010714


Vie grise. Des tableaux xls à nouveau. J’ai des listes interminables de propriétés plastiques dans un tableau, on va toutes les tirer en 1400 exemplaires et en quadrichromie, peu importe pourquoi, et je les passe au peigne fin ces lignes pour écrémer les erreurs, pour vérifier que les chiffres correspondent bien au schéma de trente-cinq slash vingt-cinq cinquante-cinq, peu importe pourquoi ou ce que ça recouvre en réalité que ces chiffres et ces combinaisons, je travaille sur un fichier vicié, il faut le dire, on ne m’a pas filé la dernière version en date ce qui signifie que je refais le travail que quelqu’un, en amont, à deux pas, a déjà fait une fois, j’en ai conscience, et ce taff un robot pourrait le faire j’en ai conscience aussi [1], il suffirait pour cela de répartir mes trois chiffres en trois colonnes distinctes, d’ensuite apposer dans la colonne contiguë la formule correspondante qui permet de sonder une donnée contenue dans telle case pour contrôler si elle est, oui ou non, inférieure ou supérieur au chiffre recherché (cinquante-cinq ou trente-cinq ou vingt-cinq), ce taf-là donc il serait effectué en un quart de seconde mais moi je passe la matinée dessus et je suis noir, dans les yeux je suis noir, car à ma seule question, qui tenait bien évidemment du bon sens (savoir où se situait dans le réseau interminable le fichier précédent sur lequel une partie de mon taf était fait), Cerbère me répondra cette seule phrase : j’en pose, moi, des questions ?

Quelqu’un dehors à même la rue, dessous ses bras des paquets emballés de PQ par six, par douze, il regarde quelque chose, il est absorbé par quelque chose, ce quelque chose est une épiphanie : c’est un combat de pigeons sur le trottoir.

Couru 5.6km, 33min09, sur l’étourdissant Recomposed d’hier. Je commence à m’en foutre des chiffres, de la distance parcourue, du temps, du nombre de tours, de chiens, ça m’est égal, c’est bien.

9 juillet 2014
par Guillaume Vissac
Journal
#Boulot #Carl Craig #Courir #Croquis #Moritz von Oswald

[1Comme un robot — pardon, un algorithme — peut déjà faire le taf d’un journaliste à présent, on en est là aujourd’hui.

<  -  >

Partager

Révisions

5 révisions

010714, version 6 (9 juillet 2014)

Boulot, Croquis, Courir, Carl Craig, Moritz von Oswald

Thomas Crown

[Vie grise->mot9 ]. Vie grise . Des C’est la vie des tableaux xls à nouveau. J’ai des listes interminables de propriétés plastiques dans un tableau, on va toutes les tirer en 1400 exemplaires et en quadrichromie, peu importe pourquoi, et je les passe au peigne fin ces lignes pour écrémer en débusquer les erreurs, pour vérifier que les chiffres correspondent bien au schéma de trente-cinq slash vingt-cinq cinquante-cinq, peu importe pourquoi ou ce que ça recouvre en réalité que ces chiffres et ces combinaisons, je travaille sur un fichier vicié, il faut le dire, on ne m’a pas filé la dernière bonne version en date ce qui signifie donc que je refais le travail que quelqu’un, en amont, à deux pas, a déjà fait une fois, j’en ai conscience, et ce taff un j’ai conscience aussi du fait qu’un robot pourrait le faire j’en ai conscience aussi [1], il qu’il suffirait pour cela de répartir mes trois chiffres en trois colonnes distinctes, d’ensuite apposer dans la colonne contiguë la formule correspondante qui permet de sonder demander à ce que l’on sonde une donnée contenue dans telle case pour contrôler si elle est, oui ou non, inférieure ou supérieur au chiffre recherché recherche (cinquante-cinq ou trente-cinq ou vingt-cinq), ce taf-là donc il serait effectué en un quart de seconde mais moi je passe la matinée dessus et je suis noir, dans les yeux je suis noir, car à ma seule question, qui tenait bien évidemment du bon sens ( , pour savoir où se situait situer dans le réseau interminable le fichier précédent sur lequel une partie de mon taf était fait), , Cerbère me répondra cette seule phrase : j’en pose, moi, des questions ?

[1Comme ce taf[. algorithme -- peut déjà faire le taf d'un journaliste à présent , on en est aujourd'hui ." class='spip_out' rel='external'>Comme un robot — [pardon pardon , un algorithme] blog.lemonde.fr/2014/03/18/robot-journalisme-des-algorithmes-travaillent-pour-le-la-times/] — peut déjà faire le taf d’un journaliste à présent, on en est là aujourd’hui.

010714, version 4 (4 juillet 2014)

Vie grise. C’est la vie des tableaux xls à nouveau. J’ai des listes interminables de propriétés plastiques dans un tableau, on va toutes les tirer en 1400 exemplaires et en quadrichromie, peu importe pourquoi, et je les passe au peigne fin ces lignes pour en débusquer les erreurs, pour vérifier que les chiffres correspondent bien au schéma de trente-cinq slash vingt-cinq cinquante-cinq, peu importe pourquoi ou ce que ça recouvre en réalité que ces chiffres et ces combinaisons, je travaille sur un fichier vicié, il faut le dire, on ne m’a pas filé la dernière bonne version ce qui signifie donc que je refais le travail que quelqu’un, en amont, à deux pas, a déjà fait une fois, j’en ai conscience, et j’ai conscience aussi du fait qu’un robot pourrait le faire ce taf [2], qu’il suffirait pour cela de répartir mes trois chiffres en trois colonnes distinctes, d’ensuite apposer dans la colonne contiguë la formule correspondante qui permet de demander à ce que l’on sonde une donnée contenue dans telle case pour contrôler si elle est, oui ou non, inférieure ou supérieur au chiffre recherche (cinquante-cinq ou trente-cinq ou vingt-cinq), ce taf-là donc taf alors il serait effectué en un quart de seconde mais moi je passe la matinée dessus et je suis noir, dans les yeux je suis noir, car à ma seule question, qui tenait bien évidemment du bon sens, pour savoir où se situer dans le réseau interminable le fichier précédent sur lequel une partie de mon taf était fait, Cerbère me répondra cette phrase : j’en pose, moi, des questions ?

[2Comme un robot — pardon, un algorithme — peut déjà faire le taf d’un de journaliste à présent, on en est là aujourd’hui.

010714, version 3 (1er juillet 2014)

Quelqu’un dehors à même la rue, dessous ses bras des paquets emballés de PQ par six ou douze, il regarde quelque chose, il est absorbé par quelque chose, ce quelque chose c’est une épiphanie, c’est un combat de pigeons sur le trottoir.

010714, version 2 (1er juillet 2014)

Thomas Crown

Couru 5.6km, 33min09, sur l’étourdissant Recomposed d’hier. Je commence à m’en foutre des chiffres, de la distance parcouru, du temps, du nombre de tours, de chiens, ça m’est égal, c’est bien.

Commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Autres articles



Livres


- -

- - - -

Projets Web


- -


-
Spip | PhpNet | Contact | Retour au sommaire | ISSN 2428-9590 |