201114


que son grand bras blanc autour de moi il me descend sa grande main brûlée au bas de la croupe, m’allonge un doigt vers la raie, dedans, faufile mes crins qu’ont poussé le double quasi de ceux du père, que son durillon me touche la moule, s’y enfonce que ma langue lui lèche le creux du coude, les points de piqûre, l’empreinte du garrot, que j’y lève le blanc de mes deux yeux vers les siens qui me brillent le besoin que je quitterai pas ses grands poils chauds qu’il m’ait pas forcée au sang

Pierre Guyotat, Joyeux animaux de la misère, Gallimard, P.148

Peu de choses. Une heure à crire un courrier sec dont on me caviardera la fin. Il m’avait dit en me tapant sur l’épaule, cet homme, il y a longtemps, que j’étais froid. Je suis pas froid je suis glacial. On nous envoie, pour une raison suspecte, un pied entier à quoi on a joint un courrier manuscrit illisible. C’est un vieux modèle. Ça ressemble au pied prosthétique qu’on fabriquait il y a une quinzaine d’années, tu ne sais pas quoi en faire. Il faudrait le changer. Il n’y a pas de code barre. Alors quoi ? Commencé Cat’s Cradle de Kurt Vonnegut (comment le prononçait-il, avant de mourir, son nom ?). Surprenant cette centaine de chapitres très courts. Le rythme est très serré. C’est très intéressant. Quelqu’un lit, dans le métro malade, Terminus radieux, tout n’est donc pas encore complètement désolant.

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201114, version 4 (8 décembre 2014)

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que son grand bras blanc autour de moi il me descend sa grande main brûlée au bas de la croupe, m’allonge un doigt vers la raie, dedans, faufile mes crins qu’ont poussé le double quasi de ceux du père, que son durillon me touche la moule, s’y enfonce que ma langue lui lèche le creux du coude, les points de piqûre, l’empreinte du garrot, que j’y lève le blanc de mes deux yeux vers les siens qui me brillent le besoin que je quitterai pas ses grands poils chauds qu’il m’ait pas forcée au sang

Pierre Guyotat, Joyeux animaux de la misère, Gallimard, P.joyeux animaux 148

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Peu de choses. Une heure à crire un courrier sec vénère dont on la hiérarchie grise me caviardera caviarde la fin. Il m’avait dit en me tapant sur l’épaule, cet homme, il y a longtemps, que j’étais froid. Je suis pas froid je suis glacial. On nous envoie, pour une raison suspecte, un pied entier à quoi on a joint un courrier manuscrit illisible. C’est un vieux modèlece truc-là . Ça ressemble au pied prosthétique qu’on que l’on fabriquait il y a une quinzaine d’années, au début des années 2000 et tu ne sais pas quoi en faire. Il faudrait le changer. Il n’y a pas de code barre. Alors quoi ? Commencé Cat’s Cradle de Kurt Vonnegut (comment Commencé Cat’s Craddle de Kurt Vonnegut ( comment le prononçait-il, avant de mourir, son ce nom ?). Surprenant cette centaine de chapitres très courts. Le rythme est très serré. C’est très intéressant. Quelqu’un lit, dans le métro malade, Terminus radieux, tout n’est donc pas encore complètement désolant merdique .

Boulot, Métro, Pierre Guyotat, Antoine Volodine, Kurt Vonnegut, Christophe Grossi, Anne Savelli

201114, version 3 (8 décembre 2014)

Les drôles de trucs qu’il t’arrive de faire lorsque tu lis un texto d’H. qui te dit je mange pas là ce soir : sortir à la boulangerie et acheter une baguette et lancer un Mad Men.

Peu de choses. Une heure à crire un courrier vénère glacial dont la hiérarchie grise me caviarde la fin. Il On m’avait dit en me tapant sur l’épaule, cet homme , il y a longtemps cet homme , que j’étais froid. Je suis pas froid je suis glacial. On nous envoie, pour une raison suspecte, un pied entier à quoi on a joint un courrier manuscrit illisible. C’est un vieux modèle ce truc-là. Ça ressemble au pied prosthétique que l’on fabriquait il y a une quinzaine d’années au début des années 2000 et tu ne sais pas quoi en faire. Il faudrait le changer. Il n’y a pas de code barre. Alors quoi ? Commencé Cat’s Craddle de Kurt Vonnegut (comment le prononçait-il, avant de mourir, ce nom ?). Surprenant cette centaine de chapitres très courts. Le rythme est très serré. C’est très intéressant. Quelqu’un lit, dans le métro malade, Terminus radieux, tout n’est donc pas encore complètement merdique perdu .

201114, version 2 (20 novembre 2014)

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Peu de choses. Une heure à crire un courrier glacial dont la hiérarchie grise me caviarde la fin. On m’avait dit en tapant sur l’épaule, il y a cet homme, que j’étais froid. Je suis pas froid je suis glacial. On nous envoie, pour une raison suspecte, un pied entier à quoi on a joint un courrier manuscrit illisible. C’est un vieux modèle ce truc-là. Ça ressemble au pied prosthétique que l’on fabriquait il y a une quinzaine d’années au début des années 2000 et tu ne sais pas quoi en faire. Il faudrait le changer. Il n’y a pas de code barre. Alors quoi ? Commencé Cat’s Craddle de Kurt Vonnegut (comment le prononçait-il, avant de mourir, ce nom ?). Surprenant cette centaine de chapitres très courts. Le rythme est très serré. C’est très intéressant. Quelqu’un lit, dans le métro malade, Terminus radieux, tout n’est donc pas encore complètement perdu.

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