140216


C’est que le soir j’en ai marre d’être moi-même. Je veux sortir, et je n’ai plus l’énergie pour sortir physiquement ; si c’était envisageable, d’ailleurs, j’aimerais sortir sans m’accompagner, en me laissant moi-même à la maison.

Vincent Message, Défaite des maîtres et possesseurs, Seuil

La phase la plus rébarbative en traduction c’est mesurer l’écart. On s’est détaché exprès du texte original pour créer et on doit vérifier que la ligne jaune est pas loin derrière nous, franchie. Avec des trucs comme Ulysse, évidemment, c’est différent : franchir la ligne jaune ça fait partie du jeu. En traduction normale, on se retrouve dans cet inconfort-là : plutôt tendre vers la correction française (et donc s’éloigner de la langue d’origine) et garder un peu d’une part de l’étrangéité de la langue sur laquelle on travaille. Le texte en cours est une nouvelle de Miracle Jones pour un recueil à paraître au printemps intitulé Surveillances.

Ce passage est dedans :

Le drone glissa immédiatement sur la banquette pour se retrouver à ses côtés. Il se pencha en avant pour lui toucher la cuisse. Un vrombissement chaud émanait du drone, Tre pouvait le sentir à travers le plastique de la banquette. Il pouvait le sentir vibrer dans sa prostate, presser ses testicules. L’odeur émanant du drone était à la fois musquée et artificielle, comme si un loup garou venait tout juste de baiser un tas de magazines de mode.

Fin des relectures à la voix de Mueller initiée, je ne sais plus, il y a une dizaine de jours. Beaucoup d’œ changés (et les réécritures derrière, d’oe à œ on perd en caractère), des notes à rajouter. 37 en tout. On tutoierait presque les 200 désormais, mais d’autres risquent aussi de sauter. La dernière gribouillée : expliciter l’explycyt ? Reste à présent à relire toutes les notes, intégrer les nouvelles, faire le tri dans les vieilles, et nettoyer la page de tout cela (ajouter ou enlever une note, c’est modifier l’ordre des numéros et donc les numéros de chacune des notes). Mais ce n’est pas le plus important : le plus important c’est que le texte tient, et que je suis au bout de ça. Derrière, c’est juste de la technique, et l’envoyer quelque part qui saura quoi faire de ce truc, et de ces 200 notes. Si je me focalise sur ces notes, c’est que la zone de doute est là. Par sur le texte mais sur les notes. Le texte à 90% n’a pas bougé depuis son écriture dans le journal jadis et il fonctionne. Les notes ne sont pas aussi évidentes que ça, même si c’est là-dessus que je travaille, précisément, avec intermittence, depuis trois ans ou quoi.

Quant au Genoa, c’est très simple : après avoir tout essayé tactiquement (433, 4231, 442 à plat), je commence à construire quelque chose en 451 avec deux défensifs et un relayeur devant. C’est plus sage, plus défensif, nous avons moins la possession mais ça marche pour l’instant à coup de 1-0.

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140216, version 4 (23 mars 2016)

Publie.net, Football, Traduire, Mueller, PES ou FIFA, Vincent Message, Miracle Jones

«  C’est que le soir j’en ai marre d’être moi-même. Je veux sortir, et je n’ai plus l’énergie pour sortir physiquement ; si c’était envisageable, d’ailleurs, j’aimerais sortir sans m’accompagner, en me laissant moi-même à la maison.  »

Extrait de : Vincent Message. Vincent Message Défaite «  Défaite des maîtres et possesseurs, Seuil  » iBooks.

La phase la plus rébarbative en traduction c’est mesurer mesure l’écart. On s’est détaché exprès du texte original pour créer et on doit vérifier que la ligne jaune est pas loin derrière nous , franchie. Avec des trucs comme [Ulysse->http://www.fuirestunepulsion.net/ulysse/], Avec des trucs comme Ulysse , évidemment, c’est différent : franchir la ligne jaune ça fait partie du jeu de l’expérience . En traduction normale, on se retrouve toujours dans cet inconfort-là inconfort  : plutôt tendre vers la correction française (et donc s’éloigner de la langue d’origine) et garder un peu d’une part de l’étrangéité de la langue sur laquelle on travaille. Le texte en cours est une nouvelle de [Miracle Jones->http://www.miraclejones.com] Ce passage est dedans  : Le texte sur lequel je travaille est une nouvelle de Miracle Jones pour un recueil à paraître au printemps intitulé Surveillances.

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140216, version 3 (20 mars 2016)

« C’est que le soir j’en ai marre d’être moi-même. Je veux sortir, et je n’ai plus l’énergie pour sortir physiquement ; si c’était envisageable, d’ailleurs, j’aimerais sortir sans m’accompagner, en me laissant moi-même à la maison. »

Extrait de : Vincent Message. « Défaite des maîtres et possesseurs. » iBooks.

La phase la plus rébarbative en traduction c’est mesure l’écart. On s’est détaché exprès du texte original pour créer et on doit vérifier que la ligne jaune est pas franchie. Avec des trucs comme Ulysse, évidemment, c’est différent : franchir la ligne jaune fait partie de l’expérience. En traduction normale, on se retrouve toujours dans cet inconfort là : plutôt tendre vers la correction française (et donc s’éloigner de la langue d’origine) et garder un peu d’une part de l’étrangéité de la langue sur laquelle on travaille. Le texte sur lequel je travaille est une nouvelle de Miracle Jones pour un recueil à paraître au printemps intitulé Surveillances. Ce passage est dedans :

<blockquote>

Le drone glissa immédiatement sur la banquette pour se retrouver à ses côtés. Il se pencha en avant pour lui toucher la cuisse. Un vrombissement chaud émanait du drone, Tre pouvait le sentir à travers le plastique de la banquette. Il pouvait le sentir vibrer dans sa prostate, presser ses testicules. L’odeur émanant du drone était à la fois musquée et artificielle, comme si un loup garou venait tout juste de baiser un tas de magazines de mode.

</blockquote>

140216, version 2 (14 février 2016)

Fin des relectures à la voix de Mueller initiée, je ne sais plus, il y a une dizaine de jours. Beaucoup d’œ changés (et les réécritures derrière, d’oe à œ on perd en caractère), des notes à rajouter. 37 en tout. On tutoierait presque les 200 en tout, mais d’autres risquent aussi de sauter. La dernière gribouillée ici : expliciter l’explycyt ? Reste à présent à relire toutes les notes, intégrer les nouvelles, faire le tri dans les anciennes, et nettoyer la page de tout cela (ajouter ou enlever une note, c’est modifier l’ordre des numéros et donc les numéros de chacune des notes). Mais ce n’est pas le plus important : le plus important c’est que le texte tient, et que je suis au bout de ça. Derrière, c’est juste de la technique, et l’envoyer quelque part qui saura quoi faire de ce truc, et de ces 200 notes. Si je me focalise sur ces notes, c’est que la zone de doute est là. Par sur le texte mais sur les notes. Le texte à 90% n’a pas bougé depuis son écriture dans le journal et il fonctionne. Les notes ne sont pas aussi évidentes que ça, même si c’est là-dessus que je travaille, précisément, avec intermittence, depuis deux ans (?).

Quant au Genoa, c’est très simple : après avoir tout essayé tactiquement (433, 4231, 442 à plat), je commence à construire quelque chose en 451 avec deux défensifs et un relayeur devant. C’est plus sage, plus défensif, nous avons moins la possession mais ça marche pour l’instant à coup de 1-0. Il faut s’en contenter.

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