030219


Je déteste le bruit des bris de verre dans le container sans fin quand les bouteilles s’enfoncent, je sais pas ce que c’est un serviteur muet et j’ai jamais entendu parler de Genna Pompadec mais je suis déchiré par des questionnements esthétiques qui, je l’imagine, taraudent aussi d’autres auteurs. Par exemple suivre une narration cadrée et/ou écrire viscéralement. Et sur le seuil de Morphine(s), forcément, ça oscille. Raconter, c’est comme un autre langage. Mais jusqu’où raconter ? Et bien que je sois attaché à une vie d’intuition et d’impulsion dans l’écriture je ne peux pas pour autant passer mon temps parler tout seul dans de la brume épaisse. D’ailleurs, je me mets toujours dans des situations impossibles : par exemple, on dirait que je m’arrange pour que les choses ne soient pas claires. Là, dans les vidéos de promotion d’ADP, plutôt que de suivre la numérotation d’origine (de 2 à 7, déjà ça part mal), je me retrouve à les mettre en ligne dans le désordre, ce qui m’oblige à tracer des correspondances. Ou là, dans ce truc que je commence à traduire, je suis parti d’une première source, puis continué sur une autre. Le texte est le même en définitive (ça n’a pas été publié au même endroit, ni au même moment), mais je dois donc pendant un moment vérifier que chaque phrase sur chaque support était bien identique (oui, donc). Quant à la Kobo hémiplégique, elle a de plus en plus de mal à s’allumer, à rafraichir parfois les pages, sans parler du calvaire que c’est désormais de surligner quoi que ce soit. Cinq ans après avoir été achetée, elle est probablement en train de basculer dans un comas mécanique dû à l’obsolescence pré-programmée et je ne parviens ni à me résoudre à la remplacer avant qu’elle tombe en rade, ni à accepter que l’ensemble de ma bibliothèque numérique (et surtout de mes notes), eh bien, disparaissent. Je vais probablement, donc, ne rien faire (good). Mais ce truc à traduire avance, même si ce n’est qu’un free sample. Là, je ressentais le besoin comme souvent d’effacer le texte anglais et ne garder en visuel que le mien. J’ai besoin de l’oublier. Ensuite, seulement, je mesurerai l’écart avant de revenir doucement dans son sillage. Et le temps que j’écrive cette phrase, une nuit tout entière est tombée.

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030219, version 9 (14 mars 2019)

Je déteste le bruit des bris de verre dans le container sans fin quand les bouteilles s’enfoncent, je sais pas ce que c’est un serviteur muet et j’ai jamais entendu parler de Genna Pompadec mais je suis déchiré par des questionnements esthétiques qui, je l’imagine, taraudent aussi d’autres auteurs d’auteurs . Par exemple suivre une narration cadrée et/ou écrire viscéralement. Et sur le seuil de Morphine(s), forcément, ça oscille. Raconter, c’est comme un autre langage. Mais jusqu’où raconter ? Et bien que je sois attaché à une vie d’intuition et d’impulsion dans l’écriture je ne peux pas pour autant passer mon temps parler tout seul dans de la brume épaisse. D’ailleurs, je me mets toujours dans des situations impossibles : par exemple, on dirait que je m’arrange pour que les choses ne soient pas claires. Là, dans les vidéos de promotion d’ADP, plutôt que de suivre la numérotation d’origine (de 2 à 7, déjà ça part mal), je me retrouve à les mettre en ligne dans le désordre, ce qui m’oblige à tracer des correspondances. Ou là, dans ce truc que je commence à traduire, je suis parti d’une première source, puis continué sur une autre. Le texte est le même en définitive (ça n’a pas été publié au même endroit, ni au même moment), mais je dois donc pendant un moment vérifier que chaque phrase sur chaque support était bien identique (oui, donc). Quant à la Kobo hémiplégique, elle a de plus en plus de mal à s’allumer, à rafraichir parfois les pages, sans parler du calvaire que c’est désormais de surligner quoi que ce soit. Cinq ans après avoir été achetée, elle est probablement en train de basculer dans un comas mécanique dû à l’obsolescence pré-programmée et je ne parviens ni à me résoudre à la remplacer avant qu’elle tombe en rade, ni à accepter que l’ensemble de ma bibliothèque numérique (et surtout de mes notes), eh bien, disparaissent. Je vais probablement, donc, ne rien faire (good). Mais ce truc à traduire avance, même si ce n’est qu’un free sample. Là, je ressentais le besoin comme souvent d’effacer le texte anglais et ne garder en visuel que le mien. J’ai besoin de l’oublier. Ensuite, seulement, je mesurerai l’écart avant de revenir doucement dans son sillage. Et le temps que j’écrive cette phrase, une nuit tout entière est tombée.

030219, version 8 (12 mars 2019)

Accident de personne, Traduire, ///
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Je déteste le bruit des bris de verre des bouteilles dans le container sans fin quand les bouteilles s’enfoncent , je sais pas ce que c’est un serviteur muet et j’ai jamais entendu parler de Genna Pompadec mais je suis déchiré par des questionnements esthétiques qui, je l’imagine, taraudent aussi d’auteurs. Par exemple suivre une narration cadrée et/ou écrire viscéralement. Et sur le seuil de Morphine(s), forcément, ça oscille. Raconter, c’est comme un autre langage. Mais jusqu’où raconter ? Et bien que je sois attaché à une vie d’intuition et d’impulsion dans l’écriture je ne peux pas pour autant passer mon temps parler tout seul dans de la brume épaisse. D’ailleurs, je me mets toujours dans des situations impossibles : par exemple, on dirait que je m’arrange pour que les choses ne soient pas claires. Là, dans les vidéos de promotion d’ADP , dans les vidéos de promotion d’ADP , plutôt que de suivre la numérotation d’origine (de 2 à 7, déjà ça part mal), je me retrouve à les mettre en ligne dans le désordre, ce qui m’oblige à tracer des correspondances. Ou là, dans ce truc que je commence j’ai commencé à traduire, je suis parti j’ai commencé à partir d’une première source, puis continué sur une autre. Le texte est le même en définitive (ça n’a pas été publié au même endroit, ni au même moment), mais je dois donc pendant un moment vérifier que chaque phrase sur chaque support était bien identique (oui, donc). Quant à la Kobo hémiplégiqueQuant à la Kobo hémiplégique , elle a de plus en plus de mal à s’allumer, à rafraichir parfois les pages, sans parler du calvaire que c’est désormais de surligner quoi que ce soit. Cinq ans X années ( trouver combien ) après avoir été achetée, elle est probablement en train de basculer dans un comas mécanique dû à l’obsolescence pré-programmée et je ne parviens pas ni à me résoudre à la remplacer avant qu’elle tombe en rade, ni à accepter que l’ensemble de ma bibliothèque numérique (et surtout de mes notes), eh bien, disparaissent. Je vais probablement, donc, ne rien faire (good). Mais ce truc à traduire avance, même si ce n’est qu’un free sample, pourrait-on dire . Là, je ressentais le besoin comme souvent d’effacer le texte anglais et ne garder en visuel que le mien. J’ai besoin de l’oublier. C’est qu’il faudra aller le plus loin possible dans la phase de réécriture pour voir ce que moi je pourrais bien écrire seul, sans le support de l’autre langue. Ensuite, seulement, je mesurerai l’écart avant de pris forcément avec la langue source pour , c’est prévisible , revenir doucement un peu ( mais pas totalement ) dans son sillage. Et le temps que j’écrive cette phrase, une nuit tout entière est tombée.

030219, version 7 (12 mars 2019)

Je déteste le bruit des bris de verre des bouteilles dans le container sans fin, je sais pas ce que c’est un serviteur muet et j’ai jamais entendu parler de Genna Pompadec mais je suis déchiré par des questionnements esthétiques qui, je l’imagine, taraudent aussi beaucoup d’auteurs : dois-je me rapprocher des narrations standardisées au risque de faire ce que fait n’importe qui ( ou quoi ) ou au contraire n’en faire qu’à ma tête , comme CdT , et assumer n’avoir que très peu de lectrices , teurs . Et sur le seuil de Morphine(s), forcément, ça oscille. Au fond, j’ai déjà pris ma décision mais tout ce travail de narration cadré, asphyxiant, va complètement à l’encontre de l’énergie créatrice, libérée, propre à l’écriture. Raconter , c’est C’est un autre langage. Mais jusqu’où raconter  ? ). Et bien que je sois attaché à une vie d’intuition et d’impulsion dans l’écriture je ne peux pas pour autant passer mon temps parler tout seul dans de la brume épaisse. D’ailleurs Moi , je me mets toujours dans des situations impossibles : par exemple, on dirait que je m’arrange pour que les choses ne soient pas claires. ( qu’est-ce que je pourrais bien avoir à gagner à ça  ? Là, dans les vidéos de promotion d’ADP, plutôt que de suivre la numérotation d’origine (de 2 à 7, déjà ça part mal), je me retrouve à les mettre en ligne dans le désordre, ce qui m’oblige à tracer des correspondances. Ou là, dans ce truc que j’ai commencé à traduire, j’ai commencé à partir d’une première source, puis continué sur une autre. Le texte est le même en définitive (ça n’a pas été publié au même endroit, ni au même moment), mais je dois donc pendant un moment vérifier que chaque phrase sur chaque support était bien identique (oui, donc). Quant à la Kobo hémiplégique, elle a de plus en plus de mal à s’allumer, à rafraichir parfois les pages, sans parler du calvaire que c’est désormais de surligner quoi que ce soit. X années (trouver combien) après avoir été achetée, elle est probablement en train de basculer dans un comas mécanique dû à l’obsolescence pré-programmée et je ne parviens pas ni à me résoudre à la remplacer avant qu’elle tombe en rade, ni à accepter que l’ensemble de ma bibliothèque numérique (et surtout de mes notes), eh bien, disparaissent. Je vais probablement, donc, ne rien faire (good). Mais ce truc à traduire avance, même si ce n’est qu’un free sample, pourrait-on dire. Là, je ressentais le besoin comme souvent d’effacer le texte anglais et ne garder en visuel que le mien. C’est qu’il faudra aller le plus loin possible dans la phase de réécriture pour voir ce que moi je pourrais bien écrire seul, sans le support de l’autre langue. Ensuite, seulement, je mesurerai l’écart pris forcément avec la langue source pour, c’est prévisible, revenir un peu (mais pas totalement) dans son sillage. Et le temps que j’écrive cette phrase, une nuit est tombée.

030219, version 6 (11 mars 2019)

Je déteste le bruit des bris de verre des bouteilles dans le container sans fin, je ne sais pas ce que c’est qu’est un serviteur muet et j’ai je n’ai jamais entendu parler de Genna Pompadec mais je suis déchiré par des questionnements esthétiques qui, je l’imagine, taraudent beaucoup d’auteursde fiction : dois-je me rapprocher des narrations standardisées au risque de faire ce que fait n’importe qui ( ou quoi ) ou au contraire n’en faire qu’à ma tête, comme CdT, et assumer n’avoir que très peu de lectrices, teurs. Et sur le seuil de Morphine(s), forcément, ça oscille j’oscille . Au fond, j’ai déjà pris ma décision mais tout ce travail de narration cadré, asphyxiant, va complètement à l’encontre de l’énergie créatrice, libérée, propre à l’écriture. C’est un autre langage. Et bien que je sois attaché à une vie d’intuition et d’impulsion dans l’écriture je ne peux pas pour autant passer mon temps prendre le risque de parler tout seul dans de la brume épaisse. Moi , Mais je me mets toujours dans des situations impossibles : par exemple, on dirait que je m’arrange pour que les choses ne soient pas claires (qu’est-ce que je pourrais bien avoir à gagner à ça ?). Là, dans les vidéos de promotion d’ADP, plutôt que de suivre la numérotation d’origine (de 2 à 7, déjà ça part mal), je me retrouve à les mettre en ligne dans le désordre, ce qui m’oblige à tracer des correspondances. Ou là, dans ce truc que j’ai commencé à traduire, j’ai commencé à partir d’une première source, puis continué sur une autre. Le texte est le même en définitive (ça n’a pas été publié au même endroit, ni au même moment), mais je dois donc pendant un moment vérifier que chaque phrase sur chaque support était est bien identique (oui , donc c’est le cas ). Quant à la Kobo hémiplégique, elle a de plus en plus de mal à s’allumer, à rafraichir parfois les pages, sans parler du calvaire que c’est désormais de surligner quoi que ce soit. X années (trouver combien) après avoir été achetée, elle est probablement en train de basculer dans un comas mécanique dû à l’obsolescence pré-programmée et je ne parviens pas ni à me résoudre à la remplacer avant qu’elle tombe en rade, ni à accepter que l’ensemble de ma bibliothèque numérique ( et surtout de mes notes), eh bien , disparaissent. Je vais probablement, donc, ne rien faire ( good ). . Mais ce truc à traduire avance, même si ce n’est qu’un free sample, pourrait-on dire. Là, je ressentais ressens le besoin comme souvent d’effacer le texte anglais et ne garder en visuel que le mien français . C’est qu’il faudra aller le plus loin possible dans la phase de réécriture pour voir ce que moi je pourrais bien écrire seul, sans le support de l’autre langue. Ensuite, seulement, je mesurerai l’écart pris forcément avec la langue source pour, c’est prévisible, revenir un peu (mais pas totalement) dans son sillage. Et le temps que j’écrive cette phrase, une nuit est tombée.

030219, version 5 (9 mars 2019)

Je déteste le bruit des bris de verre des bouteilles dans le container sans fin, je ne sais pas ce qu’est un serviteur muet et je n’ai jamais entendu parler de Genna Pompadec mais je suis déchiré par des questionnements esthétiques qui, je l’imagine, taraudent beaucoup d’auteurs de fiction : dois-je me rapprocher des narrations standardisées au risque de faire ce que fait n’importe qui ou au contraire n’en faire qu’à ma tête, comme CdT, et assumer n’avoir que très peu de lectrices, teurs. Et sur le seuil de Morphine(s), forcément, j’oscille. Au fond, je le crois , j’ai déjà pris ma décision mais tout ce travail de narration cadré, asphyxiant, va complètement à l’encontre de l’énergie créatrice, libérée, propre à l’écriture. Et bien que je sois attaché à une vie d’intuition et d’impulsion dans l’écriture je ne peux pas pour autant prendre le risque de parler tout seul dans de la brume épaisse. Mais je me mets toujours dans des situations impossibles : par exemple, on dirait que je m’arrange pour que les choses ne soient pas claires (qu’est-ce que je pourrais bien avoir à gagner à ça ?). Là, dans les vidéos de promotion d’ADP, plutôt que de suivre la numérotation d’origine (de 2 à 7, déjà ça part mal), je me retrouve à les mettre en ligne dans le désordre, ce qui m’oblige à tracer des correspondances. Ou là, dans ce truc que j’ai commencé à traduire, j’ai commencé à partir d’une première source, puis continué sur une autre. Le texte est le même en définitive (ça n’a pas été publié au même endroit, ni au même moment), mais je dois donc pendant un moment vérifier que chaque phrase sur chaque support est bien identique (c’est le cas). Quant à la Kobo hémiplégique, elle a de plus en plus de mal à s’allumer, à rafraichir parfois les pages, sans parler du calvaire que c’est désormais de surligner quoi que ce soit. X années (trouver combien) après avoir été achetée, elle est probablement en train de basculer dans un comas mécanique dû à l’obsolescence et je ne parviens pas ni à me résoudre à la remplacer avant qu’elle tombe en rade, ni à accepter que l’ensemble de ma bibliothèque numérique et surtout de mes notes disparaissent. Je vais probablement, donc, ne rien faire. Mais ce truc à traduire avance, même si ce n’est qu’un free sample , pourrait-on dire échantillon . Un free sample, pourrait-on dire. Là, je ressens le besoin comme souvent d’effacer le texte anglais et ne garder en visuel que le français. C’est qu’il faudra aller le plus loin possible dans la phase de réécriture pour voir ce que moi je pourrais bien écrire seul, sans le support de l’autre langue. Ensuite, seulement, je mesurerai l’écart pris forcément avec la langue source pour, c’est prévisible, revenir un peu (mais pas totalement) dans son sillage. Et le temps que j’écrive cette phrase, une nuit est tombée.

030219, version 4 (3 février 2019)

Je déteste le bruit des bris de verre des bouteilles dans le container sans fin, je ne sais pas ce qu’est un serviteur muet et je n’ai jamais entendu parler de Genna Pompadec mais je suis déchiré par des questionnements esthétiques qui, je l’imagine, taraudent beaucoup d’auteurs de fiction : dois-je me rapprocher des narrations standardisées au risque de faire ce que fait n’importe qui ou au contraire n’en faire qu’à ma tête, comme CdT, et assumer n’avoir que très peu de lectrices, teurs. Et sur le seuil de Morphine(s), forcément, j’oscille. Au fond, je le crois, j’ai déjà pris ma décision mais tout ce travail de narration cadré, asphyxiant, va complètement à l’encontre de l’énergie créatrice, libérée, propre à l’écriture. Et bien que je sois attaché à une vie d’intuition et d’impulsion dans l’écriture je ne peux pas pour autant prendre le risque de parler tout seul dans de la brume épaisse. Mais je me mets toujours dans des situations impossibles : par exemple, on dirait que je m’arrange pour que les choses ne soient pas claires (qu’est-ce que je pourrais bien avoir à gagner à ça ?). Là, dans les vidéos de promotion d’ADP, plutôt que de suivre la numérotation d’origine (de 2 à 7, déjà ça part mal), je me retrouve à les mettre en ligne dans le désordre, ce qui m’oblige à tracer des correspondances. Ou là, dans ce truc que j’ai commencé à traduire, j’ai commencé à partir d’une première source, puis continué sur une autre. Le texte est le même en définitive (ça n’a pas été publié au même endroit, ni au même moment), mais je dois donc pendant un moment vérifier que chaque phrase sur chaque support est bien identique (c’est le cas). Quant à la Kobo hémiplégique, elle a de plus en plus de mal à s’allumer, à rafraichir parfois les pages, sans parler du calvaire que c’est désormais de surligner quoi que ce soit. X années (trouver combien) après avoir été achetée, elle est probablement en train de basculer dans un comas mécanique dû à l’obsolescence et je ne parviens pas ni à me résoudre à la remplacer avant qu’elle tombe en rade, ni à accepter que l’ensemble de ma bibliothèque numérique et surtout de mes notes disparaissent. Je vais probablement, donc, ne rien faire. Mais ce truc à traduire avance, même si ce n’est qu’un échantillon. Un free sample, pourrait-on dire. Là, je ressens le besoin comme souvent d’effacer le texte anglais et ne garder en visuel que le français. C’est qu’il faudra aller le plus loin possible dans la phase de réécriture pour voir ce que moi je pourrais bien écrire seul, sans le support de l’autre langue. Ensuite, seulement, je mesurerai l’écart pris forcément avec la langue source pour, c’est prévisible, revenir un peu (mais pas totalement) dans son sillage. Et le temps que j’écrive cette phrase, une nuit est tombée.

030219, version 3 (3 février 2019)

Je déteste le bruit des bris de verre des bouteilles dans le container sans fin, je ne sais pas ce qu’est un serviteur muet et je n’ai jamais entendu parler de Genna Pompadec mais je suis déchiré par des questionnements esthétiques qui, je l’imagine, taraudent beaucoup d’auteurs de fiction : dois-je me rapprocher des narrations standardisées au risque de faire ce que fait n’importe qui ou au contraire n’en faire qu’à ma tête, comme CdT, et assumer n’avoir que très peu de lectrices, teurs. Et sur le seuil de Morphine(s), forcément, j’oscille. Au fond, je le crois, j’ai déjà pris ma décision mais tout ce travail de narration cadré, asphyxiant, va complètement à l’encontre de l’énergie créatrice, libérée, propre à l’écriture. Et bien que je sois attaché à une vie d’intuition et d’impulsion dans l’écriture je ne peux pas pour autant prendre le risque de parler tout seul dans de la brume épaisse. Quant à la Kobo hémiplégique, elle a de plus en plus de mal à s’allumer, à rafraichir parfois les pages, sans parler du calvaire que c’est désormais de surligner quoi que ce soit. X années (trouver combien) après avoir été achetée, elle est probablement en train de basculer dans un comas mécanique dû à l’obsolescence et je ne parviens pas ni à me résoudre à la remplacer avant qu’elle tombe en rade, ni à accepter que l’ensemble de ma bibliothèque numérique et surtout de mes notes disparaissent. Je vais probablement, donc, ne rien faire.

030219, version 2 (3 février 2019)

Je déteste le bruit des bris de verre des bouteilles dans le container sans fin, je ne sais pas ce qu’est un serviteur muet et je n’ai jamais entendu parler de Genna Pompadec mais je suis déchiré par des questionnements esthétiques qui, je l’imagine, taraudent beaucoup d’auteurs de fiction : dois-je me rapprocher des narrations standardisées au risque de faire ce que fait n’importe qui ou au contraire n’en faire qu’à ma tête, comme CdT, et assumer n’avoir que très peu de lectrices, teurs. Et sur le seuil de Morphine(s), forcément, j’oscille. Au fond, je le crois, j’ai déjà pris ma décision mais tout ce travail de narration cadré, asphyxiant, va complètement à l’encontre de l’énergie créatrice, libérée, propre à l’écriture. Quant à la Kobo hémiplégique, elle a de plus en plus de mal à s’allumer, à rafraichir parfois les pages, sans parler du calvaire que c’est désormais de surligner quoi que ce soit. X années (trouver combien) après avoir été achetée, elle est probablement en train de basculer dans un comas mécanique dû à l’obsolescence et je ne parviens pas ni à me résoudre à la remplacer avant qu’elle tombe en rade, ni à accepter que l’ensemble de ma bibliothèque numérique et surtout de mes notes disparaissent. Je vais probablement, donc, ne rien faire.
Guillaume Vissac

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