031216


Voilà les souvenir qui reviendront à Levant lorsqu’il se noie : l’anniversaire de ses quinze ans, passé au poste de mélangeur dans l’usine de savon. Toute la nuit ; il est né à 23 heures. Mais il est né un dimanche. Les huiles, on prenait ce qu’on trouvait. Il y a aussi l’immeuble où il a grandi. Les chauds-froids, le chauffage central. Devoir ouvrir les fenêtres en hiver tellement on a chaud. Des moments russes, gamin, loin du Port. Puis, au retour, la vue sur les barques qui flottent comme des tubercules dans l’évier, la peur de tomber. La marina maintenant. Santal partout qui pue le chaud, les pavés tout propre.

Fabien Clouette, Le bal des ardents, Éditions de l’Ogre, P. 153

Ancelotti est , hésite à changer Ibrahimović (douleurs abdominales et blanches) par Arturo Vidal. Le maillot est rouge mais ce n’est ni Man U, ni le Bayern. Plus vraisemblablement la Juve, où les trois sont passés par ailleurs, preuve que le rêve est cohérent, mais jamais en même temps. 442 en losange. Samedi. Levé très tard, courir avec H. (plus de six mois sans). 33 minutes, sans doute 5km, sur le Jerusalem in my Heart (mais le GPS n’y est plus). Tant pis. Pas mal de Shiba Inu. Toujours des problèmes au niveau de mon souffle. Plus loin : le bruit d’une grande claque sur un torse dont on briserait les côtes flottantes. Après-midi d’hiver, capot du Macbook clos, à relire un bout du Portrait de Dorian Gray sur une dalle inversée blanc sur noir et finir Watership Down (Richard Adams mourra dans juste 21 jours). Plus loin encore : Danvé quitte la plage, l’horizon ouvert, et retourne se cacher dans les boues, faire corps avec les jeunes écorces. Il cherche à fondre, être sable mouvant. Ailleurs mais lu dans le prolongement :

[O]n vivait dans un monde soviétique, où il n’y avait qu’une seule règle du jeu, et tout le monde jouait selon cette règle. Quelqu’un est debout sur une tribune, il ment, tout le monde applaudit, mais tout le monde sait qu’il ment, et lui, il sait qu’on le sait. Mais il débite ses mensonges, et il est tout content qu’on l’applaudisse.

Svetlana Alexievitch, La fin de l’homme rouge, Actes Sud, traduction Sophie Benech

Soir, 1269 mots. J’étais assez fier de n’avoir pas ouvert le capot du MacBook autrement que pour écrire le journal et, furtivement, suivre le déroulement du match. Ce qui était important, c’était de ne pas se noyer dans le flux des heures arrachées à notre volonté propre. C’est-à-dire donc FB, Twitter, les autres. Mais quelque chose ne marche pas dans cette partie d’Eff dans quoi je suis réduit à errer. Je suis dans la nature. Il faudrait me fixer dans une direction, un système de tag clair capable de m’ancrer, dans chaque chapitre, dans une réalité déterminée. Tout est trop lâche, je vais où bon me semble et souvent c’est se perdre.

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031216, version 6 (6 janvier 2017)

Publie.net, Mort, Twitter, Pierre Guyotat, Christine Jeanney, Rêve, Football, Oscar Wilde, Fabien Clouette, Svetlana Alexievich, Jerusalem in my heart, Richard Adams, Robert Pinget

Fabien Clouette, [Le Le bal des ardents, Éditions de l’Ogre->http://www l’Ogre , P .editionsdelogre.fr/books/view/Fabien-Clouette-Le-Bal-des-ardents], P. 153

Ancelotti est , hésite à changer Ibrahimović Ibrahimovic (douleurs abdominales et blanches) par Arturo Vidal. Le maillot est rouge mais ce n’est ni Man U, ni le Bayern. Plus vraisemblablement la Juve, où les trois sont passés par ailleurs , preuve que le rêve est cohérent , mais jamais en même temps. 442 en losange. Samedi. Levé très tard, allé courir avec [H H .->mot59] (plus de six mois sans). 33 minutes, sans doute 5km, sur [le le Jerusalem in my Heart->https://www . Heart ( mais le GPS fonctionne plus ). franceculture.fr/emissions/la-revue-musicale-de-matthieu-conquet/jerusalem-my-heart-tempete-sonore] (mais le GPS n’y est plus). Tant pis. Pas mal de [Shiba Inu->https://fr Shiba Inu .wikipedia.org/wiki/Shiba_(chien)]. Toujours des problèmes au niveau de mon souffle. Plus loin : le bruit d’une grande claque sur un torse dont on briserait les côtes flottantes. Après-midi d’hiver, capot du Macbook clos, à relire un bout du [Portrait Portrait de Dorian Gray->https://www . Gray sur une dalle inversée blanc sur noir et à finir Watership Down ( Richard Adams , l’auteur , mourra dans 21 jours ). publie.net/livre/le-portrait-de-dorian-gray-oscar-wilde/] sur une dalle inversée blanc sur noir et finir Watership Down (Richard Adams mourra dans [juste 21 jours->http://next.liberation.fr/livres/2016/12/28/richard-adams-au-paradis-des-lapins_1537929]). Plus loin encore : Danvé quitte la plage, l’horizon ouvert, et retourne se cacher dans les boues, faire corps avec les jeunes écorces. Il cherche à fondre, être sable mouvant. Ailleurs mais lu dans le prolongement :

jpg/dsc_0805.jpg

031216, version 5 (5 janvier 2017)

Ancelotti est , hésite à changer Ibrahimovic (douleurs abdominales et blanches) par Arturo Vidal. Le maillot est rouge mais ce n’est ni Man U, ni le Bayern. Plus vraisemblablement la Juve, où les trois sont passés, mais jamais en même temps. 442 en losange. Samedi. Levé très tard, allé courir avec H. (plus après avoir passé plus de six mois sans). . 33 minutes, sans doute 5km, sur le Jerusalem in my Heart (mais le GPS ne fonctionne plus). Tant pis. Pas mal de Shiba Inu. Toujours des problèmes au niveau de mon souffle. Plus loin : le bruit d’une grande claque sur un torse dont on briserait les côtes flottantes. Après-midi d’hiver, capot du Macbook clos, à relire un bout du Portrait de Dorian Gray sur une dalle inversée blanc sur noir et à finir Watership Down ( Richard Adams , l’auteur , mourra dans 21 jours ). Down . Plus loin encore : Danvé quitte la plage, l’horizon ouvert, et retourne se cacher dans les boues, faire corps avec les jeunes écorces. Il cherche à fondre, être sable mouvant. Ailleurs mais lu dans le prolongement :

031216, version 4 (3 décembre 2016)

Ancelotti est , hésite à changer Ibrahimovic (douleurs abdominales et blanches) par Arturo Vidal. Le maillot est rouge mais ce n’est ni Man U, ni le Bayern. Plus vraisemblablement la Juve, où les trois sont passés, mais jamais en même temps. 442 en losange. Samedi. Levé très tard, allé courir avec H. après avoir passé plus de six mois sans. 33 minutes, sans doute 5km, sur le Jerusalem in my Heart (mais le GPS ne fonctionne plus). Tant pis. Pas mal de Shiba Inu. Toujours des problèmes au niveau de mon souffle. Plus loin : le bruit d’une grande claque sur un torse dont on briserait les côtes flottantes. Après-midi d’hiver, capot du Macbook clos, à relire un bout du Portrait de Dorian Gray sur une dalle inversée blanc sur noir et à finir Watership Down. Plus loin encore : Danvé quitte la plage, l’horizon ouvert, et retourne se cacher dans les boues, faire corps avec les jeunes écorces. Il cherche à fondre, être sable mouvant. Ailleurs mais lu dans le prolongement :

Le soir, 1269 mots. J’étais assez fier de n’avoir pas ouvert le capot du MacBook autrement que pour écrire le journal et, furtivement, suivre le déroulement du match. Ce qui était important, c’était de ne pas se noyer dans le flux insondable des heures arrachées à notre volonté première. C’est-à-dire donc FB, Twitter entre autres. Mais quelque chose ne marche pas dans cette partie de L’effervescente dans quoi j’en suis réduit à errer. Je suis dans la nature. Il faudrait me fixer sur une direction, un système de tag clair capable de m’ancrer, dans chaque chapitre, dans une réalité déterminée. Tout est trop lâche, je vais où bon me semble et souvent c’est se perdre.

031216, version 3 (3 décembre 2016)

<blockquote>

Voilà les souvenir qui reviendront à Levant lorsqu’il se noie : l’anniversaire de ses quinze ans, passé au poste de mélangeur dans l’usine de savon. Toute la nuit ; il est né à 23 heures. Mais il est né un dimanche. Les huiles, on prenait ce qu’on trouvait. Il y a aussi l’immeuble où il a grandi. Les chauds-froids, le chauffage central. Devoir ouvrir les fenêtres en hiver tellement on a chaud. Des moments russes, gamin, loin du Port. Puis, au retour, la vue sur les barques qui flottent comme des tubercules dans l’évier, la peur de tomber. La marina maintenant. Santal partout qui pue le chaud, les pavés tout propre.

Fabien Clouette, Le bal des ardents, Éditions de l’Ogre, P. 153

</blockquote>

Ancelotti est , hésite à changer Ibrahimovic (douleurs abdominales et blanches) par Arturo Vidal. Le maillot est rouge mais ce n’est ni Man U, ni le Bayern. Plus vraisemblablement la Juve, où les trois sont passés, mais jamais en même temps. 442 en losange. Samedi. Levé très tard, allé courir avec H. après avoir passé plus de six mois sans. 33 minutes, sans doute 5km, sur le Jerusalem in my Heart (mais le GPS ne fonctionne plus). Tant pis. Toujours des problèmes au niveau de mon souffle. Plus loin : le bruit d’une grande claque sur un torse dont on briserait les côtes flottantes. Après-midi d’hiver, capot du Macbook clos, à relire un bout du Portrait de Dorian Gray sur une dalle inversée blanc sur noir et à finir Watership Down. Plus loin encore : Danvé quitte la plage, l’horizon ouvert, et retourne se cacher dans les boues, faire corps avec les jeunes écorces. Il cherche à fondre, être sable mouvant. Ailleurs mais lu dans le prolongement :

031216, version 2 (3 décembre 2016)

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