Lectures décembre


Commencé hier le Tanganyika Project de Sylvain Prudhomme (« Je ne crois pas à l’entrée frontale dans les choses », écrit-il page 14) et la démarche proposée dans ce texte, celle de recenser toute inscription écrite dans le but de « révéler » les villes qu’il traverse, en l’occurrence en Afrique, du côté du lac Tanganyika, me ramène, bien sûr, à ce personnage mort-né, Walter Chirico le faux, auquel je repense régulièrement, issu d’un texte qui n’a jamais vu le jour, et qui avait pour obsession de photographier toutes les inscriptions peintes, datant du siècle d’avant, qu’il aurait pu trouver. J’ai fait moi-même quelques photos sur place de ces pubs, et je ne sais pas si son objectif était bien de « révéler » ou « squeezer » la ville, comme l’écrit Sylvain Prudhomme, mais je sais juste que la capture de ces images était sa seule identité.

Suite à l’appel de François Bon hier (« ‎auteure en situation d’urgence recettes téléchargement ses textes sur publie.net entièrement reversées à l’auteur merci votre aide et relais »), lecture de Précipités, de Claude Favre (« une si petite mer intérieure s’y jeter c’est déjà fait ») qui s’ouvre sur cette très belle couverture de Philippe de Jonckheere. J’écoute encore, par dessus ou bien dessous, la bande originale du film A Single Man, morceaux nommés Stilness of the mind et And just like that notamment.

_où elle s’en va jusqu’à trop & tard & tohu
plus que diable bohu & vert pourtant le
corps ses sanglots on peut se demander à
quoi bon alpaguer diable faucheur ça nous
plaît tout de même même un peu & des fois
le plaisir qui fauche quand la mort nous a
déjà atteint

Claude Favre, Précipités, Publie.net, P. 3

Trop tard.
Pourquoi on ne sait pas. C’est trop & tard &
tant.
On préfère renseigner les frontières.

P.13

Entre page 3 et 13 la 6, passerelle lancée vers Vladimir Maïakovski dont je lis les vers suivants, dans la foulée des Précipités, avant le Sunset de Single Man :

Je n’ai plus dans l’âme un seul cheveu gris,
non plus que de tendresse sénile !
Entonnerrant le monde par la puissance de ma voix,
je marche dans la beauté
de mes vingt-deux ans.

(…)

Si vous voulez,
je serai tout de viande déchaîné
ou bien, comme le ciel changeant de ton,
si vous voulez,
je serai irréprochablement tendre,
plus un homme, mais un nuage en pantalons !

Le dernier morceau de l’album, qui est en réalité celui utilisé pour accompagner la bande-annonce du film, s’appelle Clock Tick.

Il existe aussi ce que certains appellent
l’oubli, on dépose les cordes, on ne prend
pas ombrage pour un oui non, on n’est pas
loin de la langue ; celle des autres.
On cherche des mots.

Claude Favre, Précipités, Publie.net, P.9

Plus tard, sortie du nouveau Tigre, que je n’ai pas encore reçu.

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