre alors à un robot. Paramétré un truc pour poster automatiquement (promouvoir) les nouvelles mises en ligne sur Fuir et Ulysse, voilà qui m’évitera d’avoir à le faire, et donc à y être. Mais la syncro Twitter / FB ne fonctionne toujours pas. S’abstenir donc. De toute façon là je passe mon temps à me demander : il fait chaud à Montpellier ? Et où boire un bon maté à Montpellier ? Nulle part semble-t-il. Prépare le stock que j’emporterai jeudi pour la Comédie du livre, ce qui consiste le plus souvent à déplacer des livres d’une caisse en plastique vers une autre caisse en plastique. Ça va encore peser une tonne (en fait non). Et puis je passe mon temps à aller de la chambre au salon pour chercher les livres que je veux, et je laisse en permanence l’enceinte bluetooth dans la pièce où je ne suis pas, je n’arrive donc pas à réellement entendre cette émission de radio, mais ça parle dans la pièce à côté. Ça me fait une présence. J’ai l’impression d’être un de ces chiens d’appartement à qui on laisse la radio ou la télé allumée la journée pour qu’ils ne deviennent pas complètement dingues. Dingues d’être seuls. Ce que la voisine du sixième ferait mieux de pratiquer compte tenu des hululements tristes que lance le sien (est-il en effigie sur ses chaussettes ? mystère) depuis quelques jours. Ça me fait de la peine. Fin des relectures sur les deux premiers Transoxiane. Le deux est plus perfectible que le un mais je peux tirer quelques généralités de ce que j’ai fait ces derniers jours : supprimer des adjectifs (un classique), supprimer des dit-il, dit-elle ou équivalents que j’avais choisi de faire pulluler (mais c’est juste pesant), clarifier certains points narratifs bien précis (et que je n’étais plus tout à fait en mesure de comprendre moi-même à quelques années de distance, ce qui en soi est un signe) et, et je pense que c’est le plus important ici, supprimer tout ce qui était gratuit, c’est-à-dire tout ce que j’ai mis par intuition sans trop chercher à comprendre outre mesure. Or, on ne peut se permettre de ne pas chercher à comprendre outre mesure. Là, Thierry m’écrit est-ce qu’on n’écrit rien quand on tient un journal ? Et ma réponse : je crois qu’écrire "j’écris rien" est un sport national en écriture.

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140519, version 10 (14 juin 2019)

Sur Facebook, c’est une pub tous les cinq ou six posts. Là, mets ton chien sur tes chaussettes. Tu prends une photo de ton chien, tu télécharges la photo, tu choisis tes chaussettes, tu passes ta commande. Et tu fais de ton chien, qui est une personne, je veux dire un être sensible, un produit. Et quand tu te grattes, c’est ton chien que tu grattes. Et quand il meurt, tu te retrouves avec un chien mort sur tes chaussettes à pleurer de les mettre (ou justement de ne plus pouvoir les mettre). Et quand un trou se forme dans l’une de ces chaussettes, précisément parce que ce sont des chaussettes, tu fais un trou dans ton chien mort. Bien joué. Et te voilà en dépression à cause d’un site de merde qui vend des trucs de merde et en fait la réclame sur un réseau social de merde. Si je n’avais pas besoin d’un compte FB pour administrer la page publie.net il y a longtemps que je n’y remettrai plus les pieds. Mais Twitter, c’est pas beaucoup mieux, surtout en période électorale. D’ailleurs, tu as remarqué ? Comment automatiquement tes doigts mains sur le clavier en viennent à systématiquement, à chaque nouvel onglet ouvert ou presque à taper f ou t puis à se laisser guider par la saisie robotique de l’url ? Le problème, c’est que tu n’es plus sur ces espaces, tu n’es plus lu ( ou , du moins , moins ). . S’en remettre alors à un robot. Paramétré un truc pour poster automatiquement (promouvoir) les nouvelles mises en ligne sur Fuir et Ulysse, voilà qui m’évitera d’avoir à le faire, et donc à y être. Mais la syncro Twitter / FB ne fonctionne toujours pas. S’abstenir donc, pour l’instant . De toute façon là je passe mon temps à me demander : il fait chaud à Montpellier ? Et où boire un bon maté à Montpellier ? Nulle part semble-t-il. Prépare le stock que j’emporterai jeudi pour la Comédie du livre, ce qui consiste le plus souvent à déplacer des livres d’une caisse en plastique vers une autre caisse en plastique. Ça va encore peser une tonne (en fait non). Et puis je passe mon temps à aller de la chambre au salon pour chercher les livres que je veux, et je laisse en permanence l’enceinte bluetooth dans la pièce où je ne suis pas, je n’arrive donc pas à réellement entendre cette émission de radio, mais ça parle ça parle dans la pièce à côté. Ça me fait une présence. J’ai l’impression d’être un de ces chiens d’appartement à qui on laisse la radio ou la télé allumée la journée pour qu’ils ne deviennent pas complètement dingues. Dingues d’être seuls. Ce que la voisine du sixième ferait mieux de pratiquer compte tenu des hululements tristes que lance le sien (est-il en effigie sur ses chaussettes ? mystère) depuis quelques jours. Ça me fait de la peine. Fin des relectures sur les deux premiers [Transoxiane->article2740 ]. Transoxiane . Le deux est plus perfectible que le un mais je peux tirer quelques généralités de ce que j’ai fait ces derniers jours : supprimer des adjectifs (un classique), supprimer des dit-il , dit-elle ou dit-il , dit-elle et autres équivalents que j’avais choisi de faire pulluler (mais c’est juste pesant), clarifier certains points narratifs bien précis (et que je n’étais plus tout à fait en mesure de comprendre moi-même à quelques années de distance, ce qui en soi est un signe) et, et je pense que c’est le plus important ici, supprimer tout ce qui était gratuit, ( et il y en avait pas mal dans le lot ), c’est-à-dire tout ce que j’ai mis par intuition sans trop chercher à comprendre outre mesure développer plus . Or, or on ne peut se permettre de ne pas chercher à comprendre outre mesure d’improviser . Là, [Thierry->https://tcrouzet.com] Pardon  ? , Thierry m’écrit est-ce qu’on n’écrit rien quand on tient un journal ? Et ma réponse : je crois qu’écrire "j’écris rien" est un sport national en écriture.
Publie.net, Mort, Twitter, Transoxiane, Thierry Crouzet, Web
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140519, version 9 (13 juin 2019)

Sur Facebook, c’est une pub tous les cinq ou six posts. Là, mets ton chien sur tes chaussettes. Pardon ? Tu prends une photo de ton chien, tu télécharges la photo, tu choisis tes chaussettes, tu passes ta commande. Et tu fais de ton chien, qui est une personne, je veux dire un être sensible, un produit. Et quand tu te grattes, c’est ton chien que tu grattes. Et quand il meurt, tu te retrouves avec un chien mort sur tes chaussettes à pleurer de les mettre (ou de ne plus pouvoir les mettre). Et quand un trou se forme dans l’une de ces chaussettes, précisément parce que ce sont des chaussettes, tu fais un trou dans ton chien mort. Bien joué. Et te voilà en dépression à cause d’un site de merde qui vend des trucs de merde et en fait la réclame sur un réseau social de merde. Si je n’avais pas besoin d’un compte FB pour administrer la page publie.net il y a longtemps que je n’y remettrai plus les pieds. Mais Twitter, c’est pas beaucoup mieux, surtout en période électorale. D’ailleurs, tu as remarqué ? Comment automatiquement tes mains sur le clavier en viennent à systématiquement, à chaque nouvel onglet ouvert ou presque à taper f ou t puis à se laisser guider par la saisie robotique de l’url ? Le problème, c’est que tu n’es plus sur ces espaces, tu n’es plus lu. S’en remettre alors à un robot. Paramétré un truc pour poster automatiquement (promouvoir) les nouvelles mises en ligne sur Fuir et Ulysse, voilà qui m’évitera d’avoir à le faire, et donc à y être. Mais la syncro Twitter / FB ne fonctionne toujours pas. S’abstenir donc, pour l’instant. De toute façon là je passe mon temps à me demander : il fait chaud à Montpellier ? Et où boire un bon maté à Montpellier ? Nulle part semble-t-il. Prépare le stock que j’emporterai jeudi pour la Comédie du livre, ce qui consiste le plus souvent à déplacer des livres d’une caisse en plastique vers une autre caisse en plastique. Ça va encore peser une tonne (en fait non). Et puis je passe mon temps à aller de la chambre au salon pour chercher les livres que je veux, et je laisse en permanence l’enceinte bluetooth dans la pièce où je ne suis pas, je n’arrive donc pas à réellement entendre cette émission de radio, mais ça parle dans la pièce à côté. Ça me fait une présence. J’ai l’impression d’être un de ces chiens d’appartement à qui on laisse la radio ou la télé allumée la journée pour qu’ils ne deviennent pas complètement dingues. Dingues d’être seuls. Ce que la voisine du sixième ferait mieux de pratiquer compte tenu des hululements tristes que lance le sien (est-il en effigie sur ses chaussettes ? mystère) depuis quelques jours. Ça me fait de la peine. Fin des relectures sur les deux premiers Transoxiane. Le deux est plus perfectible que le un mais je peux tirer quelques généralités de ce que j’ai fait ces derniers jours : supprimer des adjectifs (un classique), supprimer des dit-il, dit-elle et autres équivalents que j’avais choisi de faire pulluler (mais c’est juste pesant), clarifier certains points narratifs bien précis (et que je n’étais plus tout à fait en mesure de comprendre moi-même à quelques années de distance, ce qui en soi est un signe) et, et je pense que c’est le plus important ici, supprimer tout ce qui était gratuit (et il y en avait pas mal dans le lot), c’est-à-dire tout ce que j’ai mis par intuition sans trop développer plus. Or, or on ne peut se permettre d’improviser. Là, Thierry m’écrit est-ce qu’on n’écrit rien quand on tient un journal ? Et ma réponse : je crois qu’écrire "j’écris rien" est un sport national en écriture.

140519, version 8 (10 juin 2019)

Sur Facebook, c’est une pub tous les cinq ou six posts. Là, mets ton chien sur tes chaussettes. Tu prends une photo de ton chien, tu télécharges la photo, tu choisis tes chaussettes, tu passes ta commande. Et tu fais de ton chien, qui est une personne, je veux dire un être sensible, un produit. Et quand tu te grattes, c’est ton chien que tu grattes. Et quand il meurt, tu te retrouves avec un chien mort sur tes chaussettes à pleurer de les mettre (ou de ne plus pouvoir les mettre). Et quand un trou se forme dans l’une de ces chaussettes, précisément parce que ce sont des chaussettes, tu fais un trou dans ton chien mort. Bien joué. Et te voilà en dépression à cause d’un site de merde qui vend des trucs de merde et en fait la réclame sur un réseau social de merde. Si je n’avais pas besoin d’un compte FB pour administrer la page publie.net il y a longtemps que je n’y remettrai plus les pieds. Mais ne rigole pas trop , Twitter, parce que c’est pas beaucoup mieuxchez toi , surtout en période électorale. D’ailleurs, tu as remarqué ? Comment automatiquement tes mains sur le clavier en viennent à systématiquement, à chaque nouvel onglet ouvert ou presque à taper f ou t puis à se laisser guider par la saisie robotique de l’url ? Le problème, c’est que tu n’es plus sur ces espaces, tu n’es plus lu. S’en remettre alors à un robot. Paramétré un truc pour poster automatiquement (promouvoirautomatiquement ) les nouvelles mises en ligne sur Fuir et Ulysse, voilà qui m’évitera d’avoir à le faire, et donc à y être. Mais la syncro Twitter / FB ne fonctionne toujours pas. S’abstenir donc, pour l’instant. De toute façon là je passe mon temps à me demander : il fait chaud à Montpellier ? Et où boire un bon maté à Montpellier ? Nulle part semble-t-il. Prépare le stock que j’emporterai jeudi pour la Comédie du livre, ce qui consiste le plus souvent à déplacer des livres d’une caisse en plastique vers une autre caisse en plastique. Ça va encore peser une tonne ( en fait non ). . Et puis je passe mon temps à aller de la chambre au salon pour chercher les livres que je veux, et je laisse en permanence l’enceinte bluetooth dans la pièce où je ne suis pas, je n’arrive donc pas à réellement entendre cette émission de radio, mais ça parle dans la pièce à côté. Ça me fait une présence. J’ai l’impression d’être un de ces chiens d’appartement à qui on laisse la radio ou la télé allumée la journée pour qu’ils ne deviennent pas complètement dingues. Dingues d’être seuls. Ce que la voisine du sixième ferait mieux de pratiquer faire compte tenu des hululements tristes que lance le sien (est-il en effigie sur ses chaussettes ? mystère) depuis quelques jours. Ça C’est que ça me fait de la peine. Fin des relectures sur les deux premiers Transoxiane. Le deux est plus perfectible que le un mais je peux tirer quelques généralités de ce que j’ai fait ces derniers jours : supprimer des adjectifs (un classique), supprimer des dit-il, dit-elle et autres équivalents que j’avais choisi de faire pulluler (mais c’est juste pesant), clarifier certains points narratifs bien précis (et que je n’étais plus tout à fait en mesure de comprendre moi-même à quelques années de distance, ce qui en soi est un signe ) et, et je pense que c’est le plus important ici, supprimer tout ce qui était gratuit (et il y en avait pas mal dans le lot), c’est-à-dire tout ce que j’ai mis par intuition sans trop développer plus. Or, or on ne peut se permettre d’improviser. Or, il faut développer plus. Là, Thierry m’écrit est-ce qu’on n’écrit rien quand on tient un journal ? Et ma réponse : je crois qu’écrire "j’écris rien" est un sport national en écriture.

140519, version 7 (31 mai 2019)

Sur Facebook, c’est une pub tous les cinq ou six posts. Là, mets ton chien sur tes chaussettes. Tu prends une photo de ton chien, tu télécharges la photo, tu choisis tes chaussettes, tu passes ta commande. Et tu fais de ton chien, qui est une personne, je veux dire un être sensible, un produit. Et quand tu te grattes, c’est ton chien que tu grattes. Et quand il meurt, tu te retrouves avec un chien mort sur tes chaussettes à pleurer de les mettre (ou de ne plus pouvoir les mettre). Et quand un trou se forme dans l’une de ces chaussettes, précisément parce que ce sont des chaussettes, tu fais un trou dans ton chien mort. Bien joué. Et te voilà en dépression à cause d’un site de merde qui vend des trucs de merde et en fait la réclame sur un réseau social de merde. Si je n’avais pas besoin d’un compte FB pour administrer la page publie.net il y a longtemps que je n’y remettrai plus les pieds. Mais ne rigole pas trop, Twitter, parce que c’est pas beaucoup mieux chez toi, surtout en période électorale. D’ailleurs, tu as remarqué ? Comment automatiquement tes mains sur le clavier en viennent à systématiquement, à chaque nouvel onglet ouvert ou presque à taper f ou t puis à se laisser guider par la saisie robotique de l’url ? Le problème, c’est que tu n’es plus sur ces espaces, tu n’es plus lu. S’en remettre alors à un robot. Paramétré un truc pour poster automatiquement (promouvoir automatiquement) les nouvelles mises en ligne sur Fuir et Ulysse, voilà qui m’évitera d’avoir à le faire, et donc à y être. Mais la syncro Twitter / FB ne fonctionne toujours pas. S’abstenir donc, pour l’instantdu moins . De toute façon là je passe mon temps à me demander : il fait chaud à Montpellier ? Et où boire un bon maté à Montpellier ? Nulle part semble-t-il. Prépare le stock que j’emporterai jeudi pour la Comédie du livre, ce qui consiste le plus souvent à déplacer des livres d’une caisse en plastique vers une autre caisse en plastique . Ça va encore peser une tonne. Et puis je passe mon temps à aller de la chambre au salon pour chercher les livres que je veux, et je laisse en permanence l’enceinte bluetooth dans la pièce où je ne suis pas, je n’arrive donc pas à réellement entendre cette émission de radio, mais ça parle dans la pièce à côté. Ça me fait une présence. J’ai l’impression d’être un de ces chiens d’appartement à qui on laisse la radio ou la télé allumée la journée pour qu’ils ne deviennent pas complètement dingues. Dingues d’être seuls. Ce que la voisine du sixième ferait mieux de faire compte tenu des hululements tristes que lance le sien (est-il en effigie sur ses chaussettes ? mystère) depuis quelques jours. C’est que ça me fait de la peine. Fin des relectures sur les deux premiers Transoxiane. Le deux est plus perfectible que le un mais je peux tirer quelques généralités de ce que j’ai fait ces derniers jours : supprimer des adjectifs (un classique), supprimer des dit-il, dit-elle et autres équivalents que j’avais choisi de faire pulluler (mais c’est juste pesant), clarifier certains points narratifs bien précis (et que je n’étais plus tout à fait en mesure de comprendre moi-même à quelques années de distance) et, et je pense que c’est le plus important ici, supprimer tout ce qui était gratuit (et il y en avait pas mal dans le lot), c’est-à-dire tout ce que j’ai mis par intuition sans trop développer plus. Or, il faut développer plus. Là, Thierry m’écrit est-ce qu’on n’écrit rien quand on tient un journal ? Et ma réponse : je crois qu’écrire "j’écris rien" est un sport national en écriture.

140519, version 6 (15 mai 2019)

Sur Facebook, c’est une pub tous les cinq ou six posts. Là, mets ton chien sur tes chaussettes. Tu prends une photo de ton chien, tu télécharges la photo, tu choisis tes chaussettes, tu passes ta commande. Et tu fais de ton chien, qui est une personne, je veux dire un être sensible, un produit. Et quand tu te grattes, c’est ton chien que tu grattes. Et quand il meurt, tu te retrouves avec un chien mort sur tes chaussettes à pleurer de les mettre (ou de ne plus pouvoir les mettre). Et quand un trou se forme dans l’une de ces chaussettes, précisément parce que ce sont des chaussettes, tu fais un trou dans ton chien mort. Bien joué. Et te voilà en dépression à cause d’un site de merde qui vend des trucs de merde et en fait la réclame sur un réseau social de merde. Si je n’avais pas besoin d’un compte FB pour administrer la page publie.net il y a longtemps que je n’y remettrai plus les pieds. Mais rigole pas trop, Twitter, parce que c’est pas beaucoup mieux chez toi, surtout en période électorale. D’ailleurs, tu as remarqué ? Comment automatiquement tes mains sur le clavier en viennent à systématiquement, à chaque nouvel onglet ouvert ou presque à taper f ou t puis à se laisser guider par la saisie robotique de l’url ? Le problème, c’est que tu n’es plus sur ces espaces, tu n’es plus lu. S’en remettre alors à un robot. Paramétré un truc pour poster automatiquement (promouvoir automatiquement) les nouvelles mises en ligne sur Fuir et Ulysse, voilà qui ça m’évitera d’avoir à le faire, et donc à y être. Mais la syncro Twitter / FB ne fonctionne toujours pas. S’abstenir donc, pour l’instant du moins . De toute façon là je passe mon temps à me demander : il fait chaud à Montpellier ? Et où boire un bon maté à Montpellier ? Nulle part semble-t-il. Prépare le stock que j’emporterai jeudi pour la Comédie du livre, ce qui consiste le plus souvent à déplacer des livres d’une caisse en plastique vers une autre. Ça va encore peser une tonne. Et puis je passe mon temps à aller de la chambre au salon pour chercher les livres que je veux, et je laisse en permanence l’enceinte bluetooth dans la pièce où je ne suis pas, je n’arrive donc pas à réellement entendre cette émission de radio, mais ça parle dans la pièce à côté. Ça me fait une présence. J’ai l’impression d’être un de ces chiens d’appartement à qui on laisse la radio ou la télé allumée la journée pour qu’ils ne deviennent pas complètement dingues. Dingues d’être seuls. Ce que la voisine du sixième ferait mieux de faire compte tenu des hululements tristes que lance le sien (est-il en effigie sur ses chaussettes ? mystère) depuis quelques jours. C’est que ça me fait de la peine. Fin des relectures sur les deux premiers Transoxiane. Le deux est plus perfectible que le un mais je peux tirer quelques généralités de ce que j’ai fait ces derniers jours : supprimer des adjectifs (un classique), supprimer des dit-il, dit-elle et autres équivalents que j’avais choisi de faire pulluler (mais c’est juste pesant), clarifier certains points narratifs bien précis (et que je n’étais plus tout à fait en mesure de comprendre moi-même à quelques années de distance) et, et je pense que c’est le plus important ici, supprimer tout ce qui était gratuit (et il y en avait pas mal dans le lot), c’est-à-dire tout ce que j’ai mis par intuition sans trop développer plus. Or, il faut développer plus. Là, Thierry m’écrit est-ce qu’on n’écrit rien quand on tient un journal ? Et ma réponse : je crois qu’écrire "j’écris rien" est un sport national en écriture.

140519, version 5 (14 mai 2019)

Sur Facebook, c’est une pub tous les cinq ou six posts. Là, mets ton chien sur tes chaussettes. Tu prends une photo de ton chien, tu télécharges la photo, tu choisis tes chaussettes, tu passes ta commande. Et tu fais de ton chien, qui est une personne, je veux dire un être sensible, un produit. Et quand tu te grattes, c’est ton chien que tu grattes. Et quand il meurt, tu te retrouves avec un chien mort sur tes chaussettes à pleurer de les mettre (ou de ne plus pouvoir les mettre). Et quand un trou se forme dans l’une de ces chaussettes, précisément parce que ce sont des chaussettes, tu fais un trou dans ton chien mort. Bien joué. Et te voilà en dépression à cause d’un site de merde qui vend des trucs de merde et en fait la réclame sur un réseau social de merde. Si je n’avais pas besoin d’un compte FB pour administrer la page publie.net il y a longtemps que je n’y remettrai plus les pieds. Mais rigole pas trop, Twitter, parce que c’est pas beaucoup mieux chez toi, surtout en période électorale. Paramétré un truc pour poster automatiquement (promouvoir automatiquement) les nouvelles mises en ligne sur Fuir et Ulysse, ça m’évitera d’avoir à le faire, et donc à y être. Mais la syncro Twitter / FB ne fonctionne toujours pas. S’abstenir donc. De toute façon là je passe mon temps à me demander : il fait chaud à Montpellier ? Et où boire un bon maté à Montpellier ? Nulle part semble-t-il. Prépare le stock que j’emporterai jeudi pour la Comédie du livre, ce qui consiste le plus souvent à déplacer des livres d’une caisse en plastique vers une autre. Ça va encore peser une tonne. Et puis je passe mon temps à aller de la chambre au salon pour chercher les livres que je veux, et je laisse en permanence l’enceinte bluetooth dans la pièce où je ne suis pas, je n’arrive donc pas à réellement entendre cette émission de radio, mais ça parle dans la pièce à côté. Ça me fait une présence. J’ai l’impression d’être un de ces chiens d’appartement à qui on laisse la radio ou la télé allumée la journée pour qu’ils ne deviennent pas complètement dingues. Dingues d’être seuls. Ce que la voisine du sixième ferait mieux de faire compte tenu des hululements tristes que lance le sien (est-il en effigie sur ses chaussettes ? mystère) depuis quelques jours. C’est que ça me fait de la peine. Fin des relectures sur les deux premiers Transoxiane. Le deux est plus perfectible que le un mais je peux tirer quelques généralités de ce que j’ai fait ces derniers jours : supprimer des adjectifs (un classique), supprimer des dit-il, dit-elle et autres équivalents que j’avais choisi de faire pulluler (mais c’est juste pesant), clarifier certains points narratifs bien précis (et que je n’étais plus tout à fait en mesure de comprendre moi-même à quelques années de distance) et, et je pense que c’est le plus important ici, supprimer tout ce qui était gratuit (et il y en avait pas mal dans le lot), c’est-à-dire tout ce que j’ai mis par intuition sans trop développer plus. Or, il faut développer plus. Là, Thierry m’écrit est-ce qu’on n’écrit rien quand on tient un journal ? Et ma réponse : je crois qu’écrire "j’écris rien" est un sport national en écriture.

140519, version 4 (14 mai 2019)

Sur Facebook, c’est une pub tous les cinq ou six posts statuts . Là, c’est mets ton chien sur tes chaussettes. Tu prends une photo de ton chien, tu télécharges la photo, tu choisis tes chaussettes, tu passes ta commande. Et tu fais de ton chien, qui est une personne, je veux dire un être sensible, un produit. Et quand tu te grattes, c’est ton chien que tu grattes. Et quand il meurt, tu te retrouves avec un chien mort sur tes chaussettes à pleurer de les mettre (ou de ne plus pouvoir les mettre). Et quand un trou se forme dans l’une de ces chaussettes, précisément parce que ce sont des chaussettes, tu fais un trou dans ton chien mort. Bien joué. Et te voilà en dépression à cause d’un site de merde qui vend des trucs de merde et en fait la réclame sur un réseau social de merde. Si je n’avais pas besoin d’un compte FB pour administrer la page publie.net il y a longtemps que je n’y remettrai plus les pieds. Mais rigole pas trop , Twitter, parce que c’est pas beaucoup mieux chez toi , surtout en période électorale. Paramétré un truc pour poster automatiquement (promouvoir automatiquement) les nouvelles mises en ligne sur Fuir et Ulysse, ça m’évitera d’avoir à le faire, et donc à y être . . Mais la syncro Twitter / FB ne fonctionne toujours pas. S’abstenir S’en passer donc. De toute façon là je passe mon temps à me demander : il fait chaud à Montpellier ? Et où boire un bon maté à Montpellier là-bas ? Nulle part semble-t-il. Prépare le stock que j’emporterai jeudi pour la Comédie du livre, ce qui consiste le plus souvent à déplacer des livres d’une caisse en plastique vers une autre. Ça va encore peser une tonne. Et puis je passe mon temps à aller de la chambre au salon pour chercher les livres que je veux, et je laisse en permanence l’enceinte bluetooth dans la pièce où je ne suis pas, je n’arrive donc pas à réellement entendre cette émission de radio, mais ça parle dans la pièce à côté. Ça me fait une présence. J’ai l’impression d’être un de ces chiens d’appartement à qui on laisse la radio ou la télé allumée la journée pour qu’ils ne deviennent pas complètement dingues. Dingues d’être seuls de solitude . Ce que la voisine du sixième ferait mieux de faire compte tenu des hululements tristes que lance le sien ( est-il en effigie sur ses chaussettes  ? son chien depuis quelques jours . mystère) depuis quelques jours. C’est que ça me fait de la peine.

140519, version 3 (14 mai 2019)

Sur Facebook, une pub tous les cinq ou six statuts. Là, c’est mets ton chien sur tes chaussettes. Tu prends une photo de ton chien, tu télécharges la photo, tu choisis tes chaussettes, tu passes ta commande. Et tu fais de ton chien, qui est une personne, je veux dire un être sensible, un produit. Et quand tu te grattes, c’est ton chien que tu grattes. Et quand il meurt, tu te retrouves avec un chien mort sur tes chaussettes à pleurer de les mettre (ou de ne plus pouvoir les mettre). Et quand un trou se forme dans l’une de ces chaussettes, précisément parce que ce sont des chaussettes, tu fais un trou dans ton chien mort. Bien joué. Et te voilà en dépression à cause d’un site de merde qui vend des trucs de merde et en fait la réclame sur un réseau social de merde. Si je n’avais pas besoin d’un compte FB pour administrer la page publie.net il y a longtemps que je n’y remettrai plus les pieds. Mais Twitter, c’est pas beaucoup mieux, surtout en période électorale. Paramétré un truc pour poster automatiquement (promouvoir automatiquement) les nouvelles mises en ligne sur Fuir et Ulysse, ça m’évitera d’avoir à le faire. Mais la syncro Twitter / FB ne fonctionne toujours pas. S’en passer donc. De toute façon là je passe mon temps à me demander : il fait chaud à Montpellier ? Et où boire un bon maté là-bas ? Nulle part semble-t-il. Prépare le stock que j’emporterai jeudi pour la Comédie du livre, ce qui consiste le plus souvent à déplacer des livres d’une caisse en plastique vers une autre. Ça va encore peser une tonne. Et puis je passe mon temps à aller de la chambre au salon pour chercher les livres que je veux, et je laisse en permanence l’enceinte bluetooth dans la pièce où je ne suis pas, je n’arrive donc pas à entendre cette émission de radio, mais ça parle dans la pièce à côté. Ça me fait une présence. J’ai l’impression d’être un de ces chiens d’appartement à qui on laisse la radio ou la télé allumée la journée pour qu’ils ne deviennent pas complètement dingues. Dingues de solitude. Ce que la voisine du sixième ferait mieux de faire compte tenu des hululements tristes que lance son chien depuis quelques jours. C’est que ça me fait de la peine.

140519, version 2 (14 mai 2019)

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