médecine, s.f. Science des maladies et art de les guérir.

Dysfonctionnement paroxystique transitoire

mardi 10 juin 2008, par Guillaume Vissac |
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3) Notions sémiologiques

La modification périodique des classifications des épilepsies ou des crises épileptiques nous disent assez les divergences qui persistent et les progrès qui restent à faire.
Ces tentatives très nombreuses de classification reposent sur des principes différents soit anatomo-fonctionnels ou physio-pathogéniques soit cliniques soit surtout électro-cliniques.
Avant de proposer un découpage sémiologique sommaire qui tienne compte des opinions les plus généralement admises, mêmes si elles restent discutables, nous voudrions faire trois remarques.
Il s'agit d'une classification des accès comitiaux et non pas des épilepsies qui nécessiterait un plan très différent.
Nous pensons préférable de ne pas traiter à part les « auras » et les « équivalents » pour ne pas entretenir une confusion durable dans la littérature de langue française : une aura doit, en effet, être considérée, à notre avis, comme le premier symptôme subjectif d'une crise et un « équivalent » comme un accès bref de sémiologie assez simple et peu spectaculaire.
Dans les deux cas, il s'agit bien de manifestations critiques dues à un dysfonctionnement paroxystique transitoire.
Enfin nous avons conservé la dichotomie classique entre accès « partiels » et accès « généralisés » sans pour autant préjuger de leur physiopathogénie, de leur physiopathoogie ou de leur étiologie, mais dans une intention uniquement clinique, malgré l'ambiguïté des termes.

CRISES « PARTIELLES »

Ce sont des crises dont la sémiologie électrolcinique est rapportable à la mise en jeu d'une portion d'abord limitée du cortex cérébral (l'origine sous-corticale de certains de ces accès n'est pas démontrée) et qui sont fréquemment suivies dans la phase post-ictale par un déficit transitoire localisé (moteur, sensitif, visuel, phasique, etc.). C'est dire la très grande variété de ces crises dont nous ne pouvons donner ici qu'un catalogue inspiré de la classification récemment proposée (1969) par la Ligue Internationale contre l'Epilepsie, la Fédération Mondiale de Neurologie, la Fédération Mondiale des Sociétés de Neurochirurgie et la Fédération Internationale des Sociétés d'E. E. G. et de Neurophysiologie clinique.

1° Crises partielles à sémiologie élémentaire

a) Sémiologie motrice.
CRISES SOMATO-MOTRICES. – La variété la plus typique sinon la plus fréquente est la crise bravais-jacksonienne dont les manifestations toniques, cloniques ou tonico-cloniques débutent au niveau du segment d'un hémicorps pour se propager, suivant un ordre reproduisant parfois l'organisation somatotopique de la région d'intégration primaire, à toute la musculature contro-latérale à la décharge initiale.
Ces accès qui peuvent affecter d'abord le membre supérieur, le membre inférieur ou la face surtout par la portion dont la représentation corticale et la plus large (pouce, gros orteil, etc.) surprennent le malade en pleine conscience.
Cependant les manifestations motrices peuvent rester localisées à un segment de membre ou, au contraire, s'étendre à l'ensemble du corps (phénomène de bascule, marche circulaire), s'accompagner parfois d'une perte de conscience et d'une généralisation tonico-clinique secondaire.
Lorsque la décharge ne respecte pas, au niveau cortical, les limites de la région rolandique mais se propage aux régions avoisinantes (frontale, pariétale et même temporale) la sémiologie s'enrichit au point de poser de difficiles problèmes de diagnostiques.

CRISES PHONATOIRES. – La mise en jeu critique des muscles de l'appareil phonatoire peut se traduire d'emblée par un arrêt conscient de la parole ou par une vocalisation itérative ou un palilalie paroxystique.
Elle est en rapport soit avec une sollicitation de l'aire de représentation motrice primaire de la région rolandique basse soit avec celle de la région de l'aire motrice supplémentaire.
Des études récentes ont montré que ces troubles de l'émission vocale devaient être exclus du cadre de l'aphasie.

Extrait d’articles tiré de Précis de Pathologie médicale de H. Pequignot chez Masson (P.1372-1373). Je déterre cet article il y a plus d’un an à présent dans le but de bâtir un dossier de notes préparatoires pour l’écriture d’une nouvelle (Epilepsie). Cette nouvelle momentanément interrompue, l’expression dysfonctionnement paroxystique transitoire [1] reste active dans un coin de ma tête. Je m’en sers comme slogan détourné dans mes premiers essais de webfiction, "Monochrome". Je le récupère également en novembre/décembre dernier pour accompagner un passage de Coup de tête : C.D., alors en pleine filature du type aux cheveux bleus, se laisse égarer dans les toilettes du TGV, après le passage de sa cible, son guide, sa proie. Il y trouve cette feuille de papier manuscrite recouverte de notes qu’il comprend mal. On conclue à une prise de notes pendant un cours. On suppose que cette feuille a été oubliée par son propriétaire. On imagine que ce propriétaire et la cible, le guide, la proie de C.D. sont en fait une seule et même personne. On imagine seulement. On le voit se rassurer lui-même et se calmer au contact de ce contact faussement dérobé. Voilà pour le troisième jet. La version suivante sera identique et pourtant très différente. Je couperai net dans le chaos de définitions techniques pour ne conserver que le pire et le meilleur. Dans cet ordre.



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Notes

[1Ce syntagme obscure et saccadé deviendra par la suite le titre de la deuxième partie du roman Coup de tête, actuellement en cours de réécriture, à savoir la partie "Gare".

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