Je suis dans le miroir malade. Une allergie à quelque chose qui déforme toute une part de mon visage. Ça part à l’eau dans de l’écume ou de la mousse humaine. Deux personnes sont avec moi ici. Rangent et nettoient. Cherchent le Wifi. Je le connais par cœur. Dans les toilettes il y a vue sur l’abreuvoir des bêtes. Des chevaux noirs, petits. Minuscules. Et des clandestins dans un coin qu’on n’est pas censé voir. Un bout de United - City (1-2). Intense et tout. Envoie ma « Vie de Tito Alba » pour une revue après l’avoir relu. Corrigé. J’écris contumace comme Fantômas. Le reste à l’air tenir. Ce sera semble-t-il lisible au printemps. Besoin marcher mains dans les poches pour débloquer des trucs, un truc narratif. Cosplayers en réunion au jardin de Bercy. De l’autre côté les joueurs de volley et bardés de tatouage. Je vais pas voir la Seine. Texte [1] d’Antoine Brea dans La mer gelée. Vraiment bien. Un film, Cutter’s way, avec Jeff Bridges, il y a une bonne trentaine d’années. Très beau passage de veille désirante chez Benoît :

Il se leva, ou crut se lever, ou rêva se lever, et il se vit peu après pénétrer dans l’eau : étang ou mer, indéfinissable. Là il ne nageait pas, ne flottait pas, ne marchait pas, ne bougeait pas. Il était dans l’eau et baste.

Il se leva, ou crut se lever, ou rêva se lever, et il se vit de nouveau pénétrer dans l’eau. Là il nageait, puis faisait la planche, nageait encore, et encore faisait la planche.

Puis il se leva, ou crut se lever, ou rêva se lever, et il se vit de nouveau pénétrer dans l’eau. Là il marchait, marchait dans l’eau, puis l’eau l’engloutit entier, debout, et il marchait au fond, et il marchait longtemps jusqu’à ne plus avoir d’air.

Puis il se leva, ou crut se lever, ou rêva se lever, et il se vit s’approcher de l’eau, et dans un geste plein de morgue et de hauteur lui tourner ostensiblement le dos, écarter les bras, et courir à l’opposé de la mer.

GV
mardi 11 octobre 2016 - mardi 2 juin 2020




[1« Procès verbal ».

7 révisions

100916, version 8 (27 février 2020)
Déplacé de « Journal » vers « 2016 ».
100916, version 7 (11 octobre 2016)
Paris, Rêve, Football, William Shakespeare, Benoit Vincent, Antoine Brea

Je suis Je suis dans le miroir malade. Une allergie à quelque chose qui déforme toute une part de mon visage. Ça part à avec de l’eau dans de l’écume ou de la mousse humaine. Deux personnes sont avec moi ici. Rangent et nettoient. Cherchent le Wifi. Je le connais par cœur. Dans les toilettes il y a vue sur l’abreuvoir des bêtes. Des chevaux noirs, et petits. Minuscules. Et des clandestins dans un coin qu’on n’est pas censé voir. Un bout de United - City (1-2). Intense et tout. Envoie ma « Vie de Tito Alba » pour une revue après l’avoir relu. Corrigé. J’écris contumace comme si c’était Fantômas. Le reste à l’air tenir. Ce sera semble-t-il lisible au printemps. Besoin de marcher mains dans les poches pour débloquer des trucs quelque chose , un truc quelque chose narratif. Cosplayers en réunion au jardin de Bercy. De l’autre côté les joueurs de volley et bardés de tatouage. Je vais pas voir la Seine. Texte [1] d’[Antoine Brea->http://www.lenouvelattila.fr/revue-la-mer-gelee/] Extrait de ce texte d’Antoine Brea dans [La La mer gelée->http://www . gelée . lenouvelattila.fr/revue-la-mer-gelee/]. Vraiment bien. Un Ce film, Cutter’s way, avec Jeff Bridges, il y a une bonne trentaine d’années. [Très beau passage->http://www.amboilati.org/chantier/feroce-1-a2-03/] Très beau passage de veille désirante chez [Benoît->http://www . Benoît  : amboilati.org/]  :

<blockquote>

Il se leva, ou crut se lever, ou rêva se lever, et il se vit peu après pénétrer dans l’eau : étang ou mer, indéfinissable. Là il ne nageait pas, ne flottait pas, ne marchait pas, ne bougeait pas. Il était dans l’eau et baste.

Il se leva, ou crut se lever, ou rêva se lever, et il se vit de nouveau pénétrer dans l’eau. Là il nageait, puis faisait la planche, nageait encore, et encore faisait la planche.

Puis il se leva, ou crut se lever, ou rêva se lever, et il se vit de nouveau pénétrer dans l’eau. Là il marchait, marchait dans l’eau, puis l’eau l’engloutit entier, debout, et il marchait au fond, et il marchait longtemps jusqu’à ne plus avoir d’air.

Puis il se leva, ou crut se lever, ou rêva se lever, et il se vit s’approcher de l’eau, et dans un geste plein de morgue et de hauteur lui tourner ostensiblement le dos, écarter les bras, et courir à l’opposé de la mer.

</blockquote>

[1« Procès verbal ».

100916, version 6 (10 septembre 2016)

Je suis dans le miroir malade. Une allergie à quelque chose qui déforme toute une part de mon visage. Ça part avec de l’eau dans de l’écume ou de la mousse humaine. Deux personnes sont avec moi ici. Rangent et nettoient. Cherchent le Wifi. Je le connais par cœur. Dans les toilettes il y a vue sur l’abreuvoir des bêtes. Des chevaux noirs et petits. Minuscules. Et des clandestins dans un coin qu’on n’est pas censé voir. Un bout de United - City (1-2). Intense et tout. Envoie ma « Vie de Tito Alba » pour une revue après l’avoir relu. Corrigé. J’écris contumace comme si c’était Fantômas. Le reste à l’air tenir. Ce sera semble-t-il lisible au printemps. Besoin de marcher mains dans les poches pour débloquer quelque chose, quelque chose narratif. Cosplayers en réunion au jardin de Bercy. De l’autre côté les joueurs de volley et bardés de tatouage. Je vais pas voir la Seine. Extrait de ce texte d’Antoine Brea dans La mer gelée. Vraiment bien. Ce film, Cutter’s way, avec Jeff Bridges, il y a une bonne trentaine d’années. Très beau passage de veille désirante chez Benoît :

<blockquote>

Il se leva, ou crut se lever, ou rêva se lever, et il se vit peu après pénétrer dans l’eau : étang ou mer, indéfinissable. Là il ne nageait pas, ne flottait pas, ne marchait pas, ne bougeait pas. Il était dans l’eau et baste.

Il se leva, ou crut se lever, ou rêva se lever, et il se vit de nouveau pénétrer dans l’eau. Là il nageait, puis faisait la planche, nageait encore, et encore faisait la planche.

Puis il se leva, ou crut se lever, ou rêva se lever, et il se vit de nouveau pénétrer dans l’eau. Là il marchait, marchait dans l’eau, puis l’eau l’engloutit entier, debout, et il marchait au fond, et il marchait longtemps jusqu’à ne plus avoir d’air.

Puis il se leva, ou crut se lever, ou rêva se lever, et il se vit s’approcher de l’eau, et dans un geste plein de morgue et de hauteur lui tourner ostensiblement le dos, écarter les bras, et courir à l’opposé de la mer.

</blockquote>

100916, version 5 (10 septembre 2016)
Je suis dans le miroir malade. Une allergie à quelque chose qui déforme toute une part de mon visage. Ça part avec de l’eau dans de l’écume ou de la mousse humaine. Deux personnes sont avec moi ici. Rangent et nettoient. Cherchent le Wifi. Je le connais par cœur. Dans les toilettes il y a vue sur l’abreuvoir des bêtes. Des chevaux noirs et petits. Minuscules. Et des clandestins dans un coin qu’on n’est pas censé voir. Un bout de United - City (1-2). Intense et tout. Envoie ma « Vie de Tito Alba » pour une revue après l’avoir relu. Corrigé. J’écris contumace comme si c’était Fantômas. Le reste à l’air tenir. Ce sera semble-t-il lisible au printemps. Besoin de marcher mains dans les poches pour débloquer quelque chose, quelque chose narratif. Cosplayers en réunion au jardin de Bercy. De l’autre côté les joueurs de volley et bardés de tatouage. Je vais pas voir la Seine. Extrait de ce texte d’Antoine Brea dans La mer gelée. Vraiment bien. Ce film, Cutter’s way, avec Jeff Bridges, il y a une bonne trentaine d’années.
png/capture_d_ecran_2016-09-10_a_20.39.35.png
100916, version 4 (10 septembre 2016)
Je suis dans le miroir malade. Une allergie à quelque chose qui déforme toute une part de mon visage. Ça part avec de l’eau dans de l’écume ou de la mousse humaine. Deux personnes sont avec moi ici. Rangent et nettoient. Cherchent le Wifi. Je le connais par cœur. Dans les toilettes il y a vue sur l’abreuvoir des bêtes. Des chevaux noirs et petits. Minuscules. Et des clandestins dans un coin qu’on n’est pas censé voir. Un bout de United - City (1-2). Intense et tout. Envoie ma « Vie de Tito Alba » pour une revue après l’avoir relu. Corrigé. J’écris contumace comme si c’était Fantômas. Le reste à l’air tenir. Ce sera semble-t-il lisible au printemps. Besoin de marcher mains dans les poches pour débloquer quelque chose, quelque chose narratif. Cosplayers en réunion au jardin de Bercy. De l’autre côté les joueurs de volley et bardés de tatouage. Je vais pas voir la Seine. Extrait de ce texte d’Antoine Brea dans La mer gelée. Vraiment bien.
100916, version 3 (10 septembre 2016)
Je suis dans le miroir malade. Une allergie à quelque chose qui déforme toute une part de mon visage. Ça part avec de l’eau dans de l’écume ou de la mousse humaine. Deux personnes sont avec moi ici. Rangent et nettoient. Cherchent le Wifi. Je le connais par cœur. Dans les toilettes il y a vue sur l’abreuvoir des bêtes. Des chevaux noirs et petits. Minuscules. Et des clandestins dans un coin qu’on n’est pas censé voir. Un bout de United - City (1-2). Intense et tout. Envoie ma « Vie de Tito Alba » pour une revue après l’avoir relu. Corrigé. J’écris contumace comme si c’était Fantômas. Le reste à l’air tenir.
100916, version 2 (10 septembre 2016)
Les plus lus : 270513 · 100813 · 130713 · 120614 · 290813 · 271113 · 211113 · 010918 · Fuir est une pulsion, listing adolescent · 120514 ·

Derniers articles : 020520 · 010520 · quel bus · 300420 · 290420 · 280420 · 270420 · 260420 · 250420 · 240420 ·

Au hasard : 220413 · 030619 · 180319 · 150411 · 030616 · 230813 · 251114 · 010113 · 011215 · 051108 ·
Quelques mots clés au hasard : Harper Lee · Diane Gontier · Grandaddy · PJ Harvey · Vincent van Gogh · Max Porter · James Joyce · Juan José Saer · B.S. Johnson · Martine Sonnet · The Beatles · John Dos Passos · Raphaël Meltz · Galia Ackerman · James Gray · Silvia Baron Supervielle · Hélène Cixous · Toby Litt · Antony & the Johnsons · Froid · Annie Saumont · Beck · Francis Scott Fitzgerald · T. · Alberto Giacometti · Lyon · Cosmas Polìtis · Nirvana · Honoré de Balzac · Maël Guesdon

Guillaume Vissac est né dans la Loire un peu après Tchernobyl. Éditeur pour publie.net depuis 2015, il mène également ses propres chantiers d’écriture, de piratage littéraire et de traduction.

Livres : Accident de personne (Othello, réédition 2018) · Le Chien du mariage (traduction du recueil d'Amy Hempel, Cambourakis, 2018) · Mondeling (avec Junkuu Nishimura, publie.net, 2015) · Coup de tête (publie.net, 2013, réédité en 2017) · Accident de personne (publie.net, 2011) · Livre des peurs primaires (publie.net, 2010) · Qu'est-ce qu'un logement (publie.net, 2010)