260619


H. m’apprend qu’il existe un Saint-Thégonnec quelque part et il y a un écart de quinze degrés entre l’extérieur et l’intérieur de cette pharmacie. D’ordinaire, je n’y mets jamais les pieds car ils n’ont jamais rien (or donc pour savoir ça il faut un jour y avoir mis les pieds et ma phrase est conséquemment fausse). Et dans la brochette de trois pharmaciens derrière leur comptoir, tous debout (pourquoi ? qui a décrété ça, qu’ils devraient passer leur vie professionnelle debout ?), je choisis instinctivement celui qui ressemble le plus à Oli de Big Flo et Oli (à moins que ce soit le contraire ? j’ai dû vérifier pour m’assurer que c’était bien ça), ce qui est en soi une qualité dans la vie que j’attends rarement chez un pharmacien. Et ce pharmacien a eu l’air perturbé par le fait que le Zithromax que je voulais n’était pas pour une personne mais pour une bête, en l’occurrence Poulpir. Il a marqué un temps d’arrêt. Et puis il n’arrêtait pas d’y revenir. Je crois qu’en fait c’était la première fois qu’il devait rentrer dans l’ordinateur un médicament pour quelqu’un qui n’était pas quelqu’un mais quelque chose, enfin non, précisément pas quelque chose mais, donc, depuis que la loi l’a reconnu ainsi, un être sensible. Finalement, tout s’est bien passé, j’ai pu avoir mon Zithromax, qui est plutôt non pas le nom qu’on donnerait à un méchant dans une série de SF un peu cheap, comme on pourrait le croire, mais un truc qui sert en réalité à combattre l’infection de l’otite, et c’est vrai que les lapins ont souvent tendance à interloquer les gens, quand ils ne leur font tout simplement pas peur, comme ce type venu installer la fibre une fois. Mais là, devant celui qui ne s’appelait en réalité ni Oli, ni Poulpir, ni Thégonnec, ni Zithromax, je réalise qu’il y aurait une façon très simple d’opérer une drastique sélection dans Eff. Il suffirait de relire le tout hors écran et de recopier à la main les mots que j’entends sauver. À la main ! On serait dans un tweet, ce serait le moment choisi pour intégrer le smiley Le cri de Munch (et on peut dire que la communauté des smileys a trouvé son chef d’œuvre dans celui-là). Mais on n’est pas dans un tweet. Entre hier et aujourd’hui, j’ai sauvé 3199 mots sur 5557. Moins d’un sur deux, quoi. Mais ça ne fait rien. Il y a des trucs très forts. Maladroits mais, oui, forts. C’est quelque chose. Mais j’ai besoin de sortir pour que ce quelque chose retombe. Ou se déploie, je sais pas. Or moi, je ne prends jamais la rue de Charenton dans cette direction d’ordinaire. Pour quoi faire ? Il n’y a pas de fromager ou de boulangerie sympa de ce côté. À la place, il y a le Technicentre Sud-Est Européen et c’est le genre d’endroit où je me dirais, d’ordinaire, que derrière ce mur on s’attendrait à voir la mer. Mais là non. Je ne sais pas si ça à voir avec la canicule qui sévit depuis lundi, à la pollution qui est palpable à l’œil nu et au goût, ou au fait que j’écoute présentement Hildur Guðnadóttir, mais j’ai surtout l’impression que là, derrière ce mur, à la place du Technicentre Sud-Est Européen, donc, c’est la fin du monde. Même que si tu regardes à un endroit précis, à un moment donné, dans le soleil fondu tellement qu’il a crevé, comme un œuf pourrait-on dire, on peut voir ce qui reste de la tour Eiffel. C’est soudain. Ça ne dure pas. Puis, en continuant un peu, après m’être dit que j’étais le genre de mec à sourire plus volontiers aux chiens qu’aux gens, voilà le boulevard Poniatowski, que d’habitude moi je traverse beaucoup plus bas, du côté de la porte Doré, et je me dis ah oui, c’est donc ici qu’Ivan regarde passer les trains. Et dire que c’est à moins de quinze minutes à pied de chez moi et que je n’avais jamais vu ça... Ça ressemble à ces scènes dans Solaris ou Akira, un avant-goût du futur. Sur le pont, des foules de gens de tout horizon traversent pour s’éloigner de Paris. Ça ne s’arrête jamais. Sauf que contrairement à ce que je m’imaginais, de ce côté on ne sort pas de Paris, on s’y enfonce. C’est Bercy. Derrière moi, une voie désaffectée sur quoi des gens ont construit (ou détruit) des genres de bidonvilles et je comprends alors où je suis (et non plus quand).

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260619, version 9 (13 juillet 2019)

H. m’apprend qu’il existe un Saint-Thégonnec quelque part et il y a un écart de quinze degrés entre l’extérieur et l’intérieur de cette pharmacie. D’ordinaire, je n’y mets jamais les pieds car ils n’ont jamais rien (or donc pour savoir ça il faut un jour y avoir mis les pieds et ma phrase est conséquemment fausse). Et dans la brochette de trois pharmaciens derrière leur comptoir, tous debout (pourquoi ? qui a décrété ça, qu’ils devraient passer leur vie professionnelle debout ?), je choisis instinctivement celui qui ressemble le plus à Oli de Big Flo et Oli (à moins que ce soit le contraire ? j’ai dû vérifier pour m’assurer que c’était bien ça), ce qui est en soi une qualité dans la vie que j’attends rarement chez un pharmacien. Et ce pharmacien a eu l’air perturbé par le fait que le Zithromax que je voulais n’était pas pour une personne mais pour une bête, en l’occurrence Poulpir. Il a marqué un temps d’arrêt. Et puis il n’arrêtait pas d’y revenir. Je crois qu’en fait c’était la première fois qu’il devait rentrer dans l’ordinateur un médicament pour quelqu’un qui n’était pas quelqu’un mais quelque chose, enfin non, précisément pas quelque chose mais, donc, depuis que la loi l’a reconnu ainsi, un être sensible. Finalement, tout s’est bien passé, j’ai pu avoir mon Zithromax, qui est plutôt non pas le nom qu’on donnerait à un méchant dans une série de SF un peu cheap, comme on pourrait le croire, mais un truc qui sert en réalité à combattre [l’infection l’infection de l’otite->article4451] l’otite , et c’est vrai que les lapins ont souvent tendance à interloquer les gens , quand ils ne leur font tout simplement pas peur , comme ce type venu installer la fibre [une fois->article3898 ]. , et c’est vrai que les lapins ont souvent tendance à interloquer les gens, quand ils ne leur font tout simplement pas peur, comme ce type venu installer la fibre une fois. Mais là, devant celui qui ne s’appelait en réalité ni Oli, ni Poulpir, ni Thégonnec, ni Zithromax, je réalise qu’il y aurait une façon très simple en réalité d’opérer une drastique sélection dans Eff. Il suffirait de relire le tout hors écran et de recopier à la main les mots que j’entends sauver. À la main ! On serait dans un tweet, ce serait le moment choisi pour intégrer le smiley Le cri de Munch (et on peut dire que la communauté corporation des smileys a trouvé son chef d’œuvre dans celui-là). Mais on n’est pas dans un tweet. Entre hier et aujourd’hui, j’ai sauvé 3199 mots sur 5557. Moins d’un sur deux, quoi. Mais ça ne fait rien. Il y a des trucs très forts. Maladroits mais, oui, forts. C’est quelque chose. Mais j’ai besoin de sortir pour que ce quelque chose retombe. Ou se déploie, je sais pas. Or moi, je ne prends jamais la rue de Charenton dans cette direction d’ordinaire. Pour quoi faire ? Il n’y a pas de fromager ou de boulangerie sympa de ce côté. À la place, il y a le Technicentre Sud-Est Européen et c’est le genre d’endroit où je me dirais, d’ordinaire, que derrière ce mur on s’attendrait à voir la mer. Mais là non. Je ne sais pas si ça à voir avec la canicule qui sévit depuis lundiJe ne sais pas si ça à voir avec la canicule qui sévit depuis lundi , à la pollution qui est palpable à l’œil nu et au goût, ou au fait que j’écoute présentement Hildur Guðnadóttir, mais j’ai surtout l’impression que là, derrière ce mur, à la place du Technicentre Sud-Est Européen, donc, c’est la fin du monde. Même que si tu regardes à un endroit précis, à un moment donné, dans le soleil fondu tellement qu’il a crevé, comme un œuf pourrait-on dire, on peut voir ce qui reste de la tour Eiffel. C’est soudain. Ça ne dure pas. Puis, en continuant un peu, après m’être dit que j’étais le genre de mec à sourire plus volontiers aux chiens qu’aux gens, voilà le boulevard Poniatowski, que d’habitude moi je traverse beaucoup plus bas, du côté de la porte Doré, et je me dis ah oui, c’est donc ici qu’Ivan regarde passer les trains. Et dire que c’est à moins de quinze minutes à pied de chez moi et que je n’avais jamais vu ça... Ça ressemble à ces scènes dans Solaris ou Akira, un avant-goût du futur. Sur le pont, des foules de gens de tout horizon traversent pour s’éloigner de Paris. Ça ne s’arrête jamais. Sauf que contrairement à ce que je m’imaginais, de ce côté on ne sort pas de Paris, on s’y enfonce. C’est Bercy. Derrière moi, une voie désaffectée sur quoi des gens ont construit (ou détruit) des genres de bidonvilles et je comprends alors où je suis (et non plus quand).

260619, version 8 (12 juillet 2019)

H. m’apprend qu’il existe un Saint-Thégonnec quelque part et il y a un écart de quinze degrés entre l’extérieur l’air extérieur et l’intérieur l’air intérieur de cette pharmacie. D’ordinaire, je n’y mets jamais les pieds car ils n’ont jamais rien (or donc pour savoir ça il faut un jour y avoir mis les pieds et ma phrase est conséquemment fausse). Et dans la brochette rangée de trois pharmaciens derrière leur comptoir, tous debout (pourquoi ? qui a décrété ça, qu’ils devraient passer leur vie professionnelle debout ?), ) je choisis instinctivement celui qui ressemble le plus à Oli de Big Flo et Oli (à moins que ce soit le contraire ? j’ai dû vérifier pour m’assurer que c’était bien ça), ce qui est en soi une qualité dans la vie que j’attends rarement chez un pharmacien. Et ce pharmacien a eu l’air perturbé par le fait que le Zithromax que je voulais n’était pas pour une personne mais pour une bête, en l’occurrence Poulpir. Il a marqué un temps d’arrêt. Et puis il n’arrêtait pas d’y revenir. Je crois qu’en fait c’était la première fois qu’il devait rentrer dans l’ordinateur un médicament pour quelqu’un qui n’était pas quelqu’un mais quelque chose, enfin non, précisément pas quelque chose mais, donc, depuis que la loi l’a reconnu ainsi, un être sensible. Finalement, tout s’est bien passé, j’ai pu avoir mon Zithromax, qui est plutôt non pas le nom qu’on donnerait à un méchant dans une série de SF un peu cheap, comme on pourrait le croire l’envisager , mais un truc qui sert en réalité à combattre l’infection de l’otite, et c’est vrai que les lapins ont souvent tendance à interloquer les gens, quand ils ne leur font tout simplement pas peur, comme ce type venu installer la fibre [une fois->article3898 ]. une fois . Mais là, devant celui qui ne s’appelait en réalité ni Oli, ni Poulpir, ni Thégonnec, ni Zithromax, je réalise qu’il y aurait une façon très simple en réalité d’opérer une drastique sélection dans Eff. Il suffirait de relire le tout hors or écran et de recopier à la main les mots que j’entends sauver. À la main ! On serait dans un tweet, ce serait le moment choisi pour intégrer le smiley Le cri de Munch (et on peut dire que la corporation l’invention des smileys a trouvé son chef d’œuvre dans n’a de sens que pour celui-là). Mais on n’est pas dans un tweet. Entre hier Et jamais je ferais un truc pareil. Entre hier et aujourd’hui, j’ai sauvé 3199 mots sur 5557. Moins d’un sur deux, quoi. Mais ça ne fait rien. Il y a des trucs très forts. Maladroits mais, oui, forts. C’est quelque chose. Mais j’ai besoin de sortir pour que ce quelque chose quelque chose retombe. Ou se déploie, je sais pas. Or moi, je ne prends jamais la rue de Charenton dans cette direction d’ordinaire. Pour quoi faire ? Il n’y a pas de fromager ou de boulangerie sympa de ce côté. À la place, il y a le Technicentre Sud-Est Européen X ou Y ( trouver son nom ) et c’est le genre d’endroit où je me dirais, d’ordinaire, que derrière ce mur on s’attendrait à voir s’imaginer la mer. Mais là non. Je ne sais pas si ça à voir avec la canicule qui sévit depuis lundi, à la pollution qui est palpable à l’œil nu et au goût, ou au fait que j’écoute présentement [Hildur Guðnadóttir->https://www Hildur Guðnadóttir , mais j’ai surtout l’impression que , derrière ce mur , à la place du Technicentre X ou Y , donc , c’est la fin du monde .youtube.com/watch ?v=aM_HhU_CV44], mais j’ai surtout l’impression que là, derrière ce mur, à la place du Technicentre Sud-Est Européen, donc, c’est la fin du monde. Même que si tu regardes à un endroit précis, à un moment donné, dans le soleil fondu tellement qu’il a crevé, comme un œuf pourrait-on dire quoi , on peut voir ce qui reste de la tour Eiffel. C’est soudain. Ça ne dure pas. Puis, en continuant un peu, après m’être dit que j’étais le genre de mec à sourire plus volontiers aux chiens qu’aux gens, voilà le boulevard Poniatowski, que d’habitude moi je traverse beaucoup plus bas, du côté de la porte Doré, et je me dis ah oui, c’est donc ici qu’[Ivan que Ivan ( vérifier ) regarde passer les trains->https://www . trains dans L’épaisseur du trait . publie.net/livre/lepaisseur-du-trait-antonin-crenn/]. Et dire que c’est à moins de quinze minutes à pied de chez moi et que je n’avais jamais vu ça... . Ça ressemble à ces scènes [dans Solaris->https://www dans Solaris ou Akira ( l’autoroute ), un avant-goût du futur .youtube.com/watch ?v=rswYl7RLRNE] [ou Akira->https://www.youtube.com/watch?v=-Jjl653n7xc], un avant-goût du futur. Sur le pont, des foules de gens de tout horizon traversent pour s’éloigner de Paris. Ça ne s’arrête jamais n’arrête pas . Sauf que contrairement à ce que je m’imaginais, de ce côté on ne sort pas de Paris, on s’y enfonce. C’est Bercy De l’autre côté , c’est TELLEVILLE . Derrière moi De l’autre côté , c’est une voie désaffectée sur quoi des gens ont construit (ou détruit) des genres de bidonvilles et je comprends alors où je suis ( et non plus quand). .
Paris, H., Lapins, Edward Munch, Andrei Tarkovski, Antonin Crenn, Bigflo & Oli, L’effervescence, Katsuhiro Otomo, Hildur Guðnadóttir
jpg/dsc_1807.jpg

260619, version 7 (12 juillet 2019)

[H H .->mot59] m’apprend qu’il existe un Saint-Thégonnec quelque part et il y a un écart de quinze degrés entre l’air extérieur et l’air intérieur de cette pharmacie. D’ordinaire m’apprend qu’il existe un Saint Thégonec quelque part et il y a un écart de quinze degrés entre l’air extérieur et l’air intérieur de cette pharmacie , dans laquelle d’ordinaire je n’y ne mets jamais les pieds car ils n’ont jamais rien (or donc pour savoir ça il faut un jour y avoir mis les pieds et ma phrase est conséquemment fausse). Et dans la rangée de trois pharmaciens derrière leur comptoir, tous debout (pourquoi ? qui a décrété ça, qu’ils devraient passer leur vie debout ?) je choisis instinctivement celui qui ressemble le plus à Oli de Big Flo et Oli (à moins que ce soit le contraire ? j’ai dû vérifier pour m’assurer que c’était bien ça), ce qui est en soi une qualité dans la vie que j’attends rarement chez un pharmacien, qu’on se le dise . Et ce pharmacien a eu l’air perturbé par le fait que le Zithromax que je voulais n’était pas pour une personne mais pour une bête, en l’occurrence Poulpir. Il a marqué un temps d’arrêt. Et puis il n’arrêtait pas d’y revenir. Je crois qu’en fait c’était la première fois qu’il devait rentrer dans l’ordinateur un médicament pour quelqu’un qui n’était pas quelqu’un mais quelque chose, enfin non, précisément pas quelque chose mais, donc, depuis que la loi l’a reconnu ainsi, un être sensible. Finalement, tout s’est bien passé, j’ai pu avoir mon Zithromax, qui est plutôt non pas le nom qu’on donnerait à un méchant dans une série de SF un peu cheap, comme on pourrait l’envisager, mais qui sert en réalité à combattre l’infection de l’otite, et c’est vrai que les lapins ont souvent tendance à interloquer les gens, quand ils ne leur font tout simplement pas peur, comme ce type venu installer la fibre une fois. Mais là, devant celui qui ne s’appelait en réalité ni Oli, ni Poulpir, ni Thégonnec Thégonec , ni Zithromax, je réalise qu’il y aurait une façon très simple en réalité d’opérer une drastique sélection dans Eff. Il suffirait de relire le tout or écran ( par exemple sur liseuse ) et de recopier à la main les mots que j’entends sauver. À la main ! On serait dans un tweet, ce serait le moment choisi pour intégrer le smiley Le cri de Munch (et je bénis l’invention des smileys n’a de sens que uniquement pour celui-là). Mais on n’est pas dans un tweet. Et jamais je ferais ne ferai un truc pareil. Mais pourtant. Ce serait efficace. Ce n’est pas ce que je fais pourtant. Entre hier ( papier ) et aujourd’hui, ( écran ) j’ai sauvé 3199 mots sur 5557. Moins d’un sur deux, quoi. Mais ça ne fait rien. Il y a des trucs très forts. Maladroits mais, oui, forts. C’est quelque chose. Mais j’ai besoin de sortir pour que ce quelque chose retombe. Ou se déploie, je ne sais pas. Or moi, je ne prends jamais la rue de Charenton dans cette direction d’ordinaire. Pour quoi faire ? Il n’y a pas de fromager ou de boulangerie sympa de ce côté. À la place, il y a le Technicentre X ou Y (trouver son nom) et c’est le genre d’endroit où je me dirais, d’ordinaire, que derrière ce mur on s’attendrait à s’imaginer trouver la mer. Mais là non. Je ne sais pas si ça à voir avec la canicule qui sévit depuis lundi, à la pollution qui est palpable à l’œil nu et au goût, ou au fait que j’écoute présentement Hildur Guðnadóttir, mais j’ai surtout l’impression que là, derrière ce mur, à la place du Technicentre X ou Y, donc, c’est la fin du monde. Je ne sais pas l’expliquer. C’est comme ça. Même que si tu regardes à un endroit précis, à un moment donné, dans le soleil fondu tellement qu’il a crevé, comme un œuf quoi, on peut voir ce qui reste de la tour Eiffel. C’est soudain. Ça ne dure pas. Puis, en continuant un peu, après m’être dit que j’étais le genre de mec à sourire plus volontiers aux chiens qu’aux gens, voilà le boulevard Poniatowski, que d’habitude moi je traverse beaucoup plus bas, du côté de la porte Doré, et je me dis ah oui, c’est donc ici que Ivan (vérifier) regarde passer les trains dans L’épaisseur du trait. Et dire que c’est à moins de quinze minutes à pied de chez moi et que je n’avais jamais vu ça. Ça ressemble à ces scènes dans Solaris ou Akira (l’autoroute), un avant-goût du ) qui donne l’impression , précisément , que le futurest maintenant . Il l’est. De Et de l’autre côté, c’est une voie désaffectée sur quoi des gens ont construit (ou détruit) des genres de bidonvilles et je comprends où je suis et non plus quand. Sur le pont, des foules de gens de tout horizon traversent traverse pour s’éloigner de Paris. De l’autre côté, c’est TELLEVILLE. Ça n’arrête pas.

260619, version 6 (8 juillet 2019)

H. m’apprend qu’il existe un Saint Thégonec quelque part et il y a un écart de quinze degrés entre l’air extérieur et l’air intérieur de cette pharmacie, dans laquelle d’ordinaire je ne mets jamais les pieds car ils n’ont jamais rien (or donc pour savoir ça il faut un jour y avoir mis les pieds et ma phrase est conséquemment fausse). Et dans la rangée de trois pharmaciens derrière leur comptoir, tous debout (pourquoi ? qui a décrété ça qu’ils devraient passer leur vie debout ?) Et dans la rangée de trois pharmaciens derrière leur comptoir , je choisis instinctivement celui qui ressemble le plus à Oli de Big Flo et Oli (à moins que ce soit le contraire ? j’ai dû vérifier pour m’assurer que c’était bien ça), ce qui est en soi une qualité dans la vie que j’attends rarement chez un pharmacien, qu’on se le dise. Et ce pharmacien Oli a eu l’air perturbé par le fait que le Zithromax que je voulais n’était pas pour une personne mais pour une bête, en l’occurrence Poulpir. Il a marqué un temps d’arrêt. Et puis il n’arrêtait pas d’y revenir. Je crois qu’en fait c’était la première fois qu’il devait rentrer dans l’ordinateur un médicament pour quelqu’un qui n’était pas quelqu’un mais quelque chose, enfin non, précisément pas quelque chose mais, donc, depuis que la loi l’a reconnu ainsi, un être sensible. Finalement, tout s’est bien passé, j’ai pu peu avoir mon Zithromax, qui est plutôt non pas le nom qu’on donnerait à un méchant dans une série de SF un peu cheap, comme on pourrait l’envisager, mais qui sert en réalité à combattre l’infection de l’otite, et c’est vrai que les lapins ont souvent tendance à interloquer les gens, quand ils ne leur font tout simplement pas peur, comme ce type venu installer la fibre une fois. Mais là, devant celui qui ne s’appelait en réalité ni Oli, ni Poulpir, ni Thégonec Tégonec , ni Zithromax, je réalise qu’il y aurait une façon très simple en réalité d’opérer une drastique sélection dans Eff. Il suffirait de relire le tout or écran (par exemple sur liseuse) et de recopier à la main les mots que j’entends sauver. À la main ! On serait dans un tweet, ce serait le moment choisi pour intégrer le smiley Le cri de Munch (et je bénis l’invention des smileys uniquement pour celui-là). Mais on n’est pas dans un tweet. Et jamais je ne ferai un truc pareil. Mais pourtant. Ce serait efficace. Ce n’est pas ce que je fais pourtant. Entre hier (papier) et aujourd’hui (écran) j’ai sauvé 3199 mots sur 5557. Moins d’un sur deux quoi. Mais ça ne fait rien. Il y a des trucs très forts. Maladroits maisça , oui, forts. C’est quelque chose. Mais j’ai besoin de sortir pour que ce quelque chose retombe. Ou se déploie, je ne sais pas. Or moi, je ne prends jamais la rue de Charenton dans cette direction d’ordinaire. Pour quoi faire ? Il n’y a pas de fromager ou de boulangerie sympa de ce côté. À la place, il y a le Technicentre X ou Y (trouver son nom) et c’est le genre d’endroit où je me dirais, d’ordinaire, que derrière ce mur on s’attendrait à trouver la mer l’océan . Mais là non. Je ne sais pas si ça à voir avec la canicule qui sévit depuis lundi, à la pollution qui est palpable à l’œil nu et au goût, ou au fait que j’écoute présentement Hildur Guðnadóttir, mais j’ai surtout l’impression que là, derrière ce mur, à la place du Technicentre X ou Y, donc, c’est la fin du monde. Je ne sais pas l’expliquer. C’est comme ça. Même que si tu regardes à un endroit précis, à un moment donné, dans le soleil fondu tellement qu’il a crevé, comme un œuf quoi, on peut voir ce qui reste de la tour Eiffel. C’est soudain. Ça ne dure pas. Puis, en continuant un peu, après m’être dit que j’étais le genre de mec à sourire plus volontiers aux chiens qu’aux gens, voilà le boulevard Poniatowski, que d’habitude moi je traverse beaucoup plus bas, du côté de la porte Doré, et je me dis ah oui, c’est donc ici que Ivan (vérifier) regarde passer les trains dans L’épaisseur du trait. Et dire que c’est à moins de quinze minutes à pied de chez moi et que je n’avais jamais vu ça. Ça ressemble à ces scènes dans Solaris ou Akira (l’autoroute) qui donne l’impression, précisément, que le futur est maintenant. Il l’est. Et de l’autre côté, c’est une voie désaffectée sur quoi des gens ont construit (ou détruit) des genres de bidonvilles et je comprends où je suis et non plus quand. Sur le pont, des foules de gens de tout horizon traverse pour s’éloigner de Paris. De l’autre côté, c’est TELLEVILLE. Ça n’arrête pas.

260619, version 5 (27 juin 2019)

260619

260619, version 4 (26 juin 2019)

H. m’apprend qu’il existe un Saint Thégonec quelque part et il y a un écart de quinze degrés entre l’air extérieur et l’air intérieur de cette pharmacie, dans laquelle d’ordinaire je ne mets jamais les pieds car ils n’ont jamais rien (or donc pour savoir ça il faut un jour y avoir mis les pieds et ma phrase est conséquemment fausse). Et dans la rangée de trois pharmaciens derrière leur comptoir, je choisis instinctivement celui qui ressemble le plus à Oli de Big Flo et Oli (à moins que ce soit le contraire ? j’ai dû vérifier pour m’assurer que c’était bien ça), ce qui est en soi une qualité dans la vie que j’attends rarement chez un pharmacien, qu’on se le dise. Et Oli a eu l’air perturbé par le fait que le Zithromax que je voulais n’était pas pour une personne mais pour une bête, en l’occurrence Poulpir. Il a marqué un temps d’arrêt. Et puis il n’arrêtait pas d’y revenir. Je crois qu’en fait c’était la première fois qu’il devait rentrer dans l’ordinateur un médicament pour quelqu’un qui n’était pas quelqu’un mais quelque chose, enfin non, précisément pas quelque chose mais, donc, depuis que la loi l’a reconnu ainsi, un être sensible. Finalement, tout s’est bien passé, j’ai peu avoir mon Zithromax, qui est plutôt non pas le nom qu’on donnerait à un méchant dans une série de SF un peu cheap, comme on pourrait l’envisager, mais qui sert en réalité à combattre l’infection de l’otite, et c’est vrai que les lapins ont souvent tendance à interloquer les gens, quand ils ne leur font tout simplement pas peur, comme ce type venu installer la fibre une fois. Mais là, devant celui qui ne s’appelait en réalité ni Oli, ni Poulpir, ni Tégonec, ni Zithromax, je réalise qu’il y aurait une façon très simple en réalité d’opérer une drastique sélection dans Eff. Il suffirait de relire le tout or écran (par exemple sur liseuse) et de recopier à la main les mots que j’entends sauver. À la main ! On serait dans un tweet, ce serait le moment choisi pour intégrer le smiley Le cri de Munch (et je bénis l’invention des smileys uniquement pour celui-là). Mais on n’est pas dans un tweet. Et jamais je ne ferai un truc pareil. Mais pourtant. Ce serait efficace. Ce n’est pas ce que je fais pourtant. Entre hier (papier) et aujourd’hui (écran) j’ai sauvé 3199 mots sur 5557. Moins d’un sur deux quoi. Mais ça ne fait rien. Il y a des trucs très forts. Maladroits mais ça, oui, forts. C’est quelque chose. Mais j’ai besoin de sortir pour que ce quelque chose retombe. Ou se déploie, je ne sais pas. Or moi, je ne prends jamais la rue de Charenton dans cette direction d’ordinaire. Pour quoi faire ? Il n’y a pas de fromager ou de boulangerie sympa de ce côté. À la place, il y a le Technicentre X ou Y (trouver son nom) et c’est le genre d’endroit où je me dirais, d’ordinaire, que derrière ce mur on s’attendrait à trouver l’océan. Mais là non. Je ne sais pas si ça à voir avec la canicule qui sévit depuis lundi, à la pollution qui est palpable à l’œil nu et au goût, ou au fait que j’écoute présentement Hildur Guðnadóttir, mais j’ai surtout l’impression que là, derrière ce mur, à la place du Technicentre X ou Y, donc, c’est la fin du monde. Je ne sais pas l’expliquer. C’est comme ça. Même que si tu regardes à un endroit précis, à un moment donné, dans le soleil fondu tellement qu’il a crevé, comme un œuf quoi, on peut voir ce qui reste de la tour Eiffel. C’est soudain. Ça ne dure pas. Puis, en continuant un peu, après m’être dit que j’étais le genre de mec à sourire plus volontiers aux chiens qu’aux gens, voilà le boulevard Poniatowski, que d’habitude moi je traverse beaucoup plus bas, du côté de la porte Doré, et je me dis ah oui, c’est donc ici que Ivan (vérifier) regarde passer les trains dans L’épaisseur du trait. Et dire que c’est à moins de quinze minutes à pied de chez moi et que je n’avais jamais vu ça. Ça ressemble à ces scènes dans Solaris ou Akira (l’autoroute) qui donne l’impression, précisément, que le futur est maintenant. Il l’est. Et de l’autre côté, c’est une voie désaffectée sur quoi des gens ont construit (ou détruit) des genres de bidonvilles et je comprends où je suis et non plus quand.

260619, version 3 (26 juin 2019)

H. m’apprend qu’il existe un Saint Thégonec quelque part et il y a un écart de quinze degrés entre l’air extérieur et l’air intérieur de cette pharmacie, dans laquelle d’ordinaire je ne mets jamais les pieds car ils n’ont jamais rien (or donc pour savoir ça il faut un jour y avoir mis les pieds et ma phrase est conséquemment fausse). Et dans la rangée de trois pharmaciens derrière leur comptoir, je choisis instinctivement celui qui ressemble le plus à Oli de Big Flo et Oli (à moins que ce soit le contraire ? j’ai dû vérifier pour m’assurer que c’était bien ça), ce qui est en soi une qualité dans la vie que j’attends rarement chez un pharmacien, qu’on se le dise. Et Oli a eu l’air perturbé par le fait que le Zithromax que je voulais n’était pas pour une personne mais pour une bête, en l’occurrence Poulpir. Il a marqué un temps d’arrêt. Et puis il n’arrêtait pas d’y revenir. Je crois qu’en fait c’était la première fois qu’il devait rentrer dans l’ordinateur un médicament pour quelqu’un qui n’était pas quelqu’un mais quelque chose, enfin non, précisément pas quelque chose mais, donc, depuis que la loi l’a reconnu ainsi, un être sensible. Finalement, tout s’est bien passé, j’ai peu avoir mon Zithromax, qui est plutôt non pas le nom qu’on donnerait à un méchant dans une série de SF un peu cheap, comme on pourrait l’envisager, mais qui sert en réalité à combattre l’infection de l’otite, et c’est vrai que les lapins ont souvent tendance à interloquer les gens, quand ils ne leur font tout simplement pas peur, comme ce type venu installer la fibre une fois. Mais là, devant celui qui ne s’appelait en réalité ni Oli, ni Poulpir, ni Tégonec, ni Zithromax, je réalise qu’il y aurait une façon très simple en réalité d’opérer une drastique sélection dans Eff. Il suffirait de relire le tout or écran (par exemple sur liseuse) et de recopier à la main les mots que j’entends sauver. À la main ! On serait dans un tweet, ce serait le moment choisi pour intégrer le smiley Le cri de Munch (et je bénis l’invention des smileys uniquement pour celui-là). Mais on n’est pas dans un tweet. Et jamais je ne ferai un truc pareil. Mais pourtant. Ce serait efficace. Ce n’est pas ce que je fais pourtant. Entre hier (papier) et aujourd’hui (écran) j’ai sauvé 3199 mots sur 5557. Moins d’un sur deux quoi. Mais ça ne fait rien. Il y a des trucs très forts. Maladroits mais ça, oui, forts. C’est quelque chose.

260619, version 2 (26 juin 2019)

H. m’apprend qu’il existe un Saint Thégonec quelque part et il y a un écart de quinze degrés entre l’air extérieur et l’air intérieur de cette pharmacie, dans laquelle d’ordinaire je ne mets jamais les pieds car ils n’ont jamais rien (or donc pour savoir ça il faut un jour y avoir mis les pieds et ma phrase est conséquemment fausse). Et dans la rangée de trois pharmaciens derrière leur comptoir, je choisis instinctivement celui qui ressemble le plus à Oli de Big Flo et Oli (à moins que ce soit le contraire ? j’ai dû vérifier pour m’assurer que c’était bien ça), ce qui est en soi une qualité dans la vie que j’attends rarement chez un pharmacien, qu’on se le dise. Et Oli a eu l’air perturbé par le fait que le Zithromax que je voulais n’était pas pour une personne mais pour une bête, en l’occurrence Poulpir. Il a marqué un temps d’arrêt. Et puis il n’arrêtait pas d’y revenir. Je crois qu’en fait c’était la première fois qu’il devait rentrer dans l’ordinateur un médicament pour quelqu’un qui n’était pas quelqu’un mais quelque chose, enfin non, précisément pas quelque chose mais, donc, depuis que la loi l’a reconnu ainsi, un être sensible. Finalement, tout s’est bien passé, j’ai peu avoir mon Zithromax, qui est plutôt non pas le nom qu’on donnerait à un méchant dans une série de SF un peu cheap, comme on pourrait l’envisager, mais qui sert en réalité à combattre l’infection de l’otite, et c’est vrai que les lapins ont souvent tendance à interloquer les gens, quand ils ne leur font tout simplement pas peur, comme ce type venu installer la fibre une fois. Mais là, devant celui qui ne s’appelait en réalité ni Oli, ni Poulpir, ni Tégonec, ni Zithromax, je réalise qu’il y aurait une façon très simple en réalité d’opérer une drastique sélection dans Eff. Il suffirait de relire le tout or écran (par exemple sur liseuse) et de recopier à la main les mots que j’entends sauver. À la main ! On serait dans un tweet, ce serait le moment choisi pour intégrer le smiley Le cri de Munch (et je bénis l’invention des smileys uniquement pour celui-là). Mais on n’est pas dans un tweet. Et jamais je ne ferai un truc pareil. Mais pourtant. Ce serait efficace.
Guillaume Vissac

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