231018


Il n’est pas impossible que ce voyage soit (aussi) un genre de [...1...]. Et la température, qui oscillait encore, hier, autour des 25°, a baissé dans la nuit. Il pleut. Non, il bruine, me dit H. Il bruine donc sur le cimetière de Yanaka. Ici, je regretterai n’avoir pas emporté le micro dont je me sers, sur mon téléphone, pour capter les sons plus finement (un truc qui se branche juste sur la prise jack), j’aurais pu ainsi ramener avec moi des pans entiers de la ville. Par exemple, ici, dans ce cimetière, ce sera le hululement des lignes de train ou de métro si proches. Quelques oiseaux, là, insectes. Et dans ce temple ? L’encens. Et dans ce musée ? La représentation en noir et blanc d’une toile qui fut brûlée il y a longtemps. On prend le temps de se perdre (je veux dire on a pris), après avoir mangé des Gyudon chez Matsuya (580 yen) et après que la pluie s’est tarie près de Ueno Park, à peine traversé le jour de notre arrivée. L’étang de Shinobazu et sa végétation, puis le marché d’Ameyoko : des allées bondées, des poissons, des champignons, des fruits secs. Ici, une autre boutique qui vend des articles d’occasion. Là, une femme sandwich avec une chouette famélique sur le bras et qui brille. Pauvre bête. Près de la gare de Minami Senju, on commence à se repérer. On ne s’est pas perdu, pour l’instant, dans aucune ligne JR (les transports en commun qu’on a le droit, via notre pass, d’emprunter). C’est bien. Le soir venu, après que la nuit nous emporte, c’est Shibuya, avec beaucoup de jeunes, et cette fois-ci plus vêtus de leur costume de lycéen ou lycéenne, uniformisés, mal coupés la plupart du temps, mais des mecs et des filles lookés, qui traversent les rues en masse comme on en a vu mille fois faire dans diverses vidéos ici et là. C’est un lieu saturé de lueurs et d’écrans, les piétons en masse attendent que des feux passent au vert, et la statue de Hachikō pas loin, ce chien célèbre pour avoir attendu pendant des années son maître, longtemps après sa mort. Après avoir (en vain) [...2...] on montera dans une des tours jusqu’à un restaurant où l’on pouvait tout frire à volonté (1500 yen par personne). Et c’est dingue. La ville se répand tout autour de nous dans des tons noirs, d’anguille (les phares, les écrans géants, le chaos de ces leds). On rentrera par la Yamanote après changement à Nippori, puis jusqu’à notre Ban House sans avoir plus besoin de laisser le GPS s’immiscer entre nous. Au guichet d’entrée et de sortie de la gare JR de Minami Senju, que ce soit à 10h du matin quand nous partons, vers 14h quand nous y repassons ou à 23h quand nous rentrons de Shibuya, c’est le même mec qui nous accueille derrière son guichet. C’est quoi au juste la durée légale du travail (si ça existe), ici ?

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231018, version 5 (24 novembre 2018)

231018, version 4 (24 novembre 2018)

Il n’est pas impossible que ce voyage soit (aussi) un genre de [...1...]. Et la température, qui oscillait encore, hier, autour des 25°, a baissé dans la nuit. Il pleut. Non, il bruine, me dit H. Il bruine donc sur le cimetière de Yanaka Yamaka . Ici, je regretterai n’avoir pas emporté le micro dont je me sers, sur mon téléphone, pour capter les sons plus finement (un truc qui se branche juste sur la prise jack), j’aurais pu ainsi ramener avec moi des pans entiers de la ville. Par exemple, ici, dans ce cimetière, ce sera le hululement des lignes de train ou de métro si proches. Quelques oiseaux, là, insectes. Et dans ce temple ? L’encens. Et dans ce musée ? La représentation en noir et blanc d’une toile qui fut brûlée il y a longtemps. On prend le temps de se perdre (je veux dire on a pris), après avoir mangé des Gyudon chez Matsuya (580 yen) et après que la pluie s’est tarie près de Ueno Park, à peine traversé le jour de notre arrivée. L’étang de Shinobazu et sa végétation, puis le marché d’Ameyoko : des allées bondées, des poissons, des champignons, des fruits secs. Ici, une autre boutique qui vend des articles d’occasion. Là, une femme sandwich avec une chouette famélique sur le bras et qui brille. Pauvre bête. Près de la gare de Minami Senju, on commence à se repérer. On ne s’est pas perdu, pour l’instant, dans aucune ligne JR (les transports en commun qu’on a le droit, via notre pass, d’emprunter). C’est bien. Le soir venu, après que la nuit nous emporte, c’est Shibuya, avec beaucoup de jeunes, et cette fois-ci plus vêtus de leur costume de lycéen ou lycéenne, uniformisés, mal coupés la plupart du temps, mais des mecs et des filles lookés, qui traversent les rues en masse comme on en a vu mille fois faire dans diverses vidéos ici et là. C’est un lieu saturé de lueurs et d’écrans, les piétons en masse attendent que des feux passent au vert, et la statue de Hachikō pas loin, ce chien célèbre pour avoir attendu pendant des années son maître, longtemps après sa mort. Après avoir (en vain) [...2...] on montera dans une des tours jusqu’à un restaurant où l’on pouvait tout frire à volonté (1500 yen par personne). Et c’est dingue. La ville se répand tout autour de nous dans des tons noirs, d’anguille (les phares, les écrans géants, le chaos de ces leds). On rentrera par la Yamanote après changement à Nippori, puis jusqu’à notre Ban House sans avoir plus besoin de laisser le GPS s’immiscer entre nous. Au guichet d’entrée et de sortie de la gare JR de Minami Senju, que ce soit à 10h du matin quand nous partons, vers 14h quand nous y repassons ou à 23h quand nous rentrons de Shibuya, c’est le même mec qui nous accueille derrière son guichet. C’est quoi au juste la durée légale du travail (si ça existe), ici ?

231018, version 3 (23 novembre 2018)

Il n’est pas impossible que ce voyage soit (aussi) un genre de [...1...]. Et la température, qui oscillait encore, hier, autour des 25°, a baissé dans la nuit. Il pleut. Non, il bruine, me dit H. Il bruine donc sur le cimetière de Yamaka. Ici, je regretterai n’avoir pas emporté le micro dont je me sers, sur mon téléphone, pour capter les sons plus finement (un truc qui se branche juste sur la prise jack), j’aurais pu ainsi ramener avec moi des pans entiers de la ville. Par exemple, ici, dans ce cimetière, ce sera le hululement des lignes de train ou de métro si proches. Quelques oiseaux, là, insectes. Et dans ce temple ? L’encens. Et dans ce musée ? La représentation en noir et blanc d’une toile qui fut brûlée il y a longtemps. On prend le temps de se perdre (je veux dire on a pris), après avoir mangé des Gyudon chez Matsuya (580 yen) et après que la pluie s’est tarie près de Ueno Park, à peine traversé le jour de notre arrivée. L’étang de Shinobazu et sa végétation, puis le marché d’Ameyoko : des allées bondées, des poissons, des champignons, des fruits secs. Ici, une autre boutique qui vend des articles d’occasion. Là, une femme sandwich avec une chouette famélique sur le bras et qui brille. Pauvre bête. Près de la gare de Minami Senju, on commence à se repérer. On ne s’est pas perdu, pour l’instant, dans aucune ligne JR (les transports en commun qu’on a le droit, via notre pass, d’emprunter). C’est bien. Le soir venu, après que la nuit nous emporte, c’est Shibuya, avec beaucoup de jeunes, et cette fois-ci plus vêtus de leur costume de lycéen ou lycéenne, uniformisés, mal coupés la plupart du temps, mais des mecs et des filles lookés, qui traversent les rues en masse comme on en a vu mille fois faire dans diverses vidéos ici et là. C’est un lieu saturé de lueurs et d’écrans, les piétons en masse attendent que des feux passent au vert, et la statue de Hachikō pas loin, ce chien célèbre pour avoir attendu pendant des années son maître, longtemps après sa mort. Après avoir (en vain) [...2...] on montera dans une des tours jusqu’à un restaurant où l’on pouvait tout frire à volonté (1500 yen par personne). Et c’est dingue. La ville se répand tout autour de nous dans des tons noirs, d’anguille (les phares, les écrans géants, le chaos de ces leds). On rentrera par la Yamanote après changement à Nippori, puis jusqu’à notre Ban House sans avoir plus besoin de laisser le GPS s’immiscer entre nous. Au guichet d’entrée et de sortie de la gare JR de Minami Senju, que ce soit à 10h du matin quand nous partons, vers 14h quand nous y repassons ou à 23h quand nous rentrons de Shibuya, c’est le même mec qui nous accueille derrière son guichet. C’est quoi au juste la durée légale du travail (si ça existe), ici ?
Train, H., Ville, Ailleurs
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231018, version 2 (5 novembre 2018)

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