130419


Je conçois parfaitement que, quand je leur parle, aucun des lapins ne me réponde. Ce sont parfois des conversations entières. D’autres fois, c’est plus terre à terre. Mais quand je croise plusieurs personnes dans les parties communes de l’immeuble, que je leur dis bonjour, que je les regarde et qu’elles me regardent aussi, qu’elles m’ont entendu mais ne répondent rien, j’ai envie de les attraper par l’épaule pour leur faire comprendre que c’est un manque de savoir vivre pour le moins irritant, ce silence. Je le fais pas, peut-être je devrais. Mais dire quoi dans ce cas-là ? On n’a pas non plus envie d’être agressif avec qui que ce soit (ça, on a tendance à se le réserver pour soi, et c’est aussi une erreur, mais c’est une autre histoire). Par exemple ce pourrait être quelque chose comme, j’ai remarqué qu’à plusieurs reprises vous ne répondez pas quand je vous dis bonjour, pour moi c’est un problème. Comme je n’ai pas l’intention d’arrêter de vous saluer, il serait peut-être bon que nous trouvions une solution ensemble, qu’en pensez-vous ? Mais le temps de finir de penser une phrase pareille, on est déjà à l’autre bout de la rue, et plus exactement la même personne, déjà, que celle qui a commencé de la formuler. Ça, et aussi : j’accepte en général toutes les demandes d’amitié (c’est en soit une phrase étrange à écrire) sur Facebook, c’est-à-dire que je ne filtre pas, or cas flagrant de pinups délirantes (je n’ai jamais de demande d’amis émanant de pinboys délirants, le monde, enfin je veux dire Facebook, est mal fait). Là, c’était vraiment quelqu’un et je l’ai accepté. Dans la foulée, il m’a bombardé d’invitations à liker ses pages, le mariage de ses neveux et nièces, des activités artistiques ou culturelles, que sais-je. C’est étrange, non ? Je l’ai retiré de ma liste d’amis, qui n’est pas une liste d’amis bien sûr, c’est tout juste une liste, un agrégat de données mélangées à d’autres, quelque chose de pas nécessairement plus évoluée qu’un tableur, on n’est rien que la somme des données que l’on mâche, nous et nos avatars de data, quotidiennement, et en soi c’est bien triste. L’autre jour, on m’a parlé de La route des Flandres, qui est semblable à un de ces masques mortuaires aztèques ou incas, posé, immobile, impénétrable et vide sur la surface du temps et là, ça n’a peut-être pas beaucoup de sens mais je me demande pourquoi Claude Simon met des guillemets parfois, lors de certains dialogues, et pas à d’autres. Et, quoi que puissent en dire des auteur.e.s en herbe qui se hérissent à l’idée de travailler leur écriture, on trouve même dans des exemples types de ce que la littérature a pu proposer de plus a priori complexe (pour reprendre un mot qui prêt à confusion dans le discours ambiant) un respect de règles de narration les plus élémentaires et qu’on n’apprend jamais à qui que ce soit (encore que, je ne sais pas exactement ce qu’on enseigne dans les master de création littéraire de nos jours, peut-être que c’est le cas). Moi, l’apprentissage de ces règles, j’en aurai eu besoin il y a dix ou quinze ans (et c’est un temps qui nous manque) mais la réalité, c’est que je n’écris rien depuis des semaines. Des mois même. Je prends beaucoup de notes. Je m’efforce d’y penser beaucoup. C’est bien déjà. Il fait toujours aussi froid. Froid, sec, mais froid surtout. Une forme de lassitude et de mélancolie, sèche elle aussi, m’est tombée dessus et j’essaye d’en faire quelque chose. Non pas dans le sens de m’en servir comme énergie X ou Y (pour écrire par exemple, puisque je n’écris rien) mais de la comprendre.

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130419, version 9 (14 mai 2019)

Paris, Froid, Vide, Lapins, Claude Simon, Spiderman
Je conçois parfaitement que, quand je leur parle, aucun des lapins ne me réponde. Ce sont parfois des conversations entières. D’autres fois, c’est plus terre à terre. Mais quand je croise plusieurs personnes dans les parties communes de l’immeuble, que je leur dis bonjour, que je les regarde et qu’elles me regardent aussi, qu’elles m’ont entendu mais ne répondent rien, j’ai envie de les attraper par l’épaule pour leur faire comprendre que c’est un manque de savoir vivre pour le moins irritant, ce silence . Je le fais pas, peut-être je devrais. Mais dire quoi dans ce cas-là ? On n’a pas non plus envie d’être agressif avec qui que ce soit (ça, on a tendance à se le réserver pour soi, et c’est aussi une erreur, mais c’est une autre histoire). Par exemple ce pourrait être quelque chose comme, j’ai remarqué qu’à plusieurs reprises vous ne répondez pas quand je vous dis bonjour, pour moi c’est un problème. Comme je Je n’ai pas l’intention d’arrêter de vous saluer, il serait peut-être bon que nous trouvions une solution ensemble, qu’en pensez-vous vous ne croyez pas ? Mais le temps de finir de penser une phrase pareille, on est déjà à l’autre bout de la rue, et plus exactement la même personne, déjà, que celle qui a commencé de la formuler. Ça, et aussi : j’accepte en général toutes les demandes d’amitié (c’est en soit une phrase étrange à écrire) sur Facebook, c’est-à-dire que je ne filtre pas, or cas flagrant de pinups délirantes (je n’ai jamais de demande d’amis émanant de pinboys délirants, le monde, enfin je veux dire Facebook, est mal fait). Là, c’était vraiment quelqu’un et je l’ai accepté. Dans la foulée, il m’a bombardé d’invitations à liker ses pages, le mariage de ses neveux et nièces, des activités artistiques ou culturelles, que sais-je. C’est étrange, non ? Je l’ai retiré de ma liste d’amis, qui n’est pas une liste d’amis bien sûr, c’est tout juste une un liste, un agrégat de données mélangées à d’autres, quelque chose de pas nécessairement plus évoluée qu’un tableur, on n’est rien que la somme des données que l’on mâche, nous et nos avatars de data, quotidiennement, et en soi c’est bien triste . L’autre jour, on a parlé de La route des Flandres, qui est [intégrer citation incas ou aztèques je sais plus] L’autre jour , on m’a parlé de La route des Flandres , qui est semblable à un de ces masques mortuaires aztèques ou incas , posé , immobile , impénétrable et vide sur la surface du temps et là, ça n’a peut-être pas beaucoup de sens mais je me demande pourquoi Claude Simon met des guillemets parfois, lors de certains dialogues, et pas à d’autres. Et, quoi que puissent en dire des auteur.e.s en herbe qui se hérissent à l’idée de travailler leur écriture, on trouve même dans des exemples types de ce que la littérature a pu proposer de plus a priori complexe (pour reprendre un mot qui prêt à confusion s en herbe qui se hérissent à l’idée de travailler leur écriture , on trouve même dans le discours ambiant des exemples types de ce que la littérature a pu proposer de plus a priori difficile d’accès ( pas forcément ) un respect de règles de narration les plus élémentaires et qu’on n’apprend jamais à qui que ce soit (encore que, je ne sais pas exactement ce qu’on enseigne dans les master de création littéraire de nos jours, peut-être que c’est le cas). Moi, l’apprentissage de ces règles, j’en aurai eu besoin il y a dix ou quinze ans (et c’est un temps qui nous manque) mais la réalité , c’est que je n’écris rien depuis des semaines . ). Je n’écris rien depuis des semaines. Des mois même. Je prends beaucoup de notes. Je m’efforce d’y penser beaucoup. C’est bien déjà. Il fait toujours aussi froid. Froid, sec, mais froid surtout. Une forme de lassitude et de mélancolie, sèche elle aussi, m’est tombée dessus et j’essaye d’en faire quelque chose. Non pas dans le sens de m’en servir comme énergie X ou Y (pour écrire par exemple, puisque je n’écris rien) mais de la comprendre.
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130419, version 8 (13 mai 2019)

Je conçois parfaitement que, quand je leur parle, aucun des lapins ne me réponde. Ce sont parfois des conversations entières. D’autres fois, c’est plus terre à terre. Mais quand je croise plusieurs personnes dans les parties communes de l’immeuble, que je leur dis bonjour, que je les regarde et qu’elles me regardent aussi, qu’elles m’ont entendu mais ne répondent rien, j’ai envie de les attraper par l’épaule pour leur faire comprendre que c’est un manque de savoir vivre pour le moins irritant. Je ne le fais pas, peut-être je devrais. Mais dire quoi dans ce cas-là ? On n’a pas non plus envie d’être agressif avec qui que ce soit (ça, on a tendance à se le réserver pour soi, et c’est aussi une erreur, mais c’est une autre histoire). Par exemple ce pourrait être quelque chose comme, j’ai remarqué qu’à plusieurs reprises vous ne répondez pas quand je vous dis bonjour, pour moi c’est un problème. Je n’ai pas l’intention d’arrêter de vous saluer, il serait peut-être bon que nous trouvions une solution ensemble, vous ne croyez pas ? Mais le temps de finir de penser une phrase pareille, on est déjà à l’autre bout de la rue, et plus exactement la même personne, déjà, que celle qui a commencé de la formuler. Ça, et aussi : j’accepte en général toutes les demandes d’amitié (c’est en soit une phrase étrange à écrire) sur Facebook, c’est-à-dire que je ne filtre pas, or cas flagrant de pinups délirantes (je n’ai jamais de demande d’amis émanant de pinboys délirants, le monde , enfin je veux dire il y a sans doute quelque chose que Facebook, est mal fait and co n’a pas compris à mon sujet ). Là, c’était vraiment quelqu’un et je l’ai accepté. Dans la foulée, il m’a bombardé d’invitations d’invitation à liker ses pages, le mariage de ses neveux et nièces, des activités artistiques ou culturelles, que sais-je. C’est étrange, non ? Je l’ai retiré de ma liste d’amis, qui n’est pas une liste d’amis bien sûr, c’est tout juste un liste, un agrégat de données mélangées à d’autres, quelque chose de pas nécessairement plus évoluée évolué qu’un tableur, on n’est rien que la somme des données que l’on mâche, nous et nos avatars de data, quotidiennement. L’autre jour, on a parlé de La route des Flandres, qui est [intégrer citation incas ou aztèques je sais plus] et là, je me demande pourquoi Claude Simon met des guillemets parfois, lors de certains dialogues, et pas à d’autres. Et, quoi que puissent en dire des auteur.e.s en herbe qui se hérissent à l’idée de travailler travailler leur écriture, , on trouve même dans des exemples types de ce que la littérature a pu proposer de plus a priori difficile d’accès (pas forcément) un respect de règles de narration les plus élémentaires et qu’on n’apprend jamais à qui que ce soit (encore que, je ne sais pas exactement ce qu’on enseigne dans les master de création littéraire de nos jours, peut-être que c’est le cas). Moi, l’apprentissage de ces règles, j’en aurai eu besoin il y a dix ou quinze ans (et c’est un temps qui manque). Je n’écris rien depuis des semaines. Des mois même. Je prends beaucoup de notes. Je m’efforce d’y penser beaucoup. C’est déjà bien déjà . Il fait toujours aussi froid. Froid, sec, mais froid surtout. Une forme de lassitude et de mélancolie, sèche elle aussi, m’est tombée dessus et j’essaye d’en faire quelque chose. Non pas dans le sens de m’en servir comme énergie X ou Y (pour écrire par exemple, puisque je n’écris rien) mais de la comprendre.

130419, version 7 (4 mai 2019)

Je conçois parfaitement que, quand je leur parle, aucun des lapins ne me réponde répondent . Ce sont parfois des conversations entières. D’autres fois, c’est plus terre à terre. Mais quand je croise plusieurs personnes dans les parties communes de l’immeuble, que je leur dis bonjour, que je les regarde et qu’elles me regardent aussi, qu’elles m’ont entendu mais ne répondent rien, j’ai envie de les attraper par l’épaule pour leur faire comprendre que c’est un manque de savoir vivre irritant. Je ne le fais pas, peut-être je devrais. Mais dire quoi dans ce cas-là ? On n’a pas non plus envie d’être agressif avec qui que ce soit (ça, on a tendance à se le réserver pour soi, et c’est aussi une erreur, mais c’est une autre histoire). Par exemple ce pourrait être quelque chose comme, j’ai remarqué qu’à que cela fait plusieurs reprises fois maintenant que vous ne répondez pas quand je vous dis bonjour, pour moi c’est un problème. Je n’ai pas l’intention d’arrêter de vous saluer, il serait peut-être bon que nous trouvions une solution ensemble, vous ne croyez pas ? Mais le temps de finir de penser une phrase pareille, on est déjà à l’autre bout de la rue, et plus exactement la même personne, déjà, que celle qui a commencé de la formuler. Ça, et aussi : j’accepte en général toutes les demandes d’amitié (c’est en soit une phrase étrange à écrire) sur Facebook, c’est-à-dire que je ne filtre pas, or cas flagrant de pinups délirantes (je n’ai jamais de demande d’amis émanant de pinboys délirants, il y a sans doute quelque chose que Facebook and co n’a pas compris à mon sujet chez moi ). Là, c’était vraiment quelqu’un et , je l’ai accepté. Dans la foulée, il m’a bombardé d’invitation à liker ses pages, le mariage de ses neveux et nièces, des activités artistiques ou culturelles, que sais-je. C’est étrange, non ? Je l’ai retiré de ma liste d’amis, qui n’est pas une liste d’amis bien sûr, c’est tout juste un liste, un agrégat de données mélangées à d’autres, quelque chose de pas nécessairement plus évolué qu’un tableurexcel , on n’est rien que la somme des données que l’on mâche, nous et nos avatars de data, quotidiennement. L’autre jour, on a parlé de La route des Flandres, qui est [intégrer citation incas ou aztèques je sais plus] et là, je me demande pourquoi Claude Simon met des guillemets parfois, lors de certains dialogues, et pas à d’autres. Et, quoi que puissent en dire des auteur.e.s en herbe qui se hérissent à l’idée de travailler leur écriture, on trouve même dans des exemples types de ce que la littérature a pu proposer de plus a priori difficile d’accès (pas forcément) un respect de règles de narration narrations les plus élémentaires et qu’on n’apprend jamais à qui que ce soit (encore que, je ne sais pas exactement ce qu’on enseigne dans les master de création littéraire de nos jours, peut-être que c’est le cas). Moi, l’apprentissage de ces règles, j’en aurai eu besoin il y a dix ou quinze ans (et c’est un temps qui manque). Je n’écris rien depuis des semaines. Des mois même. Je prends beaucoup de notes. Je m’efforce d’y penser beaucoup. C’est déjà bien. Il fait toujours aussi froid. Froid, et sec, mais froid surtout . Une forme de lassitude et de mélancolie, sèche elle aussi, m’est tombée dessus et j’essaye d’en faire quelque chose. Non pas dans le sens de m’en servir comme énergie X ou Y (pour écrire par exemple, puisque je n’écris rien) mais de la comprendre.

130419, version 6 (14 avril 2019)

photo spiderman ?

130419, version 5 (13 avril 2019)

Je conçois parfaitement que, quand je leur parle, aucun des lapins ne me répondent. Ce sont parfois des conversations entières. D’autres fois, c’est plus terre à terre. Mais quand je croise plusieurs personnes dans les parties communes de l’immeuble, que je leur dis bonjour, que je les regarde et qu’elles me regardent aussi, qu’elles m’ont entendu mais ne répondent rien, j’ai envie de les attraper par l’épaule pour leur faire comprendre que c’est un manque de savoir vivre irritant. ( je ne le fais pas , peut-être je devrais ). Je ne le fais pas, peut-être je devrais. Mais dire quoi dans ce cas-là ? On n’a pas non plus envie d’être agressif avec qui que ce soit (ça, on a tendance à se le réserver pour soi, et c’est aussi une erreur, mais c’est une autre histoire). Par exemple ce pourrait être quelque chose comme, j’ai remarqué que cela fait plusieurs fois maintenant que vous ne répondez pas quand je vous dis bonjour, pour moi c’est un problème. Je n’ai pas l’intention d’arrêter de vous saluer, il serait peut-être bon que nous trouvions une solution ensemble, vous ne croyez pas ? Mais le temps de finir de penser une phrase pareille, on est déjà à l’autre bout de la rue, et plus exactement la même personne, déjà, que celle qui a commencé de la formuler. Ça, et aussi : j’accepte en général toutes les demandes d’amitié (c’est en soit une phrase étrange à écrire) sur Facebook, c’est-à-dire que je ne filtre pas, or cas flagrant de pinups délirantes (je n’ai jamais de demande d’amis émanant de pinboys délirants, il y a sans doute quelque chose que Facebook and co n’a pas compris chez moi). Là, c’était quelqu’un, je l’ai accepté. Dans la foulée, il m’a bombardé d’invitation à liker ses pages, le mariage de ses neveux et nièces, des activités artistiques ou culturelles, que sais-je. C’est étrange, non ? Je l’ai retiré de ma liste d’amis, qui n’est pas une liste d’amis bien sûr, c’est tout juste un liste, un agrégat de données mélangées à d’autres, quelque chose de pas nécessairement plus évolué qu’un tableur excel, on n’est rien que la somme des données que l’on mâche, nous et nos avatars de data, quotidiennement. L’autre jour, on a parlé de La route des Flandres, qui est [intégrer citation incas ou aztèques je sais plus] et là, je me demande pourquoi Claude Simon met des guillemets parfois, lors de certains dialogues, et pas à d’autres. Et, quoi que puissent en dire des auteur.e.s en herbe qui se hérissent à l’idée de travailler leur écriture, on trouve même dans des exemples types de ce que la littérature a pu proposer de plus a priori difficile d’accès (pas forcément) un respect de règles de narrations les plus élémentaires et qu’on n’apprend jamais à qui que ce soit (encore que, je ne sais pas exactement ce qu’on enseigne dans les master de création littéraire de nos jours, peut-être que c’est le cas). Moi, l’apprentissage de ces règles, j’en aurai eu besoin il y a dix ou quinze ans (et c’est un temps qui manque). Je n’écris rien depuis des semaines. Des mois même. Je prends beaucoup de notes. Je m’efforce d’y penser beaucoup. C’est déjà bien. Il fait toujours aussi froid. Froid et sec. Une forme de lassitude et de mélancolie, sèche elle aussi, m’est tombée dessus et j’essaye d’en faire quelque chose. Non pas dans le sens de m’en servir comme énergie X ou Y (pour écrire par exemple, puisque je n’écris rien) mais de la comprendre.

130419, version 4 (13 avril 2019)

Je conçois parfaitement que, quand je leur parle, aucun des lapins ne me répondent. Ce sont parfois des conversations entières. D’autres fois, c’est plus terre à terre. Mais quand je croise plusieurs personnes dans les parties communes de l’immeuble, que je leur dis bonjour, que je les regarde et qu’elles me regardent aussi, qu’elles m’ont entendu mais ne répondent rien, j’ai envie de les attraper par l’épaule pour leur faire comprendre que c’est un manque de savoir vivre irritant (je ne le fais pas, peut-être je devrais). L’autre jour, on a parlé de La route des Flandres, qui est [intégrer citation incas ou aztèques je sais plus] L’autre jour , on a parlé de La route des Flandres et là, je me demande pourquoi Claude Simon met des guillemets parfois, lors de certains dialogues, et pas à d’autres. Et, quoi que puissent en dire des auteur.e.s en herbe qui se hérissent à l’idée de travailler leur écriture, on trouve même dans des exemples types de ce que la littérature a pu proposer de plus a priori difficile d’accès (pas forcément) un respect de règles de narrations les plus élémentaires et qu’on n’apprend jamais à qui que ce soit (encore que, je ne sais pas exactement ce qu’on enseigne dans les master de création littéraire de nos jours, peut-être que c’est le cas). Moi, l’apprentissage de ces règles, j’en aurai eu besoin il y a dix ou quinze ans (et c’est un temps qui manque). Je n’écris rien depuis des semaines. Des mois même. Je prends beaucoup de notes. Je m’efforce d’y penser beaucoup. C’est déjà bien. Il fait toujours aussi froid. Froid et sec. Une forme de lassitude et de mélancolie, sèche elle aussi, m’est tombée dessus et j’essaye d’en faire quelque chose. Non pas dans le sens de m’en servir comme énergie X ou Y (pour écrire par exemple, puisque je n’écris rien) mais de la comprendre.

130419, version 3 (13 avril 2019)

Je conçois parfaitement que, quand je leur parle, aucun des lapins ne me répondent. Ce sont parfois des conversations entières. D’autres fois, c’est plus terre à terre. Mais quand je croise plusieurs personnes dans les parties communes de l’immeuble, que je leur dis bonjour, que je les regarde et qu’elles me regardent aussi, qu’elles m’ont entendu mais ne répondent rien, j’ai envie de les attraper par l’épaule pour leur faire comprendre que c’est un manque de savoir vivre irritant (je ne le fais pas, peut-être je devrais). L’autre jour, on a parlé de La route des Flandres et là, je me demande pourquoi Claude Simon met des guillemets parfois, lors de certains dialogues, et pas à d’autres. Et, quoi que puissent en dire des auteur.e.s en herbe qui se hérissent à l’idée de travailler leur écriture, on trouve même dans des exemples types de ce que la littérature a pu proposer de plus a priori difficile d’accès (pas forcément) un respect de règles de narrations les plus élémentaires et qu’on n’apprend jamais à qui que ce soit (encore que, je ne sais pas exactement ce qu’on enseigne dans les master de création littéraire de nos jours, peut-être que c’est le cas). Moi, l’apprentissage de ces règles, j’en aurai eu besoin il y a dix ou quinze ans (et c’est un temps qui manque). Je n’écris rien depuis des semaines. Des mois même. Je prends beaucoup de notes. Je m’efforce d’y penser beaucoup. C’est déjà bien. Il fait toujours aussi froid. Froid et sec. Une forme de lassitude et de mélancolie, sèche elle aussi, m’est tombée dessus et j’essaye d’en faire quelque chose. Non pas dans le sens de m’en servir comme énergie X ou Y (pour écrire par exemple, puisque je n’écris rien) mais de la comprendre.

130419, version 2 (13 avril 2019)

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