100813


Il en est de l’individu comme de la plupart des gens. Ils pensent qu’ils se régénèrent mais en réalité c’est un vide dans lequel ils deviennent à moitié fous.

Thomas Bernhard, La cave, L’imaginaire Gallimard, traduction Albert Kohn, P. 76

Le retour à Paris implique aussi, nécessairement, semble-t-il, le retour aux sons. On se relaye visiblement, entre ou dessous les briques, pour faire siffler les machines. Quelqu’un ou quelque chose, de huit à neuf heures ce matin, a fait crisser un son une heure durant égal, inchangé, monocorde, exaspérant.

Termine, doucement, Les lances rouillées de Juan Benet, ce qui signifie que je suis en réalité déjà en-dehors du texte, passé le rideau imaginaire du quinzième livre, au-delà donc du texte tel qu’il fut pensé et composé par Juan Benet, j’ai mis les pieds dans la partie recomposée avant d’atteindre, via le seizième livre, le dernier, la partie des extraits qui se terminera, je le sais d’avance, en plein milieu d’un mot. C’est-à-dire que je me demande un peu où géographiquement je me trouve, dans le livre ou pas dans le livre, dans une continuation ou dans un appendice, nulle part peut-être (ce qui expliquerait, au fond, pourquoi je ne suis pas à ce que je lis, pourquoi le texte coule sur moi comme de l’eau tiède et pourquoi oui j’ai tout oublié).

Le retour c’est aussi se retrouver dans nos propres douleurs et nos propres angoisses (nos propres viandes nos propres vacuités) : car il s’agit du lieu du quotidien et de la vie humaine, voilà, se sentir à nouveau incapable de rien et dominé par des muscles mentaux qui nous rendent lâche et qui, surtout, nous rabaissent.

Un film, ça s’appelle Imogene, marrant. Retour Bercy à pieds via les jardins après telle heure mais le ciel c’est plus le ciel, l’est loin le Finistère, ça tombe. Puis, si ça se trouve, j’escalade moi la Dent du Chat sur le dos du Worldrunner qui court un tour du monde.

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100813, version 9 (14 août 2013)

Le retour à Paris implique aussi, nécessairement, semble-t-il, le retour aux sons. On se relaye visiblement, entre ou dessous les briques, pour faire siffler les machines mâchines . Quelqu’un ou quelque chose, de huit à neuf heures ce matin, a fait crisser un son une heure durant égal, inchangé, monocorde, exaspérant.

Termine, doucement, Les lances rouillées de Juan Benet, ce qui signifie que je suis en réalité déjà en-dehors du texte, passé le rideau imaginaire du quinzième livre, au-delà donc du texte tel qu’il fut pensé et composé par Juan Benet, j’ai mis les pieds dans la partie recomposée avant d’atteindre, via le seizième livre, ( le dernier, ), la partie des extraits qui se terminera, je le sais d’avance, en plein milieu d’un mot. C’est-à-dire que je me demande un peu où géographiquement je me trouve, dans le livre ou pas dans le livre, dans une continuation ou dans un appendice, nulle part peut-être (ce qui expliquerait, au fond, pourquoi je ne suis pas à ce que je lis, pourquoi le texte coule sur moi comme de l’eau tiède et pourquoi oui j’ai tout oublié).

Un film, ça s’appelle Imogene, marrant. Retour Bercy à pieds via les jardins après telle heure vingt heures mais le ciel c’est plus le ciel, l’est loin le Finistère, ça tombe. Puis, si ça se trouve, j’escalade moi la Dent du Chat sur le dos du Worldrunner qui court un tour du monde.

Paris, Corps, Thomas Bernhard, Juan Benet

100813, version 8 (14 août 2013)

Le retour Le retour à Paris implique aussi, nécessairement, semble-t-il, le retour aux sons. On se relaye visiblement, entre ou dessous les briques, pour faire siffler les mâchines. Quelqu’un ou quelque chose, de huit à neuf heures ce matin, a fait crisser couiné un son une heure durant égal, inchangé, monocorde, exaspérant.

Le retour c’est aussi se retrouver dans nos propres douleurs et nos propres angoisses (nos propres viandes nos propres vacuités) : car il s’agit du lieu du quotidien et de la vie humaine, voilà, se sentir à nouveau incapable de rien et dominé par des muscles mentaux qui nous rendent lâche et qui, surtout, nous rabaissent bâillonnent .

Un film, ça s’appelle Imogene, marrant. Retour de Bercy à pieds via les jardins après vingt heures mais le ciel c’est plus le ciel , l’est loin le Finistère, ça tombe. Puis , si ça se trouve , j’escalade moi J’escaladerai la Dent du Chat sur le dos du Worldrunner qui court un tour du monde.

100813, version 7 (13 août 2013)

Le retour à Paris implique aussi, nécessairement, semble-t-il, le retour aux sons. On se relaye visiblement, entre ou dessous les briques dans le bâtiment , pour faire siffler les mâchines. Quelqu’un ou quelque chose, de huit à neuf heures ce matin, a couiné un son une heure durant égal, inchangé, monocorde, exaspérant.

Le retour c’est aussi se retrouver dans nos propres douleurs et nos propres angoisses (nos propres vacuitésaussi ) : car il s’agit du lieu du quotidien et de la vie humaine, voilà, se sentir à nouveau incapable de rien et dominé par des muscles mentaux qui nous rendent lâche faible et qui, surtout, nous bâillonnent.

Un film, ça s’appelle Imogene, marrant. Retour de Bercy à pieds via les jardins après vingt heures mais le ciel c’est plus le Finistère, ça tombe. J’escaladerai Puis j’escalade la Dent du Chat sur le dos du Worldrunner qui court un tour du monde.

100813, version 6 (11 août 2013)

Il en est de l’individu comme de la plupart des gens. Ils ils pensent qu’ils se régénèrent mais en réalité c’est un vide dans lequel ils deviennent à moitié fous.

Le retour à Paris implique aussi, nécessairement, semble-t-il, le retour aux sons. On se relaye visiblement, dans le bâtiment, pour faire siffler râler les mâchines. Quelqu’un ou quelque chose, de huit à neuf heures ce matin, a couiné un son une heure durant égal, inchangé, monocorde, exaspérant.

Termine, doucement, Les lances rouillées de Juan Benet, ce qui signifie que je suis en réalité déjà en-dehors du texte, passé le rideau imaginaire du quinzième livre, au-delà donc du texte tel qu’il fut pensé et composé par Juan Benet, j’ai mis les pieds dans la partie recomposée avant d’atteindre, via le seizième livre (le dernier), la partie des extraits qui se terminera, je le sais d’avance, en plein milieu d’un mot. C’est-à-dire que je me demande un peu où géographiquement je me trouve, dans le livre ou pas dans le livre, dans une continuation ou dans un appendice, nulle part peut-être (ce qui expliquerait, au fond, pourquoi je ne suis pas à ce que je lis, pourquoi le texte coule sur moi comme de l’eau tiède claire et pourquoi oui j’ai tout oublié).

Le retour c’est aussi se retrouver dans nos propres douleurs et nos propres angoisses (nos propres vacuités aussi) : car il s’agit du lieu du quotidien et de la vie humaine, voilà, se sentir à nouveau incapable de rien et dominé par des muscles mentaux qui nous rendent faible et qui, surtout, nous bâillonnent.

100813, version 5 (10 août 2013)

Un film, ça s’appelle Imogene, marrant. Retour de Bercy à pieds via les jardins après vingt heures mais le ciel c’est plus le Finistère, ça tombe. J’escalade donc [la Dent du Chat sur le dos du Worldrunner->http://t.co/ghbaJXxpDb] qui court un tour du monde.

100813, version 4 (10 août 2013)

Un film, ça s’appelle Imogene, marrant. Retour de Bercy à pieds via les jardins après vingt heures mais le ciel c’est plus le Finistère, ça tombe.

100813, version 3 (10 août 2013)

Le retour à Paris implique aussi, nécessairement, semble-t-il, le retour aux sons. On se relaye visiblement, dans le bâtiment, pour faire râler les mâchines l’aspirateur . Quelqu’un ou quelque chose, de huit à neuf heures ce matin, a couiné un son une heure durant égal, inchangé, monocorde, exaspérant.

Termine, doucement, Les lances rouillées de Juan Benet, ce qui signifie que je suis en réalité déjà en-dehors du texte, passé le rideau imaginaire du quinzième livre, au-delà donc du texte tel qu’il fut pensé et composé par Juan Benet, j’ai mis les pieds dans la partie recomposée avant d’atteindre, via le seizième livre ( le dernier ), terminal , la partie des extraits qui se terminera, je le sais d’avance, en plein milieu d’un mot. C’est-à-dire que je me demande un peu où géographiquement je me trouve, dans le livre ou pas dans le livre, dans une continuation ou dans un appendice, nulle part peut-être (ce qui expliquerait, au fond, pourquoi je ne suis pas à ce que je lis, pourquoi le texte coule sur moi comme de l’eau claire et pourquoi oui j’ai tout oublié ).

100813, version 2 (10 août 2013)

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Il en est de l’individu comme de la plupart des gens. ils pensent qu’ils se régénèrent mais en réalité c’est un vide dans lequel ils deviennent à moitié fous.

Thomas Bernhard, La cave, L’imaginaire Gallimard, traduction Albert Kohn, P. 76

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