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#Ulysse 692

La phrase originale

Pretending to speak broken English as you dragged your valise, porter threepence, across the slimy pier at Newhaven. Comment ? Rich booty you brought back ; Le Tutu, five tattered numbers of Pantalon Blanc et Culotte Rouge ; a blue French telegram, curiosity to show :
— Nother dying come home father.

Faisais semblant de parler franglais quand tu traînais ta valise
porteur à deux balles
sur le ponton visqueux à Newhaven.
Comment ?
Et le précieux butin ramené ;
Le Tutu
cinq numéros en loque de Pantalon Blanc et Culotte Rouge ;
l’écran français d’un texto bleu
curiosité à voir :
— Nère mourante reviens stp père [1].

Progression : 5.07 %

Position géographique


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James Joyce par Guillaume Vissac / 28 décembre 2013 / Ulysse par jour
Chapitre : Protée - Géographie : Plage de Sandymount - Langue : Français - Littérature : Matthew Creasy - Personnage : Stephen Dedalus - Temps : 10h50 - Thématique : mɛʁ - Thématique : Mort - Thématique : Réminiscence

4 révisions

#Ulysse 692, version 5 (20 août 2016)

La phrase originale

Pretending to speak broken English as you dragged your valise, porter threepence, across the slimy pier at Newhaven. Comment ? Rich booty you brought back ; Le Tutu, five tattered numbers of Pantalon Blanc et Culotte Rouge ; a blue French telegram, curiosity to show :
— Nother dying come home father.

Faisais semblant de parler franglais quand tu traînais ta valise
porteur à deux balles
sur le ponton visqueux à Newhaven.
Comment ?
Et le précieux butin ramené ;
Le Tutu
cinq numéros en loque de Pantalon Blanc et Culotte Rouge ;
l’écran français d’un texto bleu
curiosité truc exotique à voir montrer :
— Nère mourante reviens stp père [1].

Progression : 5.07 %

[1La coquille est voulue dans le texte d’origine, mais par erreur corrigée dans les premières impressions du texte, comme l’explique ici très bien Matthew Creasy (Manuscripts and Misquotations : Ulysses and Genetic Criticism, traduction personnelle, pour le document original voir ce document) :

L’éditeur prie le lecteur pour son indulgence concernant les erreurs typographiques inévitables dans ces circonstances exceptionnelles.

Note intégrée à la première édition d’Ulysse (1922).

Il n’existe aucun consensus quant à l’étendue réelle de ces « erreurs typographiques » au sujet desquels Sylvia Beach s’est sentie tenue de s’excuser en 1922. Jeri Johnson a listé 293 errata indiquées par Joyce, Jack Dalton estimait en 1972 qu’Ulysse contenait « plus de 2000 anomalies », et, en 1984, Hans Walter Gabler soutenait que son édition synoptique révélait « bien plus de 5 000 variations par rapport au propre texte de l’auteur tel qu’il fut établi à partir des documents de sa composition ».

(...)

Leopold Bloom est, par exemple, « très irrité » lorsqu’il s’aperçoit que son nom de famille a été mal orthographié en « Boom » sur la liste de ceux qui sont venus aux funérailles de Paddy Dignam dans l’édition du soir du Dublin Evening Telegraph. Bloom range cette erreur dans « le lot habituel des non-sens et des bourdes résultant des erreurs d’impression » que l’on retrouve dans les journaux, mais cet extrait a aussi le mérite de mettre en lumière la sensibilité qu’a Joyce quant à la contingence et la faillibilité de l’impression. Malheureusement, ce passage fut lui-meme victime du même écueil d’impression puisque le nom de Bloom fut écrit correctement dans la première édition. De la même façon, le mot « world / monde » erroné dans la lettre de Martha Clifford à Henry Flower (« Je t’ai appelé vilain garçon parce que je n’aime pas cet autre monde ») apparut comme « parce que je n’aime pas cet autre mot » lorsqu’il fut pour la première fois imprimé en feuilleton dans le Little Review. Même chose concernant le télégramme reçu par Stephen disant « Nère mourante reviens stp père », il fut imprimé comme « Mère mourante reviens stp père » dans toutes les versions d’Ulysse jusqu’à l’édition de Gabler. Ces exemples confirment bien les observations de Fritz Senn qui remarquait que « les choses finissent souvent par mal tourner. C’est ce que Joyce a montré et ça lui est arrivé. »

Stephen Dedalus, mɛʁ, Mort, Réminiscence, Français, Protée, Entre 10h40 et 11h10, Plage de Sandymount, Matthew Creasy, 10h50

#Ulysse 692, version 4 (28 décembre 2013)

La phrase originale

Pretending to speak broken English as you dragged your valise, porter threepence, across the slimy pier at Newhaven. Comment ? Rich booty you brought back ; Le Tutu, five tattered numbers of Pantalon Blanc et Culotte Rouge ; a blue French telegram, curiosity to show :
— Nother dying come home father.

Faisais semblant de parler franglais quand tu traînais ta valise
porteur à deux balles
sur le ponton visqueux à Newhaven.
Comment ?
Et le précieux butin ramené ;
Le Tutu
cinq numéros en loque de Pantalon Blanc et Culotte Rouge ;
l’écran français d’un texto bleu
truc exotique à montrer :
— 

- 
Nère mourante reviens stp père [2].

Progression : 5.07 %

[2La coquille est voulue dans le texte d’origine, mais par erreur corrigée dans les premières impressions du texte, comme l’explique ici très bien Matthew Creasy (Manuscripts and Misquotations : Ulysses and Genetic Criticism, traduction personnelle, pour le document original voir ce document) :

L’éditeur prie le lecteur pour son indulgence concernant les erreurs typographiques inévitables dans ces circonstances exceptionnelles.

Note intégrée à la première édition d’Ulysse (1922).

Il n’existe aucun consensus quant à l’étendue réelle de ces « erreurs typographiques » au sujet desquels Sylvia Beach s’est sentie tenue de s’excuser en 1922. Jeri Johnson a listé 293 errata indiquées par Joyce, Jack Dalton estimait en 1972 qu’Ulysse contenait « plus de 2000 anomalies », et, en 1984, Hans Walter Gabler soutenait que son édition synoptique révélait « bien plus de 5 000 variations par rapport au propre texte de l’auteur tel qu’il fut établi à partir des documents de sa composition ».

(...)

Leopold Bloom est, par exemple, « très irrité » lorsqu’il s’aperçoit que son nom de famille a été mal orthographié en « Boom » sur la liste de ceux qui sont venus aux funérailles de Paddy Dignam dans l’édition du soir du Dublin Evening Telegraph. Bloom range cette erreur dans « le lot habituel des non-sens et des bourdes résultant des erreurs d’impression » que l’on retrouve dans les journaux, mais cet extrait a aussi le mérite de mettre en lumière la sensibilité qu’a Joyce quant à la contingence et la faillibilité de l’impression. Malheureusement, ce passage fut lui-meme victime du même écueil d’impression puisque le nom de Bloom fut écrit correctement dans la première édition. De la même façon, le mot « world / monde » erroné dans la lettre de Martha Clifford à Henry Flower (« Je t’ai appelé vilain garçon parce que je n’aime pas cet autre monde ») apparut comme « parce que je n’aime pas cet autre mot » lorsqu’il fut pour la première fois imprimé en feuilleton dans le Little Review. Même chose concernant le télégramme reçu par Stephen disant « Nère mourante reviens stp père », il fut imprimé comme « Mère mourante reviens stp père » dans toutes les versions d’Ulysse jusqu’à l’édition de Gabler. Ces exemples confirment bien les observations de Fritz Senn qui remarquait que « les choses finissent souvent par mal tourner. C’est ce que Joyce a montré et ça lui est arrivé. »

#Ulysse 692, version 3 (22 décembre 2013)

La phrase originale

Pretending to speak broken English as you dragged your valise, porter threepence, across the slimy pier at Newhaven. Comment ? Rich booty you brought back ; Le Tutu, five tattered numbers of Pantalon Blanc et Culotte Rouge ; a blue French telegram, curiosity to show :
— Nother dying come home father.

Then here’s a health to Mulligan’s aunt
And I’ll tell you the reason why.
She always kept things decent in
The Hannigan famileye.

Faisais semblant de parler franglais quand tu traînais ta valise
porteur à deux balles
sur le ponton visqueux à Newhaven.
Comment ?
Et le précieux butin ramené ;
Le Tutu
cinq numéros en loque de Pantalon Blanc et Culotte Rouge ;
l’écran français d’un texto bleu
truc exotique à montrer :
- Nère mourante reviens stp père [3].

Trinquons à la santé de tante Mulligan
Et je vais vous dire de suite pourquoi
Chez elle tout est nickel je crois
Nickel / Dans la famille de Mulligan.

Progression : 13703 / 269 228 = 5.07 08 %

[3La coquille est voulue dans le texte d’origine, mais par erreur corrigée dans les premières impressions du texte, comme l’explique ici très bien Matthew Creasy (Manuscripts and Misquotations : Ulysses and Genetic Criticism, traduction personnelle, pour le document original voir ce document) :

The aunt thinks you killed your mother. <blockquote > That’s why she won’t .

<center > L’éditeur prie le lecteur pour son indulgence concernant les erreurs typographiques inévitables dans ces circonstances exceptionnelles La tante croit que t’as buté ta mère . À cause de ça qu’elle veut pas .

Note intégrée à la première édition d’Ulysse (1922).

Il n’existe aucun consensus quant à l’étendue réelle de ces « erreurs typographiques » au sujet desquels Sylvia Beach s’est sentie tenue de s’excuser en 1922. Jeri Johnson a listé 293 errata indiquées par Joyce, Jack Dalton estimait en 1972 qu’Ulysse contenait « plus de 2000 anomalies », et, en 1984, Hans Walter Gabler soutenait que son édition synoptique révélait « bien plus de 5 000 variations par rapport au propre texte de l’auteur tel qu’il fut établi à partir des documents de sa composition ».

(...)

Leopold Bloom est, par exemple, « très irrité » lorsqu’il s’aperçoit que son nom de famille a été mal orthographié en « Boom » sur la liste de ceux qui sont venus aux funérailles de Paddy Dignam dans l’édition du soir du Dublin Evening Telegraph. Bloom range cette erreur dans « le lot habituel des non-sens et des bourdes résultant des erreurs d’impression » que l’on retrouve dans les journaux, mais cet extrait a aussi le mérite de mettre en lumière la sensibilité qu’a Joyce quant à la contingence et la faillibilité de l’impression. Malheureusement, ce passage fut lui-meme victime du même écueil d’impression puisque le nom de Bloom fut écrit correctement dans la première édition. De la même façon, le mot « world / monde » erroné dans la lettre de Martha Clifford à Henry Flower (« Je t’ai appelé vilain garçon parce que je n’aime pas cet autre monde ») apparut comme « parce que je n’aime pas cet autre mot » lorsqu’il fut pour la première fois imprimé en feuilleton dans le Little Review. Même chose concernant le télégramme reçu par Stephen disant « Nère mourante reviens stp père », il fut imprimé comme « Mère mourante reviens stp père » dans toutes les versions d’Ulysse jusqu’à l’édition de Gabler. Ces exemples confirment bien les observations de Fritz Senn qui remarquait que « les choses finissent souvent par mal tourner. C’est ce que Joyce a montré et ça lui est arrivé. »

Stephen Dedalus, mɛʁ, Mort, Réminiscence, Français, Protée, Entre 10h40 et 11h10, Plage de Sandymount, Matthew Creasy

Pretending to speak broken English as The aunt thinks you dragged killed your valise , porter threepence , across the slimy pier at Newhaven mother . Comment  ? That’s why she won’t . Rich booty you brought back ; Le Tutu, five tattered numbers of Pantalon Blanc et Culotte Rouge ; a blue French telegram, curiosity to show :
— Nother dying come home father.

Then here’s a health to Mulligan’s aunt
And I’ll tell you the reason why.
She always kept things decent in
The Hannigan famileye.


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#Ulysse 692, version 2 (26 mai 2013)

The aunt thinks you killed your mother. That’s why she won’t.

Then here’s a health to Mulligan’s aunt
And I’ll tell you the reason why.
She always kept things decent in
The Hannigan famileye.

La phrase originale

The aunt thinks you killed your mother. That’s why she won’t.

Then here’s a health to Mulligan’s aunt
And I’ll tell you the reason why.
She always kept things decent in
The Hannigan famileye.

La tante croit que t’as buté ta mère.
À cause de ça qu’elle veut pas.

Trinquons Trinquons à la santé de tante Mulligan
Et je vais vous dire de suite pourquoi
Chez elle tout est nickel je crois
Nickel / Dans la famille de Mulligan.

Progression : 13703/ 269 228 = 5.08 %



Notes

[1La coquille est voulue dans le texte d’origine, mais par erreur corrigée dans les premières impressions du texte, comme l’explique ici très bien Matthew Creasy (Manuscripts and Misquotations : Ulysses and Genetic Criticism, traduction personnelle, pour le document original voir ce document) :

L’éditeur prie le lecteur pour son indulgence concernant les erreurs typographiques inévitables dans ces circonstances exceptionnelles.

Note intégrée à la première édition d’Ulysse (1922).

Il n’existe aucun consensus quant à l’étendue réelle de ces « erreurs typographiques » au sujet desquels Sylvia Beach s’est sentie tenue de s’excuser en 1922. Jeri Johnson a listé 293 errata indiquées par Joyce, Jack Dalton estimait en 1972 qu’Ulysse contenait « plus de 2000 anomalies », et, en 1984, Hans Walter Gabler soutenait que son édition synoptique révélait « bien plus de 5 000 variations par rapport au propre texte de l’auteur tel qu’il fut établi à partir des documents de sa composition ».

(...)

Leopold Bloom est, par exemple, « très irrité » lorsqu’il s’aperçoit que son nom de famille a été mal orthographié en « Boom » sur la liste de ceux qui sont venus aux funérailles de Paddy Dignam dans l’édition du soir du Dublin Evening Telegraph. Bloom range cette erreur dans « le lot habituel des non-sens et des bourdes résultant des erreurs d’impression » que l’on retrouve dans les journaux, mais cet extrait a aussi le mérite de mettre en lumière la sensibilité qu’a Joyce quant à la contingence et la faillibilité de l’impression. Malheureusement, ce passage fut lui-meme victime du même écueil d’impression puisque le nom de Bloom fut écrit correctement dans la première édition. De la même façon, le mot « world / monde » erroné dans la lettre de Martha Clifford à Henry Flower (« Je t’ai appelé vilain garçon parce que je n’aime pas cet autre monde ») apparut comme « parce que je n’aime pas cet autre mot » lorsqu’il fut pour la première fois imprimé en feuilleton dans le Little Review. Même chose concernant le télégramme reçu par Stephen disant « Nère mourante reviens stp père », il fut imprimé comme « Mère mourante reviens stp père » dans toutes les versions d’Ulysse jusqu’à l’édition de Gabler. Ces exemples confirment bien les observations de Fritz Senn qui remarquait que « les choses finissent souvent par mal tourner. C’est ce que Joyce a montré et ça lui est arrivé. »

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