011019


On lit quand même des trucs assez fous dans Les Échos (sic). Concernant Amazon, et notamment la vente de livres d’occasion, les éditeurs (et combien sont-ils en proportion à ne pas payer ou mal les droits d’auteurs ?) s’insurgent : « le chiffre d’affaires de l’occasion échappe au droit d’auteur ». N’est-ce pas délicieusement comique ? Ce qu’il faut comprendre en réalité ici, n’est-ce pas plutôt : « le chiffre d’affaires de l’occasion échappe au nôtre, on voudrait réellement payer les droits d’auteurs aux auteurs qu’on ne le pourrait même pas » ? Ce qui est un peu différent. Mais ça n’est pas fini. Un peu plus loin dans ce même article on trouve aussi des jérémiades. Pas n’importe quelles jérémiades. Des jérémiades prémium. Des jérémiades d’Antoine Gallimard : « Amazon effectue des pressions permanentes sur les conditions de vente. » Antoine Gallimard est donc sous pression. Sous pression permanente, même. Ça doit être dur d’être sous pression permanente de qu(o)i que ce soit. J’espère que les maisons d’édition indépendante rachetées ces dernières années par Gallimard qui, c’est bien connu, sait garantir une totale indépendance éditoriale à celles-ci sont (ou ont le cœur) bien accroché(s). Quant aux libraires, Amazon ne veut pas leur mort, non, il leur permet de « [jouer] désormais à fond leurs atouts : la proximité, le conseil, les rencontres avec les auteurs pour fidéliser les clients ». Qu’est-ce qu’on rigole avec Les Échos. Et moi, j’ai perdu quoi, dix minutes de ma vie à lire ce papier ? N’auraient-elles pas pu être mieux employées, ces dix minutes ? Par exemple en écoutant (c’est-à-dire en écoutant activement, au casque, et pas en faisant autre chose par dessus) « Slow Motion Blackbird » qui n’est pas, comme je l’ai cru au préalable, une composition de Steve Reich mais un genre d’hommage à Steve Reich de Chris Merrick Hugues (qui lui-même n’est pas, contrairement à ce que semble penser Spotify, Chris Hugues, un genre de chanteur country pas folichon, mais peu importe), sur son album Shift. Il reproduit en réalité le procédé à l’œuvre dans « Four organs » (qui est juste un morceau fascinant) : un ralentissement progressif de la même phrase, en l’occurrence ici il s’agit de chants d’oiseau doublés au synthétiseur (quand, dans « Four organs », comme son nom l’indique, il s’agit de quatre orgues ; ou bien, qui sait, quatre organes ?). On devrait pouvoir (sans doute ça a déjà été fait) faire l’expérience d’un procédé pareil en littérature. Une phrase, réécrite plusieurs fois en séquence, de plus en plus lentement, et il convient ici de réfléchir, mais alors réfléchir vraiment, pleinement, viscéralement même, à ce que lentement signifierait alors.

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011019, version 10 (1er novembre 2019)

Steve Reich, Chris Merrick Hugues
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On lit quand même des trucs assez fous dans Les Échos (sic). Concernant Amazon, et notamment la vente de livres d’occasion, les éditeurs (et combien sont-ils en proportion à ne pas payer ou mal les droits d’auteurs ?) s’insurgent : « le chiffre d’affaires de l’occasion échappe au droit d’auteur ». N’est-ce pas délicieusement comique ? Ce qu’il faut comprendre en réalité ici, n’est-ce pas plutôt : « le chiffre d’affaires de l’occasion échappe au nôtre, on voudrait réellement payer les droits d’auteurs aux auteurs qu’on ne le pourrait même pas » ? Ce qui est un peu différent. Mais ça n’est pas fini. Un peu plus loin dans ce même article on trouve aussi des jérémiades. Pas n’importe quelles jérémiades. Des jérémiades prémium. Des jérémiades d’Antoine Gallimard : « Amazon effectue des pressions permanentes sur les conditions de vente. » Antoine Gallimard est donc sous pression. Sous pression permanente, même. Ça doit être dur d’être sous pression permanente de qu(o)i que ce soit. J’espère que les maisons d’édition indépendante rachetées ces dernières années par Gallimard qui, c’est bien connu, sait garantir une totale indépendance éditoriale à celles-ci sont (ou ont le cœur) bien accroché(s). Quant aux libraires, Amazon ne veut pas leur mort, non, il leur permet de « [jouer] désormais à fond leurs atouts : la proximité, le conseil, les rencontres avec les auteurs pour fidéliser les clients ». Qu’est-ce qu’on rigole avec Les Échos. Et moi, j’ai perdu quoi, dix minutes de ma vie à lire ce papier ? N’auraient-elles pas pu être mieux employées, ces dix minutes ? Par exemple en écoutant (c’est-à-dire en écoutant activement, au casque, et pas en faisant autre chose par dessus) [« Slow Motion Blackbird »->https://www.youtube.com/watch?v=CTKFXCHD4LU] Par exemple en écoutant ( c’est-à-dire en écoutant activement , au casque , et pas en faisant autre chose par dessus ) «  Slow Motion Blackbird  » qui n’est pas, comme je l’ai cru au préalable, une composition de Steve Reich mais un genre d’hommage à Steve Reich de Chris Merrick Hugues (qui lui-même n’est pas, contrairement à ce que semble penser Spotify, Chris Hugues, un genre de chanteur country pas folichon, mais peu importe), sur son album Shift. Il reproduit en réalité le procédé à l’œuvre dans [« Four organs »->https://www.youtube.com/watch?v=w0yTZmMgI5I] (qui Il reproduit en réalité le procédé à l’œuvre dans «  Four organs  » ( qui est juste un morceau fascinant) : un ralentissement progressif de la même phrase, en l’occurrence ici il s’agit de chants chant d’oiseau doublés doublé au synthétiseur (quand, dans « Four organs », comme son nom l’indique, il s’agit de quatre orgues ; ou bien, qui sait, quatre organes ?). On devrait pouvoir (sans doute ça a déjà été fait) faire l’expérience d’un procédé pareil en littérature. Une phrase, réécrite plusieurs fois en séquence, de plus en plus lentement, et il convient ici de réfléchir, mais alors réfléchir vraiment, pleinement, viscéralement même, à ce que lentement signifierait alors.

011019, version 9 (30 octobre 2019)

On lit quand même des trucs assez fous dans Les Échos (sic). Concernant Amazon, et notamment la vente de livres d’occasion, les éditeurs (et combien sont-ils en proportion à ne pas payer ou mal les droits d’auteurs ?) s’insurgent : « le chiffre d’affaires de l’occasion échappe au droit d’auteur ». N’est-ce pas délicieusement comique ? Ce qu’il faut comprendre en réalité ici, n’est-ce pas plutôt : « le chiffre d’affaires de l’occasion échappe au nôtre, on voudrait réellement payer les droits d’auteurs aux auteurs qu’on ne le pourrait même pas » ? Ce qui est un peu différent. Mais ça n’est pas fini. Un peu plus loin dans ce même article on trouve aussi des jérémiades. Pas n’importe quelles jérémiades. Des jérémiades prémium. Des jérémiades d’Antoine Gallimard : « Amazon effectue des pressions permanentes sur les conditions de vente. » Antoine Gallimard est donc sous pression. Sous pression permanente , permanente même. Ça doit être dur d’être sous pression permanente de qu(o)i que ce soit. J’espère que les maisons d’édition indépendante rachetées ces dernières années par Gallimard qui, c’est bien connu, sait garantir une totale indépendance éditoriale à celles-ci sont (ou ont le cœur) bien accroché(s). Quant aux libraires, Amazon ne veut pas leur mort, non, il leur permet de « [jouer] désormais à fond leurs atouts : la proximité, le conseil, les rencontres avec les auteurs pour fidéliser les clients ». Qu’est-ce qu’on rigole avec Les Échos. Et moi, j’ai perdu quoi, dix minutes de ma vie à lire ce papier ? N’auraient-elles pas pu être mieux employées, ces dix minutes ? Par exemple en écoutant (c’est-à-dire en écoutant activement, au casque, et pas en faisant autre chose par dessus) « Slow Motion Blackbird » qui n’est pas, comme je l’ai cru au préalable, une composition de Steve Reich mais un genre d’hommage à Steve Reich de Chris Merrick Hugues (qui lui-même n’est pas, contrairement à ce que semble penser Spotify, Chris Hugues, un genre de chanteur country pas folichon, mais peu importe), sur son album Shift. Il reproduit en réalité le procédé à l’œuvre dans « Four organs » (qui est juste un morceau fascinant) : un ralentissement progressif de la même phrase, en l’occurrence ici il s’agit de chant d’oiseau doublé au synthétiseur (quand, dans « Four organs », comme son nom l’indique, il s’agit de quatre orgues ; ou bien, qui sait, quatre organes ?). On devrait pouvoir (sans doute ça a déjà été fait) faire l’expérience d’un procédé pareil en littérature. Une phrase, réécrite plusieurs fois en séquence, de plus en plus lentement, et il convient ici de réfléchir, mais alors réfléchir vraiment, pleinement, viscéralement même, à ce que lentement signifierait alors.

011019, version 8 (29 octobre 2019)

On lit quand même des trucs assez fous dans Les Échos (sic). Concernant Amazon, et notamment la vente de livres d’occasion, les éditeurs (et combien sont-ils en proportion à ne pas payer ou mal les droits d’auteurs ?Concernant Amazon , et notamment la vente de livres d’occasion , les éditeurs ( qui pour beaucoup ne payent pas ou mal les droits d’auteurs ) s’insurgent : « le chiffre d’affaires de l’occasion échappe au droit d’auteur ». N’est-ce pas délicieusement comique ? Ce qu’il faut comprendre en réalité ici, n’est-ce pas plutôt : « le chiffre d’affaires de l’occasion échappe au nôtre, on voudrait réellement payer les droits d’auteurs aux auteurs qu’on ne le pourrait même pas » ? Ce qui est un peu différent. Mais ça n’est pas fini. Un peu plus loin dans ce même article on trouve aussi des jérémiades. Pas n’importe quelles jérémiades. Des jérémiades prémium. Des jérémiades d’Antoine Gallimard : « Amazon effectue des pressions permanentes sur les conditions de vente. » Antoine Gallimard est donc sous pression. Sous pression permanente même. Ça doit être dur d’être de vivre ça , être sous pression permanente de qu(o)i que ce soit. J’espère que les maisons d’édition indépendante rachetées ces dernières années par Gallimard qui, c’est bien connu, sait garantir une totale indépendance éditoriale à celles-ci sont (ou ont le cœur) bien accroché(s). Quant aux libraires, Amazon ne veut pas leur mort, non, il leur permet de « [jouer] désormais à fond leurs atouts : la proximité, le conseil, les rencontres avec les auteurs pour fidéliser les clients ». Qu’est-ce qu’on rigole avec Les Échos. Et moi, j’ai perdu quoi, dix minutes de ma vie à lire ce papier ? N’auraient-elles pas pu être mieux employées, ces dix minutes ? Par exemple en écoutant (c’est-à-dire en écoutant activement, au casque, et pas en faisant autre chose par dessus) « Slow Motion Blackbird » qui n’est pas, comme je l’ai cru au préalable, une composition de Steve Reich mais un genre d’hommage à Steve Reich de Chris Merrick Hugues (qui lui-même n’est pas, contrairement à ce que semble penser Spotify, Chris Hugues, un genre de chanteur country pas folichon, mais peu importe), sur son album Shift. Il reproduit en réalité le procédé à l’œuvre dans « Four organs » (qui est juste un morceau fascinant) : un ralentissement progressif de la même phrase, en l’occurrence ici il s’agit de chant d’oiseau doublé au synthétiseur (quand, dans « Four organs », comme son nom l’indique, il s’agit de quatre orgues ; ou bien, qui sait, quatre organes ?). On devrait pouvoir (sans doute ça a déjà été fait) faire l’expérience d’un procédé pareil en littérature. Une phrase, réécrite plusieurs fois en séquence, de plus en plus lentement, et il convient ici de réfléchir, mais alors réfléchir vraiment, pleinement, viscéralement même, à ce que lentement signifierait alors.

011019, version 7 (28 octobre 2019)

On lit quand même des trucs assez fous dans Les Échos (sic). Concernant Amazon, et notamment la vente de livres d’occasion, les éditeurs (qui pour beaucoup la plupart ne payent pas ou mal les droits d’auteurs) s’insurgent : « le chiffre d’affaires de l’occasion échappe au droit d’auteur ». N’est-ce pas délicieusement comique ? Ce qu’il faut comprendre en réalité ici, n’est-ce pas plutôt c’est : « le chiffre d’affaires de l’occasion échappe au nôtre, on voudrait réellement payer les droits d’auteurs aux auteurs qu’on ne le pourrait même pas »  ? .  » Ce qui est un peu différent. Mais ça n’est pas fini. Un peu plus loin dans ce même article on trouve aussi des jérémiades. Pas n’importe quelles jérémiades. Des jérémiades d’Antoine Gallimard : « Amazon effectue des pressions permanentes sur les conditions de vente.  ».  » Antoine Gallimard est donc sous pression. Sous pression permanente même. Ça doit être dur de vivre ça, être sous pression permanente de qu(o)i que ce soit. J’espère que les maisons d’édition indépendante rachetées ces dernières années par Gallimard qui, c’est bien connu, sait garantir une totale indépendance éditoriale à celles-ci sont (ou ont le cœur) bien accroché(s). Quant aux libraires, Amazon ne veut pas leur mort, non, il leur permet de « [jouer] désormais à fond leurs atouts : la proximité, le conseil, les rencontres avec les auteurs pour fidéliser les clients ». Qu’est-ce qu’on rigole avec Les Échos. Et moi, j’ai perdu quoi, dix minutes de ma vie à lire ce papier ? N’auraient-elles pas pu être mieux employées, ces dix minutes ? Par exemple en écoutant (c’est-à-dire en écoutant activement, au casque, et pas en faisant autre chose par dessus) « Slow Motion Blackbird » qui n’est pas, comme je l’ai cru au préalable, une composition de Steve Reich mais un genre d’hommage à Steve Reich de Chris Merrick Hugues (qui lui-même n’est pas, contrairement à ce que semble penser Spotify, Chris Hugues, un genre de chanteur country pas folichon, mais peu importe ), sur son album Shift. Il reproduit en réalité le procédé à l’œuvre dans « Four organs » (qui est juste un morceau fascinant) : un ralentissement progressif de la même phrase, en l’occurrence ici il s’agit de chant d’oiseau doublé au synthétiseur (quand, dans « Four organs », comme son nom l’indique, il s’agit de quatre orgues ; ou bien, qui sait, quatre organes ?). On devrait pouvoir (sans doute ça a déjà été fait) faire l’expérience d’un procédé pareil en littérature. Une phrase, réécrite plusieurs fois en séquence, de plus en plus lentement, et il convient ici de réfléchir, mais alors réfléchir vraiment, pleinement, viscéralement même, à ce que lentement signifierait alors.

011019, version 6 (22 octobre 2019)

On lit quand même des trucs assez fous dans Les Échos (sic). Concernant Amazon, et notamment la vente de livres d’occasion, les éditeurs (qui pour la plupart ne payent pas ou mal les droits d’auteurs) s’insurgent : « le chiffre d’affaires de l’occasion échappe au droit d’auteur ». N’est-ce pas délicieusement comique ? Ce qu’il faut comprendre en réalité ici, c’est : « le chiffre d’affaires de l’occasion échappe au nôtre, on voudrait réellement payer les droits d’auteurs aux auteurs qu’on ne le pourrait même pas. » Ce qui est un peu différent. Mais ça n’est pas fini. Un peu plus loin dans ce même article on trouve aussi des jérémiades. Pas n’importe quelles jérémiades. Des jérémiades d’Antoine Gallimard : « Amazon effectue des pressions permanentes sur les conditions de vente ». Antoine Gallimard est donc sous pression. Sous pression permanente même. Ça doit être dur de vivre ça, être sous pression permanente de qu(o)i que ce soit. J’espère que les maisons d’édition indépendante rachetées ces dernières années par Gallimard qui, c’est bien connu, sait garantir une totale indépendance éditoriale sont (ou ont le cœur) bien accroché(s). Quant aux libraires, Amazon ne veut pas leur mort, non, il leur permet de « [jouer] désormais à fond leurs atouts : la proximité, le conseil, les rencontres avec les auteurs pour fidéliser les clients ». Qu’est-ce qu’on rigole avec Les Échos. Et moi, j’ai perdu quoi, dix minutes de ma vie à lire ce papier ? N’auraient-elles pas pu être mieux employées, ces dix minutes ? Par exemple en écoutant (c’est-à-dire en écoutant activement, au casque, et pas en faisant autre chose par dessus) « Slow Motion Blackbird » qui n’est pas, comme je l’ai cru au préalable, une composition de Steve Reich mais un genre d’hommage à Steve Reich de Chris Merrick Hugues (qui lui-même n’est pas, contrairement à ce que semble penser Spotify, Chris Hugues, un genre de chanteur country pas folichon), sur son album Shift. Il reproduit en réalité le procédé à l’œuvre dans « Four organs » (qui est juste un morceau fascinant) : un ralentissement progressif de la même phrase, en l’occurrence ici il s’agit de chant d’oiseau doublé au synthétiseur (quand, dans « Four organs », comme son nom l’indique, il s’agit de quatre orgues ; ou bien, qui sait, quatre organes ?). On devrait pouvoir (sans doute ça a déjà été fait) faire l’expérience d’un procédé pareil en littérature. Une phrase, réécrite plusieurs fois en séquence, de plus en plus lentement, et il convient ici de réfléchir, mais réfléchir vraiment, pleinement, viscéralement même, à ce que lentement signifierait alors.

011019, version 5 (1er octobre 2019)

011019, version 4 (1er octobre 2019)

On lit quand même des trucs assez fous dans Les Échos (sic). Concernant Amazon, et notamment la vente de livres d’occasion, les éditeurs (qui pour la plupart ne payent pas ou mal les droits d’auteurs) s’insurgent : « le chiffre d’affaires de l’occasion échappe au droit d’auteur ». N’est-ce pas délicieusement comique ? Ce qu’il faut comprendre en réalité ici, c’est : « le chiffre d’affaires de l’occasion échappe au nôtre, on voudrait réellement payer les droits d’auteurs aux auteurs qu’on ne le pourrait même pas. » Ce qui est un peu différent. Mais ça n’est pas fini. Un peu plus loin dans ce même article on trouve aussi des jérémiades. Pas n’importe quelles jérémiades. Des jérémiades d’Antoine Gallimard : « Amazon effectue des pressions permanentes sur les conditions de vente ». Antoine Gallimard est donc sous pression. Sous pression permanente même. Ça doit être dur de vivre ça, être sous pression permanente de qu(o)i quoi que ce soit. J’espère que les maisons d’édition indépendante rachetées ces dernières années par Gallimard qui, c’est bien connu, sait garantir une totale indépendance éditoriale sont (ou ont le cœur) bien accroché(s). Quant aux libraires, Amazon ne veut pas leur mort, non, il leur permet de « [jouer] désormais à fond leurs atouts : la proximité, le conseil, les rencontres avec les auteurs pour fidéliser les clients ». Qu’est-ce qu’on rigole avec Les Échos. Et moi, j’ai perdu quoi, dix minutes de ma vie à lire ce papier ? N’auraient-elles pas pu être mieux employées, ces dix minutes ? Par exemple en écoutant (c’est-à-dire en écoutant activement, au casque, et pas en faisant autre chose par dessus) « Slow Motion Blackbird » qui n’est pas, comme je l’ai cru au préalable, une composition de Steve Reich mais un genre d’hommage à Steve Reich de Chris Merrick Hugues ( qui lui-même n’est pas , contrairement à ce que semble penser Spotify , Chris Hugues , un genre de chanteur country pas folichon ), sur son album Shift. Il reproduit en réalité le procédé à l’œuvre dans « Four organs » (qui est juste un morceau fascinant) : un ralentissement progressif de la même phrase, en l’occurrence ici il s’agit de chant d’oiseau doublé au synthétiseur ( quand , dans «  Four organs  », comme son nom l’indique , il s’agit de quatre orgues  ; ou bien , qui sait , quatre organes  ? . ). On devrait pouvoir (sans doute ça a déjà été fait) l’expérience d’un procédé pareil en littérature. Une phrase, réécrite plusieurs fois en séquence, de plus en plus lentement, et il convient ici de réfléchir, mais réfléchir vraiment , pleinement , viscéralement même , à ce que lentement signifierait alors signifie .

011019, version 3 (1er octobre 2019)

On lit quand même des trucs assez fous dans Les Échos (sic). Concernant Amazon, et notamment la vente de livres d’occasion, les éditeurs (qui pour la plupart ne payent pas ou mal les droits d’auteurs) s’insurgent : « le chiffre d’affaires de l’occasion échappe au droit d’auteur ». N’est-ce pas délicieusement comique ? Ce qu’il faut comprendre en réalité ici, c’est : « le chiffre d’affaires de l’occasion échappe au nôtre, on voudrait réellement payer les droits d’auteurs aux auteurs qu’on ne le pourrait même pas. » Ce qui est un peu différent. Mais ça n’est pas fini. Un peu plus loin dans ce même article on trouve aussi des jérémiades. Pas n’importe quelles jérémiades. Des jérémiades d’Antoine Gallimard : « Amazon effectue des pressions permanentes sur les conditions de vente ». Antoine Gallimard est donc sous pression. Sous pression permanente même. Ça doit être dur de vivre ça, être sous pression permanente de quoi que ce soit. Quant aux libraires, Amazon ne veut pas leur mort, non, il leur permet de « [jouer] désormais à fond leurs atouts : la proximité, le conseil, les rencontres avec les auteurs pour fidéliser les clients ». Qu’est-ce qu’on rigole avec Les Échos. Et moi, j’ai perdu quoi, dix minutes de ma vie à lire ce papier ? N’auraient-elles pas pu être mieux employées, ces dix minutes ? Par exemple en écoutant (c’est-à-dire en écoutant activement, au casque, et pas en faisant autre chose par dessus) « Slow Motion Blackbird » qui n’est pas, comme je l’ai cru au préalable, une composition de Steve Reich mais un genre d’hommage à Steve Reich de Chris Merrick Hugues sur son album Shift. Il reproduit en réalité le procédé à l’œuvre dans « Four organs » (qui est juste un morceau fascinant) : un ralentissement progressif de la même phrase, en l’occurrence ici il s’agit de chant d’oiseau doublé au synthétiseur. On devrait pouvoir (sans doute ça a déjà été fait) l’expérience d’un procédé pareil en littérature. Une phrase, réécrite plusieurs fois en séquence, de plus en plus lentement, et il convient ici de réfléchir à ce que lentement signifie.

011019, version 2 (1er octobre 2019)

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