130719


Parlons peu bien.
Montagne ou mer, ici, c’est toutun.
C’est Merterranée. Aussi, par exemple notre cuisine : l’anchois&blettes (ou anchois&épinards), le bar-aux-oulives, c’est toutun. La peau avec les vêtements, les danses avec les chants, les lumières avec les chemins, les reflets avec les intérieurs, toutun ! Toutun, toutun !

Benoît Vincent, L’entreterre, Les inaperçus, P. 46

Je n’arrêtais pas de renvoyer une balle à un chien qui avait, cette balle, été ramassée quelque part en pleine zone interdite, vers Prypiat ou quoi, c’est donc qu’elle est contaminée, ou bien sa gueule l’était, au chien, ou bien ma main l’était, qui n’arrêtait pas de la lui renvoyer car ça le rend heureux, le chien, et moi je m’imaginais nager dans des piscines d’eau radioactives censées refroidir le cœur du réacteur (ou bien, qui sait, le nôtre ?). Après tout, quel était le pire truc qui pouvait m’arriver ? Être victime de combuch’tion ch’pontannée comme dans cette scène hilarante du début de Chrono Cross ? Mais il en faut peu pour me faire rire, par exemple il y a une scène de la vie politique de ces dernières années qui me fait rire, elle consiste à voir, sur un plateau télé, dans un débat X ou Y, Nicolas Sarkozy se mettre à dire Tartuffe ! comme ça, plusieurs fois, de façon là encore ch’pontannée, et je trouve ça tout à fait désopilant, cette scène, Tartuffe !, on dirait un personnage de cartoon un peu gauche (et c’est probablement précisément ce qu’il est, ce qui en soit serait effectivement drôle si ce n’était pas aussi tragiquement triste pour l’ensemble de nos concitoyens et nous-mêmes). C’est comme ce moment anodin où je dis un truc à H. et lui comprend que je lui ai dit, non pas je me force à cligner (ce qui est vrai, c’est une nouvelle lubie oculaire qui me vient aujourd’hui) mais je me force à t’aimer, ce qui n’est certes pas quelque chose de très agréable à s’entendre dire (heureusement donc que je ne l’ai pas dit), mais qui est assez drôle en définitive car moi, cette phrase, je me force à t’aimer, elle me fait l’effet d’une de ces chansons moisies du fin fond des années 80, interprétées au choix par François Valéry, Valéry François, François François ou Valéry Valéry, le clip sur un fond vert, une chevelure d’époque, un ventilateur à donf sur ces veuch, et donc ce refrain entêtant, un brin vitupérant tout de même, l’air faussement agressif, bad boy d’âme et de cœur, genre comment il s’appelle, ah oui, Jean-Luc Lahaye, bref, JE ME FORCE À T’AIMER, tam tadam tam (vous voyez le topo). Et là, par mail, quelqu’un me dit que j’ai une voix d’adolescent (et une voix d’adolescent ne serait pas, je pense, en mesure de chanter « Je me force à t’aimer », voilà mes rêves de top cinquante qui s’envolent). Est-ce une bonne chose ? Est-ce que les choses devraient nécessairement être bonnes ? Par exemple, fallait-il qu’une balle radioactive soit autre chose que ce qu’elle est, un objet transitionnel référentiel bondissant ? Quant à l’outil scripteur que je m’apprête à emmener pour partir loin du bruit ambiant, comme je l’écris ici, là encore dans un mail, et qui est japonais (l’outil scripteur, pas le bruit), aura-t-il une capacité en encre suffisante pour écrire (mais pour écrire quoi ?) quinze jours loin d’ici ? Ça ne me sert à rien pour relire Eff et reporter dans l’écran quelques 1474 mots sauvés (sur 3367). Et, là-dessus, comme Jean Echenoz avant moi, je m’en vais.

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130719, version 9 (13 août 2019)

H., Chrono Cross, Rêve, Benoit Vincent, Jean Echenoz

<blockquote>

Parlons peu bien.

C’est Merterranée. Aussi, par exemple notre cuisine : l’anchois&blettes (ou anchois&épinards), le bar-aux-oulives, c’est toutun. La peau avec les vêtements, les danses avec les chants, les lumières avec les chemins, les reflets avec les intérieurs, toutun ! Toutun, toutun !

Benoît Vincent, [L’entreterre->https://lesinapercus.fr/produit/lentreterre-de-benoit-vincent/], Les inaperçus, P. 46 Entreterre , quelque part

</blockquote>

Je n’arrêtais pas de renvoyer une balle à un chien qui avait, cette balle, été ramassée quelque part en pleine zone interdite, vers Prypiat ou quoi, c’est donc qu’elle est contaminée, ou bien sa gueule l’était, au chien, ou bien ma main l’était, qui n’arrêtait pas de la lui renvoyer car ça le rend heureux, le chien, et moi je m’imaginais nager dans des piscines d’eau radioactives censées refroidir le cœur du réacteur (ou bien, qui sait, le nôtre ?). Après tout, quel était le pire truc qui pouvait m’arriver ? Être victime de combuch’tion ch’pontannée comme dans cette scène hilarante du début de [Chrono Cross->https://www . Chrono Cross  ? youtube.com/watch ?v=923fVDDwaHo]  ? Mais il en faut peu pour me faire rire, par exemple il y a une scène de la vie politique de ces dernières années qui me fait hurler de rire, elle consiste à voir, sur un plateau télé, [dans un débat X ou Y->https://www.youtube.com/watch?v=kv0ZQAU6__Y], Nicolas Sarkozy se mettre à dire Tartuffe ! comme ça, plusieurs fois, de façon là encore ch’pontannée, et je trouve ça tout à fait désopilant, cette scène, Tartuffe !, on dirait un personnage de cartoon un peu gauche (et c’est probablement précisément ce qu’il est, ce qui en soit serait effectivement drôle si ce n’était pas aussi tragiquement triste pour l’ensemble de nos concitoyens et nous-mêmes). C’est comme ce moment anodin où je dis un truc quelque chose à H. et lui comprend que je lui ai dit, non pas je me force à cligner (ce qui est vrai, c’est une nouvelle lubie oculaire qui me vient aujourd’hui) mais je me force à t’aimer, ce qui n’est certes pas quelque chose de très agréable à s’entendre dire (heureusement donc que je ne l’ai pas dit), mais qui est assez drôle en définitive car moi, cette phrase, je me force à t’aimer, elle me fait l’effet d’une de ces chansons moisies du fin fond des années 80, interprétées au choix par François Valéry, Valéry François, François François ou Valéry Valéry, le clip sur un fond vert, une chevelure d’époque molto années 80 , un ventilateur à donf sur ces veuch, et donc ce refrain entêtant, un brin vitupérant tout de même, l’air faussement agressif, bad boy d’âme et de cœur, genre comment il s’appelle, ah oui, Jean-Luc Lahaye, bref, JE ME FORCE À T’AIMER, tam tadam tam (vous voyez le topo). Et là, je me dis , je dois répondre à quelqu’un qui , par mail, quelqu’un me dit que j’ai une voix d’adolescent (et une voix d’adolescent ne serait pas, je pense, en mesure de chanter « Je me force à t’aimer », voilà mes rêves de top cinquante qui s’envolent). Est-ce une bonne chose ? Est-ce que les choses devraient nécessairement être bonnes ? Par exemple, fallait-il qu’une balle radioactive soit autre chose que ce qu’elle est, un objet transitionnel référentiel bondissant ? Quant à l’outil scripteur que je m’apprête à emmener pour partir loin du bruit ambiant, comme je l’écris ici, là encore dans un mail, et qui est japonais (l’outil scripteur, pas le bruit), aura-t-il une capacité en encre suffisante pour écrire (mais pour écrire quoi quoi ?) quinze jours loin d’ici ? Ça ne me sert à rien pour relire Eff et reporter dans l’écran quelques 1474 mots sauvés (sur 3367). Et, là-dessus, comme Jean Echenoz avant moi , je m’en vais.

130719, version 8 (12 août 2019)

130719, version 7 (8 août 2019)

Je n’arrêtais pas de renvoyer une balle à un chien qui avait, cette balle, été ramassée quelque part Je n’arrêtais pas de renvoyer une balle à un chien qui avait , cette balle , été ramassée quelque part en pleine zone interdite, vers Prypiat ou quoi, c’est donc qu’elle est contaminée, ou bien sa gueule l’était, au chien, ou bien ma main l’était, qui n’arrêtait pas de la lui renvoyer car ça le rend heureux, le chien, et moi je m’imaginais nager dans des piscines d’eau radioactives censées refroidir le cœur du réacteur (ou bien, qui sait, le nôtre ?). Après tout, quel était le pire truc qui pouvait m’arriver ? Être victime de combuch’tion ch’pontannée comme dans cette scène hilarante du début de Chrono Cross ? Mais il en faut peu pour me faire rire, par exemple il y a une scène de la vie politique de ces dernières années qui me fait hurler de rire, elle consiste à voir, sur un plateau télé, dans un débat X ou Y, Nicolas Sarkozy se mettre à dire Tartuffe ! comme ça, plusieurs fois, de façon là encore ch’pontannée, et je trouve ça tout à fait désopilant, cette scène, Tartuffe !, on dirait un personnage de cartoon un peu gauche (et c’est probablement précisément ce qu’il est, ce qui en soit serait effectivement drôle si ce n’était pas aussi tragiquement triste pour l’ensemble de nos concitoyens et nous-mêmes). C’est comme ce moment anodin où je dis quelque chose à [H H .->mot59] et lui comprend que je lui ai dit, non pas je me force à cligner (ce qui est vrai, c’est une nouvelle lubie oculaire qui me vient aujourd’hui) mais je me force à t’aimer, ce qui n’est certes pas quelque chose de très agréable à s’entendre dire (heureusement donc que je ne l’ai pas dit), mais qui est assez drôle en définitive car moi, cette phrase, je me force à t’aimer, elle me fait l’effet d’une de ces chansons moisies du fin fond des années 80, interprétées au choix par François Valéry, Valéry François, François François ou Valéry Valéry, le clip sur un fond vert, une chevelure molto années 80, un ventilateur à donf sur ces veuch, et donc ce refrain entêtant, un brin vitupérant tout de même, l’air faussement agressif, bad boy d’âme et de cœur, genre comment il s’appelle, ah oui, Jean-Luc Lahaye, bref, JE ME FORCE À T’AIMER, tam tadam tam (vous voyez le topo). Et là, je me dis, je dois répondre à quelqu’un qui, par mail, me dit que j’ai une voix d’adolescent (et une voix d’adolescent ne serait pas, je pense, en mesure de chanter « Je me force à t’aimer », voilà mes rêves de top cinquante qui s’envolent). Est-ce une bonne chose ? Est-ce que les choses devraient nécessairement être bonnes ? Par exemple, fallait-il qu’une balle radioactive soit autre chose que ce qu’elle est, un objet transitionnel référentiel bondissant ? Quant à l’outil scripteur que je m’apprête à emmener pour partir loin du bruit ambiant, comme je l’écris ici, là encore dans un mail, et qui est japonais (l’outil scripteur, pas le bruit), aura-t-il une capacité en encre suffisante pour écrire (mais pour écrire quoi ?) quinze jours loin d’ici ? Ça ne me sert à rien pour relire Eff et reporter dans l’écran quelques 1474 mots sauvés (sur 3367). Et, là-dessus, je m’en vais.

130719, version 6 (1er août 2019)

Je n’arrêtais pas de renvoyer une balle à un chien qui avait, cette balle, été ramassée quelque part en pleine zone interdite, vers Prypiat ou quoi, c’est donc qu’elle est contaminée, ou bien sa gueule l’était, au chien, ou bien ma main l’était, qui n’arrêtait pas de la lui renvoyer car ça le rend heureux, le chien, et moi je m’imaginais nager dans des piscines d’eau radioactives censées refroidir le cœur du réacteur (ou bien, qui sait, le nôtre ?). ) Après tout, quel était le pire truc qui pouvait m’arriver ? Être victime de combuch’tion ch’pontannée comme dans cette scène hilarante du début de Chrono Cross ? Mais il en faut peu pour me faire rire, par exemple il y a une scène de la vie politique de ces dernières années qui me fait hurler de rire, elle consiste à voir, sur un plateau télé, dans un débat X ou Y, Nicolas Sarkozy se mettre à dire Tartuffe ! comme ça, plusieurs fois, de façon là encore ch’pontannée, et je trouve ça tout à fait désopilant, cette scène, Tartuffe !, on dirait un personnage de cartoon un peu gauche (et c’est probablement précisément ce qu’il est, ce qui en soit serait effectivement drôle si ce n’était pas aussi tragiquement triste pour l’ensemble de nos concitoyens et nous-mêmes). C’est comme ce moment anodin où je dis quelque chose à H. et lui comprend que je lui ai dit, non pas je me force à cligner (ce qui est vrai, c’est une nouvelle lubie oculaire qui me vient aujourd’hui) mais je me force à t’aimer, ce qui n’est certes pas quelque chose de très agréable à s’entendre dire (heureusement donc que je ne l’ai pas dit), mais qui est assez drôle en définitive car moi, cette phrase, je me force à t’aimer, elle me fait l’effet d’une de ces chansons moisies du fin fond des années 80, interprétées au choix par François Valéry, Valéry François, François François ou Valéry Valéry, le clip sur un fond vert, une chevelure molto années 80, un ventilateur à donf sur ces veuch plein la tête , et donc ce refrain entêtant, un brin vitupérant tout de même, l’air faussement agressif, bad boy d’âme et de cœur, genre comment il s’appelle, ah oui, Jean-Luc Lahaye, bref, JE ME FORCE À T’AIMER, tam tadam tam (vous voyez le topo). Et là, je me dis, je dois répondre à quelqu’un qui, par mail, me dit que j’ai une voix d’adolescent (et une voix d’adolescent ne serait pas, je pense, en mesure de chanter « Je me force à t’aimer », voilà mes rêves de top cinquante qui s’envolent). Est-ce une bonne chose ? Est-ce que les choses devraient nécessairement être bonnes ? Par exemple, fallait-il qu’une balle radioactive soit autre chose que ce qu’elle est, un objet transitionnel référentiel bondissant ? Quant à l’outil scripteur que je m’apprête à emmener pour partir loin du bruit ambiant, comme je l’écris ici, là encore dans un mail, et qui est japonais (l’outil scripteur, pas le bruit), aura-t-il une capacité en encre suffisante pour écrire (mais pour écrire quoi ?) quinze jours loin d’ici ? Ça ne me sert à rien pour relire Eff et reporter dans l’écran quelques 1474 mots sauvés (sur 3367). Et là-dessus, je m’en vais.

130719, version 5 (13 juillet 2019)

Je n’arrêtais pas de renvoyer une balle à un chien qui avait, cette balle, été ramassée quelque part en pleine zone interdite, vers Prypiat ou quoi, c’est donc qu’elle est contaminée, ou bien sa gueule l’était, au chien, ou bien ma main l’était, qui n’arrêtait pas de la lui renvoyer car ça le rend heureux, le chien, et moi je m’imaginais nager dans des piscines d’eau radioactives censées refroidir le cœur du réacteur (ou bien, qui sait, le nôtre ?) Après tout, quel était le pire truc qui pouvait m’arriver ? Être victime de combuch’tion ch’pontannée comme dans cette scène hilarante du début de Chrono Cross ? Mais il en faut peu pour me faire rire, par exemple il y a une scène de la vie politique de ces dernières années qui me fait hurler de rire, elle consiste à voir, sur un plateau télé, dans un débat X ou Y, Nicolas Sarkozy se mettre à dire Tartuffe ! comme ça, plusieurs fois, de façon là encore ch’pontannée, et je trouve ça tout à fait désopilant, cette scène, Tartuffe !, on dirait un personnage de cartoon un peu gauche (et c’est probablement précisément ce qu’il est, ce qui en soit serait effectivement drôle si ce n’était pas aussi tragiquement triste pour l’ensemble de nos concitoyens et nous-mêmes). C’est comme ce moment anodin où je dis quelque chose à H. et lui comprend que je lui ai dit, non pas je me force à cligner (ce qui est vrai, c’est une nouvelle lubie oculaire qui me vient aujourd’hui) mais je me force à t’aimer, ce qui n’est certes pas quelque chose de très agréable à s’entendre dire (heureusement donc que je ne l’ai pas dit), mais qui est assez drôle en définitive car moi, cette phrase, je me force à t’aimer, elle me fait l’effet d’une de ces chansons moisies du fin fond des années 80, interprétées au choix par François Valéry, Valéry François, François François ou Valéry Valéry, le clip sur un fond vert, une chevelure molto années 80, un ventilateur plein la tête, et donc ce refrain entêtant, un brin vitupérant tout de même, l’air faussement agressif, bad boy d’âme et de cœur, genre comment il s’appelle, ah oui, Jean-Luc Lahaye, bref, JE ME FORCE À T’AIMER, tam tadam tam (vous voyez le topo). Et là, je me dis, je dois répondre à quelqu’un qui, par mail, me dit que j’ai une voix d’adolescent (et une voix d’adolescent ne serait pas, je pense, en mesure de chanter « Je me force à t’aimer », voilà mes rêves de top cinquante qui s’envolent). Est-ce une bonne chose ? Est-ce que les choses devraient nécessairement être bonnes ? Par exemple, fallait-il qu’une balle radioactive soit autre chose que ce qu’elle est, un objet transitionnel référentiel bondissant ? Quant à l’outil scripteur que je m’apprête à emmener pour partir loin du bruit ambiant, comme je l’écris ici, là encore dans un mail, et qui est japonais (l’outil scripteur, pas le bruit), aura-t-il une capacité en encre suffisante pour écrire (mais pour écrire quoi ?) quinze jours loin d’ici ? Ça ne me sert à rien pour relire Eff et reporter dans l’écran quelques 1474 mots sauvés ( sur 3367 ). Que de questions aujourd’hui . Et là-dessus, je m’en vais.

130719, version 4 (13 juillet 2019)

Entreterre, quelque part

Je n’arrêtais pas de renvoyer une balle à un chien qui avait, cette balle, été ramassée quelque part en pleine zone interdite, vers Prypiat ou quoi , c’est donc qu’elle est contaminée, ou bien sa gueule l’était, au chien, ou bien ma main l’était, qui n’arrêtait pas de la lui renvoyer car ça le rend heureux, le chien, et moi je m’imaginais nager dans des piscines d’eau radioactives censées refroidir le cœur du réacteur (ou bien, qui sait, le nôtre ?) Après tout, quel était le pire truc qui pouvait m’arriver ? Être victime de combuch’tion ch’pontannée comme dans cette scène hilarante du début de Chrono Cross ? Mais il en faut peu pour me faire rire, par exemple il y a une scène de la vie politique de ces dernières années qui me fait hurler de rire, elle consiste à voir, sur un plateau télé, dans un débat X ou Y, Nicolas Sarkozy se mettre à dire Tartuffe ! comme ça, plusieurs fois, de façon là encore ch’pontannée, et je trouve ça tout à fait désopilant, cette scène, Tartuffe !, on dirait un personnage de cartoon un peu gauche (et c’est probablement précisément ce qu’il est, ce qui en soit serait effectivement drôle si ce n’était pas aussi tragiquement triste pour l’ensemble de nos concitoyens et nous-mêmes). C’est comme ce moment anodin où je dis quelque chose à H. et lui comprend que je lui ai dit, non pas je me force à cligner (ce qui est vrai, c’est une nouvelle lubie oculaire qui me vient aujourd’hui) mais je me force à t’aimer, ce qui n’est certes pas quelque chose de très agréable à s’entendre dire (heureusement donc que je ne l’ai pas dit), mais qui est assez drôle en définitive car moi, cette phrase, je me force à t’aimer, elle me fait l’effet d’une de ces chansons moisies du fin fond des années 80, interprétées au choix par François Valéry, Valéry François, François François ou Valéry Valéry, le clip sur un fond vert, une chevelure molto années 80, un ventilateur plein la tête, et donc ce refrain entêtant, un brin vitupérant tout de même, l’air faussement agressif, bad boy d’âme et de cœur, genre comment il s’appelle, ah oui, Jean-Luc Lahaye, bref, JE ME FORCE À T’AIMER, tam tadam tam (vous voyez le topo). Et là, je me dis, je dois répondre à quelqu’un qui, par mail, me dit que j’ai une voix d’adolescent ( et une voix d’adolescent ne serait pas , je pense , en mesure de chanter «  Je me force à t’aimer  », voilà mes rêves de top cinquante qui s’envolent ). . Est-ce une bonne chose ? Est-ce que les choses devraient nécessairement être bonnes ? Par exemple, fallait-il qu’une balle radioactive soit autre chose que ce qu’elle est, un objet transitionnel référentiel bondissant ? Quant à l’outil scripteur que je m’apprête à emmener pour partir loin du bruit ambiant, comme je l’écris ici, là encore dans un mail, et qui est japonais ( l’outil scripteur , pas le bruit ), aura-t-il une capacité en encre suffisante pour écrire (mais pour écrire quoi ?) quinze jours loin d’ici  ? ). Que de questions aujourd’hui.

130719, version 3 (13 juillet 2019)

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Je n’arrêtais pas de renvoyer une balle à un chien qui avait, cette balle, été ramassée quelque part en pleine zone interdite, c’est donc qu’elle est contaminée, ou bien sa gueule l’était, au chien, ou bien ma main l’était, qui n’arrêtait pas de la lui renvoyer car ça le rend heureux, le chien, et moi je m’imaginais nager dans des piscines d’eau radioactives censées refroidir le cœur du réacteur (ou bien, qui sait, le nôtre ?) Après tout, quel était le pire truc qui pouvait m’arriver ? Être victime de combuch’tion ch’pontannée comme dans cette scène hilarante du début de Chrono Cross ? Mais il en faut peu pour me faire rire, par exemple il y a une scène de la vie politique de ces dernières années qui me fait hurler de rire, elle consiste à voir, sur un plateau télé, dans un débat X ou Y, Nicolas Sarkozy se mettre à dire Tartuffe ! comme ça, plusieurs fois, de façon là encore ch’pontannée, et je trouve ça tout à fait désopilant, cette scène, Tartuffe !, on dirait un personnage de cartoon un peu gauche (et c’est probablement précisément ce qu’il est, ce qui en soit serait effectivement drôle si ce n’était pas aussi tragiquement triste pour l’ensemble de nos concitoyens et nous-mêmes). Et là, je me dis, je dois répondre à quelqu’un qui, par mail, me dit que j’ai une voix d’adolescent. Est-ce une bonne chose ? Est-ce que les choses devraient nécessairement être bonnes ? Par exemple, fallait-il qu’une balle radioactive soit autre chose que ce qu’elle est, un objet transitionnel référentiel bondissant ? Quant à l’outil scripteur que je m’apprête à emmener pour partir loin du bruit ambiant, comme je l’écris ici, là encore dans un mail, et qui est japonais, aura-t-il une capacité en encre suffisante pour écrire (mais pour écrire quoi ?). Que de questions aujourd’hui.

130719, version 2 (13 juillet 2019)

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