080818


Il y a quelques jours encore, lorsque nous étions dans l’une des deux seules zones géographiques en France à être, à en croire la météo, d’une certaine façon à l’abri de la canicule, Eff avançait sans moi. Je n’avais qu’à me mettre à la page, c’est-à-dire me plonger dans le noir de l’écran, toujours sans lire ce qui apparaissait devant moi, et c’était là. Ça vivait. J’aurais pu continuer des heures. Je l’ai pas fait. Entre autres parce que des projets parallèles, comme Grieg, demandaient à exister aussi à leur tour. Mais en ce qui concerne Eff j’ai écrit deux à trois fois plus que n’importe quel autre jour. Depuis qu’on est rentré à Paris, le robinet s’est tari. Et me revoilà à injecter dans l’écran (toujours noir, toujours sans regarder ce que je fais, les mêmes méthodes ne produisent donc pas les mêmes effets) mes 500 et quelques petits mots poussifs. Et toutes les excuses sont bonnes pour faire autre chose, regarder ailleurs, procrastiner là-dessus. Je crois pas que ce soit une histoire de lieu (Paris ou pas Paris) et je crois pas non plus que ce soit lié à une activité professionnelle qui, ayant repris, écraserait le reste. Je crois plutôt que c’est un truc chimique. Un enclenchement qui peine à se faire, ou qui ne se fait pas, dans la matière que c’est un crâne en suspension au-dessus de son propre corps. Mais c’est peut-être ma mémoire qui me joue des tours. Peut-être que ce n’était pas aussi fluide que ce que je crois me souvenir aujourd’hui, là-bas. Or j’ai toujours eu une mémoire sélective : je me souviens de choses sans importance (par exemple que Dakota Fanning a joué dans l’une des dernières saisons de Friends une gamine adoptée par ses parents à qui Chandler révèle qu’elle l’est [1]) et moins de choses qui en ont (mon propre numéro de téléphone). J’peux pas j’ai poney est fermé pour l’été. Ça n’est pas grave. Rien n’est grave. Car, aujourd’hui, je tisserai un triangle entre Vavin, Madeleine et, mais c’est un accident, et je ne la raconte pas dans l’ordre cette histoire, Porte de Versailles. Je n’avais rien à faire là-bas, pas vrai ? Et cette abeille ou cette guêpe (je sais pas les distinguer) qui nous tournait autour, en terrasse de ce café, le Charivari, c’était quoi ? C’était le temps qui passe si tu veux mon avis.

8 septembre 2018
par Guillaume Vissac
Journal
#Friends #Mémoire #Paris #Temps

[1C’est une erreur de ma part, j’ai confondu deux scènes, j’ai donc bien une mémoire sélective aussi pour les choses sans importance. Merci à Christine pour sa vigilance, cf. son commentaire.

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080818, version 8 (10 septembre 2018)

Il y a quelques jours encore, lorsque nous étions dans l’une des deux seules zones géographiques en France à être, à en croire la météo, d’une certaine façon à l’abri de la canicule, Eff avançait sans moi. Je n’avais qu’à me mettre à la page, c’est-à-dire me plonger dans le noir de l’écran, toujours sans lire ce qui apparaissait devant moi, et c’était là. Ça vivait. J’aurais pu continuer des heures. Je l’ai pas fait. Entre autres parce que des projets parallèles, comme Grieg, demandaient à exister aussi à leur tour. Mais en ce qui concerne Eff j’ai écrit deux à trois fois plus que n’importe quel autre jour. Depuis qu’on est rentré à Paris, le robinet s’est tari. Et me revoilà à injecter dans l’écran (toujours noir, toujours sans regarder ce que je fais, les mêmes méthodes ne produisent donc pas les mêmes effets) mes 500 et quelques petits mots poussifs. Et toutes les excuses sont bonnes pour faire autre chose, regarder ailleurs, procrastiner là-dessus. Je crois pas que ce soit une histoire de lieu (Paris ou pas Paris) et je crois pas non plus que ce soit lié à une activité professionnelle qui, ayant repris, écraserait le reste. Je crois plutôt que c’est un truc chimique. Un enclenchement qui peine à se faire, ou qui ne se fait pas, dans la matière que c’est un crâne en suspension au-dessus de son propre corps. Mais c’est peut-être ma mémoire qui me joue des tours. Peut-être que ce n’était pas aussi fluide que ce que je crois me souvenir aujourd’hui, là-bas. Or j’ai toujours eu une mémoire sélective : je me souviens de choses sans importance (par exemple que Dakota Fanning a joué dans l’une des dernières saisons de Friends une gamine adoptée par ses parents à qui Chandler révèle qu’elle l’est [1]) et moins de choses qui en ont (mon propre numéro de téléphone). J’peux pas j’ai poney est fermé pour l’été. Ça n’est pas grave. Rien n’est grave. Car, aujourd’hui, je tisserai un triangle entre Vavin, Madeleine et, mais c’est un accident, et je ne la raconte pas dans l’ordre cette histoire, Porte de Versailles. Je n’avais rien à faire là-bas, pas vrai ? Et cette abeille ou cette guêpe (je sais pas les distinguer) qui nous tournait autour, en terrasse de ce café, le Charivari, c’était quoi ? C’était le temps qui passe si tu veux mon avis.

[1C’est une erreur l’est ) et moins de ma part , j’ai confondu deux scènes , j’ai donc bien une mémoire sélective aussi pour les choses sans importance . qui en ont ( mon propre numéro de téléphone ). Merci à Christine pour sa vigilance, cf. son commentaire.

080818, version 7 (8 septembre 2018)

Paris, Temps, Mémoire, Friends
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Il y a quelques jours encore, lorsque nous étions dans l’une des deux seules zones géographiques en France à être, à en croire la météo, d’une certaine façon à l’abri de la canicule, Eff avançait sans moi. Je n’avais qu’à me mettre à la page, c’est-à-dire me plonger dans le noir de l’écran, toujours sans lire ce qui apparaissait devant moi, et c’était là. Ça vivait. J’aurais pu continuer des heures. Je l’ai pas fait. Entre autres parce que des projets parallèles, comme Grieg Grieg , demandaient à exister aussi à leur tour . , demandaient à exister aussi à leur tour. Mais en ce qui concerne Eff j’ai écrit deux à trois fois plus que n’importe quel autre jour. Depuis qu’on est rentré à Paris, le robinet s’est tari. Et me revoilà à injecter dans l’écran (toujours noir, toujours sans regarder ce que je fais, les mêmes méthodes ne produisent donc pas les mêmes effets résultats ) mes 500 et quelques petits mots poussifs. Et toutes les excuses sont bonnes pour faire autre chose, regarder ailleurs, procrastiner là-dessus. Je crois pas que ce soit une histoire de lieu (Paris ou pas Paris) et je crois pas non plus que ce soit lié à une activité professionnelle qui, ayant repris, écraserait le reste. Je crois plutôt que c’est un truc chimique. Un enclenchement qui peine à se faire, ou qui ne se fait pas, dans la matière que c’est un crâne en suspension au-dessus de son propre corps. Mais c’est peut-être ma mémoire qui me joue des tours. Peut-être que ce n’était pas aussi fluide que ce que je crois me souvenir aujourd’hui, là-bas. Or Et j’ai toujours eu une mémoire sélective : je me souviens de choses sans importance (par exemple que Dakota Ele Fanning a joué dans l’une des dernières saisons de Friends une gamine adoptée par ses parents à qui Chandler révèle qu’elle l’est) et moins pas de choses qui en ont le sont (mon propre numéro de téléphone). J’peux pas j’ai poney est fermé pour l’été. Ça n’est pas grave. Rien n’est grave. Car, aujourd’hui, je tisserai un triangle entre Vavin, Madeleine et, mais c’est un accident, et je ne la raconte pas dans l’ordre cette histoire, Porte de Versailles. Je n’avais rien à faire là-bas, pas vrai ? Et cette abeille ou cette guêpe (je sais pas les distinguer) qui nous tournait autour, en terrasse de ce café, le Charivari, c’était quoi ? C’était le temps qui passe si tu veux mon avis.

080818, version 6 (4 septembre 2018)

Il y a quelques jours encore, lorsque nous étions dans l’une des deux zones géographiques en France à être, à en croire la météo, d’une certaine façon à l’abri de la canicule, Eff avançait sans moi. Je n’avais qu’à me mettre à la page, c’est-à-dire me plonger dans le noir de l’écran, toujours sans lire ce qui apparaissait devant moi, et c’était là. Ça vivait. J’aurais pu continuer des heures. Je l’ai pas fait. Entre autres parce que des projets parallèles d’autres choses , comme Grieg, demandaient à exister aussi à leur tour en parallèle . Mais en ce qui concerne Eff j’ai écrit deux à trois fois plus que n’importe quel autre qu’un journormal . Depuis qu’on est rentré à Paris, le robinet s’est tari. Et me revoilà à injecter dans l’écran (toujours noir, toujours sans regarder ce que je fais, les mêmes méthodes ne produisent donc pas les mêmes résultats) mes 500 et quelques petits mots poussifs. Et toutes les excuses sont bonnes pour faire autre chose, regarder ailleurs, procrastiner là-dessus. Je crois pas que ce soit une histoire de lieu (Paris ou pas Paris) et je crois pas non plus que ce soit lié à une activité professionnelle parallèle qui, ayant repris, écraserait le reste. Je crois plutôt que c’est un truc chimique. Un enclenchement qui peine à se faire, ou qui ne se fait pas, dans la matière que c’est un crâne en suspension au-dessus de son propre corps. Et j’ai toujours une mémoire sélective : je me souviens de choses sans importance (par exemple que Ele Fanning a joué dans l’une des dernières saisons de Friends Friends une gamine adoptée par ses parents à qui Chandler révèle qu’elle l’est) et pas de choses qui le sont (mon propre numéro de téléphone). J’peux pas j’ai poney est fermé pour l’été. Ça n’est pas grave. Rien n’est grave. Car, aujourd’hui, je tisserai un triangle entre Vavin, Madeleine et, mais c’est un accident, et je ne la raconte pas dans l’ordre cette histoire, Porte de Versailles. Je n’avais rien à faire là-bas, pas vrai ? Et cette abeille ou cette guêpe (je sais pas les distinguer) qui nous tournait autour, en terrasse de ce café, le Charivari, c’était quoi ? C’était le temps qui passe si tu veux mon avis.

080818, version 5 (16 août 2018)

Il y a quelques jours encore, lorsque nous étions encore dans l’une des deux zones géographiques en France à être, à en croire la météo, d’une certaine façon à l’abri de la canicule, Eff avançait sans moi . Eff avançait sans moi. Je n’avais qu’à me mettre à la page, c’est-à-dire me plonger dans le noir de l’écran, toujours sans lire ce qui apparaissait devant moi, et c’était là. Ça vivait. J’aurais pu continuer des heures. Je l’ai pas fait. Entre autres parce que d’autres choses, comme Grieg, demandaient à exister aussi en parallèle. Mais j’ai écrit deux à trois fois plus qu’un jour normal. Depuis qu’on est rentré à Parisce dimanche , le robinet s’est tari. Et me revoilà à injecter dans l’écran (toujours noir, toujours sans regarder ce que je fais, selon les mêmes méthodes ne produisent donc pas les mêmes résultats ) mes 500 et quelques petits mots poussifs. Et toutes les excuses sont bonnes pour faire autre chose, regarder ailleurs, procrastiner là-dessus. Je crois pas que ce soit une histoire de lieu (Paris ou pas Paris) et je ne crois pas non plus que ce soit lié à une activité professionnelle parallèle qui, ayant repris, écraserait le reste. Je crois plutôt que c’est un truc chimique. Un enclenchement qui peine à se faire, ou qui ne se fait pas, dans la matière que c’est un crâne en suspension au-dessus de son propre corps. Et j’ai toujours une mémoire sélective : je me souviens de choses sans importance (par exemple que Ele Fanning a joué dans l’une des dernières saisons de Friends une gamine adoptée par ses parents à qui Chandler révèle qu’elle l’est) et pas de choses qui le sont (mon propre numéro de téléphone). J’peux pas j’ai poney est fermé pour l’été. Ça n’est pas grave. Rien n’est grave. Car Aujourd’hui , aujourd’hui , je tisserai un triangle entre Vavin, Madeleine et, mais c’est un accident, et je ne la raconte pas dans l’ordre cette histoire, Porte de Versailles. Je n’avais rien à faire là-bas, pas vrai ? Et cette abeille ou cette guêpe (je sais pas les distinguer) qui nous tournait autour, en terrasse de ce café, le Charivari, c’était quoi ? C’était le temps qui passe si tu veux mon avis.

080818, version 4 (14 août 2018)

Il y a quelques jours encore, lorsque nous étions encore dans l’une des deux zones géographiques en France à être, à en croire la météo, d’une certaine façon à l’abri de la caniculequi pèse sur le pays depuis un long moment maintenant , Eff avançait sans moi . Eff avançait sans moi. Je n’avais qu’à me mettre à la page, c’est-à-dire me plonger dans le noir de l’écran, toujours sans lire ce qui apparaissait devant moi, et c’était là. Ça vivait. J’aurais pu continuer des heures. Je ne l’ai pas fait. Entre autres parce que d’autres choses, comme Grieg, demandaient à exister aussi en parallèle. Mais j’ai écrit deux à trois fois plus qu’un jour normal. Depuis qu’on que l’on est rentré à Paris ce dimanche, le robinet s’est tari. Et me revoilà à injecter dans l’écran (toujours noir, toujours sans regarder ce que je fais, selon les mêmes méthodesdonc ) mes 500 et quelques petits mots poussifs. Et toutes les excuses sont bonnes pour faire autre chose, regarder ailleurs, procrastiner là-dessus. Je ne crois pas que ce soit une histoire de lieu (Paris ou pas Paris) et je ne crois pas non plus que ce soit lié à une activité professionnelle parallèle qui, ayant repris, écraserait le reste. Je crois plutôt que c’est un truc chimique. Un enclenchement qui peine à se faire, ou qui ne se fait pas, dans la matière que c’est un crâne en suspension au-dessus de son propre corps. Et j’ai toujours une mémoire sélective : je me souviens de choses sans importance (par exemple que Ele Fanning a joué dans l’une des dernières saisons de Friends une gamine adoptée par ses parents à qui Chandler révèle qu’elle l’est est adoptée ) et pas de choses qui le sont (mon propre numéro de téléphone). J’peux pas j’ai poney est fermé pour l’été. Aujourd’hui, je tisserai un triangle entre Vavin, Madeleine et, mais c’est un accident, et je ne la raconte pas dans l’ordre cette histoire, Porte de Versailles. Je n’avais rien à faire là-bas, pas vrai ? Et cette abeille ou cette guêpe (je ne sais pas les distinguer) qui nous tournait autour, en terrasse de ce café, le Charivari, c’était quoi ? C’était le temps qui passe si tu veux mon avis.

080818, version 3 (8 août 2018)

080818
Il y a quelques jours encore, lorsque nous étions encore dans l’une des deux zones géographiques en France à être, à en croire la météo, d’une certaine façon à l’abri de la canicule qui pèse sur le pays depuis un long moment maintenant, Eff avançait sans moi. Je n’avais qu’à me mettre à la page, c’est-à-dire me plonger dans le noir de l’écran, toujours sans lire ce qui apparaissait devant moi, et c’était là. Ça vivait. J’aurais pu continuer des heures. Je ne l’ai pas fait. Entre autres parce que d’autres choses, comme Grieg, demandaient à exister aussi en parallèle. Mais j’ai écrit deux à trois fois plus qu’un jour normal. Depuis que l’on est rentré à Paris ce dimanche, le robinet s’est tari. Et me revoilà à injecter dans l’écran (toujours noir, toujours sans regarder ce que je fais, selon les mêmes méthodes donc) mes 500 et quelques petits mots poussifs. Et toutes les excuses sont bonnes pour faire autre chose, regarder ailleurs, procrastiner là-dessus. Je ne crois pas que ce soit une histoire de lieu (Paris ou pas Paris) et je ne crois pas non plus que ce soit lié à une activité professionnelle parallèle qui, ayant repris, écraserait le reste. Je crois plutôt que c’est un truc chimique. Un enclenchement qui peine à se faire, ou qui ne se fait pas, dans la matière que c’est un crâne en suspension au-dessus de son propre corps. Et j’ai toujours une mémoire sélective : je me souviens de choses sans importance (par exemple que Ele Fanning a joué dans l’une des dernières saisons de Friends une gamine adoptée par ses parents à qui Chandler révèle qu’elle est adoptée) et pas de choses qui le sont (mon propre numéro de téléphone). J’peux pas j’ai poney est fermé pour l’été. Aujourd’hui, je tisserai un triangle entre Vavin, Madeleine et, mais c’est un accident, et je ne la raconte pas dans l’ordre cette histoire, Porte de Versailles. Je n’avais rien à faire là-bas, pas vrai ? Et cette abeille ou cette guêpe (je ne sais pas les distinguer) qui nous tournait autour, en terrasse de ce café, le Charivari, c’était quoi ? C’était le temps qui passe si tu veux mon avis.

080818, version 2 (8 août 2018)

Commentaires

Messages

  • oh lala j’interviens je dis que non point diantre non en tant qu’être humain ayant visionné x fois friends je certifie que c’est Daryl Christopher Sabara qui joue le rôle du gamin à qui Chandler révèle qu’il est adopté saison 10 épisode 2
    j’ai cherché : Dakota Fanning joue Mackenzie, la petite fille qui vit dans la maison que Chandler et Monica veulent acheter et qui semble être un petit fantôme (mais Joey discute bien le bout de gras avec elle) (et avec son ours en peluche aussi) (je n’en reviens pas d’écrire des phrases pareilles, sérieusement) (j’implore à la fois pitié et pardon :-))))

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