140619


Des gens parlent tout seul sur les trottoirs de Maison Alfort où je dépose Poulpir pour une opération à l’École vétérinaire. Il fait beau tôt. Une boîte à livres rouge qu’il n’y avait pas lorsque c’était le tour de Tartelette. À l’intérieur de cette boite, rien. Je veux dire, si bien sûr, des livres en quantités, mais moi j’ai rien à lire. En réalité, j’ai trop de choses à lire. Loin de cette rue, il y a une version de Canto Ostinato pour violoncelle, marimba, conga et guitare portugaise qui vaut le déplacement. Pourtant, moi, je suis fixe. Celle d’Inner Act est également très belle. Dommage qu’il n’y ait qu’un extrait du Nederlands Saxofoon Octet... Là, je l’écoutais aller venir. Quand soudain : et si j’écrivais un poème sur la coriandre ? Non. Ça vaut mieux pour tout le monde. Au lieu de dormir quarante minutes à treize heures pour oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée, j’ai briqué la salle de bain. Ça fait le job tout aussi bien (oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée), même si je n’ai jamais aimé le mot briquer. En fait, on vit dans un appartement trop grand. Moins de quarante mètres carré, comme ici, ça peut sembler petit. Mais si on vivait dans un appartement moins grand, on aurait moins de choses. On pourrait donc plus facilement se dire partons. On achèterait aussi moins de trucs, et fort logiquement on paierait un loyer plus réduit. On aurait également été dans l’obligation de faire s’entendre les bêtes, alors que là nous avons accepté l’idée que ça n’arrivera jamais. Et puis, peut-être qu’on aurait plus envie, cet appartement, de nous en échapper. Et je repense à Eff. Pourquoi ? Dans ce manuscrit qu’il m’a envoyé l’autre jour, Antonin écrit très bien sur le couple. La douceur pour reprendre un mot qui a été dit mardi soir à la librairie. Dans Eff, existe-t-elle ? Il me semble que oui, à un moment précis. Et puis, c’est comme tout la douceur, surtout dans une langue qui n’est jamais la nôtre, elle finit comme par se défaire de nous. Comme la clinique de Maisons-Alfort qui se défait de ses obligations et ne m’appelle pas comme convenu. Pourquoi ? Parce qu’ils ont appelé H. Message de lui : Poulpir est poulperéveillée. Elle sort demain. Ça m’autorise à relire le début d’Eff. C’est 156 chapitres numérotés, plus 22 non numérotés qui n’ont pas de place fixe. Le premier a été revu mille fois, il est sec comme rarement j’ai écrit des trucs secs (et c’est une bonne chose). Je crois qu’on peut dire qu’il est écrit en mode supraconductivité électrique. Mais y a un hic. C’est écrit depuis l’extérieur des personnages, une narration à la troisième personne. Tout le reste du roman (511 042 mots mine de rien) est écrit à la première personne, alternativement d’un personnage à l’autre (il y a deux personnages principaux qui parlent chacun dans la bouche de l’autre – je me comprends). Je crois que la langue est plutôt dans le premier chapitre qu’ailleurs. Ça voudrait dire tout réécrire ainsi ? Je réfléchis. Là, c’est le moment éclair où l’on se croise avec Lou, qui dormira ici cette nuit. J’écris on se croise, car cela fait 18 heures à présent que notre journée a commencé et la sienne à venir, demain, s’ouvrira dans moins de cinq.

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140619, version 14 (13 juillet 2019)

Des gens parlent tout seul sur les trottoirs de Maison Alfort où je dépose Poulpir pour une opération à l’École vétérinaire. Il fait beau tôt. Une boîte à livres rouge qu’il n’y avait pas lorsque c’était [le le tour de Tartelette->article4144 ]. Tartelette . À l’intérieur de cette boite, rien. Je veux dire, si bien sûr, des livres en quantités, mais moi j’ai rien j’ai rien à lire. En réalité, j’ai trop de choses à lire. Loin de cette rue, il y a une version de Canto Ostinato pour violoncelle, marimba, conga et guitare portugaise qui vaut le déplacement. Pourtant, moi, je suis fixe. Celle d’Inner Act est également très belle. Dommage qu’il n’y ait qu’un extrait du Nederlands Saxofoon Octet... Là, je l’écoutais aller venir. Quand soudain : et si j’écrivais un poème sur la coriandre ? Non. Ça vaut mieux pour tout le monde. Au lieu de dormir quarante minutes à treize heures pour oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée, j’ai briqué la salle de bain. Ça fait le job tout aussi bien (oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée), même ) si ce n’est que je n’ai jamais aimé le mot briquer. En fait, on vit dans un appartement trop grand. Moins de quarante mètres carré, comme ici, ça peut sembler petit. Mais si on vivait dans un appartement moins grand, on aurait moins de choses. On pourrait donc plus facilement se dire partons. On achèterait aussi moins de trucs, et fort logiquement on paierait un loyer plus réduit. On aurait également été dans l’obligation de faire s’entendre les bêtes, alors que là nous avons accepté l’idée que ça n’arrivera jamais. Et puis, peut-être qu’on aurait plus envie, cet appartement, de nous en échapper. Et je repense à Eff. Pourquoi ? Dans ce manuscrit qu’il m’a envoyé l’autre jour, Antonin écrit très bien sur le couple. La douceur pour reprendre un mot qui a été dit mardi soir à la librairie. Dans Eff, existe-t-elle ? Il me semble que oui, à un moment précis. Et puis, c’est comme tout la douceur, surtout dans une langue qui n’est jamais la nôtre, elle finit comme par se défaire de nous. Comme la clinique de Maisons-Alfort qui se défait de ses obligations et ne m’appelle pas comme convenu. Pourquoi ? Parce qu’ils ont appelé H. Message de lui : Poulpir est poulperéveillée. Elle sort [demain->article4454 ]. demain . Ça m’autorise à relire le début d’Eff. C’est 156 chapitres numérotés, plus 22 non numérotés qui n’ont pas de place fixe. Le premier a été revu mille fois, il est sec comme rarement j’ai écrit des trucs secs (et c’est une bonne chose). Je crois qu’on peut dire qu’il est écrit en mode supraconductivité électrique. Mais y a un hic. C’est écrit depuis l’extérieur des personnages, une narration à la troisième personne. Tout le reste du roman (511 042 mots mine de rien) est écrit à la première personne, alternativement d’un personnage à l’autre (il y a deux personnages principaux qui parlent chacun dans la bouche de l’autre je me comprends ). Je crois que la langue est plutôt dans le premier chapitre qu’ailleurs. Ça voudrait dire tout réécrire ainsi comme ça ? Je réfléchis. Là, c’est le moment éclair où l’on se croise avec Lou, qui dormira ici cette nuit. J’écris on se croise, car cela fait 18 heures à présent que notre journée a commencé et la sienne à venir, demain, s’ouvrira débute déjà dans moins de cinq.

140619, version 13 (7 juillet 2019)

H., Lapins, Lou Sarabadzic, Antonin Crenn, L’effervescence
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Des gens parlent tout seul sur les trottoirs de Maison Alfort où je dépose Poulpir pour une opération à l’École vétérinaire. Il fait beau tôt. Une boîte à livres rouge qu’il n’y avait pas lorsque c’était le tour de Tartelette. ( opération et oreille différentes ). À l’intérieur de cette boiteà livres , rien. Je veux dire, si bien sûr, il y a des livres en quantités, mais moi j’ai rien à lire , alors qu’en réalité j’ai trop de choses à lire. . En réalité, j’ai trop de choses à lire. Loin de cette boîte à livres , loin de cette rue, il y a une version de Canto Ostinato pour au violoncelle, marimba, conga et guitare portugaise qui vaut le déplacement. Pourtant, moi, je suis fixe. Celle d’Inner Act est également très belle. Dommage est également très belle , et quel dommage qu’il n’y ait qu’un extrait du Nederlands Saxofoon Octet... Là, je l’écoutais aller venir. Quand soudain : et si j’écrivais un poème sur la coriandre ? Non. Ça vaut mieux pour tout le monde. Au lieu de dormir quarante minutes à treize heures pour oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée, j’ai briqué la salle de bain. Ça fait le job tout aussi bien (oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée) si ce n’est que je n’ai jamais aimé le mot briquer. En fait Ici , une pensée  : on vit dans un appartement trop grand. Moins Évidemment , moins de quarante mètres carré, comme ici, ça peut sembler petit. Mais si on vivait dans un appartement moins grand, on aurait moins de choses. On pourrait donc plus facilement se dire partons. On achèterait aussi moins de trucs, et fort logiquement on paierait un loyer plus réduit. On aurait également été dans l’obligation de faire s’entendre les bêtes, alors que là nous avons accepté l’idée que ça n’arrivera jamais. Et puis, peut-être qu’on aurait plus envie, cet appartement, de nous en échapper. Et je repense à Eff. Pourquoi ? Dans Parce que dans ce manuscrit qu’il m’a envoyé l’autre jour, [Antonin->https://textes Antonin écrit très bien le couple .antonincrenn.com] écrit très bien sur le couple. La douceur pour reprendre un mot qui a été dit mardi soir à la librairie. Dans Eff, existe-t-elle ? Il me semble que oui, à un moment bien précis. Et puis, c’est comme tout la douceur, surtout dans une langue qui n’est jamais la nôtre, elle finit comme par se défaire de nous. Comme la clinique de Maisons-Alfort qui se défait de ses obligations et ne m’appelle pas comme convenu. Pourquoi ? Parce qu’ils ont appelé H. Message de lui : Poulpir est poulperéveillée. Elle sort demain. Ça m’autorise à relire le début d’Eff. C’est 156 chapitres numérotés, plus 22 non numérotés qui n’ont pas de place fixe doivent s’insérer ici ou . Le premier a été revu mille X fois, il est sec comme rarement j’ai écrit des trucs secs (et c’est une bonne chose). Je crois qu’on peut dire qu’il est écrit en mode supraconductivité électrique. Mais y a un hic. C’est écrit depuis l’extérieur des personnages, une narration à la troisième personne. Tout le reste du roman (511 042 mots mine de rien je te ferai dire ) est écrit à la première personne, alternativement d’un personnage à l’autre (il y a deux personnages principaux). Je crois que la langue est plutôt dans le premier chapitre qu’ailleurs. Ça voudrait dire tout réécrire comme ça ? Je réfléchisà ça . Là, c’est le moment éclair où l’on se croise avec Lou, qui dormira ici cette nuit. J’écris on se croise, car cela fait 18 heures à présent que notre journée a commencé et la sienne à venir, demain, débute déjà dans moins de cinq.

140619, version 12 (7 juillet 2019)

Des gens parlent tout seul en marchant sur les trottoirs de Maison Alfort où je dépose Poulpir pour une opération de l’oreille droite à l’École l’école vétérinaire. Il fait beau tôt. Une boîte à livres rouge qu’il n’y avait pas lorsque c’était le tour de Tartelette (encore que ce ne soit pas exactement la même opération et oreille différentes ). À l’intérieur de cette boite à livres, rien. Je veux dire, si bien sûr, il y a des livres en quelques quantités, mais moi rien qui retienne mon attention ce qui , en soi , ne veut pas dire qu’il n’y ait aucun livre intéressant pour autant , et cela tombe bien malgré tout  : malgré le fait que , comme toujours , j’ai rien à lire, alors qu’en réalité j’ai trop de choses à lire. Loin Hors de cette boîte à livres, loin et hors de cette rue, c’est-à-dire sur le web , il y a [une une version de Canto Ostinato->https://www . Canto Ostinato au violoncelle , marimba , conga et guitare portugaise (? youtube.com/watch ?v=wPnlY3Omjtk] au violoncelle , marimba , conga et guitare portugaise ) qui vaut le déplacement. Pourtant, moi, je suis fixe. [Celle d’Inner Act->https://www.youtube.com/watch?v=kJAMaXP2kiU] Celle d’Inner Act est également très belle, et quel dommage qu’il n’y ait qu’[un extrait du Nederlands Saxofoon Octet->https://www . quant à la version par l’octet de cuivres (? youtube.com/watch ?v=iPOsef_rlA8]... ) néerlandais, je regrette qu’on ne puisse pas en entendre plus en ligne. Là, je l’écoutais aller et venir. Quelqu’un avait beau faire des vocalises en plein milieu, on peut dire que ça me porte. Quand soudain : et si j’écrivais un poème sur la coriandre ? Non. Ça vaut mieux pour tout le monde. Au lieu de dormir quarante minutes à treize heures ( j’aime bien dormir quarante minutes à treize heures pour oublier , ça me permet d’oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée, ), j’ai briqué la salle de bain. Ça fait le job tout aussi bien (oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée) si ce n’est que je n’ai jamais aimé le mot briquer. , raison pour laquelle je ne l’utilise jamais ( sauf ). Ici , une C’est ici qu’une penséem’a poussé au corps : on vit dans un appartement trop grand. Évidemment, aux yeux d’un certain nombre de mes ( ultra ) contemporains , moins de quarante mètres carré, comme ici, ça peut sembler c’est petit. Mais si on vivait dans un appartement moins grand, on aurait moins de choses. On pourrait donc plus facilement se dire partons. On achèterait aussi moins de trucs choses , et fort logiquement bien évidemment on paierait un loyer plus réduit. On aurait également été dans l’obligation de faire s’entendre les bêtes, alors que là nous avons accepté l’idée que ça n’arrivera jamais. Et puis, peut-être qu’on aurait plus envie, cet appartement, de nous en échapper. Et je repense à Eff. Lisant un manuscrit qu’Antonin m’a envoyé par mail à Lourdes, je repense à Eff, dont je lui ai dit mardi ou mercredi là-bas que je pourrais tout aussi bien ne jamais plus y remettre le nez et l’abandonner là, et que j’ai à présent bien envie de reprendre. Pourquoi ? Parce que dans ce manuscrit qu’il m’a envoyé l’autre jour texte , mais pas seulement , Antonin il écrit très bien le couple. Non pas nécessairement le désir mais la confiance, la sérénité, la tendresse. La douceur pour reprendre un mot qui a été dit [mardi soir->article4448] mardi soir à la librairie . à la librairie. Dans Et je ne me souviens plus très bien , cette douceur , dans Eff, existe-t-elle ? Il me semble que oui, à un moment bien précis. Et puis, c’est comme tout la douceur, surtout dans une langue qui n’est jamais la nôtre, elle finit comme par se défaire de nous . s’évaporer à nos corps défendant ... Comme Mais pourquoi la clinique de Maisons-Alfort qui se défait de ses obligations et ne m’appelle pas comme convenu . promis  ? Pourquoi ? Parce qu’ils ont appelé [H H .->mot59] À voir . Message de lui : Poulpir est poulperéveillée. Elle sort demain. Ce qui est, en soi, un soulagement. Ça m’autorise à relire Du coup , bon , je relis le début d’Eff. Il y a 156 chapitres numérotés. C’est 156 chapitres numérotés , plus Plus 22 non numérotés qui doivent s’insérer ici ou là. Le premier a été revu et polissé X fois, il est sec comme rarement j’ai écrit des trucs secs (et c’est une bonne chose good ). Je crois qu’on peut dire qu’il est écrit en mode [supraconductivité électrique->article4437 ]. supraconductivité électrique ( vérifier ). Mais y a un hic. C’est top , vraiment , mais c’est écrit depuis l’extérieur des personnages, une narration à la troisième personne . ça parle au il , au elle . Tout le reste du roman (511 042 mots je te ferai dire) est écrit à la première personne, alternativement d’un personnage à l’autre (il y a deux personnages principaux). Je crois que la langue est plutôt dans le premier chapitre qu’ailleurs. Ça voudrait dire tout réécrire comme ça ? Je réfléchis à ça. Là, c’est le moment éclair où l’on se croise avec [Lou->https://www Lou , qui dormira ici cette nuit .polarsteps.com/Montaigneoulitalie], qui dormira ici cette nuit. J’écris on Je dis on se croise, , car cela fait 18 heures à présent que notre journée a commencé et la sienne à venir, demain, débute déjà dans moins de cinq.

140619, version 11 (6 juillet 2019)

Des gens parlent tout seul en marchant sur les trottoirs de Maison Alfort où je dépose Poulpir pour une opération de l’oreille droite à l’école vétérinaire. Il fait beau tôt. Une Il y a une boîte à livres rouge qu’il n’y avait pas il y a moins d’un an lorsque c’était précisément le tour de Tartelette ( encore que ce ne soit pas exactement la même opération ). . À l’intérieur de cette boite à livres, rien. Je veux dire, si bien sûr, il y a des livres en quelques quantités, mais rien qui retienne mon attention ce qui, en soi, ne veut pas dire qu’il n’y ait aucun livre intéressant pour autant, et cela tombe bien malgré tout : malgré le fait que, comme toujours, j’ai rien à lire, j’ai trop de choses à lire. Hors de cette boîte à livres, et hors de cette rue, c’est-à-dire sur le web, il y a une version de Canto Ostinato au violoncelle, marimba, conga et guitare portugaise (?) qui vaut le déplacement. Pourtant, moi, je suis fixe. Celle d’Inner Act est également très belle, quant à la version par l’octet de cuivres (?) néerlandais, je regrette qu’on ne puisse pas en entendre plus en ligne. Là, je l’écoutais aller et venir. Quelqu’un avait beau faire des vocalises en plein milieu, ( c’est en soi assez incongru ), on peut dire que ça me porte. Quand soudain : et si j’écrivais un poème sur la coriandre ? Non. Ça vaut mieux pour tout le monde. Au lieu de dormir quarante minutes à treize heures (j’aime bien dormir quarante minutes à treize heures, ça me permet d’oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée), j’ai briqué la salle de bain. Ça fait le job tout aussi bien (oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée) si ce n’est que je n’ai jamais aimé le mot verbe briquer, raison pour laquelle je ne l’utilise jamais (sauf là). C’est ici qu’une pensée m’a poussé au corps : on vit dans un appartement trop grand. Évidemment, aux yeux d’un certain nombre de mes (ultra) contemporains, moins de quarante mètres carré, comme ici, c’est petit. Mais si on vivait dans un appartement moins grand, on aurait moins de choses. On pourrait donc plus facilement se dire partons . partons ( que ce soit , et peu importe la durée ). On achèterait aussi moins de choses, et bien évidemment on paierait un loyer plus réduit. On aurait également été dans l’obligation de faire s’entendre les bêtes, alors que là nous avons accepté l’idée que ça n’arrivera n’arriverait jamais. Et puis, aussi , peut-être qu’on aurait plus envie, cet appartement, de nous en échapper. Lisant un manuscrit qu’Antonin m’a envoyé par mail à Lourdes, je repense à Eff, dont je lui ai dit mardi ou mercredi là-bas que je pourrais tout aussi bien ne jamais plus y remettre le nez et l’abandonner là, et que j’ai à présent bien envie de reprendre. Pourquoi ? Parce que dans ce texte, mais pas seulement, il écrit très bien le couple. Non pas nécessairement le désir mais la confiance, la sérénité, la tendresse. La douceur pour reprendre un mot qui a été dit mardi soir à la librairie. Et je ne me souviens plus très bien, cette douceur, dans Eff, existe-t-elle ? Il me semble que oui, à un moment bien précis. Et puis, c’est comme tout la douceur, surtout dans une langue qui n’est jamais la nôtre, elle finit comme par s’évaporer à nos corps défendant... Mais pourquoi la clinique de Maisons-Alfort ne m’appelle pas comme promis ? Parce qu’ils ont appelé H. Message de lui : Poulpir est poulperéveillée. Elle sort demain. Ce qui est, en soi, un soulagementlapin . Du coup, bon, je relis le début d’Eff. Il y a 156 chapitres numérotés. Plus 22 non numérotés qui doivent s’insérer ici ou là. Le premier a été revu et polissé X fois, il est sec comme rarement j’ai écrit des trucs secs (good). Je crois qu’on peut dire qu’il est écrit en mode supraconductivité électrique (vérifier). Mais y a un hic. C’est top, vraiment, mais c’est écrit depuis l’extérieur des personnages, ça parle au il, au elle. Tout le reste du roman (511 042 mots je te ferai dire) est écrit à la première personne, alternativement d’un personnage à l’autre (il y a deux personnages principaux). Je crois que la langue est plutôt dans le premier chapitre qu’ailleurs. Ça voudrait dire tout réécrire comme ça ? À voir. Là, c’est le moment éclair où l’on se croise avec Lou, qui dormira ici cette nuit. Je dis on se croise, car cela fait 18 heures à présent que notre journée a commencé et la sienne à venir, demain, débute déjà dans moins de cinq.

140619, version 10 (28 juin 2019)

Des gens parlent tout seul en marchant sur les trottoirs de Maison Alfort où je dépose Poulpir pour une opération de l’oreille droite à l’école vétérinaire. Il fait beau tôt. Il y a une boîte à livres rouge rouges qu’il n’y avait pas il y a moins d’un an lorsque c’était précisément le tour de Tartelette. À l’intérieur de cette boite à livres, rien. Je veux dire, si bien sûr, il y a des livres en quelques quantités, mais rien qui retienne mon attention ce qui, en soi, ne veut pas dire qu’il n’y ait aucun livre intéressant pour autant, et cela tombe bien malgré tout : malgré le fait que, comme toujours, j’ai rien à lire, j’ai trop de choses à lire. Hors de cette boîte à livres, et hors de cette rue, c’est-à-dire sur le web, il y a une version de Canto Ostinato au violoncelle, marimba, conga et guitare portugaise (?) qui vaut le déplacement. Celle d’Inner Act est également très belle, quant à la version par l’octet de cuivres (?) néerlandais, je regrette qu’on ne puisse pas en entendre plus en ligne. Là, je l’écoutais aller et venir. Quelqu’un avait beau faire des vocalises en plein milieu (c’est en soi assez incongru), on peut dire que ça me porte. Quand soudain : et si j’écrivais un poème sur la coriandre ? Non. Ça vaut mieux pour tout le monde. Au lieu de dormir quarante minutes à treize heures (j’aime bien dormir quarante minutes à treize heures, ça me permet d’oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée), j’ai briqué la salle de bain. Ça fait le job tout aussi bien (oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée) si ce n’est que je n’ai jamais aimé le verbe briquer, raison pour laquelle je ne l’utilise jamais (sauf ici ). C’est ici qu’une pensée m’a poussé au corps : on vit dans un appartement trop grand. Évidemment, aux yeux d’un certain nombre de mes (ultra) contemporains, moins de quarante mètres carré, comme ici, c’est petit. Mais si on vivait dans un appartement moins grand, on aurait moins de choses. On pourrait donc plus facilement se dire partons (où que ce soit, et peu importe la durée). On achèterait aussi moins de choses, et bien évidemment on paierait un loyer plus réduit. On aurait également été dans l’obligation de faire s’entendre les bêtes, alors que là nous avons accepté l’idée que ça n’arriverait jamais. Et puis, aussi, peut-être qu’on aurait plus envie, cet appartement, de nous en échapper. Lisant un manuscrit qu’Antonin m’a envoyé par mail à Lourdesalors que nous étions à une chambre de distance l’un de l’autre , je repense à Eff, dont je lui ai dit mardi ou mercredi là-bas que je pourrais tout aussi bien ne jamais plus y remettre le nez et l’abandonner là, et que j’ai à présent bien envie de reprendre. Pourquoi ? Parce que dans ce texte, mais pas seulement, il écrit très bien le couple. Non pas nécessairement le désir mais la confiance, la sérénité, la tendresse. La douceur pour reprendre un mot qui a été dit mardi soir à la librairie. Et je ne me souviens plus très bien, cette douceur, dans Eff, existe-t-elle ? Il me semble que oui, à un moment bien précis. Et puis, c’est comme tout la douceur, surtout dans une langue qui n’est jamais la nôtre, elle finit comme par s’évaporer à nos corps défendant... Mais pourquoi la clinique de Maisons-Alfort ne m’appelle pas comme promis ? Parce qu’ils ont appelé H. Message de lui : Poulpir est poulperéveillée poulpe réveillée . Elle sort demain. Ce qui est, en soi, un soulagement lapin. Du coup, bon, je relis le début d’Eff. Il y a 156 chapitres numérotés. Plus 22 non numérotés qui doivent s’insérer ici ou là. Le premier a été revu et polissé X fois, il est sec comme rarement j’ai écrit des trucs secs (good). Je crois qu’on peut dire qu’il est écrit en mode supraconductivité électrique (vérifier). Mais y a un hic. C’est top, vraiment, mais c’est écrit depuis l’extérieur des personnages, ça parle au il , il et au elle. Tout le reste du roman (511 042 mots je te ferai dire) est écrit à la première personne, alternativement d’un personnage à l’autre (il y a deux personnages principaux). Je crois que la langue est plutôt dans le premier chapitre qu’ailleurs. Ça voudrait dire tout réécrire comme ça ? À voir. Là, c’est le moment éclair où l’on se croise avec Lou, qui dormira ici cette nuit. Je dis on se croise, car cela fait 18 heures à présent que notre journée a commencé et la sienne à venir, demain, débute commence déjà dans moins de cinqheures .Autant te le dire franchement, on ne sera pas levés quand tu repartiras...

140619, version 9 (15 juin 2019)

Des gens parlent tout seul en marchant sur les trottoirs de Maison Alfort où je dépose Poulpir pour une opération de l’oreille droite à l’école vétérinaire. Il fait beau tôt. Il y a une boîte à livres rouges qu’il n’y avait pas il y a moins d’un an lorsque c’était précisément le tour de Tartelette. À l’intérieur de cette boite à livres, rien. Je veux dire, si bien sûr, il y a des livres en quelques quantités, mais rien qui retienne mon attention ce qui, en soi, ne veut pas dire qu’il n’y ait aucun livre intéressant pour autant, et cela tombe bien malgré tout : malgré le fait que, comme toujours, j’ai rien à lire, j’ai trop de choses à lire. Hors de cette boîte à livres, et hors de cette rue, c’est-à-dire sur le web, il y a une version de Canto Ostinato au violoncelle, marimba, conga et guitare portugaise (?) qui vaut le déplacement. Celle d’Inner Act est également très belle, quant à la version par l’octet de cuivres (?) néerlandais, je regrette qu’on ne puisse pas en entendre plus en ligne. Là, je l’écoutais aller et venir. Quelqu’un avait beau faire des vocalises en plein milieu (c’est en soi assez incongru), on peut dire que ça me porte. Quand soudain : et si j’écrivais un poème sur la coriandre ? Non. Ça vaut mieux pour tout le monde. Au lieu de dormir quarante minutes à treize heures (j’aime bien dormir quarante minutes à treize heures, ça me permet d’oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée), j’ai briqué la salle de bain. Ça fait le job tout aussi bien (oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée) si ce n’est que je n’ai jamais aimé le verbe briquer, raison pour laquelle je ne l’utilise jamais (sauf ici). C’est là qu’une pensée m’a poussé au corps : on vit dans un appartement trop grand. Évidemment, aux yeux d’un certain nombre de mes (ultra) contemporains, moins de quarante mètres carré, comme ici, c’est petit. Mais si on vivait dans un appartement moins grand, on aurait moins de choses. On pourrait donc plus facilement se dire partons (où que ce soit, et peu importe la durée). On achèterait aussi moins de choses, et bien évidemment on paierait un loyer plus réduit. On aurait également été dans l’obligation de faire s’entendre les bêtes, alors que là nous avons accepté l’idée que ça n’arriverait jamais. Et puis, aussi, peut-être qu’on aurait plus envie, cet appartement, de nous en échapper. Lisant un manuscrit qu’Antonin m’a envoyé par mail à Lourdes alors que nous étions à une chambre de distance l’un de l’autre, je repense à Eff, dont je lui ai dit mardi ou mercredi là-bas que je pourrais tout aussi bien ne jamais plus y remettre le nez et l’abandonner là, et que j’ai à présent bien envie de reprendre. Pourquoi ? Parce que dans ce texte, mais pas seulement, il écrit très bien le couple. Non pas nécessairement le désir mais la confiance, la sérénité, la tendresse. La douceur pour reprendre un mot qui a été dit mardi soir à la librairie. Et je ne me souviens plus très bien, cette douceur, dans Eff, existe-t-elle ? Il me semble que oui, à un moment bien précis. Et puis, c’est comme tout la douceur, surtout dans une langue qui n’est jamais la nôtre, elle finit comme par s’évaporer à nos corps défendant... Mais pourquoi la clinique de Maisons-Alfort ne m’appelle pas comme promis ? Parce qu’ils ont appelé H. Message de lui : Poulpir est poulpe réveillée. Elle sort demain. Ce qui est, en soi, un soulagement lapin. Du coup, bon, je relis le début d’Eff. Il y a 156 chapitres numérotés. Plus 22 non numérotés qui doivent s’insérer ici ou là. Le premier a été revu et polissé X fois, il est sec comme rarement j’ai écrit des trucs secs (good). Je crois qu’on peut dire qu’il est écrit en mode supraconductivité électrique (vérifier). Mais y a un hic. C’est top, vraiment, mais c’est écrit depuis l’extérieur des personnages, ça parle au il et au elle. Tout le reste du roman (511 042 mots je te ferai dire) est écrit à la première personne, alternativement d’un personnage à l’autre (il y a deux personnages principaux). Je crois que la langue est plutôt dans le premier chapitre qu’ailleurs. Ça voudrait dire tout réécrire comme ça ? À voir. Là, c’est le moment éclair où l’on se croise avec Lou, qui dormira ici cette nuit. Je dis on se croise, car cela fait 18 heures à présent que notre journée a commencé et la sienne à venir, demain, commence déjà dans moins de cinq heures. Autant te le dire franchement, on ne sera pas levés quand tu repartiras...

140619, version 8 (14 juin 2019)

Des gens parlent tout seul en marchant sur les trottoirs de Maison Alfort où je dépose Poulpir pour une opération de l’oreille droite à l’école vétérinaire. Il fait beau tôt. Il y a une boîte à livres rouges qu’il n’y avait pas il y a moins d’un an lorsque c’était précisément le tour de Tartelette. À l’intérieur de cette boite à livres, rien. Je veux dire, si bien sûr, il y a des livres en quelques quantités, mais rien qui retienne mon attention ce qui, en soi, ne veut pas dire qu’il n’y ait aucun livre intéressant pour autant, et cela tombe bien malgré tout : malgré le fait que, comme toujours, j’ai rien à lire, j’ai trop de choses à lire. Hors de cette boîte à livres, et hors de cette rue, c’est-à-dire sur le web, il y a une version de Canto Ostinato au violoncelle, marimba, conga et guitare portugaise (?) qui vaut le déplacement. Celle d’Inner Act est également très belle, quant à la version par l’octet de cuivres (?) néerlandais, je regrette qu’on ne puisse pas en entendre plus en ligne. Là, je l’écoutais aller et venir. Quelqu’un avait beau faire des vocalises en plein milieu (c’est en soi assez incongru), on peut dire que ça me porte. Quand soudain : et si j’écrivais un poème sur la coriandre ? Non. Ça vaut mieux pour tout le monde. Au lieu de dormir quarante minutes à treize heures (j’aime bien dormir quarante minutes à treize heures, ça me permet d’oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée), j’ai briqué la salle de bain. Ça fait le job tout aussi bien (oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée) si ce n’est que je n’ai jamais aimé le verbe briquer, raison pour laquelle je ne l’utilise jamais (sauf ici). C’est là qu’une pensée m’a poussé au corps : on vit dans un appartement trop grand. Évidemment, aux yeux d’un certain nombre de mes (ultra) contemporains, moins de quarante mètres carré, comme ici, c’est petit. Mais si on vivait dans un appartement moins grand, on aurait moins de choses. On pourrait donc plus facilement se dire partons (où que ce soit, et peu importe la durée). On achèterait aussi moins de choses, et bien évidemment on paierait un loyer plus réduit. On aurait également été dans l’obligation de faire s’entendre les bêtes, alors que là nous avons accepté l’idée que ça n’arriverait jamais. Et puis, aussi, peut-être qu’on aurait plus envie, cet appartement, de nous en échapper. Lisant un manuscrit qu’Antonin m’a envoyé par mail à Lourdes alors que nous étions à une chambre de distance l’un de l’autre, je repense à Eff, dont je lui ai dit mardi ou mercredi là-bas que je pourrais tout aussi bien ne jamais plus y remettre le nez et l’abandonner là, et que j’ai à présent bien envie de reprendre. Pourquoi ? Parce que dans ce texte, mais pas seulement, il écrit très bien le couple. Non pas nécessairement le désir mais la confiance, la sérénité, la tendresse. La douceur pour reprendre un mot qui a été dit mardi soir à la librairie. Et je ne me souviens plus très bien, cette douceur, dans Eff, existe-t-elle ? Il me semble que oui, à un moment bien précis. Et puis, c’est comme tout la douceur, surtout dans une langue qui n’est jamais la nôtre, elle finit comme par s’évaporer à nos corps défendant... Mais pourquoi la clinique de Maisons-Alfort ne m’appelle pas comme promis ? Parce qu’ils ont appelé H. Message de lui : Poulpir est poulpe réveillée. Elle sort demain. Ce qui est, en soi, un soulagement lapin. Du coup, bon, je relis le début d’Eff. Il y a 156 chapitres numérotés. Plus 22 non numérotés qui doivent s’insérer ici ou là. Le premier a été revu et polissé X fois, il est sec comme rarement j’ai écrit des trucs secs (good). Je crois qu’on peut dire qu’il est écrit en mode supraconductivité électrique (vérifier). Mais y a un hic. C’est top, vraiment, mais c’est écrit depuis l’extérieur des personnages, ça parle au il et au elle. Tout le reste du roman (511 042 mots je te ferai dire) est écrit à la première personne, alternativement d’un personnage à l’autre (il y a deux personnages principaux). Je crois que la langue est plutôt dans le premier chapitre qu’ailleurs. Ça voudrait dire tout réécrire comme ça ?

140619, version 7 (14 juin 2019)

Des gens parlent tout seul en marchant sur les trottoirs de Maison Alfort où je dépose Poulpir pour une opération de l’oreille droite à l’école vétérinaire. Il fait beau tôt. Il y a une boîte à livres rouges qu’il n’y avait pas il y a moins d’un an lorsque c’était précisément le tour de Tartelette. À l’intérieur de cette boite à livres, rien. Je veux dire, si bien sûr, il y a des livres en quelques quantités, mais rien qui retienne mon attention ce qui, en soi, ne veut pas dire qu’il n’y ait aucun livre intéressant pour autant, et cela tombe bien malgré tout : malgré le fait que, comme toujours, j’ai rien à lire, j’ai trop de choses à lire. Hors de cette boîte à livres, et hors de cette rue, c’est-à-dire sur le web, il y a une version de Canto Ostinato au violoncelle, marimba, conga et guitare portugaise (?) qui vaut le déplacement. Celle d’Inner Act est également très belle, quant à la version par l’octet de cuivres (?) néerlandais, je regrette qu’on ne puisse pas en entendre plus en ligne. , je Je l’écoutais aller et venir. Quelqu’un avait beau faire des vocalises en plein milieu (c’est en soi assez incongru), on peut dire que ça me porte. Quand soudain : et si j’écrivais un poème sur la coriandre ? Non. Ça vaut mieux pour tout le monde. Au lieu de dormir quarante minutes à treize heures (j’aime bien dormir quarante minutes à treize heures, ça me permet d’oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée), j’ai briqué la salle de bain. Ça fait le job tout aussi bien (oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée) si ce n’est que je n’ai jamais aimé le verbe briquer, raison pour laquelle je ne l’utilise jamais (sauf ici). C’est là qu’une pensée m’a poussé au corps : on vit dans un appartement trop grand. Évidemment, aux yeux d’un certain nombre de mes (ultra) contemporains, moins de quarante mètres carré, comme ici, c’est petit. Mais si on vivait dans un appartement moins grand, on aurait moins de choses. On pourrait donc plus facilement se dire partons (où que ce soit, et peu importe la durée). On achèterait aussi moins de choses, et bien évidemment on paierait un loyer plus réduit. On aurait également été dans l’obligation de faire s’entendre les bêtes, alors que là nous avons accepté l’idée que ça n’arriverait jamais. Et puis, aussi, peut-être qu’on aurait plus envie, cet appartement, de nous en échapper. Lisant un manuscrit qu’Antonin m’a envoyé par mail à Lourdes alors que nous étions à une chambre de distance l’un de l’autre, je repense à Eff, dont je lui ai dit mardi ou mercredi là-bas que je pourrais tout aussi bien ne jamais plus y remettre le nez et l’abandonner là, et que j’ai à présent bien envie de reprendre. Pourquoi ? Parce que dans ce texte, mais pas seulement, il écrit très bien le couple. Non pas nécessairement le désir mais la confiance, la sérénité, la tendresse. La douceur pour reprendre un mot qui a été dit mardi soir à la librairie. Et je ne me souviens plus très bien, cette douceur, dans Eff, existe-t-elle ? Il me semble que oui, à un moment bien précis. Et puis, c’est comme tout la douceur, surtout dans une langue qui n’est jamais la nôtre, elle finit comme par s’évaporer à nos corps défendant... Mais pourquoi la clinique de Maisons-Alfort ne m’appelle pas comme promis ? Parce qu’ils ont appelé H. Message de lui : Poulpir est poulpe réveillée. Elle sort demain. Ce qui est, en soi, un soulagement lapin.

140619, version 6 (14 juin 2019)

Des gens parlent tout seul en marchant sur les trottoirs de Maison Alfort où je dépose Poulpir pour une opération de l’oreille droite à l’école vétérinaire. Il fait beau tôt. Il y a une boîte à livres rouges qu’il n’y avait pas il y a moins d’un an lorsque c’était précisément le tour de Tartelette. À l’intérieur de cette boite à livres, rien. Je veux dire, si bien sûr, il y a des livres en quelques quantités, mais rien qui retienne mon attention ce qui, en soi, ne veut pas dire qu’il n’y ait aucun livre intéressant pour autant, et cela tombe bien malgré tout : malgré le fait que, comme toujours, j’ai rien à lire, j’ai trop de choses à lire. Hors de cette boîte à livres, et hors de cette rue, c’est-à-dire sur le web, il y a une version de Canto Ostinato au violoncelle, marimba, conga et guitare portugaise (?) qui vaut le déplacement. Je l’écoutais aller et venir. Quelqu’un avait beau faire des vocalises en plein milieu (c’est en soi assez incongru), on peut dire que ça me porte. Quand soudain : et si j’écrivais un poème sur la coriandre ? Non. Ça vaut mieux pour tout le monde. Au lieu de dormir quarante minutes à treize heures (j’aime bien dormir quarante minutes à treize heures, ça me permet d’oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée), j’ai briqué la salle de bain. Ça fait le job tout aussi bien (oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée) si ce n’est que je n’ai jamais aimé le verbe briquer, raison pour laquelle je ne l’utilise jamais (sauf ici). C’est là qu’une pensée m’a poussé au corps : on vit dans un appartement trop grand. Évidemment, aux yeux d’un certain nombre de mes (ultra) contemporains, moins de quarante mètres carré, comme ici, c’est petit. Mais si on vivait dans un appartement moins grand, on aurait moins de choses. On pourrait donc plus facilement se dire partons (où que ce soit, et peu importe la durée). On achèterait aussi moins de choses, et bien évidemment on paierait un loyer plus réduit. On aurait également été dans l’obligation de faire s’entendre les bêtes, alors que là nous avons accepté l’idée que ça n’arriverait jamais. Et puis, aussi, peut-être qu’on aurait plus envie, cet appartement, de nous en échapper. Lisant un manuscrit qu’Antonin m’a envoyé par mail à Lourdes alors que nous étions à une chambre de distance l’un de l’autre, je repense à Eff, dont je lui ai dit mardi ou mercredi là-bas que je pourrais tout aussi bien ne jamais plus y remettre le nez et l’abandonner là, et que j’ai à présent bien envie de reprendre. Pourquoi ? Parce que dans ce texte, mais pas seulement, il écrit très bien le couple. Non pas nécessairement le désir mais la confiance, la sérénité, la tendresse. La douceur pour reprendre un mot qui a été dit mardi soir à la librairie. Et je ne me souviens plus très bien, cette douceur, dans Eff, existe-t-elle ? Il me semble que oui, à un moment bien précis. Et puis, c’est comme tout la douceur, surtout dans une langue qui n’est jamais la nôtre, elle finit comme par s’évaporer à nos corps défendant... Mais pourquoi la clinique de Maisons-Alfort ne m’appelle pas comme promis ? Parce qu’ils ont appelé H. Message de lui : Poulpir est poulpe réveillée. Elle sort demain. Ce qui est, en soi, un soulagement lapin.

140619, version 5 (14 juin 2019)

Des gens parlent tout seul en marchant sur les trottoirs de Maison Alfort où je dépose Poulpir pour une opération de l’oreille droite à l’école vétérinaire. Il fait beau tôt. Il y a une boîte à livres rouges qu’il n’y avait pas il y a moins d’un an lorsque c’était précisément le tour de Tartelette. À l’intérieur de cette boite à livres, rien. Je veux dire, si bien sûr, il y a des livres en quelques quantités, mais rien qui retienne mon attention ce qui, en soi, ne veut pas dire qu’il n’y ait aucun livre intéressant pour autant, et cela tombe bien malgré tout : malgré le fait que, comme toujours, j’ai rien à lire, j’ai trop de choses à lire. Hors de cette boîte à livres, et hors de cette rue, c’est-à-dire sur le web, il y a une version de Canto Ostinato au violoncelle, marimba, conga et guitare portugaise (?) qui vaut le déplacement. Je l’écoutais aller et venir. Quelqu’un avait beau faire des vocalises en plein milieu (c’est en soi assez incongru), on peut dire que ça me porte. Quand soudain : et si j’écrivais un poème sur la coriandre ? Non. Ça vaut mieux pour tout le monde. Au lieu de dormir quarante minutes à treize heures (j’aime bien dormir quarante minutes à treize heures, ça me permet d’oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée), j’ai briqué la salle de bain. Ça fait le job tout aussi bien (oublier un peu ce que je fais sur cette terre, et paniquer quand je me rends compte que je n’en ai absolument aucune idée) si ce n’est que je n’ai jamais aimé le verbe briquer, raison pour laquelle je ne l’utilise jamais (sauf ici). C’est là qu’une pensée m’a poussé au corps : on vit dans un appartement trop grand. Évidemment, aux yeux d’un certain nombre de mes (ultra) contemporains, moins de quarante mètres carré, comme ici, c’est petit. Mais si on vivait dans un appartement moins grand, on aurait moins de choses. On pourrait donc plus facilement se dire partons (où que ce soit, et peu importe la durée). On achèterait aussi moins de choses, et bien évidemment on paierait un loyer plus réduit. On aurait également été dans l’obligation de faire s’entendre les bêtes, alors que là nous avons accepté l’idée que ça n’arriverait jamais. Et puis, aussi, peut-être qu’on aurait plus envie, cet appartement, de nous en échapper. Lisant un manuscrit qu’Antonin m’a envoyé par mail à Lourdes alors que nous étions à une chambre de distance l’un de l’autre, je repense à Eff, dont je lui ai dit mardi ou mercredi là-bas que je pourrais tout aussi bien ne jamais plus y remettre le nez et l’abandonner là, et que j’ai à présent bien envie de reprendre. Pourquoi ? Parce que dans ce texte, mais pas seulement, il écrit très bien le couple. Non pas nécessairement le désir mais la confiance, la sérénité, la tendresse. La douceur pour reprendre un mot qui a été dit mardi soir à la librairie. Et je ne me souviens plus très bien, cette douceur, dans Eff, existe-t-elle ? Il me semble que oui, à un moment bien précis. Et puis, c’est comme tout la douceur, surtout dans une langue qui n’est jamais la nôtre, elle finit comme par s’évaporer à nos corps défendant...

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