Comptes


Créer, dans le dossier Journal, un nouveau sous-dossier « 2011 » et, derrière, encore un autre intitulé « Janvier ». C’est pas le premier geste de l’année mais pas loin. Quand à 2010, son dossier est archivé, et les bonnes résolutions des premiers jours, n’ayant pas été écrites, sont oubliées.

Je termine ce matin la compilation du projet Accident de personne en version, disons, intégrale. Je l’ai porté où je voulais, ai fixé ce qu’il fallait, avec dispositifs parfaitement déportés de ma tête vers l’écran. Ce chapitre est clos.

C’est à moi, c’est chez moi.
Je l’ai trouvé seul, comme on invente le lieu où on aura sa vie. Au début je dormais dans le parking, mais ce n’était pas commode, parce qu’ils ferment le soir à neuf heures et n’ouvrent que le matin à six heures. Alors il fallait arriver tôt, et repartir avant qu’ils fassent la première ronde. Dans le renfoncement, je laissais mon sac de couchage. L’avantage c’est la température. À partir du second sous-sol, c’est une température constante, l’hiver comme l’été.
Et même au mur je l’ai écrit en gros, à la peinture : Morsure, et comme ça tous ceux qui me connaissent savent qu’ici c’est chez moi.

François Bon, Grève, Publie.net

Je l’ai écrit quelque part, dans mes fameuses archives, dès le début, que kiss bye boy était comme un Coup de tête bis, pour ça d’ailleurs entre autres qu’au tout début je rechignais à y penser. Avec le temps, et après lecture des Vagues, découverte de Sur la route via la version audio de France Culture, j’ai retourné le texte, pourtant encore inexistant. Ce que Coup de tête raconte (et, oui, ce mot j’y tiens) c’est une fuite adolescente. Ce que je veux chercher dans kiss bye boy, ce serait l’envers, depuis l’oeil de ceux qui sont restés. Le disparu, celui qu’on appelle Pierrot, ne s’exprime que par textos en début de chapitre dont ce serait le titre. Ensuite la voix de cinq corps restés en retrait, appelés successivement dans mes brouillons (car bien sûr ils sont sans nom) : Mère, Prof, Mec, Fille, Foot. De sorte que finalement Pierrot, bien que partout, n’est véritablement nulle part, et comme absent du texte.

Derrière P., cam freezé sur l’image, photo de Bob Dylan et des lunettes. Pierrot, lui, aura derrière son crâne image de Manuel Jodorov.



Dire que j’ai déjà commencé l’écriture serait un bien grand mot, mais depuis trois nuits j’empile les brouillons, écrits directement sur l’Ipad, d’abord pour tester PlainText, ensuite par habitude de la veille, quand les yeux secs me brûlent, signe que c’est un moment à creuser. Je dois encore me défaire de quelques mimétismes mais c’est déjà mieux engagé qu’avant. Et le principal problème qui reste, ce n’est pas que je n’ai pas les mots, mais plutôt pas la langue. Pas un problème de ton mais de timbre. Je dois d’abord trouver comment ces voix je peux les aborder et les organiser ensemble. Une fois ces éléments trouvés, ce problème résolu, je commencerai à mettre en ligne directement le texte, au fil de l’écriture, et on verra ensemble jusqu’où ça court.

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