050619


Toujours je me retrouve après le Marché de la poésie dans un métro à écrire frénétiquement quelques mots le temps que le temps, justement, me dépose en bas de chez moi (en haut en réalité, et ensuite je descends jusqu’au milieu de la rue T. pour monter cinq étages). Le matin pour apporter le stock place St Sulpice, taxi, quelqu’un de très bavard, qui me laissera certes en placer une par moment mais qui n’écoutait pas ce que je dis, c’était comme si j’étais devenu un spectre soudainement (être un spectre, ça me va), alors c’est lui qui parle, très bien, par exemple là c’est l’église Saint Sulpice, il ne l’aime pas, elle était trop massive, alors que l’église Saint Augustin, c’est différent, et avant que j’en vienne à réaliser qu’on en était à comparer entre elles des églises, le voilà plutôt sur le cinéma, parce qu’entre deux courses, le plus souvent à l’aéroport, il s’ennuyait dans sa voiture, alors il se mate des films, c’est comme ça. Là, il me répète souvent, mais je vais pas vous raconter tout le film (et puis évidemment il le fait), avant de m’expliquer en quoi ces films (pour la plupart jamais sortis au cinéma) sont des films merveilleux injustement boudés par le public, et de me décrire en quelques phrases des synopsis souvent assez nazes, il faut bien le dire. Peu importe, il ne m’a pas envoyé bouler avec mes caisses de livres (ce qui est, en soi, tout ce que j’attendais de lui). Là, on me fait boire du vin blanc. Ici, je me dis que j’ai déjà vu ce type quelque part. Où déjà ? Je sais, précisément au même endroit, lors d’une précédente édition du marché. Et je dois même avoir déjà écrit cette phrase une année précédente. Là, quelqu’un me raconte l’histoire (vraie, il y a quelques jours, semaines) d’un train resté bloqué dans un tunnel pendant des heures, la nuit, à quelques kilomètres de Paris : que ressent-on quand on reste ainsi bloqué plusieurs heures, la nuit, dans un tunnel, et dans le noir complet, sans électricité semble-t-il, à quelques kilomètres (mais en réalité dans l’esprit quelques années lumières) de toute civilisation humaine ? On dirait le pitch d’un roman de science-fiction, voilà ce que je dis. Mais ce que je pense en réalité, c’est : c’est précisément le pitch d’un truc comme Dragon Head, qui est quand même assez ouf il faut bien le dire. Mais, au moins, à cause du froid, du gris, de la pluie, je n’ai pas mal aux yeux, et H. peut me dire, soir venu, si j’étais toi, je ne jouerais pas à Drakkhen.

<  -  >

Partager

Révisions

8 révisions

050619, version 9 (5 juillet 2019)

Publie.net, Train, Paris, H., Minetarō Mochizuki
jpg/dsc_1706.jpg
Toujours je me retrouve après le [Marché de la poésie->http://www.marche-poesie.com] Toujours je me retrouve après le Marché de la poésie dans un métro à écrire frénétiquement quelques mots le temps que le temps, justement, me dépose en bas de chez moi (en haut en réalité, et ensuite je descends jusqu’au milieu de la rue T. pour monter cinq étages). Le matin pour apporter le stock place St Sulpice, taxi, quelqu’un de très bavard, qui me laissera certes en placer une par moment mais qui n’écoutait pas ce que je dis, c’était comme si j’étais devenu un spectre soudainement (être un spectre, ça me vaLe matin pour apporter le stock place St Sulpice , taxi , quelqu’un de très bavard , qui me laissera certes en placer une par moment mais qui n’écoutait pas ce que je dis , c’était comme si j’étais devenu un spectre soudainement ( être un spectre , ça me va ), alors c’est lui qui parle, très bien, par exemple là c’est l’église Saint Sulpice, il ne l’aime pas, elle était trop massive, alors que l’église Saint Augustin, c’est différent, et avant que j’en vienne à réaliser qu’on en était à comparer entre elles des églises, le voilà plutôt sur le cinéma, parce qu’entre deux courses, le plus souvent à l’aéroport, il s’ennuyait dans sa voiture, alors il se mate des films, c’est comme ça. Là, il me répète souvent, mais je vais pas vous raconter tout le film (et puis évidemment il le fait), avant de m’expliquer en quoi ces films (pour la plupart jamais sortis au cinéma) sont des films merveilleux injustement boudés par le public, et de me décrire en quelques phrases des synopsis souvent assez nazes, il faut bien le dire. Peu importe, il ne m’a pas envoyé bouler avec mes caisses de livres (ce qui est, en soi, tout ce que j’attendais de lui). Là, on me fait boire du vin blanc. Ici, je me dis que j’ai déjà vu ce type quelque part. Où déjà ? Je sais, précisément au même endroit, lors d’une précédente édition du marché. Et je dois même avoir déjà écrit cette phrase une année précédente. Là, quelqu’un me raconte l’histoire (vraie, il y a quelques jours, semaines) d’un train resté bloqué dans un tunnel pendant des heures, la nuit, à quelques kilomètres de Paris : que ressent-on quand on reste ainsi bloqué plusieurs heures, la nuit, dans un tunnel, et dans le noir complet, sans électricité semble-t-il, à quelques kilomètres ( de la civilisation humaine mais en réalité si loin dans l’esprit quelques années lumières ) de toute civilisation humaine ? On dirait le pitch d’un roman de science-fiction, voilà ce que je dis. Mais ce que je pense en réalité, c’est : c’est précisément le pitch d’un truc comme [Dragon Head->https://fr Dragon Head , qui est quand même assez ouf il faut bien le dire .wikipedia.org/wiki/Dragon_Head_(manga)], qui est quand même assez ouf il faut bien le dire. Mais, au moins, à cause du froid, du gris, de la pluie, je n’ai pas mal aux yeux, et [H H .->mot59] peut me dire, soir venu, si j’étais toi, je ne jouerais pas à [Drakkhen->https://www . Drakkhen . youtube.com/watch ?v=PoDVImiAmOk].

050619, version 8 (3 juillet 2019)

Toujours je me retrouve après le Marché de la poésie dans un métro à écrire frénétiquement quelques mots le temps que le temps, justement, me dépose en bas de chez moi (en haut en réalité, et ensuite je descends jusqu’au milieu de la rue T. pour monter cinq étages). Le matin pour apporter le stock place St Sulpice, taxi, quelqu’un de très bavard, qui me laissera certes en placer une par moment mais qui n’écoutait pas ce que je dis, c’était comme si j’étais devenu un spectre soudainement (être un spectre, ça me va), alors c’est lui qui parle, très bien, par exemple là c’est l’église Saint Sulpice, il ne l’aime pas, elle était trop massive, alors que l’église Saint Augustin, c’est différent , oui et avant que j’en vienne à réaliser qu’on en était à comparer entre elles des églises, le voilà plutôt sur le cinéma, parce qu’entre deux courses, le plus souvent à l’aéroport, il s’ennuyait dans sa voiture, alors il mate des films, c’est comme ça. Là, il me répète souvent, mais je vais pas vous raconter tout le film (et puis évidemment il le fait), avant de m’expliquer en quoi ces films (pour la plupart jamais sortis au cinéma) sont des films merveilleux injustement boudés par le public, et de me décrire en quelques phrases des synopsis souvent assez nazes, il faut bien le dire. Peu importe, il est quand même très sympa , et il ne m’a pas envoyé bouler avec mes caisses de livres (ce qui est, en soi, tout ce que j’attendais de lui). Là, on me fait boire du vin blanc. Ici, je me dis que j’ai déjà vu ce type quelque part. Où déjà ? Je sais, précisément au même endroit, lors d’une précédente édition du marché. Et je dois même avoir déjà écrit cette phrase une année précédente. Là, quelqu’un me raconte l’histoire (vraie, il y a quelques jours, semaines) d’un train resté bloqué dans un tunnel pendant des heures, la nuit, à quelques kilomètres de Paris : que ressent-on quand on reste ainsi bloqué plusieurs heures, la nuit, dans un tunnel, et dans le noir complet, sans électricité semble-t-il, à quelques kilomètres de la civilisation humaine mais si loin dans l’esprit ? On dirait le pitch d’un roman de science-fiction, voilà ce que je dis. Mais ce que je pense en réalité, c’est : c’est précisément le pitch d’un truc comme Dragon Head, qui est quand même assez ouf il faut bien le dire. Mais, au moins, à cause du froid, du gris, de la pluie, je n’ai pas mal aux yeux, et H. peut me dire, soir venu, si j’étais toi, je ne jouerais pas à Drakkhen.

050619, version 7 (27 juin 2019)

Toujours je me retrouve après le Marché marché de la poésie dans un métro à écrire frénétiquement quelques mots le temps que le temps, justement, me dépose en bas de chez moi (en haut en réalité, et ensuite je descends jusqu’au milieu de la rue T. pour monter cinq étages). Le matin pour apporter le stock place St Sulpice, un taxi, quelqu’un de très bavard, qui me laissera certes en placer une par moment mais qui n’écoutait pas ce que je dis, c’était comme si j’étais devenu un spectre soudainement (être un spectre, ça me va), alors c’est lui qui parle, très bien, par exemple là c’est l’église Saint Sulpice, il ne l’aime qu’il n’aime pas, elle était trop massive, alors que l’église Saint Augustin oui et avant que j’en vienne à réaliser qu’on en était à comparer entre elles des églises, le voilà plutôt sur le cinéma, parce qu’entre deux courses, le plus souvent à l’aéroport, il s’ennuyait dans sa voiture, alors il mate des films, c’est comme ça. Là, il me répète souvent, mais je vais pas vous raconter tout le film (et puis évidemment il le fait), avant de m’expliquer en quoi ces films (pour la plupart jamais sortis au cinéma) sont des films merveilleux injustement boudés par le public, et de me décrire en quelques phrases des synopsis souvent assez nazes, il faut bien le dire. Peu importe, il est quand même très sympa, et il ne m’a pas envoyé bouler avec mes caisses de livres (ce qui est, en soi, tout ce que j’attendais de lui). Là, on me fait boire du vin blanc. Ici, je me dis que j’ai déjà vu ce type quelque part. Où déjà ? Je sais, précisément au même endroit, lors d’une précédente édition du marché. Et je dois même avoir déjà écrit cette phrase une année précédente. Là, quelqu’un me raconte l’histoire (vraie, il y a quelques jours, ou semaines) d’un train resté bloqué dans un tunnel pendant des heures, la nuit, à quelques kilomètres de Paris : que ressent-on quand on reste ainsi bloqué plusieurs heures, la nuit, dans un tunnel, et dans le noir complet, sans électricité semble-t-il, à quelques kilomètres de la civilisation humaine mais si loin dans l’esprit ? On dirait le pitch d’un roman de science-fiction, voilà ce que je dis. Mais ce que je pense en réalité, c’est : c’est précisément le pitch d’un truc comme Dragon Head, qui est quand même assez ouf il faut bien le dire. Mais, au moins, à cause du froid, du gris, de la pluie, je n’ai pas mal aux yeux, et H. peut me dire, soir venu, si j’étais toi, je ne jouerais pas à Drakkhen.

050619, version 6 (22 juin 2019)

Toujours je me retrouve après le marché de la poésie dans un métro à écrire frénétiquement quelques mots le temps que le temps, justement , me dépose en bas de chez moi (en haut en réalité, et ensuite je descends jusqu’au milieu de la rue T. pour monter cinq étages). Le matin pour apporter le stock place St Sulpice un taxi, quelqu’un de très bavard, qui me laissera certes en placer une par moment mais qui n’écoutait pas ce que je dis, c’était comme si j’étais devenu un spectre soudainement (être un spectre, ça me va), alors c’est lui qui parle, très bien, par exemple là c’est l’église Saint Sulpice, qu’il n’aime pas, elle était trop massive, alors que l’église Saint Augustin oui et avant que j’en vienne à réaliser qu’on en était à comparer entre elles des églises, le voilà plutôt sur le cinéma, parce qu’entre deux courses, le plus souvent à l’aéroport, il s’ennuyait dans sa voiture, alors il mate des films, c’est comme ça. Là, il me répète souvent, mais je vais pas vous raconter tout le film (et puis évidemment il le fait), avant de m’expliquer en quoi ces films (pour la plupart jamais sortis au cinéma) sont des films merveilleux injustement boudés par le public, et de me décrire en quelques phrases des synopsis souvent assez nazes, il faut bien le dire. Peu importe, il est quand même très sympa, et il ne m’a pas envoyé bouler avec mes caisses de livres (ce qui est, en soi, tout ce que j’attendais de lui). Là, on me fait boire du vin blanc. Ici, je me dis que j’ai déjà vu ce type quelque part. Où déjà ? Je sais, précisément au même endroit, lors d’une précédente édition du marché. Et je dois même avoir déjà écrit cette phrase une année précédente. Là, quelqu’un me raconte l’histoire (vraie, il y a quelques jours ou semaines) d’un train resté bloqué dans un tunnel pendant des heures, la nuit, à quelques kilomètres de Paris : que ressent-on quand on reste ainsi bloqué plusieurs heures, la nuit, dans un tunnel, et dans le noir complet, sans électricité semble-t-il, à quelques kilomètres de la civilisation humaine mais si loin dans l’esprit ? On dirait le pitch d’un roman de science-fiction, voilà ce que je dis. Mais ce que je pense en réalité, c’est : c’est précisément le pitch d’un truc comme Dragon Head, qui est quand même assez ouf il faut bien le dire. Mais, au moins, à cause du froid, du gris, de la pluie, je n’ai pas mal aux yeux, et H. peut me dire, soir venu, si j’étais toi, je ne jouerais pas à Drakkhen.

050619, version 5 (18 juin 2019)

Toujours je me retrouve après le marché de la poésie dans un métro à écrire frénétiquement quelques mots le temps que le temps me dépose en bas de chez moi (en haut en réalité, et ensuite je descends jusqu’au milieu de la rue T. pour monter cinq étages). Le matin pour apporter le stock place St Sulpice un taxi, quelqu’un de très bavard, qui me laissera certes en placer une mais qui n’écoutait pas ce que je dis, c’était comme si j’étais devenu un spectre soudainement (être un spectre, ça me va), alors c’est lui qui parle, très bien, par exemple là c’est l’église Saint St Sulpice, qu’il n’aime pas, elle était trop massive, alors que l’église Saint Augustin Saint-Augustin oui et avant que j’en vienne à réaliser qu’on en était à comparer entre elles des églises, le voilà plutôt sur le cinéma, parce qu’entre deux courses, le plus souvent à l’aéroport, il s’ennuyait dans sa voiture, alors il mate des films, c’est comme ça. Là, il me répète souvent, mais je vais pas vous raconter tout le film (et puis évidemment il le fait), avant de m’expliquer en quoi ces films (pour la plupart jamais sortis sorti au cinéma) sont des films merveilleux injustement boudés par le public, et de me décrire en quelques phrases des synopsis souvent assez nazes, il faut bien le dire. Peu importe, il est quand même très sympa, et il ne m’a pas envoyé bouler avec mes caisses de livres (ce qui est, en soi, tout ce que j’attendais de lui). Là, on me fait boire du vin blanc. Ici, je me dis que j’ai déjà vu ce type quelque part. Où déjà ? Je sais, précisément au même endroit, lors d’une précédente édition du marché. Et je dois même avoir déjà écrit cette phrase une année précédente. Là, quelqu’un me raconte l’histoire (vraie, il y a quelques jours ou semaines) d’un train resté bloqué dans un tunnel pendant des heures, la nuit, à quelques kilomètres de Paris : que ressent-on quand on reste ainsi bloqué plusieurs heures, la nuit, dans un tunnel, et dans le noir complet, sans électricité semble-t-il, à quelques kilomètres de la civilisation humaine mais si loin dans l’esprit ? On dirait le pitch d’un roman de science-fiction, voilà ce que je dis. Mais ce que je pense en réalité, c’est : c’est précisément le pitch d’un truc comme Dragon Head, qui est quand même assez ouf il faut bien le dire. Mais au moins, à cause du froid, du gris, de la pluie, je n’ai pas mal aux yeux, et H. peut me dire, soir venu, si j’étais toi, je ne jouerais pas à Drakkhen.

050619, version 4 (6 juin 2019)

Toujours je me retrouve après le marché de la poésie dans un métro à écrire frénétiquement quelques mots le temps que le temps me dépose en bas de chez moi (en haut en réalité, et ensuite je descends jusqu’au milieu de la rue T. pour monter cinq étages). Le matin pour apporter le stock place St Sulpice un taxi, quelqu’un de très bavard, qui me laissera certes en placer une mais qui n’écoutait pas ce que je dis, c’était comme si j’étais devenu un spectre soudainement (être un spectre, ça me va), alors c’est lui qui parle, très bien, par exemple là c’est l’église St Sulpice, qu’il n’aime pas, elle était trop massive, alors que l’église Saint-Augustin oui et avant que j’en vienne à réaliser qu’on en était à comparer entre elles des églises, le voilà plutôt sur le cinéma, parce qu’entre deux courses, le plus souvent à l’aéroport, il s’ennuyait dans sa voiture, alors il mate des films, c’est comme ça. Là, il me répète souvent, mais je vais pas vous raconter tout le film (et puis évidemment il le fait), avant de m’expliquer en quoi ces films (pour la plupart jamais sorti au cinéma) sont des films merveilleux injustement boudés par le public, et de me décrire en quelques phrases des synopsis souvent assez nazes, il faut bien le dire. Peu importe, il est quand même très sympa, et il ne m’a pas envoyé bouler avec mes caisses de livres (ce qui est, en soi, tout ce que j’attendais de lui). Là, on me fait boire du vin blanc. Ici, je me dis que j’ai déjà vu ce type quelque part. Où déjà ? Je sais, précisément au même endroit, lors d’une précédente édition du marché. Et je dois même avoir déjà écrit cette phrase une année précédente. Là, quelqu’un me raconte l’histoire (vraie, il y a quelques jours ou semaines) d’un train resté bloqué dans un tunnel pendant des heures, la nuit, à quelques kilomètres de Paris : que ressent-on quand on reste ainsi bloqué plusieurs heures, la nuit, dans un tunnel, et dans le noir complet, sans électricité semble-t-il, à quelques kilomètres de la civilisation humaine mais si loin dans l’esprit ? On dirait le pitch d’un roman de science-fiction, voilà ce que je dis. Mais ce que je pense en réalité, c’est : c’est précisément le pitch d’un truc comme Dragon Head, qui est quand même assez ouf il faut bien le dire. Mais au moins, à cause du froid, du gris, de la pluie, je n’ai pas mal aux yeux, et H. peut me dire, soir venu, si j’étais toi, je ne jouerais pas à Drakkhen.

050619, version 3 (5 juin 2019)

Toujours je me retrouve après le marché de la poésie dans un métro à écrire frénétiquement quelques mots le temps que le temps me dépose en bas de chez moi (en haut en réalité, et ensuite je descends jusqu’au milieu de la rue T. pour monter cinq étages). Le matin pour apporter le stock place St Sulpice un taxi, quelqu’un de très bavard, qui me laissera certes en placer une mais qui n’écoutait pas ce que je dis, c’était comme si j’étais devenu un spectre soudainement (être un spectre, ça me va), alors c’est lui qui parle, très bien, par exemple là c’est l’église St Sulpice, qu’il n’aime pas, elle était trop massive, alors que l’église Saint-Augustin oui et avant que j’en vienne à réaliser qu’on en était à comparer entre elles des églises, le voilà plutôt sur le cinéma, parce qu’entre deux courses, le plus souvent à l’aéroport, il s’ennuyait dans sa voiture, alors il mate des films, c’est comme ça. Là, il me répète souvent, mais je vais pas vous raconter tout le film (et puis évidemment il le fait), avant de m’expliquer en quoi ces films (pour la plupart jamais sorti au cinéma) sont des films merveilleux injustement boudés par le public, et de me décrire en quelques phrases des synopsis souvent assez nazes, il faut bien le dire. Peu importe, il est quand même très sympa, et il ne m’a pas envoyé bouler avec mes caisses de livres (ce qui est, en soi, tout ce que j’attendais de lui). Là, on me fait boire du vin blanc. Ici, je me dis que j’ai déjà vu ce type quelque part. Où déjà ? Je sais, précisément au même endroit, lors d’une précédente édition du marché. Et je dois même avoir déjà écrit cette phrase une année précédente. Mais au moins, à cause du froid, du gris, de la pluie, je n’ai pas mal aux yeux, et H. peut me dire, soir venu, si j’étais toi, je ne jouerais pas à Drakkhen.

050619, version 2 (5 juin 2019)

Commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Autres articles



Livres


- -

- - - -

Projets Web


- -


-
Spip | PhpNet | Contact | Retour au sommaire | ISSN 2428-9590 |