191219


Il y a un parking de covoiturage à Fay la Triouleyre mais ce n’est pas ça le plus surprenant. Le plus surprenant, c’est que Fay la Triouleyre s’écrive sans traits d’union. Fay la Triouleyre est un lieu qui vaut sans doute le déplacement, traits d’union ou pas. Je n’irai pas à Fay la Triouleyre. Mais maintenant que je m’imagine Fay la Triouleyre, je ne vois ni parking de vocoiturage, ni paysage qu’on peut se représenter en pensant à un petit village : je ne vois que l’absence de trait d’union dans une localité, un bled, un lieu-dit, ce qui, en réalité, est impossible. Comment se représenter l’absence de quoi ce que soit ? Je ne suis pas, moi, physiquement à Fay la Triouleyre : je suis mentalement entre St-Étienne, où se trouve mon corps écrivant ce journal, Paris, où je m’imagine retourner dans quelques jours, mais sans savoir encore quand, Lyon, où je risque encore de transiter durant les grèves, Toulouse, où devait se rendre H. ce lundi mais dont le train a été supprimé, de manière à ce qu’il doive prendre un avion le lendemain, et Poulpir. Poulpir n’est pas un lieu ni un lieu-dit, c’est une personne. Je veux dire un lapin. Et c’est tout un bins de savoir comment retrouver Poulpir, qui doit subir des soins quotidiens suite à son opération, et surtout quand. Avec les suppressions de train, on arrive à vingt-quatre heures de battement sans soin. Ça devrait le faire. Mais, et si mon train de mercredi est supprimé à son tour ? Que faire ? Ce n’est pas à Fay la Triouleyre que je trouverais la réponse à ces questions. Ni même à l’autre bout de St-Etienne, au-dessus de Bellevue, où je retrouve L., qui me présente R., avec qui elle vit depuis quelques mois. C’est une bonne soirée. C’est une bonne soirée, mais avait-on jamais entendu parler de mako moulage avant aujourd’hui ? Et qui se souvient de Jakie Quartz ? Quid des poteaux électriques ? Dehors, une tempête fait rage. Pourquoi rage ? Une tempête. Marcher alors dans la nuit et le vent dans le dos à l’écart de tout arbre car des branches tomberont, cassées, au sol (bien que je ne sois jamais témoin de leur chute, uniquement de leur abandon sur l’asphalte). Il y a une chanson très belle de Oi Va Voi, elle passe à un moment. Le début est très narratif. On dirait l’incipit d’un roman. Voici les fringues que portaient mon grand frère / et son grand frère avant, et avant son grand frère. / Voici les shorts qui trainent presque par terre / tant je suis plus petite que tous mes autres frères. / Voici le bonet qu’il ne peut plus porter / car il a des grand-frères, que c’est les leurs qu’il met / et les chaussettes que j’ai : elles sont dépareillées / et les pulls ont des manches où on pleure rapiécées. Etc. À cette heure-là du soir, il n’y a déjà plus de tram sur la ligne T3, je ne verrai donc pas le nouveau tracé, la nouvelle ligne. Je monte dans un T1 à hauteur de la fac pour avoir descendu un peu la rue à pied : c’est mieux de marcher quand on ne sait pas attendre. Il est plein d’adolescents au regard vitreux qui se passent une bouteille de Paquito qui ne contient de toute évidence pas (que) du Paquito. Ils sont complètement cuits. Ils rient. Ils descendent. D’autres montent à leur place. Ils ont le même regard et ils marchaient pas droit. Ils sont et ne sont pas eux-mêmes. Le tram s’enfonce dans de la nuit. La déclivité nous emporte.

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191219, version 12 (26 février 2020)

Déplacé de « Journal » vers « 2019 ».

191219, version 11 (19 janvier 2020)

Train, Adolescence, L., H., St-Etienne, Lapins, Tram, R., Oi Va Voi
Il y a un parking de covoiturage à Fay la Triouleyre mais ce n’est pas ça le plus surprenant. Le plus surprenant, c’est que Fay la Triouleyre s’écrive sans traits d’union. Fay la Triouleyre est un lieu qui vaut sans doute le déplacement, traits d’union ou pas. Je n’irai pas à Fay la Triouleyre. Mais maintenant que je m’imagine Fay la Triouleyre, je ne vois ni parking de vocoiturage, ni paysage qu’on peut se représenter en pensant à un petit village : je ne vois que l’absence de trait d’union dans une localité, un bled , un lieu-dit, ce qui, en réalité, est impossible. Comment se représenter l’absence de quoi ce que soit ? Je ne suis pas, moi, physiquement à Fay la Triouleyre : je suis mentalement entre St-Étienne, où se trouve mon corps écrivant ce journalJe ne suis pas , moi , physiquement situé à Fay la Triouleyre  : je suis mentalement entre St-Étienne , se trouve mon corps écrivant ce journal , Paris, où je m’imagine retourner dans quelques jours, mais sans savoir encore quand, Lyon, où je risque encore de transiter durant les grèves, Toulouse, où devait se rendre [H H .->mpt59] ce lundi mais dont le train a été supprimé, de manière à ce qu’il doive prendre un avion le lendemain, et Poulpir. Poulpir n’est pas un lieu ni un lieu-dit, c’est une personne. Je veux dire un lapin. Et c’est tout un bins de savoir comment retrouver Poulpir, qui doit subir des soins quotidiens suite à son opération, et surtout quand. Avec les suppressions de train, on arrive à vingt-quatre heures de battement sans soin. Ça devrait le faire. Mais, et si mon train de mercredi est supprimé à son tour ? Que faire ? Ce n’est pas à Fay la Triouleyre que je trouverais la réponse à ces questions. Ni même à l’autre bout de St-Etienne, au-dessus de Bellevue, où je retrouve [L L .->mot43], qui me présente [R R .->mot404], avec qui elle vit depuis quelques mois. C’est une bonne soirée. C’est une bonne soirée, mais avait-on jamais entendu parler de mako moulage avant aujourd’hui ? Et qui se souvient de Jakie Jackie Quartz ( vérifier )  ? Quid Est-ce que je sais comment fonctionnent des poteaux électriques ? Dehors, une tempête fait rage. Pourquoi rage ? Une tempête. Marcher alors dans la nuit et le vent dans le dos à l’écart de tout arbre car des branches tomberont, cassées, au sol (bien que je ne sois jamais témoin de leur chute, uniquement de leur abandon sur l’asphalte). Il y a [une une chanson très belle de Oi Va Voi->https://www Voi , elle passe à un moment .youtube.com/watch ?v=6Abbd43SLF0], elle passe à un moment. Le début est très narratif. On dirait l’incipit d’un roman. Voici les fringues que portaient mon grand frère / et son grand frère grand-frère avant, et avant son grand frère grand-frère . / Voici les shorts qui trainent presque par terre / tant je suis plus petite que tous mes autres frères. / Voici le bonet chapeau qu’il ne peut plus porter / car il a des grand-frères, que c’est les leurs qu’il met / et les chaussettes chausettes que j’ai : elles sont dépareillées / et les pulls ont des manches où on pleure rapiécées toutes trouées . Etc. À cette heure-là du soir, il n’y a déjà plus de tram sur la ligne T3, je ne verrai donc pas le nouveau tracé, la nouvelle ligne. Je monte dans un T1 à hauteur de la fac pour avoir descendu un peu la rue à pied : c’est mieux de marcher quand on ne sait pas attendre. Il est plein d’adolescents au regard vitreux qui se passent une bouteille de Paquito qui ne contient de toute évidence pas (que) du Paquito. Ils sont complètement cuits. Ils rient. Ils descendent. D’autres montent à leur place. Ils ont le même regard et ils marchaient pas droit. Ils sont et ne sont pas eux-mêmes. Le tram s’enfonce dans de la nuit. La déclivité nous emporte.
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191219, version 10 (17 janvier 2020)

Il y a un parking de covoiturage à Fay la Triouleyre mais ce n’est pas ça le plus surprenant. Le plus surprenant, c’est que Fay la Triouleyre s’écrive sans traits d’union. Fay la Triouleyre est un lieu qui vaut sans doute le déplacement, traits d’union ou pas. Je n’irai pas à Fay la Triouleyre. Mais maintenant que je m’imagine Fay la Triouleyre, je ne vois ni parking de vocoiturage, ni paysage qu’on peut se représenter en pensant à un petit village : je ne vois que l’absence de trait d’union dans une localité, un lieu-dit, ce qui, en réalité, est impossible. Comment se représenter l’absence de quoi ce que soit ? Je ne suis pas, moi, physiquement situé à Fay la Triouleyre : je suis mentalement entre St-Étienne St-Etienne , où se trouve mon corps écrivant ce journal, Paris, où je m’imagine retourner dans quelques jours, mais sans savoir encore quand, Lyon, où je risque encore de transiter durant les grèves, Toulouse, où devait se rendre H. ce lundi mais dont le train a été supprimé, de manière à ce qu’il doive prendre un avion le lendemain, et Poulpir. Poulpir n’est pas un lieu ni un lieu-dit, c’est une personne. Je veux dire un lapin. Et c’est tout un bins de savoir comment retrouver Poulpir, qui doit subir des soins quotidiens suite à son opération, et surtout quand. Avec les suppressions de train, on arrive à vingt-quatre heures de battement sans soin. Ça Ca devrait le faire. Mais, et si mon train de mercredi est supprimé à son tour ? Que faire ? Ce n’est pas à Fay la Triouleyre que je trouverais la réponse à ces questions. Ni même à l’autre bout de St-Etienne, au-dessus de Bellevue, où je retrouve L., qui me présente R., avec qui elle vit depuis quelques mois . C’est une bonne soirée. C’est une bonne soirée, mais avait-on jamais entendu parler de mako moulage avant aujourd’hui ? Et qui se souvient de Jackie Quartz (vérifier) ? Est-ce que je sais comment fonctionnent des poteaux électriques ? Dehors, une tempête fait rage. Pourquoi rage ? Une tempête. Marcher alors dans la nuit et le vent dans le dos à l’écart de tout arbre car des branches tomberont, cassées, au sol (bien que je ne sois jamais témoin de leur chute, uniquement de leur abandon sur l’asphalte). Il y a une chanson très belle de Oi Va Voi, elle passe à un moment. Le début est très narratif écrit . On dirait l’incipit d’un roman. Voici Voici les fringues que portaient mon grand frère / et son grand-frère avant, et avant son grand-frère. / Voici les shorts qui trainent presque par terre / tant je suis plus petite que tous mes autres frères. / Voici le chapeau qu’il ne peut plus porter / car il a des grand-frères, que c’est les leurs qu’il met / et les chausettes que j’ai : elles sont dépareillées / et les pulls ont des manches où on pleure toutes trouées. Etc. À cette heure-là du soir, il n’y a déjà plus de tram sur la ligne T3, je ne verrai donc pas le nouveau tracé, la nouvelle ligne. Je monte dans un T1 à hauteur de la fac pour avoir descendu un peu la rue à pied : c’est mieux de marcher quand on ne sait pas attendre. Il est plein d’adolescents au regard vitreux qui se passent une bouteille de Paquito qui ne contient de toute évidence pas (que) du Paquito. Ils sont complètement cuits. Ils rient. Ils descendent. D’autres montent à leur place. Ils ont le même regard et ils marchaient pas droit. Ils sont et ne sont pas eux-mêmes. Le tram s’enfonce dans de la nuit. La déclivité nous emporte.

191219, version 9 (13 janvier 2020)

Il y a un parking de covoiturage à Fay la Triouleyre mais ce n’est pas ça le plus surprenant. Le plus surprenant, c’est que Fay la Triouleyre s’écrive sans traits d’union. Fay la Triouleyre est un lieu qui vaut sans doute le déplacement, traits d’union ou pas. Je n’irai pas à Fay la Triouleyre. Mais maintenant que je m’imagine Fay la Triouleyre, je ne vois ni parking de vocoiturage, ni paysage qu’on peut se représenter en pensant à un petit village : je ne vois que l’absence de trait d’union dans une localité, un lieu-dit, ce qui, en réalité, est impossible. Comment se représenter l’absence de quoi ce que soit ? Je ne suis pas, moi, physiquement situé à Fay la Triouleyre : je suis mentalement entre St-Etienne, où se trouve mon corps écrivant ce journal, Paris, où je m’imagine retourner dans quelques jours, mais sans savoir encore quand, Lyon, où je risque encore de transiter durant les grèves, Toulouse, où devait se rendre H. ce lundi mais dont le train a été supprimé, de manière à ce qu’il doive prendre un avion le lendemain, et Poulpir. Poulpir n’est pas un lieu ni un lieu-dit, c’est une personne. Je veux dire un lapin. Et c’est tout un bins de savoir comment retrouver Poulpir, qui doit subir des soins quotidiens suite à son opération, et surtout quand. Avec les suppressions de train, on arrive à vingt-quatre heures de battement sans soin. Ca devrait le faire. Mais, et si mon train de mercredi est supprimé à son tour ? Que faire ? Ce n’est pas à Fay la Triouleyre que je trouverais la réponse à ces questions. Ni même à l’autre bout de St-Etienne, au-dessus de Bellevue, où je retrouve L., qui me présente R., avec qui elle vit. C’est une bonne soirée. C’est une bonne soirée, mais avait-on jamais entendu parler de mako moulage avant aujourd’hui ? Et qui se souvient de Jackie Quartz (vérifier) ? Est-ce que je sais comment fonctionnent des poteaux électriques ? Dehors, une tempête fait rage. Pourquoi rage ? Une tempête. Marcher alors dans la nuit et le vent dans le dos à l’écart de tout arbre des arbres car des quelques branches tomberont, cassées, au sol (bien que je ne sois jamais témoin de leur chute, uniquement de leur abandon sur l’asphalte). Il y a une chanson très belle de Oi Va Voi, elle passe à un moment. Le début est très écrit. On dirait l’incipit d’un roman. Voici les fringues que portaient mon grand frère / et son grand-frère avant, et avant son grand-frère. / Voici les shorts qui trainent presque par terre / tant je suis plus petite que tous mes autres frères. / Voici le chapeau qu’il ne peut plus porter / car il a des grand-frères, que c’est les leurs qu’il met / et les chausettes que j’ai : elles sont dépareillées / et les pulls ont des manches où on pleure toutes trouées. Etc. À cette heure-là du soir, il n’y a déjà plus de tram sur la ligne T3, je ne verrai donc pas le nouveau tracé, la nouvelle ligne. Je monte dans un T1 à hauteur de la fac pour avoir descendu un peu la rue à pied : c’est mieux de marcher quand on ne sait pas attendre. Il est plein d’adolescents au regard vitreux qui se passent une bouteille de Paquito qui ne contient de toute évidence pas (que) du Paquito. Ils sont complètement cuits. Ils rient. Ils descendent. D’autres montent à leur place. Ils ont le même regard et ils marchaient pas droit. Ils sont et ne sont pas eux-mêmes. Le tram s’enfonce dans de la nuit. La déclivité nous emporte.

191219, version 8 (9 janvier 2020)

Il y a un parking de covoiturage à Fay la Triouleyre mais ce n’est pas ça le plus surprenant. Le plus surprenant, c’est que Fay la Triouleyre s’écrive sans traits d’union. Fay la Triouleyre est un lieu qui vaut sans doute le déplacement, traits d’union ou pas. Je n’irai pas à Fay la Triouleyre. Mais maintenant que je m’imagine Fay la Triouleyre, je ne vois ni parking de vocoiturage, ni paysage qu’on peut se représenter en pensant à un petit village : je ne vois que l’absence de trait d’union dans une localité, un lieu-dit, ce qui, en réalité, est impossible. Comment se représenter l’absence de quoi ce que soit ? Je ne suis pas, moi, physiquement situé à Fay la Triouleyre : je suis mentalement entre St-Etienne, où se trouve mon corps écrivant ce journal, Paris, où je m’imagine retourner dans quelques jours, mais sans savoir encore quand, Lyon, où je risque encore de transiter durant les grèves, Toulouse, où devait se rendre H. ce lundi mais dont le train a été supprimé, de manière à ce qu’il doive prendre un avion le lendemain, et Poulpir. Poulpir n’est pas un lieu ni un lieu-dit, c’est une personne. Je veux dire un lapin. Et c’est tout un bins de savoir comment retrouver Poulpir, qui doit subir des soins quotidiens suite à son opération, et surtout quand. Avec les suppressions de train, on arrive à vingt-quatre heures de battement sans soin. Ca devrait le faire. Mais, et si mon train de mercredi est supprimé à son tour ? Que faire ? Ce n’est pas à Fay la Triouleyre que je trouverais la réponse à ces questions. Ni même à l’autre bout de St-Etienne, au-dessus de Bellevue, où je retrouve L., qui me présente R., avec qui elle vit. C’est une bonne soirée. C’est une bonne soirée, mais avait-on jamais entendu parler de mako moulage avant aujourd’hui ? Et qui se souvient de Jackie Quartz (vérifier) ? Est-ce que je sais comment fonctionnent des poteaux électriques ? Dehors, une tempête fait rage. Pourquoi rage ? Une tempête. Marcher alors dans la nuit et le vent dans le dos à l’écart des arbres car quelques branches tomberont, cassées, au sol (bien que je ne sois jamais témoin de leur chute, uniquement de leur abandon sur l’asphalte). Il y a une chanson très belle de Oi Va Voi, elle passe à un moment. Le début est très écrit. On dirait l’incipit d’un roman. Voici les fringues que portaient mon grand frère / et son grand-frère avant, et avant son grand-frère. / Voici les shorts qui trainent presque par terre / tant je suis plus petite que tous mes autres frères. / Voici le chapeau qu’il ne peut plus porter / car il a des grand-frères, que c’est les leurs qu’il met / et les chausettes que j’ai : elles sont dépareillées / et les pulls ont des manches où on pleure toutes trouées. Etc. À cette heure-là du soir, il n’y a déjà plus de tram sur la ligne T3, je ne verrai donc pas le nouveau tracé, la nouvelle ligne. Je monte dans un T1 à hauteur de la fac pour avoir descendu un peu la rue à pied : c’est mieux de marcher quand on ne sait pas attendre. Il est plein d’adolescents au regard vitreux qui se passent une bouteille de Paquito qui ne contient de toute évidence pas (que) du Paquito. Ils sont complètement cuits. Ils rient. Ils descendent. D’autres montent à leur place. Ils ont le même regard et ils marchaient pas droit. Ils sont et ne sont pas eux-mêmes. Le tram s’enfonce dans de la nuit.

191219, version 7 (1er janvier 2020)

Il y a un parking de covoiturage à Fay la Triouleyre mais ce n’est pas ça le plus surprenant. Le plus surprenant, c’est que Fay la Triouleyre s’écrive sans traits d’union. Fay la Triouleyre est un lieu qui vaut sans doute le déplacement, traits d’union ou pas. Je n’irai pas à Fay la Triouleyre. Mais maintenant que je m’imagine Fay la Triouleyre, je ne vois ni parking de vocoiturage, ni paysage qu’on peut se représenter en pensant à un petit village : je ne vois que l’absence de trait d’union dans une localité, un lieu-dit, ce qui , en réalité , est impossible . Comment se représenter l’absence de quoi ce que soit ? Je ne suis pas, moi, physiquement situé à Fay la Triouleyre : je suis mentalement entre St-Etienne, où se trouve mon corps écrivant ce journal, Paris, où je m’imagine retourner dans quelques jours, mais sans savoir encore quand, Lyon, où je risque encore de transiter durant les grèves, Toulouse, où devait se rendre H. ce lundi mais dont le train a été supprimé, de manière à ce qu’il doive prendre un avion le lendemain, et Poulpir. Poulpir n’est pas un lieu ni un lieu-dit, c’est une personne. Je veux dire un lapin. Et c’est tout un bins de savoir comment retrouver Poulpir, qui doit subir des soins quotidiens suite à son opération, et surtout quand. Avec les suppressions de train, on arrive à vingt-quatre heures de battement sans soin. Ca devrait le faire. Mais, et si mon train de mercredi est supprimé à son tour ? Que faire ? Ce n’est pas à Fay la Triouleyre que je trouverais la réponse à ces questions. Ni même à l’autre bout de St-Etienne, au-dessus de Bellevue, où je retrouve L., qui me présente R. C’est une bonne soirée. C’est une bonne soirée, mais avait-on jamais entendu parler de mako moulage avant aujourd’hui ? Et qui se souvient de Jackie Quartz (vérifier) ? Est-ce que je sais comment fonctionnent des poteaux électriques ? Dehors, une tempête fait rage. Pourquoi rage ? Une tempête. Marcher alors dans la nuit et le vent dans le dos à l’écart des arbres car quelques branches tomberont, cassées, au sol (bien que je ne sois jamais témoin de leur chute, uniquement de leur abandon sur l’asphalte). Il y a une chanson très belle de Oi Va Voi XXX , elle passe à un moment. Le début est très écrit. On dirait l’incipit le début d’un roman. Voici les fringues que portaient mon grand frère / et son grand-frère avant, et avant son grand-frère. / Voici les shorts qui trainent presque par terre / tant je suis plus petite que tous mes autres frères. / Voici le chapeau qu’il ne peut plus porter / car il a des grand-frères, que c’est les leurs qu’il met / et les chausettes que j’ai : elles sont dépareillées / et les pulls ont des manches où on pleure toutes trouées. À cette heure-là du soir, il n’y a déjà plus de tram sur la ligne T3, je ne verrai donc pas le nouveau tracé, la nouvelle ligne. Je monte dans un T1 à hauteur de la fac pour avoir descendu un peu la rue à pied : c’est mieux de marcher quand on pour ne sait pas attendre. Il est plein d’adolescents au regard vitreux qui se passent une bouteille de Paquito qui ne contient de toute évidence pas (que) du Paquito. Ils sont complètement cuits. Ils rient. Ils descendent. D’autres montent à leur place. Ils ont le même regard et ils marchaient pas droit. Ils sont et ne sont pas eux-mêmes. Le tram s’enfonce dans de la nuit.

191219, version 6 (28 décembre 2019)

Il y a un parking de covoiturage à Fay la Triouleyre mais ce n’est pas ça le plus surprenant. Le plus surprenant, c’est que Fay la Triouleyre s’écrive sans traits d’union. Fay la Triouleyre est un lieu qui vaut sans doute le déplacement, traits d’union ou pas. Je n’irai pas à Fay la Triouleyre. Mais maintenant que je m’imagine Fay la Triouleyre, je ne vois ni parking de vocoiturage, ni paysage qu’on peut se représenter en pensant à un petit village : je ne vois que l’absence de trait d’union dans une localité, un lieu-dit. Je ne suis pas, moi, physiquement situé à Fay la Triouleyre : je suis mentalement entre St-Etienne, où se trouve mon corps écrivant ce journal, Paris où je m’imagine retourner dans quelques jours, mais sans savoir encore quand, Lyon où je risque encore de transiter durant les grèves, Toulouse où devait se rendre H. ce lundi mais dont le train a été supprimé, de manière à ce qu’il doive prendre un avion le lendemain, et Poulpir. Poulpir n’est pas un lieu ni un lieu-dit, c’est une personne. Je veux dire un lapin. Et c’est tout un bins de savoir comment retrouver Poulpir, qui doit subir des soins quotidiens suite à son opération, et surtout quand. Avec les suppressions de train, on arrive à vingt-quatre heures de battement sans soin. Ca devrait le faire. Mais, et si mon train de mercredi est supprimé à son tour ? Que faire ? Ce n’est pas à Fay la Triouleyre que je trouverais la réponse à ces questions. Ni même à l’autre bout de St-Etienne, au-dessus de Bellevue, où je retrouve L., qui me présente R. C’est une bonne soirée. C’est une bonne soirée, mais avait-on jamais entendu parler de mako moulage avant aujourd’hui ce soir ? Et qui se souvient de Jackie Quartz (vérifier) ? Est-ce que je sais comment fonctionnent des poteaux électriques ? Dehors, une tempête fait rage. Pourquoi rage ? Une tempête. Marcher alors dans la nuit et le vent dans le dos à l’écart des arbres car quelques branches tomberont, cassées, au sol (bien que je ne sois jamais témoin de leur chute, uniquement de leur abandon sur l’asphalte). Il y a une chanson très belle de XXX, elle passe à un moment. Le début est très écrit. On dirait le début d’un roman. À cette heure-là du soir, il n’y a déjà plus de tram sur la ligne T3, je ne verrai donc pas le nouveau tracé, la nouvelle ligne. Je monte dans un T1 à hauteur de la fac pour avoir descendu un peu la rue à pied pour ne pas attendre. Il est plein d’adolescents au regard vitreux qui se passent une bouteille de Paquito qui ne contient de toute évidence pas (que) du Paquito. Ils sont complètement cuits. Ils rient. Ils descendent. D’autres montent à leur place. Ils ont le même regard et ils marchaient pas droit. Ils sont et ne sont pas eux-mêmes. Le tram s’enfonce dans de la nuit.

191219, version 5 (22 décembre 2019)

Il y a un parking de covoiturage à Fay la Triouleyre mais ce n’est pas ça le plus surprenant. Le plus surprenant, c’est que Fay la Triouleyre s’écrive sans traits d’union. Fay la Triouleyre est un lieu qui vaut sans doute le déplacement, traits d’union ou pas. Je n’irai pas à Fay la Triouleyre. Mais maintenant que je m’imagine Fay la Triouleyre, je ne vois ni parking de vocoiturage, ni paysage qu’on peut se représenter en pensant à un petit village : je ne vois que l’absence de trait d’union dans une localité, un lieu-dit. Je ne suis pas, moi, physiquement situé à Fay la Triouleyre : je suis mentalement entre St-Etienne, où se trouve mon corps écrivant ce journal, Paris où je m’imagine retourner dans quelques jours, mais sans savoir encore quand, Lyon où je risque encore de transiter durant avec les grèves, Toulouse où devait se rendre H. ce lundi mais dont le train a été supprimé, de manière à ce qu’il doive prendre un avion le lendemain, et Poulpir. Poulpir n’est pas un lieu ni un lieu-dit, c’est une personne. Et c’est tout un bins de savoir comment retrouver Poulpir, qui doit subir des soins quotidiens suite à son opération, et surtout quand. Avec les suppressions de train, on arrive à vingt-quatre heures de battement sans soin. Ca devrait le faire. Mais, et si mon train de mercredi est supprimé à son tour ? Que faire ? Ce n’est pas à Fay la Triouleyre que je trouverais la réponse à ces questions. Ni même à l’autre bout de St-Etienne, au-dessus de Bellevue, où je retrouve L., qui me présente R. C’est une bonne soirée. C’est une bonne soirée, mais avait-on jamais entendu parler de mako moulage avant ce soir ? Et qui se souvient de Jackie Quartz (vérifier) ? Est-ce que je sais comment fonctionnent des poteaux électriques ? Dehors, une tempête fait rage. Pourquoi rage ? Une tempête. Marcher alors dans la nuit et le vent dans le dos à l’écart des arbres car quelques branches tomberont, cassées, au sol (bien que je ne sois jamais témoin de leur chute, uniquement de leur abandon sur l’asphalte). Il y a une chanson très belle de XXX, elle passe à un moment. Le début est très écrit. On dirait le début d’un roman. À cette heure-là du soir , il soir,il n’y a déjà plus de tram sur la ligne T3, je ne verrai donc pas le nouveau tracé, la nouvelle ligne. Je monte dans un T1 à hauteur de la fac pour avoir descendu un peu la rue à pied pour ne pas attendre. Il est plein d’adolescents au regard vitreux qui se passent une bouteille de Paquito qui ne contient de toute évidence pas (que) du Paquito. Ils sont complètement cuits. Ils rient. Ils descendent. D’autres montent à leur place. Ils ont le même regard et ils marchaient pas droit. Ils sont et ne sont pas eux-mêmes. Le tram s’enfonce dans de la nuit.

191219, version 4 (20 décembre 2019)

Il y a un parking de covoiturage à Fay la Triouleyre mais ce n’est pas ça le plus surprenant. Le plus surprenant, c’est que Fay la Triouleyre s’écrive sans traits d’union. Fay la Triouleyre est un lieu qui vaut sans doute le déplacement, traits d’union ou pas. Je n’irai pas à Fay la Triouleyre. Mais maintenant que je m’imagine Fay la Triouleyre, je ne vois ni parking de vocoiturage, ni paysage qu’on peut se représenter en pensant à un petit village : je ne vois que l’absence de trait d’union dans une localité, un lieu-dit. Je ne suis pas, moi, physiquement situé à Fay la Triouleyre : je suis mentalement entre St-Etienne, où se trouve mon corps écrivant ce journal, Paris où je m’imagine retourner dans quelques jours, mais sans savoir encore quand, Lyon où je risque encore de transiter avec les grèves, Toulouse où devait se rendre H. ce lundi mais dont le train a été supprimé, de manière à ce qu’il doive prendre un avion le lendemain, et Poulpir. Poulpir n’est pas un lieu ni un lieu-dit, c’est une personne. Et c’est tout un bins de savoir comment retrouver Poulpir, qui doit subir des soins quotidiens suite à son opération, et surtout quand. Avec les suppressions de train, on arrive à vingt-quatre heures de battement sans soin. Ca devrait le faire. Mais, et si mon train de mercredi est supprimé à son tour ? Que faire ? Ce n’est pas à Fay la Triouleyre que je trouverais la réponse à ces questions. Ni même à l’autre bout de St-Etienne, au-dessus de Bellevue, où je retrouve L., qui me présente R. C’est une bonne soirée. C’est une bonne soirée, mais avait-on jamais entendu parler de mako moulage avant ce soir ? Et qui se souvient de Jackie Quartz (vérifier) ? Dehors, une tempête fait rage. Pourquoi rage ? Une tempête. Marcher alors dans la nuit et le vent dans le dos à l’écart des arbres car quelques branches tomberont, cassées, au sol (bien que je ne sois jamais témoin de leur chute, uniquement de leur abandon sur l’asphalte). Il y a une chanson très belle de XXX, elle passe à un moment. Le début est très écrit. On dirait le début d’un roman. À cette heure-là du soir,il n’y a déjà plus de tram sur la ligne T3, je ne verrai donc pas le nouveau tracé, la nouvelle ligne. Je monte dans un T1 à hauteur de la fac pour avoir descendu un peu la rue à pied pour ne pas attendre. Il est plein d’adolescents au regard vitreux qui se passent une bouteille de Paquito qui ne contient de toute évidence pas (que) du Paquito. Ils sont complètement cuits. Ils rient. Ils descendent. D’autres montent à leur place. Ils ont le même regard et ils marchaient pas droit.

191219, version 3 (19 décembre 2019)

Il y a un parking de covoiturage à Fay la Triouleyre mais ce n’est pas ça le plus surprenant. Le plus surprenant, c’est que Fay la Triouleyre s’écrive sans traits d’union. Fay la Triouleyre est un lieu qui vaut sans doute le déplacement, traits d’union ou pas. Je n’irai pas à Fay la Triouleyre. Mais maintenant que je m’imagine Fay la Triouleyre, je ne vois ni parking de vocoiturage, ni paysage qu’on peut se représenter en pensant à un petit village : je ne vois que l’absence de trait d’union dans une localité, un lieu-dit. Je ne suis pas, moi, physiquement situé à Fay la Triouleyre : je suis mentalement entre St-Etienne, où se trouve mon corps écrivant ce journal, Paris où je m’imagine retourner dans quelques jours, mais sans savoir encore quand, Lyon où je risque encore de transiter avec les grèves, Toulouse où devait se rendre H. ce lundi mais dont le train a été supprimé, de manière à ce qu’il doive prendre un avion le lendemain, et Poulpir. Poulpir n’est pas un lieu ni un lieu-dit, c’est une personne. Et c’est tout un bins de savoir comment retrouver Poulpir, qui doit subir des soins quotidiens suite à son opération, et surtout quand. Avec les suppressions de train, on arrive à vingt-quatre heures de battement sans soin. Ca devrait le faire. Mais, et si mon train de mercredi est supprimé à son tour ? Que faire ? Ce n’est pas à Fay la Triouleyre que je trouverais la réponse à ces questions.

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