260819


Tout ce que je fais est un échec. Ce n’est pas grave en soi, mais c’est comme qui dirait la dynamique du jour. Dans le doute, ne faudrait-il pas s’abstenir de faire quoi que ce soit ? N’est-ce pas la meilleure façon de s’assurer que, quoi qu’on fasse, on ne connaisse pas l’échec ? Quand on ne fait rien, le côté négatif c’est qu’on ne fait rien. Mais le côté positif, c’est qu’on ne fait rien. Il faudrait méditer là-dessus. Peut-être que ça me permettrait d’éviter de me dire des trucs comme je suis coincé. C’est un truc qui reviendra souvent, ça, être coincé. Comment fait-on pour se décoincer quand, coincé, on l’est ? C’est-à-dire quand le concept même de n’importe quel mouvement est rendu impossible par l’environnement autour de soi (à commencer par soi). Changer d’environnement ? Mais si je le pouvais, je ne me sentirais pas, où que je me trouve par ailleurs, coincé. Et puis, que faire si jamais changer d’environnement n’équivalait au fond qu’à déplacer ses propres coinçures, sans jamais les résoudre ? Alors quoi ? Attendre sans doute. Ne rien faire, là encore. Penser à autre chose. Mais non, surtout pas, puisqu’il paraît qu’on serait plus heureux en ne rêvassant pas, en étant concentré sur quelque chose (mais quoi ?). Les ouvriers à la chaîne seraient, par exemple, plus heureux lorsqu’ils ou elles sont concentrées à la tâche comparativement aux moments où leur esprit dérive. Ça alors. Quelle découverte. Il vaut mieux donc se taire et faire son travail consciencieusement, voilà la clé du bonheur. Ou bien, qui sait, observer un troupeau de vaches traverser la route et sauter par dessus la ligne de démarcation blanche et pointillée qu’il y a au sol, croyant sans doute à un genre d’obstacle à enjamber, ou bien tout simplement par jeu ? Or il se trouve actuellement tout un tas de gens pas très éveillés affectivement parlant qui trouvent ces vaches stupides à l’idée qu’elle puisse mésinterpréter un signal humain dans l’espace bovin autour d’elle. Comment peut-on trouver une vache stupide ? A-t-on déjà vu une vache proposer d’envoyer un missile nucléaire sur un ouragan pour l’empêcher de frapper les États-Unis ? A-t-on déjà vu une congrégation de vaches premières dames faire la potiche dans un champ de piments d’Espelette ? Les vaches ont-elles jamais acheté Neymar 222M€ pour ne le voir jouer que des huitièmes de finale de Coupe de France contre Avranches pendant deux ans ? Une vache éborgnerait-elle des opposants politiques tous les week-end pendant des manifestations visant à la destituer de son statut de vache ? On ferait mieux de laisser les vaches tranquilles. Et se dire que si elles sautent par dessus le marquage blanc qui balise les routes françaises [1], elles doivent avoir leurs raisons, à commencer sans doute par le fait que la civilisation humaine pue. Je veux dire, littéralement. A-t-on idée de ce que sent une bande d’asphalte en plein été bombardé de vapeurs d’hydrocarbures toute la journée, pour un museau de vache ? A-t-on idée de ce qu’on sent, nous, de leur point de vue olfactif de vache, avec nos abattoirs et notre plastique et nos entrepôts de serveurs qui pompent toute l’énergie de la planète et nos bitcoins en train d’être minés ? N’aurait-on pas nous aussi envie de pudiquement passer au-dessus de tout ça le long d’un vol plané certes un peu pataud mais résolument aérien si d’aventure cette puanteur venait nous frapper en pleine figure ? Et puis ça ne suffit pas de manger leur viande, et de boire leur lait, dans la torture et la violence que l’on sait, et de les exhiber comme des produits dans des salons de l’agriculture ineptes ? On est obligé, par dessus le marché, de les tourner en dérision sur les réseaux sociaux et de se moquer d’elles dans leur dos ? On ne pourrait pas commencer par ne rien faire plutôt que d’être soi, quand être soi signifie en réalité laisser libre cours à sa nature sauvage, c’est-à-dire, on ne va pas se le cacher, sur les réseaux sociaux comme dans la vie, être un con ?

26 septembre 2019
par Guillaume Vissac
Journal
#Football #Twitter #Vide

[1Anglaises en réalité.

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260819, version 9 (26 septembre 2019)

Tout ce que je fais est un échec. Ce n’est pas grave en soi , mais c’est C’est comme qui dirait la dynamique du jour. Dans le doute, ne faudrait-il pas s’abstenir de faire quoi que ce soit ? N’est-ce pas la meilleure façon de s’assurer que, quoi qu’on fasse, on ne connaisse pas l’échec ? Quand on ne fait rien, le côté négatif c’est qu’on ne fait rien. Mais le côté positif, c’est qu’on ne fait rien. Il faudrait méditer là-dessus. Peut-être que ça me permettrait d’éviter de me dire des trucs comme je suis coincé. C’est un truc qui reviendra souvent, ça, être coincé. Comment fait-on pour se décoincer quand, coincé, on l’est ? C’est-à-dire quand le concept la possibilité même de n’importe quel mouvement est rendu impossible par l’environnement autour de soi (à commencer par soi). Changer d’environnement ? Mais si je le pouvais, je ne me sentirais pas, où que je me trouve par ailleurs, coincé. Et puis, que faire si jamais changer d’environnement n’équivalait au fond qu’à déplacer ses propres coinçures, sans jamais les résoudre ? Alors quoi ? Attendre sans doute. Ne rien faire, là encore. Penser à autre chose. Mais non, surtout pas, puisqu’il paraît qu’on serait plus heureux en ne rêvassant laissant passon esprit divaguer , en étant concentré sur quelque chose (mais quoi ?). Les ouvriers à la chaîne seraient, par exemple, plus heureux lorsqu’ils ou elles sont concentrées à la tâche comparativement aux moments leur esprit dérive plutôt que quand ils et ou elles se mettent à penser à autre chose . Ça alors. Quelle découverte. Il vaut mieux donc se taire et faire son travail consciencieusement, voilà la clé du bonheur. Ou bien, qui sait, [observer un troupeau de vaches->https://www.koreus.com/video/vaches-sautent-ligne-blanche-route.html] Ou bien , qui sait , observer un troupeau de vaches traverser la route et sauter par dessus la ligne de démarcation blanche et pointillée qu’il y a au sol, croyant sans doute à un genre d’obstacle à enjamber, ou bien tout simplement par jeu ? Or il se trouve actuellement tout un tas de gens pas très éveillés affectivement parlant qui trouvent ces vaches stupides à l’idée qu’elle puisse mésinterpréter un signal humain dans l’espace bovin autour d’elle. Comment peut-on trouver une vache stupide ? A-t-on déjà vu une vache proposer d’envoyer un missile nucléaire sur un ouragan pour l’empêcher de frapper les États-Unis ? A-t-on déjà vu une congrégation de vaches premières dames [faire faire la potiche->https://twitter . potiche dans un champ de piments d’Espelette  ? com/cgenin/status/1165946257963134977] dans un champ de piments d’Espelette ? Les vaches ont-elles jamais acheté Neymar 222M€ pour ne le voir jouer que des huitièmes de finale de Coupe de France contre Avranches pendant deux ans ? Une vache éborgnerait-elle des opposants politiques tous les week-end pendant des manifestations visant à la destituer de son statut de vache ? On ferait mieux de laisser les vaches tranquilles. Et se dire que si elles sautent par dessus le marquage blanc qui balise les routes françaises [1]Et se dire que si elles sautent par dessus le marquage blanc qui balise les routes françaises , elles doivent avoir leurs raisons, à commencer sans doute par le fait que la civilisation humaine pue. Je veux dire, littéralement. A-t-on idée de ce que sent une bande d’asphalte en plein été bombardé de vapeurs d’hydrocarbures toute la journée, pour un museau de vache ? A-t-on idée de ce qu’on sent, nous, de leur point de vue olfactif de vache, avec nos abattoirs et notre plastique et nos entrepôts de serveurs qui pompent toute l’énergie de la planète et nos bitcoins en train d’être minés ? N’aurait-on pas nous aussi envie de pudiquement passer au-dessus de tout ça le long d’un vol plané certes un peu pataud mais résolument aérien si d’aventure cette puanteur venait nous frapper en pleine figure ? Et puis ça ne suffit pas de manger leur viande, et de boire leur lait, dans la torture et la violence que l’on sait, et de les exhiber comme des produits dans des salons de l’agriculture ineptes ? On est obligé, par dessus le marché, de les tourner en dérision sur les réseaux sociaux et de se moquer d’elles dans leur dos ? On ne pourrait pas commencer par ne rien faire plutôt que d’être soi, quand être soi signifie en réalité laisser libre cours à sa nature sauvage->https://www . sauvage , c’est-à-dire , on ne va pas se le cacher , sur les réseaux sociaux comme dans la vie , être un con  ? publie.net/livre/surveillances-collectif/], c’est-à-dire, on ne va pas se le cacher, sur les réseaux sociaux comme dans la vie, être un con ?

[1Anglaises en réalité.

Vide, Twitter, Football
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260819, version 8 (26 septembre 2019)

260819, version 7 (25 septembre 2019)

Tout ce que je fais est un échec. C’est comme qui dirait la dynamique du jour. Dans le doute, ne faudrait-il pas s’abstenir de faire quoi que ce soit ? N’est-ce pas la meilleure façon de s’assurer que, quoi qu’on fasse, on ne connaisse pas l’échec ? Quand on ne fait rien, le côté négatif c’est qu’on ne fait rien. Mais le côté positif, c’est qu’on ne fait rien. Il faudrait méditer là-dessus. Peut-être que ça me permettrait d’éviter de me dire des trucs comme cette vie débile ou encore je suis coincé. C’est un truc qui reviendra souvent, ça, être coincé. Comment fait-on pour se décoincer quand, coincé, on l’est ? C’est-à-dire quand la possibilité même de n’importe quel mouvement est rendu impossible par l’environnement autour de soi (à commencer par soi). Changer d’environnement ? Mais si je le pouvais, je ne me sentirais pas, où que je me trouve par ailleurs, coincé. Et puis, que faire si jamais changer d’environnement n’équivalait au fond qu’à déplacer ses propres coinçures, sans jamais les résoudre ? Alors quoi ? Attendre sans doute. Ne rien faire, là encore. Penser à autre chose. Mais non, surtout pas, puisqu’il paraît qu’on serait plus heureux en ne laissant pas son esprit divaguer, en étant concentré sur quelque chose (mais quoi ?). Les ouvriers à la chaîne seraient, par exemple, plus heureux lorsqu’ils ou elles sont concentrées à la tâche plutôt que quand ils et ou elles se mettent à penser à autre chose. Ça alors. Quelle découverte. Il vaut mieux donc se taire et faire son travail consciencieusement, voilà la clé du bonheur. Ou bien, qui sait, observer un troupeau de vaches traverser la route et sauter par dessus la ligne de démarcation blanche et pointillée qu’il y a au sol, croyant sans doute à un genre d’obstacle à enjamber, ou bien tout simplement par jeu ? . Or il se trouve actuellement tout un tas de gens pas très éveillés affectivement parlant qui trouvent ces vaches stupides à l’idée qu’elle puisse mésinterpréter un signal humain dans l’espace bovin autour d’elle. Comment peut-on trouver une vache stupide ? A-t-on déjà vu une vache proposer d’envoyer un missile nucléaire sur un ouragan pour l’empêcher de frapper les États-Unis ? A-t-on déjà vu une congrégation de vaches premières dames faire la potiche dans un champ de piments d’Espelette ? Les vaches ont-elles jamais acheté Neymar 222M€ pour ne le voir jouer que des huitièmes de finale de Coupe de France contre Avranches pendant deux ans ? Une vache éborgnerait-elle des opposants politiques tous les week-end pendant des manifestations visant à la destituer de son statut de vache ? On ferait mieux de laisser les vaches tranquilles. Et se dire que si elles sautent par dessus le marquage blanc qui balise les routes françaises, elles doivent avoir leurs raisons, à commencer sans doute par le fait que la civilisation humaine pue. Je veux dire, littéralement. A-t-on idée de ce que sent une bande d’asphalte en plein été bombardé de vapeurs d’hydrocarbures toute la journée, pour un museau de vache ? A-t-on idée de ce qu’on sent, nous, de leur point de vue olfactif de vache, avec nos abattoirs et notre plastique et nos entrepôts de serveurs qui pompent toute l’énergie de la planète et nos bitcoins en train d’être minés ? N’aurait-on pas nous aussi envie de pudiquement passer au-dessus de tout ça le long d’un vol plané certes un peu pataud mais résolument aérien si d’aventure cette puanteur venait nous frapper en pleine figure ? Et puis ça ne suffit pas de manger leur viande, et de boire leur lait, dans la torture et la violence que l’on sait, et de les exhiber comme des produits dans des salons de l’agriculture ineptes ? On est obligé, par dessus le marché, de les tourner en dérision sur les réseaux sociaux et de se moquer d’elles dans leur dos ? On ne pourrait pas commencer par ne rien faire plutôt que d’être soi, quand être soi signifie en réalité laisser libre cours à sa nature sauvage, c’est-à-dire, on ne va pas se le cacher, sur les réseaux sociaux comme dans la vie, être un con ?

260819, version 6 (24 septembre 2019)

Tout ce que je fais est un échec. C’est comme qui dirait la dynamique du jour. Dans le doute, ne faudrait-il pas s’abstenir de faire quoi que ce soit ? N’est-ce pas la meilleure façon de s’assurer que, quoi qu’on fasse, on ne connaisse pas l’échec ? Quand on ne fait rien, le côté négatif c’est qu’on ne fait rien. Mais le côté positif, c’est qu’on ne fait rien. Il faudrait méditer là-dessus. Peut-être que ça me permettrait d’éviter de me dire des trucs comme cette vie débile ou encore je suis coincé. C’est un truc qui reviendra souvent, ça, être coincé. Comment fait-on pour se décoincer quand, coincé, on l’est ? C’est-à-dire quand la possibilité même de n’importe quel mouvement est rendu impossible par l’environnement autour de soi (à commencer par soi). Changer d’environnement ? Mais si je le pouvais, je ne me sentirais pas, où que je me trouve par ailleurs, coincé. Et puis, que faire si jamais changer d’environnement n’équivalait au fond qu’à déplacer ses propres coinçures, sans jamais les résoudre ? Alors quoi ? Attendre sans doute. Ne rien faire, là encore. Penser à autre chose. Mais non, surtout pas, puisqu’il paraît qu’on serait plus heureux en ne laissant pas son esprit divaguer, en étant concentré sur quelque chose (mais quoi ?). Les ouvriers à la chaîne seraient, par exemple, plus heureux lorsqu’ils ou elles sont concentrées à la tâche plutôt que quand ils se mettent à penser à autre chose. Ça alors. Quelle découverte. Il vaut mieux donc se taire et faire son travail consciencieusement, voilà la clé du bonheur. Ou bien, qui sait, observer voir un troupeau de vaches traverser la route et sauter par dessus la ligne de démarcation blanche et pointillée qu’il y a au sol, croyant sans doute à un genre d’obstacle à enjamber, ou bien tout simplement par jeu. Or il se trouve actuellement tout un tas de gens pas très éveillés affectivement parlant qui trouvent ces vaches stupides à l’idée qu’elle puisse mésinterpréter un signal humain dans l’espace bovin autour d’elle. Comment peut-on trouver une vache stupide ? A-t-on déjà vu une vache proposer d’envoyer un missile nucléaire sur un ouragan pour l’empêcher de frapper les États-Unis ? A-t-on déjà vu une congrégation de vaches premières dames faire la potiche dans un champ de piments d’Espelette ? Les vaches ont-elles jamais acheté Neymar 222M€ pour ne le voir jouer que des huitièmes de finale de Coupe de France contre Avranches pendant deux ans ? Une vache éborgnerait-elle des opposants politiques tous les week-end pendant des manifestations visant à la destituer de son statut de vache ? On ferait mieux de laisser les vaches tranquilles. Et se dire que si elles sautent par dessus le marquage blanc qui balise les routes françaises, elles doivent avoir leurs raisons, à commencer sans doute par le fait que la civilisation humaine pue. Je veux dire, littéralement. A-t-on idée de ce que sent une bande d’asphalte en plein été bombardé de vapeurs d’hydrocarbures toute la journée, pour un museau de vache ? A-t-on idée de ce qu’on sent, nous, de leur point de vue olfactif de vache, avec nos abattoirs et notre plastique et nos entrepôts de serveurs qui pompent toute l’énergie de la planète et nos bitcoins en train d’être minés ? N’aurait-on pas nous aussi envie de pudiquement passer au-dessus de tout par dessus ça si d’aventure cette puanteur venait nous frapper en pleine figure ? Et puis ça ne suffit pas de manger leur viande, et de boire leur lait, dans la torture et la violence que l’on sait, et de les exhiber comme des produits dans des salons de l’agriculture ineptes ? On est obligé, par dessus le marché, de les tourner en dérision sur les réseaux sociaux et de se moquer d’elles dans leur dos ? On ne pourrait pas commencer par ne rien faire plutôt que d’être soi, quand être soi signifie en réalité laisser libre cours à sa nature sauvage, c’est-à-dire, on ne va pas se le cacher, sur les réseaux sociaux comme dans la vie , être un con ?

260819, version 5 (23 septembre 2019)

Tout ce que je fais est un échec. C’est comme qui dirait la dynamique du jour. Dans le doute, ne faudrait-il pas s’abstenir de faire quoi que ce soit ? N’est-ce pas la meilleure façon de s’assurer que, quoi qu’on fasse, on ne connaisse pas l’échec ? Quand on ne fait rien, le côté négatif c’est qu’on ne fait rien. Mais le côté positif, c’est qu’on ne fait rien. Il faudrait méditer là-dessus. Peut-être que ça me permettrait d’éviter de me dire des trucs comme cette vie débile ou encore je suis coincé. C’est un truc qui reviendra souvent, ça, être coincé. Comment fait-on pour se décoincer quand, coincé, on l’est ? C’est-à-dire quand la possibilité même de n’importe quel mouvement est rendu impossible par l’environnement autour de soi ( à commencer par soi ). . Changer d’environnement ? Mais si je le pouvais, je ne me sentirais pas, où que je me trouve par ailleurs, coincé. Et puis, que faire si jamais changer d’environnement n’équivalait au fond qu’à déplacer ses propres coinçures, sans jamais les résoudre ? Alors quoi ? Attendre sans doute. Ne rien faire, là encore. Penser à autre chose. Mais non, surtout pas, puisqu’il paraît qu’on serait plus heureux en ne laissant pas son esprit divaguer, en étant concentré sur quelque chose (mais quoi ?). Les ouvriers à la chaîne seraient, par exemple, plus heureux lorsqu’ils ou elles sont concentrées concentrés à la tâche plutôt que quand ils se mettent à penser à autre chose. Ça alors. Quelle découverte. Il vaut mieux donc se taire et faire son travail consciencieusement, voilà c’est la clé du bonheur. Ou bien, qui sait, voir un troupeau de vaches traverser la route et sauter par dessus la ligne de démarcation blanche et pointillée qu’il y a au sol, croyant sans doute à un genre d’obstacle à enjamber, ou bien tout simplement par jeu . Or il se trouve actuellement tout un tas de gens pas très éveillés affectivement parlant qui trouvent ces vaches stupides à l’idée qu’elle puisse mésinterpréter un signal humain dans l’espace bovin autour d’elle. Comment peut-on trouver une vache stupide ? A-t-on déjà vu une vache proposer d’envoyer un missile nucléaire sur un ouragan pour l’empêcher de frapper les États-Unis ? A-t-on déjà vu une congrégation de vaches premières dames faire la potiche dans un champ de piments d’Espelette ? Les vaches ont-elles jamais acheté Neymar 222M€ pour ne le voir jouer que des huitièmes de finale de Coupe de France contre Avranches pendant deux ans ? Une vache éborgnerait-elle des opposants politiques tous les week-end pendant des manifestations visant à la destituer de son statut de vache ? On ferait mieux de laisser les vaches tranquilles. Et se dire que si elles sautent par dessus le marquage blanc qui balise les routes françaises, elles doivent avoir leurs raisons, à commencer sans doute par le fait que la civilisation humaine pue. Je veux dire, littéralement. A-t-on idée de ce que sent une bande d’asphalte en plein été bombardé de vapeurs d’hydrocarbures toute la journée, pour un museau de vache ? A-t-on idée de ce qu’on sent, nous, de leur point de vue olfactif de vache, avec nos abattoirs et notre plastique et nos entrepôts de serveurs qui pompent toute l’énergie de la planète et nos bitcoins en train d’être minés ? N’aurait-on pas nous aussi envie de passer par dessus ça si d’aventure cette puanteur venait nous frapper en pleine figure ? Et puis ça ne suffit pas de manger leur viande, et de boire leur lait, dans la torture et la violence que l’on sait, et de les exhiber comme des produits dans des salons de l’agriculture ineptes ? On est obligé, par dessus le marché, de les tourner en dérision sur les réseaux sociaux et de se moquer d’elles dans leur dos ? On ne pourrait pas commencer par ne rien faire plutôt que d’être soi, quand être soi signifie en réalité laisser libre cours à sa nature sauvage, c’est-à-dire, on ne va pas se le cacher, être un con ?

260819, version 4 (20 septembre 2019)

Tout ce que je fais est un échec. C’est comme qui dirait la dynamique du jour. Dans le doute, ne faudrait-il pas s’abstenir de faire quoi que ce soit ? N’est-ce pas la meilleure façon de s’assurer que, quoi qu’on fasse, on ne connaisse pas l’échec ? Quand on ne fait rien, le côté négatif c’est qu’on ne fait rien. Mais le côté positif, c’est qu’on ne fait rien. Il faudrait méditer là-dessus. Peut-être que ça me permettrait d’éviter de me dire des trucs comme cette vie débile ou encore je suis coincé. C’est un truc qui reviendra souvent, ça, être coincé. Comment fait-on pour se décoincer quand, coincé, on l’est ? C’est-à-dire quand la possibilité même de n’importe quel mouvement est rendu impossible par l’environnement autour de soi. Changer d’environnement ? Mais si je le pouvais, je ne me sentirais pas, où que je me trouve par ailleurs, coincé. Alors quoi ? Attendre sans doute. Ne rien faire, là encore. Penser à autre chose. Mais non, surtout pas, puisqu’il paraît qu’on serait plus heureux en ne laissant pas son esprit divaguer, en étant concentré sur quelque chose (mais quoi ?). Les ouvriers à la chaîne seraient, par exemple, plus heureux lorsqu’ils ou elles sont concentrés à la tâche plutôt que quand ils se mettent à penser à autre chose. Ça alors. Quelle découverte. Il vaut mieux donc se taire et faire son travail consciencieusement, c’est la clé du bonheur. Ou bien, qui sait, voir un troupeau de vaches traverser la route et sauter par dessus la ligne de démarcation blanche et pointillée qu’il y a au sol, croyant sans doute à un genre d’obstacle à enjamber. Or il Il se trouve actuellement tout un tas de gens pas très éveillés affectivement parlant qui trouvent ces vaches stupides à l’idée qu’elle puisse mésinterpréter un signal humain dans l’espace autour d’elle. Comment peut-on trouver une vache stupide ? A-t-on déjà vu une vache proposer d’envoyer un missile nucléaire sur un ouragan pour l’empêcher de frapper les États-Unis ? A-t-on déjà vu une congrégation de vaches premières dames faire la potiche dans un champ de piments d’Espelette ? Les vaches ont-elles jamais acheté Neymar 222M€ pour ne le voir jouer que des huitièmes de finale de Coupe de France contre Avranches pendant deux ans ? Une vache éborgnerait-elle des opposants politiques tous les week-end pendant des manifestations visant à la destituer de son statut de vache ? On ferait mieux de laisser les vaches tranquilles. Et se dire que si elles sautent par dessus le marquage blanc qui balise les routes françaises, elles doivent avoir leurs raisons, à commencer sans doute par le fait que la civilisation humaine pue. Je veux dire, littéralement. A-t-on idée de ce que sent une bande d’asphalte en plein été bombardé de vapeurs d’hydrocarbures toute la journée, pour un museau de vache ? A-t-on idée de ce qu’on sent, nous, de leur point de vue olfactif de vache, avec nos abattoirs et notre plastique et nos entrepôts de serveurs qui pompent toute l’énergie de la planète ? N’aurait-on pas nous aussi envie de passer par dessus ça si d’aventure cette puanteur venait nous frapper en pleine figure ? Et puis ça ne suffit pas de manger leur viande, et de boire leur lait, dans la torture que l’on sait , et de les exhiber comme des produits dans des salons de l’agriculture ineptes ? On est obligé, par dessus le marché, de les tourner en dérision sur les réseaux sociaux et de se moquer d’elles dans leur dos ? On ne pourrait pas commencer par ne rien faire plutôt que d’être soi, quand être soi signifie en réalité laisser libre cours à sa nature sauvage, c’est-à-dire, on ne va pas se le cacher, être un con ?

260819, version 3 (10 septembre 2019)

Tout ce que je fais est un échec. C’est comme qui dirait la dynamique du jour. Dans le doute, ne faudrait-il pas s’abstenir de faire quoi que ce soit ? N’est-ce pas la meilleure façon de s’assurer que, quoi qu’on fasse, on ne connaisse pas l’échec ? Quand on ne fait rien, le côté négatif c’est qu’on ne fait rien. Mais le côté positif, c’est qu’on ne fait rien. Il faudrait faut méditer là-dessus. Peut-être que ça me permettrait d’éviter de me dire des trucs comme cette vie débile ou encore je suis coincé. C’est un truc qui reviendra souvent, ça, être coincé. Comment fait-on pour se décoincer quand, coincé, on l’est ? C’est-à-dire quand la possibilité même de n’importe quel quelle mouvement est rendu impossible par l’environnement autour de soi. Changer d’environnement ? Mais si je le pouvais, je ne me sentirais pas, où que je me trouve par ailleurs, coincé. Alors quoi ? Attendre sans doute. Ne rien faire, là encore. Penser à autre chose. Mais non, surtout pas, puisqu’il paraît qu’on serait plus heureux en ne laissant pas son esprit divaguer, en étant concentré sur quelque chose (mais quoi ?). Les ouvriers à la chaîne seraient, par exemple, plus heureux lorsqu’ils ou elles sont concentrés à la tâche plutôt que quand ils se mettent à penser à autre chose. Ça alors. Quelle découverte. Il vaut mieux donc se taire et faire son travail consciencieusement, c’est la clé du bonheur on sera plus heureux ainsi . Ou bien, qui sait, voir un troupeau de vaches traverser la route et sauter par dessus la ligne de démarcation blanche et pointillée qu’il y a au sol, croyant sans doute à un genre d’obstacle à enjamber. Il se trouve actuellement tout un tas de gens pas très éveillés affectivement parlant qui trouvent ces vaches stupides à l’idée qu’elle puisse mésinterpréter un signal humain dans l’espace autour d’elle. Comment peut-on trouver une vache stupide ? A-t-on déjà vu une vache proposer d’envoyer un missile nucléaire sur un ouragan pour l’empêcher de frapper les États-Unis ? A-t-on déjà vu une congrégation de vaches premières dames faire la potiche dans un champ de piments d’Espelette ? Les vaches ont-elles jamais acheté Neymar 222M€ pour le voir jouer des huitièmes de finale de Coupe de France contre Avranches un match sur deux pendant deux ans ? Une vache éborgnerait-elle des opposants politiques tous les week-end pendant des manifestations visant à la destituer de son statut de vache ? On ferait mieux de laisser les vaches tranquilles. Et se dire que si elles sautent par dessus le marquage blanc qui balise les routes françaises, elles doivent avoir leurs raisons, à commencer sans doute par le fait que la civilisation humaine pue. Je veux dire, littéralement. A-t-on idée de ce que sent une bande d’asphalte en plein été bombardé de vapeurs d’hydrocarbures toute la journée, pour un museau de vache ? A-t-on idée de ce qu’on sent, nous, de leur point de vue olfactif de vache, avec nos abattoirs et notre plastique et nos entrepôts de serveurs qui pompent toute l’énergie de la planète ? N’aurait-on pas nous aussi envie de passer par dessus ça si d’aventure cette puanteur venait nous frapper en pleine figure ? Et puis ça ne suffit pas de manger leur viande, et de boire leur lait, et de les exhiber comme des produits dans des salons de l’agriculture ineptes ? On est obligé, par dessus le marché, de les tourner en dérision sur les réseaux sociaux et de se moquer d’elles dans leur dos ? On ne pourrait pas commencer par ne rien faire plutôt que d’être soi, quand être soi signifie en réalité laisser libre cours à sa nature sauvage, c’est-à-dire on ne va pas se le cacher être un con ?

260819, version 2 (26 août 2019)

Tout ce que je fais est un échec. C’est comme qui dirait la dynamique du jour. Dans le doute, ne faudrait-il pas s’abstenir de faire quoi que ce soit ? N’est-ce pas la meilleure façon de s’assurer que, quoi qu’on fasse, on ne connaisse pas l’échec ? Quand on ne fait rien, le côté négatif c’est qu’on ne fait rien. Mais le côté positif, c’est qu’on ne fait rien. Il faut méditer là-dessus. Peut-être que ça me permettrait d’éviter de me dire des trucs comme cette vie débile ou encore je suis coincé. C’est un truc qui reviendra souvent, ça, être coincé. Comment fait-on pour se décoincer quand, coincé, on l’est ? C’est-à-dire quand la possibilité même de n’importe quelle mouvement est rendu impossible par l’environnement autour de soi. Changer d’environnement ? Mais si je le pouvais, je ne me sentirais pas, où que je me trouve par ailleurs, coincé. Alors quoi ? Attendre sans doute. Ne rien faire, là encore. Penser à autre chose. Mais non, surtout pas, puisqu’il paraît qu’on serait plus heureux en ne laissant pas son esprit divaguer, en étant concentré sur quelque chose (mais quoi ?). Les ouvriers à la chaîne seraient, par exemple, plus heureux lorsqu’ils ou elles sont concentrés à la tâche plutôt que quand ils se mettent à penser à autre chose. Ça alors. Quelle découverte. Il vaut mieux donc se taire et faire son travail consciencieusement, on sera plus heureux ainsi. Ou bien, qui sait, voir un troupeau de vaches traverser la route et sauter par dessus la ligne de démarcation blanche et pointillée qu’il y a au sol, croyant sans doute à un genre d’obstacle à enjamber. Il se trouve actuellement tout un tas de gens pas très éveillés qui trouvent ces vaches stupides à l’idée qu’elle puisse mésinterpréter un signal humain dans l’espace autour d’elle. Comment peut-on trouver une vache stupide ? A-t-on déjà vu une vache proposer d’envoyer un missile nucléaire sur un ouragan pour l’empêcher de frapper les États-Unis ? A-t-on déjà vu une congrégation de vaches premières dames faire la potiche dans un champ de piments d’Espelette ? Les vaches ont-elles jamais acheté Neymar 222M€ pour le voir jouer un match sur deux pendant deux ans ? Une vache éborgnerait-elle des opposants politiques tous les week-end pendant des manifestations visant à la destituer de son statut de vache ? On ferait mieux de laisser les vaches tranquilles. Et se dire que si elles sautent par dessus le marquage blanc qui balise les routes françaises, elles doivent avoir leurs raisons, à commencer sans doute par le fait que la civilisation humaine pue. Je veux dire, littéralement. A-t-on idée de ce que sent une bande d’asphalte en plein été bombardé de vapeurs d’hydrocarbures toute la journée, pour un museau de vache ? A-t-on idée de ce qu’on sent, nous, de leur point de vue olfactif de vache, avec nos abattoirs et notre plastique et nos entrepôts de serveurs qui pompent toute l’énergie de la planète ? N’aurait-on pas nous aussi envie de passer par dessus ça si d’aventure cette puanteur venait nous frapper en pleine figure ? Et puis ça ne suffit pas de manger leur viande, et de boire leur lait, et de les exhiber comme des produits dans des salons de l’agriculture ineptes ? On est obligé, par dessus le marché, de les tourner en dérision sur les réseaux sociaux et de se moquer d’elles dans leur dos ? On ne pourrait pas commencer par ne rien faire plutôt que d’être soi, quand être soi signifie en réalité laisser libre cours à sa nature sauvage, c’est-à-dire on ne va pas se le cacher être un con ?
Guillaume Vissac

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