130214


Il y a probablement eu une catastrophe quelque part car vu du ciel la surface de la terre est texturée comme un pneu. Nous marchons le long des routes blafards. Cherchons l’aéroport derrière les files d’attente. Cherche deux billets pour nulle part, ailleurs, peu importe. Un mot revient souvent, c’est AWOL (« Absent without official leave », absent sans permission officielle), répété X fois durant V. et dont j’ignore le sens, ici, dans la dramaturgie du rêve.

Toute la journée durant, avant trouver Thomas au Roi de Pique rue du Temple, fatigue. Sommes posés sans le savoir à côté de Christophe et je me dis c’est lui mais si ce n’est pas lui de quoi aurais-je l’air à prétendre l’inverse à quelqu’un d’erroné ? Nous le retrouverons plus tard, dans l’assistance, bibliothèque Marguerite-Audoux, pour une soirée Remue autour du site étrange Textopoly.org. N’y comprenais que dalle en l’explorant comme ça, sans filet, sans mode d’emploi ni rien. L’outil est super stimulant, et l’appropriation qu’en ont fait les mecs du Général Instin impressionnante. Donne envie de se lancer soi-même. Je note sur de l’écran liquide la phrase un projet de prolifération puis je cesse toute espèce de tentative de notation. Ce n’est pas important de savoir ce que j’ai fait ou dit ou montré. Là où ça se situe, c’est dans l’emballement mécanique des choses, à l’intérieur de soi, dans les images qui ont giclé à la suite d’impulsions extérieures. Par exemple, comment graphiquement mettre en place une rubrique revue (védeux) ou poser une arborescence des rêves (il y avait une catégorie originelle pour ça jadis sur Fuir, mais jamais en accès libre). Ce qui graphiquement s’est posé, ce serait aussi une présentation bis du journal quotidien, dans un code à construire, qui serait au-dessus de mes pauvres moyens, mais qui consisterait à n’afficher que les images figurant dans le corps de texte d’un billet donné, de ne pas tenir compte ni du titre ni de la date ni des mots clés, mais d’organiser une suite cohérente de texture issue de ses images. On prendrait pour référence le codage hexadécimal des couleurs contenues dans ces images, le site pourrait lui-même le détecter (Dieu sait comment), et on le rapprocherait d’une texture identique ou voisine. De cette façon les articles seraient organisés de façon chaotique et lutterait efficacement contre la systématique présentation verticale des textes qui sévit sur le web. Les articles ne possédant aucun contenu d’image (il y en a beaucoup plus qu’on ne croirait) pourraient se voir attribuer une vignette automatique qui serait une vignette blanche, vide, que l’on retrouverait au centre ou en périphérie de la figure globale. Pour l’embrasser toute entière, on pourrait zoomer ou dézoomer sur l’ensemble de la page, un univers entier, une carte graphique, exactement comme l’est la carte du Textopoly. Mais je me force à taire ce que j’ai dans la tête lorsque Benoît Vincent lit à voix haute des extraits de Spoon River, parlementations d’outre-tombes.

Plus tard, dans les rues minuscules, sous les sols souterrains, Thomas me parle d’un outil dont j’ai mangé le nom, si peu de temps après qu’il m’a été offert, qui permettrait d’explorer tout l’univers sur son écran d’ordinateur. Patrick Chatelier nous a remis à tous un autocollant du Général Instin, je cogiterai longtemps pour trouver un endroit idéal où le mettre et le prendre.

Des soirées comme celles-ci te requinquent. Elles t’ouvrent d’autres yeux que les tiens.

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130214, version 5 (20 février 2014)

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130214, version 4 (20 février 2014)

Il y a probablement eu une catastrophe quelque part car vu du ciel la surface de la terre est texturée comme un pneu. Nous marchons le long des routes blafards. Cherchons l’aéroport derrière les files d’attente. Cherche deux billets pour nulle part, ailleurs, peu importe. Un mot revient souvent, c’est AWOL (« Absent without official leave », absent sans permission officielle), répété X fois durant pendant V. et dont j’ignore le sens, ici, dans la dramaturgie du rêve.

Toute la journée durant, avant trouver [Thomas->http://www retrouver T .furtiv.es] au Roi de Pique rue du Temple, fatigue. Sommes posés sans le savoir à côté de [Christophe->http://deboitements.net] Sommes posés sans le savoir à côté de Christophe et je me dis c’est lui mais si ce n’est pas lui de quoi aurais-je l’air à prétendre l’inverse à quelqu’un d’erroné étonné ? Nous le retrouverons plus tard, dans l’assistance, bibliothèque Marguerite-Audoux Bidule , pour une [soirée Remue->http://remue soirée Remue autour du site étrange Textopoly .net/spip.php ?article6414] autour du site étrange [Textopoly.org->http://textopoly.org]. . N’y comprenais que dalle en l’explorant comme ça, sans filet, sans mode d’emploi ni rien. L’outil est super stimulant, et l’appropriation qu’en ont fait [les les mecs du Général Instin->http://remue Instin impressionnante .net/spip.php ?rubrique622] impressionnante. Donne envie de se lancer soi-même. Je note sur de l’écran liquide la phrase un projet de prolifération puis je cesse toute espèce de tentative de notationde l’espace vu . Ce n’est pas important de savoir ce que j’ai fait ou dit ou montré. Là où ça se situe, c’est dans l’emballement mécanique des choses, à l’intérieur de soi, dans et les images qui ont giclé à la suite d’impulsions giclées de quelques impulsions extérieures. Par exemple, comment graphiquement mettre en place une rubrique revue (védeux) ou poser une arborescence des rêves (il y avait une catégorie originelle pour ça jadis sur Fuir, mais jamais en accès libre publique ). Ce qui graphiquement s’est posé, ce serait aussi une présentation bis du journal quotidien, dans un code à construire, qui serait au-dessus de mes pauvres moyens, mais qui consisterait à n’afficher que les images figurant dans le corps de texte d’un billet donné, de ne pas tenir compte ni du titre ni de la date ni des mots clés, mais d’organiser une suite cohérente de texture issue de ses images. On prendrait pour référence le codage hexadécimal des couleurs contenues dans ces images, le site pourrait lui-même le détecter (Dieu sait comment), et on le rapprocherait d’une texture identique ou voisine. De cette façon les articles seraient organisés de façon chaotique et lutterait efficacement contre la systématique présentation verticale des textes qui sévit sur le web. Les articles ne possédant aucun contenu d’image (il y en a beaucoup plus qu’on ne croirait) pourraient se voir attribuer une vignette automatique qui serait une vignette blanche, vide, que l’on retrouverait au centre ou en périphérie de la figure globale. Pour l’embrasser toute entière, on pourrait zoomer ou dézoomer sur l’ensemble de la page, un univers entier, une carte graphique, exactement comme l’est la carte du [Textopoly->http://textopoly Textopoly .org]. Mais je me force à taire ce que j’ai dans la tête lorsque [Benoît Vincent->www Benoît Vincent lit à voix haute des extraits de Spoonriver , des parlementations issues des outre-tombes .amboilati.org] lit à voix haute des extraits de [Spoon River->http://www.amboilati.org/chantier/category/le-chantier/echanges/gi/src/], parlementations d’outre-tombes.

Thomas Pynchon, Rêve, Spip, Benoit Vincent, Christophe Grossi

130214, version 3 (20 février 2014)

Il y a probablement eu une catastrophe quelque part car vu du ciel la surface de la terre est texturée comme un pneu des pneus de voiture . Nous marchons le long des routes blafards. Cherchons l’aéroport des aéroports derrière les des files d’attente. Cherche Je souhaite deux billets pour nulle part, ailleurs, peu importe. Un mot revient souvent, c’est AWOL (« Absent without official leave », absent sans permission officielle), répété X fois pendant V V . et dont j’ignore le sens, ici, dans la dramaturgie du [rêve->mot126 ]. rêve .

130214, version 2 (13 février 2014)

Toute la journée durant, avant retrouver T. au Roi de Pique rue du Temple, fatigue. Sommes posés sans le savoir à côté de Christophe et je me dis c’est lui mais si ce n’est pas lui de quoi aurais-je l’air à prétendre l’inverse ? Nous le retrouverons plus tard dans l’assistance, bibliothèque Bidule, pour une soirée Remue autour du site étrange de Textopoly. N’y comprenais que dalle en l’explorant comme ça, sans filet, sans mode d’emploi. L’outil est super stimulant, et l’appropriation qu’en ont fait les militaires du Général Instin super belle. Donne envie de se lancer soi-même. Je note sur de l’écran liquide la phrase un projet de prolifération puis je cesse toute espèce de tentative de notes. Ce n’est pas important de savoir ce que j’ai fait ou dit ou montré. Là où ça se situe, c’est dans l’emballement mécanique des choses, à l’intérieur de soi, et des images qui ont giclées de quelques impulsions extérieures. Par exemple, comment graphiquement mettre en place une rubrique revue (védeux) ou poser une arborescence des rêves (il y avait une catégorie originelle pour ça jadis sur Fuir, mais jamais en accès publique). Ce qui graphiquement s’est posé, ce serait aussi une présentation bis du journal quotidien, dans un code à construire, qui serait au-dessus de mes pauvres moyens, mais qui consisterait à n’afficher que les images figurant dans le corps de texte d’un billet donné, de ne pas tenir compte ni du titre ni de la date ni des mots clés, mais d’organiser une suite cohérente de texture issue de ses images. On prendrait pour référence le codage hexadécimal des couleurs contenu dans ces images, le site pourrait lui-même le détecter (Dieu sait comment), et on le rapprocherait d’une texture identique ou voisine. De cette façon les articles seraient organisés de façon chaotique et lutterait efficacement contre la systématique présentation verticale des textes qui sévit sur le web. Les articles ne possédant aucun contenu d’image (il y en a beaucoup plus qu’on ne croirait) pourraient se voir attribuer une vignette automatique qui serait une vignette blanche, vide, que l’on retrouverait au centre ou en périphérie de la figure globale. Pour l’embrasser toute entière, on pourrait zoomer ou dézoomer sur l’ensemble de la page, un univers entier, une carte graphique, exactement comme l’est la carte du Textopoly. Mais je me force à taire ce que j’ai dans la tête lorsque Benoît Vincent lit à voix haute des extraits de Spoonriver, ces outre-tombes soudains.

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