C’est fou le nombre de gens qui se font shooter sur des ponts. Je parle de photographie, pas d’homicide. Là, c’est l’été. Je veux dire, c’est encore l’été. J’ai l’impression que tous les jours c’est l’été, c’est-à-dire que c’est tous les jours le jour d’être l’été. Et c’est donc faux, puisque cela ne se produit comme chacun sait qu’une fois par an. Mais hier, c’était la même chose. C’était la fête de la musique, et j’avais l’impression que c’était encore la fête de la musique. D’ailleurs nous avons marché un moment jusqu’à la Seine avec H. pour voir comment le son (assez gras, saturé même) de chaque scène en venait à se mêler ou à ne pas se mêler à celui de la scène suivante et, fondamentalement, j’ai trouvé ce paysage sonore assez triste, mais non notre marche décontractée dans la chaleur du soir, qui elle était heureuse, et c’est tout ce qui importe. Mais j’ai l’impression que tous les jours c’est la fête de la musique, et que le monde entier se succède aux pissottières à ciel ouvert qu’il y a là sur les quais et qui, je l’explique à H., me font flipper. En fait, c’est tous les jours quelque chose plutôt que rien. C’est vrai (comprendre donc que, non, c’est faux, c’est une impression là-encore), c’est toujours Noël ou un anniversaire, ou l’anniversaire de quelqu’un, ou une occasion X ou Y, ou que sais-je encore. Ce n’est jamais rien, c’est-à-dire juste un jour comme un autre. Un jour où l’on ne ferait pas nécessairement rien mais où on ne serait pas pressé par la nécessité de faire quelque chose aux yeux du monde. Mais ce n’est pas là-dessus que je devrais passer mon temps ce matin, alors que la température monte petit à petit jusqu’à atteindre des degrés méphistophéliques dans les prochains jour, non. La réponse que je ferai mieux de trouver au plus vite à trait à la réalité non de notre calendrier humain mais de Eff. Il me semble que ça me concerne plus. Non pas que raconte Eff ? (après 500 000 mots de ça normalement je le sais un minimum) mais quel est le sujet de Eff, ce qui n’est déjà plus tout à fait la même chose. Et si je bute sur cette question, c’est que quelque chose, au fond, n’est pas clair. Et ce n’est pas anodin. Frankenstein est loin, du moins plus loin qu’il a un jour été, mais le mot créature est certainement important ici. Là, j’ai pris un carnet et j’ai écrit plusieurs petites phrases censées synthétiser (embrasser même) tout Eff. Ce n’est pas nécessairement le sujet, mais disons que c’est une ligne directrice forte. Au début, c’est très laborieux, et puis des choses se dessinent. Par exemple des mots clés qu’on entoure. Curieusement, le premier d’entre tous, c’est équilibre. Puis histoire d’amour / dans le temps / énigme amoureuse / enquête (barré) / réécriture de Frankenstein sous la forme d’une histoire d’amour / métamorphoses / tumulte du temps / une quête. Et je crois qu’on est arrivé au bout de ce que je pouvais faire aujourd’hui.

Je parle de ceux qui, au moment où ils l’éprouvent et parce qu’ils l’éprouvent, tentent de dire ce qu’ils ressentent d’unique dans une langue qui est à tout le monde, avec des mots qui ne sont à personne. En tentant de faire passer la pureté de leurs sentiments dans l’impureté de la langue. En tentant de renouer avec l’invention du langage, oui, l’invention du langage. Car à quoi bon avoir inventé des mots si ce ne fut d’abord pour parvenir à dire quelque chose d’aussi indicible que : Je t’aime ?

Grégoire Bouillier, Le Dossier M, Flammarion

Et puis j’ai noté ça : la métamorphose amoureuse en créature de soi. Est-ce le sujet ? Quel que ce soit le truc que c’est, ou n’est pas, je me dis que ça peut m’aider dans mes relectures à écrémer selon deux critères : est-ce que ça tient ? Est-ce que je suis dans mon sujet ? Là, par exemple, en une heure de temps : 2138 mots sauvés sur 3090. Ce n’est pas suffisant. J’ai toutes les peines du monde à jeter. Non : je suis capable d’enlever 90% d’un texte mais pour ça il me faut 9 ou 10 passes successives à des moments différents. Est-ce que c’est grave ? Non.

GV
lundi 22 juillet 2019 - dimanche 28 février 2021




14 révisions

220619, version 15 (25 février 2020)

Déplacé de « Journal » vers « 2019 ».

220619, version 14 (13 juillet 2019)

220619, version 13 (8 juillet 2019)

Paris, H., Mary Shelley, Grégoire Bouillier, L’effervescence
jpg/img_20190622_134537_941.jpg
<img2927|center > quelque part ( trouver , citation dossier M ).
C’est fou le nombre de gens qui se font shooter sur des ponts. Je parle de photographie, pas d’homicide. Là, c’est l’été. Je veux dire, c’est encore l’été. J’ai l’impression que tous les jours c’est l’été, c’est-à-dire que c’est tous les jours le jour d’être l’été. Et c’est donc faux, puisque cela ne se produit comme chacun sait qu’une fois par an. Mais hierMais hier , c’était la même chose. C’était la fête de la musique, et j’avais l’impression que c’était encore la fête de la musique. D’ailleurs nous avons marché un moment jusqu’à la Seine avec H. pour voir comment le son (assez gras, saturé même) de chaque scène en venait à se mêler ou à ne pas se mêler à celui de la scène suivante et, fondamentalement, j’ai trouvé ce paysage sonore assez triste, mais non notre marche décontractée dans la chaleur du soir, qui elle était heureuse, et c’est tout ce qui importe. Mais j’ai l’impression que tous les jours c’est la fête de la musique, et que le monde entier se succède aux pissottières à ciel ouvert qu’il y a là sur les quais et qui, je l’explique à [H H .->mot59] Non . , me font flipper. En fait, c’est tous les jours quelque chose plutôt que rien. C’est vrai (comprendre donc que, non, c’est faux, c’est une impression là-encore), c’est toujours Noël ou un anniversaire, ou l’anniversaire de quelqu’un, ou une occasion X ou Y, ou que sais-je encore. Ce n’est jamais rien, c’est-à-dire juste un jour comme un autre. Un jour où l’on ne ferait pas nécessairement rien mais où on ne serait pas pressé par la nécessité de faire quelque chose aux yeux du monde. Mais ce n’est pas là-dessus que je devrais passer mon temps ce matin, alors que la température monte petit à petit jusqu’à atteindre des degrés méphistophéliques dans les prochains jour, non. La réponse que je ferai mieux de trouver au plus vite à trait à la réalité non de notre calendrier humain mais de Eff. Il me semble que ça me concerne plus. Non pas que raconte Eff ? (après 500 000 mots de ça normalement je le sais un minimum) mais quel est le sujet de Eff, ce qui n’est déjà plus tout à fait la même chose. Et si je bute sur cette question, c’est que quelque chose, au fond, n’est pas clair. Et ce n’est pas anodin. Frankenstein est loin, du moins plus loin qu’il a un jour été, mais le mot créature est certainement important ici. Pendant longtemps je me suis dit que Eff, c’était comment devient-on une créature de soi ? mais ce n’est pas aussi simple. Il y a aussi la notion de métamorphose, il me semble que c’est important ici. Il y a aussi la ou les disparition(s) (volontaires ou non). Il y a surtout le rapport à l’autre et, je crois bien, le rapport amoureux. Mais pas le rapport amoureux dans la pulsion, ou dans l’étincelle, ou dans le désir mais le rapport amoureux dans le temps. Comment concilier tout ça ? Là, j’ai pris un carnet et j’ai écrit plusieurs petites phrases censées synthétiser (embrasser même) tout Eff. Ce n’est pas nécessairement le sujet, mais disons que c’est une ligne directrice forte. Au début, c’est très laborieux, et puis des choses se dessinent. Par exemple des mots clés qu’on entoure. Curieusement, le premier d’entre tous, c’est équilibre. Puis histoire d’amour / dans le temps / énigme amoureuse / enquête (barré) / réécriture de de Frankenstein sous sous la forme d’une histoire d’amour / métamorphoses / tumulte du temps / une quête. Et je crois qu’on est arrivé au bout de ce que je pouvais faire aujourd’hui.Et si je reporte pas ici-même la phrase à laquelle je suis arrivé, c’est probablement que ce n’est pas (encore) la bonne. Mais sur le sujet du livre, j’ai noté ça : la métamorphose amoureuse en créature de soi. Je me dis que ça peut m’aider dans mes relectures, et écrémer selon deux critères : est-ce que ça tient ? / est-ce que je suis dans mon sujet ? Là, par exemple, en une heure de temps : 2138 mots sauvés sur 3090. Ce n’est pas suffisant. C’est que j’ai toutes les peines du monde à jeter. Ou plutôt, non, je suis laborieux pour ça : je suis capable d’enlever 90% d’un texte mais pour ça il me faut 9 ou 10 passes successives à des moments différents. Est-ce que c’est grave ?

220619, version 12 (8 juillet 2019)

C’est fou le nombre de gens qui se font shooter sur des ponts. Je parle de photographie, pas d’homicide. Là, c’est l’été. Je veux dire, c’est encore l’été. J’ai l’impression que tous les jours c’est l’été, c’est-à-dire que c’est tous les jours le jour d’être l’été. Et c’est donc faux, puisque cela ne se produit comme chacun sait qu’une fois par an. Mais hier, c’était la même chose. C’était la fête de la musique, et j’avais l’impression que c’était encore la fête de la musique. D’ailleurs nous avons marché un moment jusqu’à la Seine avec [H H .->mot59] pour voir comment le son (assez gras, saturé même) de chaque scène en venait à se mêler ou à ne pas se mêler à celui de la scène suivante et, fondamentalement, j’ai trouvé ce paysage sonore assez triste, mais non notre marche décontractée dans la chaleur du soir, qui elle était heureuse, et c’est tout ce qui importe. Mais j’ai l’impression que tous les jours c’est la fête de la musique, et que le monde entier se succède aux pissottières à ciel ouvert qu’il y a là sur les quais et qui, je l’explique à H., me font flipper. En fait, c’est tous les jours quelque chose plutôt que rien. C’est vrai (comprendre donc que, non, c’est faux, c’est une impression là-encore), c’est toujours Noël ou un anniversaire, ou l’anniversaire de quelqu’un, ou une occasion X ou Y, ou que sais-je encore. Ce n’est jamais rien, c’est-à-dire juste un jour comme un autre. Un jour où l’on ne ferait pas nécessairement rien mais où on ne serait pas pressé par la nécessité de faire quelque chose aux yeux du monde. Mais ce n’est pas là-dessus que je devrais passer mon temps ce matin, alors que la température monte petit à petit jusqu’à atteindre des degrés méphistophéliques dans les prochains jour, non. La réponse que je ferai mieux de trouver au plus vite à trait à la réalité non de notre calendrier humain mais de Eff. Il me semble que ça me concerne plus. Non pas que raconte Eff ? (après 500 000 mots de ça normalement je le sais un minimum) mais quel est le sujet de Eff, ce qui n’est déjà plus tout à fait la même chose. Et si je bute sur cette question, c’est que quelque chose, au fond, n’est pas clair. Et Comprendre , ce n’est pas anodin. Frankenstein est loin, du moins plus loin qu’il a un jour été, mais le mot créature est certainement important ici. Pendant longtemps je me suis dit que Eff, c’était comment devient-on une créature de soi ? mais ce n’est pas aussi simple. Il y a aussi la notion de métamorphose, il me semble que c’est important ici. Il y a aussi la ou les disparition(s) (volontaires ou non). Il y a surtout le rapport à l’autre et, je crois bien, le rapport amoureux. Mais pas le rapport amoureux dans la pulsion, ou dans l’étincelle, ou dans le désir mais le rapport amoureux dans le temps. Comment concilier tout ça ? Là, j’ai pris un carnet et j’ai écrit plusieurs petites phrases censées synthétiser (embrasser même) tout Eff. Ce n’est pas nécessairement le sujet, mais disons que c’est une ligne directrice forte. Au début, c’est très laborieux, et puis des choses se dessinent. Par exemple des mots clés qu’on entoure. Curieusement, le premier d’entre tous, c’est équilibre. Puis histoire d’amour / dans le temps / énigme amoureuse / enquête (barré) / réécriture de Frankenstein sous la forme d’une histoire d’amour / métamorphoses / tumulte du temps/ une quête. Et je crois qu’on est arrivé au bout de ce que je pouvais faire aujourd’hui. Et si je reporte pas ici-même la phrase à laquelle je suis arrivé, c’est probablement que ce n’est pas (encore) la bonne. Mais sur le sujet du livre, j’ai noté ça : la métamorphose amoureuse en créature de soi. Je me dis que ça peut m’aider dans mes relectures, et écrémer selon deux critères : est-ce que ça tient ? / est-ce que je suis dans mon sujet ? Là, par exemple, en une heure de temps : 2138 mots sauvés sur 3090. Ce n’est pas suffisant. C’est que j’ai toutes les peines du monde à jeter. Ou plutôt, non, je suis laborieux pour ça : je suis capable d’enlever 90% d’un texte mais pour ça il me faut 9 ou 10 passes successives à des moments différents. Est-ce que c’est grave ? Non.

220619, version 11 (7 juillet 2019)

C’est fou le nombre de gens qui se font shooter sur des ponts. Je parle de photographie, pas d’homicide. Là, c’est l’été. Je veux dire, c’est encore l’été. J’ai l’impression que tous les jours c’est l’été, c’est-à-dire que c’est tous les jours le jour d’être l’été. Et c’est donc faux, puisque cela ne se produit comme chacun sait qu’une fois par an. Mais hier, c’était la même chose. C’était la fête de la musique, et j’avais l’impression que c’était encore la fête de la musique. D’ailleurs nous avons marché un moment jusqu’à la Seine avec H. pour voir comment le son (assez gras, saturé même) de chaque scène en venait à se mêler ou à ne pas se mêler à celui de la scène suivante et, fondamentalement, j’ai trouvé ce paysage sonore assez triste, mais non notre marche décontractée dans la chaleur du soir, qui elle était heureuse, et c’est tout ce qui importe. Mais j’ai l’impression que tous les jours c’est la fête de la musique, et que le monde entier se succède aux pissottières à ciel ouvert qu’il y a là sur les quais et qui, je l’explique à H., me font flipper. En fait, c’est tous les jours quelque chose plutôt que rien. C’est vrai (comprendre donc que, non, c’est faux, c’est une impression là-encore), c’est toujours Noël ou un anniversaire, ou l’anniversaire de quelqu’un, ou une occasion X ou Y, ou que sais-je encore. Ce n’est jamais rien, c’est-à-dire juste un jour comme un autre. Un jour où l’on ne ferait pas nécessairement rien mais où on ne serait pas pressé par la nécessité de faire quelque chose aux yeux du monde. ( c’est-à-dire bien souvent , du moins en ce qui me concerne , pire que rien aux yeux de moi ). Mais ce n’est pas là-dessus que je devrais passer mon temps ce matin, alors que la température monte petit à petit jusqu’à atteindre des degrés méphistophéliques dans les prochains jour, non. La réponse que je ferai mieux de trouver au plus vite à trait à la réalité non de notre calendrier humain mais de Eff. Il me semble que ça me concerne plus. Non pas que raconte Eff ? (après 500 000 mots de ça normalement je le sais un minimum) mais quel est le sujet de Eff, ce qui n’est déjà plus tout à fait la même chose. Et si je bute sur cette question, c’est que quelque chose, au fond, n’est pas clair. Comprendre, ce n’est pas anodin. Frankenstein est loin, du moins plus loin qu’il a un jour été, mais le mot créature est certainement important ici. Pendant longtemps je me suis dit que Eff, c’était comment devient-on une créature de soi ? mais ce n’est pas aussi simple. Il y a aussi la notion de métamorphose, il me semble que c’est important ici. Il y a aussi la ou les disparition(s) (volontaires ou non). Il y a surtout le rapport à l’autre et, je crois bien, le rapport amoureux. Mais pas le rapport amoureux dans la pulsion, ou dans l’étincelle, ou dans le désir mais le rapport amoureux dans le temps. Comment concilier tout ça ? Là, j’ai pris un carnet et j’ai écrit plusieurs petites phrases censées synthétiser (embrasser même) tout Eff. Ce n’est pas nécessairement le sujet, mais disons que c’est une ligne directrice forte. Au début, c’est très laborieux, et puis des choses se dessinent. Par exemple des mots clés qu’on entoure. Curieusement, le premier d’entre tous, c’est équilibre. Puis histoire d’amour / dans le temps / énigme amoureuse / enquête (barré) / réécriture de Frankenstein sous la forme d’une histoire d’amour / métamorphoses / tumulte du temps/ une quête. Et je crois qu’on est arrivé au bout de ce que je pouvais faire aujourd’hui. Et si je reporte pas ici-même la phrase à laquelle je suis arrivé, c’est probablement que ce n’est pas (encore) la bonne. Mais sur le sujet du livre, j’ai noté ça : la métamorphose amoureuse en créature de soi. Je me dis que ça peut m’aider dans mes relectures, et écrémer selon deux critères : est-ce que ça tient ? / est-ce que je suis dans mon sujet ? Là, par exemple, en une heure de temps : 2138 mots sauvés sur 3090. Ce n’est pas suffisant. C’est que j’ai toutes les peines du monde à jeter. Ou plutôt, non, je suis laborieux pour ça : je suis capable d’enlever 90% d’un texte mais pour ça il me faut 9 ou 10 passes successives à des moments différents. Est-ce que c’est grave ? Non, chronophage juste .

220619, version 10 (28 juin 2019)

C’est fou le nombre de gens qui se font shooter sur des ponts. Je parle veux parler de photographie, pas d’homicide. Là, c’est l’été. Je veux dire, c’est encore l’été. J’ai l’impression que tous les jours c’est l’été, c’est-à-dire que c’est tous les jours le jour d’être l’été. Et c’est donc faux, puisque cela ne se produit comme chacun sait qu’une fois par an. Mais hier, c’était la même chose. C’était la fête de la musique, et j’avais l’impression que c’était encore la fête de la musique. D’ailleurs nous avons marché un moment jusqu’à la Seine avec H. pour voir comment le son (assez gras, saturé même) de chaque scène en venait à se mêler ou à ne pas se mêler à celui de la scène suivante et, fondamentalement, j’ai trouvé ce paysage sonore assez triste, mais non notre marche décontractée dans la chaleur du soir, qui elle était heureuse , et c’est tout ce qui importe. Mais j’ai l’impression que tous les jours c’est la fête de la musique, et que le monde entier se succède aux pissottières à ciel ouvert qu’il y a là sur les quais et qui , je l’explique à H ., me font flipper. En fait, c’est tous les jours quelque chose plutôt que rien. C’est vrai (comprendre donc que, non, c’est faux, c’est une impression là-encore), c’est toujours Noël ou un anniversaire, ou l’anniversaire de quelqu’un, ou une occasion X ou Y, ou que sais-je encore. Ce n’est jamais rien, c’est-à-dire juste un jour comme un autre. Un jour où l’on ne ferait pas nécessairement rien mais où on ne serait pas pressé par la nécessité de faire quelque chose aux yeux du monde (c’est-à-dire bien souvent, du moins en ce qui me concerne, pire que rien aux yeux de moi). Mais ce n’est pas là-dessus que je devrais passer mon temps ce matin, alors que la température monte petit à petit jusqu’à atteindre des degrés méphistophéliques dans les prochains jour, non. La réponse que je ferai mieux de trouver au plus vite à trait à la réalité non de notre calendrier humain mais de Eff. Il me semble que ça me concerne plus. Non pas que raconte Eff ? (après 500 000 mots de ça normalement je le sais un minimum) mais quel est le sujet de Eff, ce qui n’est déjà plus tout à fait la même chose. Et si je bute sur cette question, c’est que quelque chose, au fond, n’est pas clair. Comprendre, ce n’est pas anodin. Frankenstein est loin, du moins plus loin qu’il a un jour été, mais le mot créature est certainement important ici. Pendant longtemps je me suis dit que Eff, c’était comment devient-on une créature de soi ? mais ce n’est pas aussi simple. Il y a aussi la notion de métamorphose, il me semble que c’est important ici. Il y a aussi la ou les disparition(s) (volontaires ou non). Il y a surtout le rapport à l’autre et, je crois bien, le rapport amoureux. Mais pas le rapport amoureux dans la pulsion, ou dans l’étincelle, ou dans le désir mais le rapport amoureux dans le temps. Comment concilier tout ça ? Là, j’ai pris un carnet et j’ai écrit plusieurs petites phrases censées synthétiser (embrasser même) tout Eff. Ce n’est pas nécessairement le sujet, mais disons que c’est une ligne directrice forte. Au début, c’est très laborieux, et puis des choses se dessinent. Par exemple des mots clés qu’on entoure. Curieusement, le premier d’entre tous, c’est équilibre. Puis histoire d’amour / dans le temps / énigme amoureuse / enquête (barré) / réécriture de Frankenstein sous la forme d’une histoire d’amour / métamorphoses / tumulte du temps/ une quête. Et je crois qu’on est arrivé au bout de ce que je pouvais faire aujourd’hui. Et si je reporte pas ici-même la phrase à laquelle je suis arrivé, c’est probablement que ce n’est pas (encore) la bonne. Mais sur le sujet du livre, j’ai noté ça : la métamorphose amoureuse en créature de soi. Je me dis que ça peut m’aider dans mes relectures, et écrémer selon deux critères : est-ce que ça tient ? / est-ce que je suis dans mon sujet ? Là, par exemple, en une heure de temps : 2138 mots sauvés sur 3090. Ce Et ça n’est pas suffisant. C’est que j’ai toutes les peines du monde à jeter. Ou plutôt, non, je suis laborieux pour ça : je suis capable d’enlever 90% d’un texte mais pour ça il me faut 9 ou 10 passes successives à des moments différents. Est-ce que c’est grave ? Non, chronophage juste . mais je crois que le mot que je cherche c’est chronophage .

220619, version 9 (24 juin 2019)

C’est fou le nombre de gens qui se font shooter sur des ponts. Je veux parler de photographie, pas d’homicide. Là, c’est l’été. Je veux dire, c’est encore l’été. J’ai l’impression que tous les jours c’est l’été, c’est-à-dire que c’est tous les jours le jour d’être l’été. Et c’est donc faux, puisque cela ne se produit comme chacun sait qu’une fois par an. Mais hier, c’était la même chose. C’était la fête de la musique, et j’avais l’impression que c’était encore la fête de la musique. D’ailleurs nous avons marché un moment jusqu’à la Seine avec H. pour voir comment le son (assez gras, saturé même) de chaque scène en venait à se mêler ou à ne pas se mêler à celui de la scène suivante et, fondamentalement, j’ai trouvé ce paysage sonore assez triste, mais non notre marche décontractée dans la chaleur du soir, c’est tout ce qui importe. Mais j’ai l’impression que tous les jours c’est la fête de la musique, et que le monde entier se succède aux pissottières à ciel ouvert qu’il y a là sur les quais. En fait, c’est tous les jours quelque chose plutôt que rien. C’est vrai (comprendre donc que, non, c’est faux, c’est une impression là-encore), c’est toujours Noël ou un anniversaire, ou l’anniversaire de quelqu’un, ou une occasion X ou Y, ou que sais-je encore. Ce n’est jamais rien, c’est-à-dire juste un jour comme un autre. Un jour où l’on ne ferait pas nécessairement rien mais où on ne serait pas pressé par la nécessité de faire quelque chose aux yeux du monde (c’est-à-dire bien souvent, du moins en ce qui me concerne, pire que rien aux yeux de moi). Mais ce n’est pas là-dessus que je devrais passer mon temps ce matin, alors que la température monte petit à petit jusqu’à atteindre des degrés méphistophéliques lucifériens dans les prochains jour, non. La réponse que je ferai mieux de trouver au plus vite à trait à la réalité non de notre calendrier humain mais de Eff. Il me semble que ça me concerne plus. Non pas que raconte Eff ? (après 500 000 mots de ça normalement je le sais un minimum) mais quel est le sujet de Eff, ce qui n’est déjà plus tout à fait la même chose. Et si je bute sur cette question, c’est que quelque chose, au fond, n’est pas clair. Comprendre, ce n’est pas anodin. Frankenstein est loin, du moins plus loin qu’il a un jour été, mais le mot créature est certainement important ici. Pendant longtemps je me suis dit que Eff, c’était comment devient-on une créature de soi ? mais ce n’est pas aussi simple. Il y a aussi la notion de métamorphose, il me semble que c’est important ici. Il y a aussi la ou les disparition(s) (volontaires ou non). Il y a surtout le rapport à l’autre et, je crois bien, le rapport amoureux. Mais pas le rapport amoureux dans la pulsion, ou dans l’étincelle, ou dans le désir mais le rapport amoureux dans le temps. Comment concilier tout ça ? Là, j’ai pris un carnet et j’ai écrit plusieurs petites phrases censées synthétiser (embrasser même) tout Eff. Ce n’est pas nécessairement le sujet, mais disons que c’est une ligne directrice forte. Au début, c’est très laborieux, et puis des choses se dessinent. Par exemple des mots clés qu’on entoure. Curieusement, le premier d’entre tous, c’est équilibre. Puis histoire d’amour / dans le temps / énigme amoureuse / enquête (barré) / réécriture de Frankenstein sous la forme d’une histoire d’amour / métamorphoses / tumulte du temps/ une quête. Et je crois qu’on est arrivé au bout de ce que je pouvais faire aujourd’hui. Et si je reporte pas ici-même la phrase à laquelle je suis arrivé, c’est probablement que ce n’est pas (encore) la bonne. Mais sur le sujet du livre, j’ai noté ça : la métamorphose amoureuse en créature de soi. Je me dis que ça peut m’aider dans mes relectures, et écrémer selon deux critères : est-ce que ça tient ? / est-ce que je suis dans mon sujet ? Là, par exemple, en une heure de temps : 2138 mots sauvés sur 3090. Et ça n’est pas suffisant. C’est que j’ai toutes les peines du monde à jeter. Ou plutôt, non, je suis laborieux pour ça : je suis capable d’enlever 90% d’un texte mais pour ça il me faut 9 ou 10 passes successives à des moments différents. Est-ce que c’est grave ? Non, mais je crois que le mot que je cherche c’est chronophage.

220619, version 8 (23 juin 2019)

C’est fou le nombre de gens qui se font shooter sur des ponts. Je veux parler de photographie, pas d’homicide. Là, c’est l’été. Je veux dire, c’est encore l’été. J’ai l’impression que tous les jours c’est l’été, c’est-à-dire que c’est tous les jours le jour d’être l’été. Et c’est donc faux, puisque cela ne se produit comme chacun sait qu’une fois par an. Mais hier, c’était la même chose. C’était la fête de la musique, et j’avais l’impression que c’était encore la fête de la musique. D’ailleurs nous avons marché un moment jusqu’à la Seine avec H. pour voir comment le son (assez gras, saturé même) de chaque scène en venait à se mêler ou à ne pas se mêler à celui de la scène suivante et, fondamentalement, j’ai trouvé ce paysage sonore assez triste, mais non notre marche décontractée dans la chaleur du soir, c’est tout ce qui importe. Mais j’ai l’impression que tous les jours c’est la fête de la musique, et que le monde entier se succède aux pissottières à ciel ouvert qu’il y a là sur les quais. En fait, c’est tous les jours quelque chose plutôt que rien. C’est vrai (comprendre donc que, non, c’est faux, c’est une impression là-encore), c’est toujours Noël ou un anniversaire, ou l’anniversaire de quelqu’un, ou une occasion X ou Y, ou que sais-je encore. Ce n’est jamais rien, c’est-à-dire juste un jour comme un autre. Un jour où l’on ne ferait pas nécessairement rien mais où on ne serait pas pressé par la nécessité de faire quelque chose aux yeux du monde (c’est-à-dire bien souvent, du moins en ce qui me concerne, pire que rien aux yeux de moi). Mais ce n’est pas là-dessus que je devrais passer mon temps ce matin, alors que la température monte petit à petit jusqu’à atteindre des degrés lucifériens dans les prochains jour, non. La réponse que je ferai mieux de trouver au plus vite à trait à la réalité non de notre calendrier humain mais de Eff. Il me semble que ça me concerne plus. Non pas que raconte Eff ? (après 500 000 mots de ça normalement je le sais un minimum) mais quel est le sujet de Eff, ce qui n’est déjà plus tout à fait la même chose. Et si je bute sur cette question, c’est que quelque chose, au fond, n’est pas clair. Comprendre, ce n’est pas anodin. Frankenstein est loin, du moins plus loin qu’il a un jour été, mais le mot créature est certainement important ici. Pendant longtemps je me suis dit que Eff, c’était comment devient-on une créature de soi ? mais ce n’est pas aussi simple. Il y a aussi la notion de métamorphose, il me semble que c’est important ici. Il y a aussi la ou les disparition(s) (volontaires ou non). Il y a surtout le rapport à l’autre et, je crois bien, le rapport amoureux. Mais pas le rapport amoureux dans la pulsion, ou dans l’étincelle, ou dans le désir mais le rapport amoureux dans le temps. Comment concilier tout ça ? Là, j’ai pris un carnet et j’ai écrit plusieurs petites phrases censées synthétiser (embrasser même) tout Eff. Ce n’est pas nécessairement le sujet, mais disons que c’est une ligne directrice forte. Au début, c’est très laborieux, et puis des choses se dessinent. Par exemple des mots clés qu’on entoure. Curieusement, le premier d’entre tous, c’est équilibre. Puis histoire d’amour / dans le temps / énigme amoureuse / enquête (barré) / réécriture de Frankenstein sous la forme d’une histoire d’amour / métamorphoses / tumulte du temps/ une quête. Et je crois qu’on est arrivé au bout de ce que je pouvais faire aujourd’hui. Et si je reporte pas ici-même la phrase à laquelle je suis arrivé, c’est probablement que ce n’est pas (encore) la bonne. Mais sur le sujet du livre, j’ai noté ça : la métamorphose amoureuse en créature de soi. Je me dis que ça peut m’aider dans mes relectures, et écrémer selon deux critères : est-ce que ça tient l’écriture tient ? / est-ce que je suis dans dans mon sujet sujet ? Là, par exemple, en une heure de temps : 2138 mots sauvés sur 3090. Et ça n’est pas suffisant. C’est que j’ai toutes les peines du monde à jeter. Ou plutôt, non, je suis laborieux pour ça : je suis capable d’enlever 90% d’un texte mais pour ça il me faut 9 ou 10 passes successives à des moments différents. Est-ce que c’est grave ? Non, mais je crois que le mot que je cherche c’est chronophage.

220619, version 7 (22 juin 2019)

C’est fou le nombre de gens qui se font shooter sur des ponts. Je veux parler de photographie, pas d’homicide. , c’est C’est l’été. Je veux dire, c’est encore l’été. J’ai l’impression que tous les jours c’est l’été, c’est-à-dire que c’est tous les jours le jour d’être l’été. Et c’est donc faux, puisque cela ne se produit comme chacun sait qu’une fois par an. Mais hier, c’était la même chose. C’était la fête de la musique, et j’avais l’impression que c’était encore la fête de la musique. D’ailleurs nous avons marché un moment jusqu’à la Seine avec H. pour voir comment le son (assez gras, saturé même) de chaque scène en venait à se mêler ou à ne pas se mêler à celui de la scène suivante et, fondamentalement, j’ai trouvé ce paysage sonore assez triste, mais non notre marche décontractée dans la chaleur du soir, c’est tout ce qui importe. Mais j’ai l’impression que tous les jours c’est la fête de la musique, et que le monde entier se succède aux pissottières à ciel ouvert qu’il y a là sur les quais. En fait, c’est tous les jours quelque chose plutôt que rien. C’est vrai (comprendre donc que, non, c’est faux, c’est une impression là-encore), c’est toujours Noël ou un anniversaire, ou l’anniversaire de quelqu’un, ou une occasion X ou Y, ou que sais-je encore. Ce n’est jamais rien, c’est-à-dire juste un jour comme un autre. Un jour où l’on ne ferait pas nécessairement rien mais où on ne serait pas pressé par la nécessité de faire quelque chose aux yeux du monde (c’est-à-dire bien souvent, du moins en ce qui me concerne, pire que rien aux yeux de moi). Mais ce n’est pas là-dessus que je devrais passer mon temps ce matin, alors que la température monte petit à petit jusqu’à atteindre des degrés lucifériens dans les prochains jour, non. La réponse que je ferai mieux de trouver au plus vite à trait à la réalité non de notre calendrier humain mais de Eff. Il me semble que ça me concerne plus. Non pas que raconte Eff ? (après 500 000 mots de ça normalement je le sais un minimum) mais quel est le sujet de Eff, ce qui n’est déjà plus tout à fait la même chose. Et si je bute sur cette question, c’est que quelque chose, au fond, n’est pas clair. Comprendre, ce n’est pas anodin. Frankenstein est loin, du moins plus loin qu’il a un jour été, mais le mot créature est certainement important ici. Pendant longtemps je me suis dit que Eff, c’était comment devient-on une créature de soi ? mais ce n’est pas aussi simple. Il y a aussi la notion de métamorphose, il me semble que c’est important ici. Il y a aussi la ou les disparition(s) (volontaires ou non). Il y a surtout le rapport à l’autre et, je crois bien, le rapport amoureux. Mais pas le rapport amoureux dans la pulsion, ou dans l’étincelle, ou dans le désir mais le rapport amoureux dans le temps. Comment concilier tout ça ? Là, j’ai pris un carnet et j’ai écrit plusieurs petites phrases censées synthétiser (embrasser même) tout Eff. Ce n’est pas nécessairement le sujet, mais disons que c’est une ligne directrice forte. Au début, c’est très laborieux, et puis des choses se dessinent. Par exemple des mots clés qu’on entoure. Curieusement, le premier d’entre tous, c’est équilibre. Puis histoire d’amour / dans le temps / énigme amoureuse / enquête (barré) / réécriture de Frankenstein sous la forme d’une histoire d’amour / métamorphoses / tumulte du temps/ une quête. Et je crois qu’on est arrivé au bout de ce que je pouvais faire aujourd’hui. Et si je reporte pas ici-même la phrase à laquelle je suis arrivé, c’est probablement que ce n’est pas (encore) la bonne. Mais sur le sujet du livre, j’ai noté ça : la métamorphose amoureuse en créature de soi. Je me dis que ça peut m’aider dans mes relectures, et écrémer selon deux critères : est-ce que l’écriture tient ? / est-ce que je suis dans mon sujet ? Là, par exemple, en une heure de temps : 2138 mots sauvés sur 3090. Et ça n’est pas suffisant. C’est que j’ai toutes les peines du monde à jeter. Ou plutôt, non, je suis laborieux pour ça : je suis capable d’enlever 90% d’un texte mais pour ça il me faut 9 ou 10 passes successives à des moments différents. Est-ce que c’est grave ? Non, mais je crois que le mot que je cherche c’est chronophage.

220619, version 6 (22 juin 2019)

C’est l’été. Je veux dire, c’est encore l’été. J’ai l’impression que tous les jours c’est l’été, c’est-à-dire que c’est tous les jours le jour d’être l’été. Et c’est donc faux, puisque cela ne se produit comme chacun sait qu’une fois par an. Mais hier, c’était la même chose. C’était la fête de la musique, et j’avais l’impression que c’était encore la fête de la musique. D’ailleurs nous avons marché un moment jusqu’à la Seine avec H. pour voir comment le son (assez gras, saturé même) de chaque scène en venait à se mêler ou à ne pas se mêler à celui de la scène suivante et, fondamentalement, j’ai trouvé ce paysage sonore assez triste, mais non notre marche décontractée dans la chaleur du soir, c’est tout ce qui importe. Mais j’ai l’impression que tous les jours c’est la fête de la musique, et que le monde entier se succède aux pissottières à ciel ouvert qu’il y a là sur les quais. En fait, c’est tous les jours quelque chose plutôt que rien. C’est vrai (comprendre donc que, non, c’est faux, c’est une impression là-encore), c’est toujours Noël ou un anniversaire, ou l’anniversaire de quelqu’un, ou une occasion X ou Y, ou que sais-je encore. Ce n’est jamais rien, c’est-à-dire juste un jour comme un autre. Un jour où l’on ne ferait pas nécessairement rien mais où on ne serait pas pressé par la nécessité de faire quelque chose aux yeux du monde (c’est-à-dire bien souvent, du moins en ce qui me concerne, pire que rien aux yeux de moi). Mais ce n’est pas là-dessus que je devrais passer mon temps ce matin, alors que la température monte petit à petit jusqu’à atteindre des degrés lucifériens dans les prochains jour, non. La réponse que je ferai mieux de trouver au plus vite à trait à la réalité non de notre calendrier humain mais de Eff. Il me semble que ça me concerne plus. Non pas que raconte Eff ? (après 500 000 mots de ça normalement je le sais un minimum) mais quel est le sujet de Eff, ce qui n’est déjà plus tout à fait la même chose. Et si je bute sur cette question, c’est que quelque chose, au fond, n’est pas clair. Comprendre, ce n’est pas anodin. Frankenstein est loin, du moins plus loin qu’il a un jour été, mais le mot créature est certainement important ici. Pendant longtemps je me suis dit que Eff, c’était comment devient-on une créature de soi ? mais ce n’est pas aussi simple. Il y a aussi la notion de métamorphose, il me semble que c’est important ici. Il y a aussi la ou les disparition(s) (volontaires ou non). Il y a surtout le rapport à l’autre et, je crois bien, le rapport amoureux. Mais pas le rapport amoureux dans la pulsion, ou dans l’étincelle, ou dans le désir mais le rapport amoureux dans le temps. Comment concilier tout ça ? Là, j’ai pris un carnet et j’ai écrit plusieurs petites phrases censées synthétiser (embrasser même) tout Eff. Ce n’est pas nécessairement le sujet, mais disons que c’est une ligne directrice forte. Au début, c’est très laborieux, et puis des choses se dessinent. Par exemple des mots clés qu’on entoure. Curieusement, le premier d’entre tous, c’est équilibre. Puis histoire d’amour / dans le temps / énigme amoureuse / enquête (barré) / réécriture de Frankenstein sous la forme d’une histoire d’amour / métamorphoses / tumulte du temps/ une quête. Et je crois qu’on est arrivé au bout de ce que je pouvais faire aujourd’hui. Et si je reporte pas ici-même la phrase à laquelle je suis arrivé, c’est probablement que ce n’est pas (encore) la bonne. Mais sur le sujet du livre, j’ai noté ça : la métamorphose amoureuse en créature de soi. Je me dis que ça peut m’aider dans mes relectures, et écrémer selon deux critères : est-ce que l’écriture tient ? / est-ce que je suis dans mon sujet ? Là, par exemple, en une heure de temps : 2138 2239 mots sauvés sur 3090. Et ça n’est pas suffisant. C’est que j’ai toutes les peines du monde à jeter. Ou plutôt, non, je suis laborieux pour ça : je suis capable d’enlever 90% d’un texte mais pour ça il me faut 9 ou 10 passes successives à des moments différents. Est-ce que c’est grave ? Non, mais je crois que le mot que je cherche c’est chronophage.

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Guillaume Vissac est né dans la Loire un peu après Tchernobyl. Éditeur pour publie.net depuis 2015, il mène également ses propres chantiers d’écriture, de piratage littéraire et de traduction.

Livres : Vers Velvet (Pou, Histoires pédées, 2020). Accident de personne (Othello, réédition 2018) · Le Chien du mariage (traduction du recueil d'Amy Hempel, Cambourakis, 2018) · Mondeling (avec Junkuu Nishimura, publie.net, 2015) · Coup de tête (publie.net, 2013, réédité en 2017) · Accident de personne (publie.net, 2011) · Livre des peurs primaires (publie.net, 2010) · Qu'est-ce qu'un logement (publie.net, 2010)