100819


C’est une femme l’air un peu sèche mais pas non plus totalement dénuée [1] de fantaisie. Je ne dis pas que je la connais mais enfin, si d’aventure je venais à la croiser dans la rue, je saurais la reconnaître. Pendant plusieurs années, c’est dans son bureau qu’on allait chercher chaque semaine nos paniers de légumes (amap). Là, disons que j’usurpais l’identité de quelqu’un afin de la rencontrer pour lui demander de nous aider à financer un projet. C’est une application pour casque de réalité virtuelle, on pourrait équiper tous les écosystèmes VR du marché avec ça. Ce n’est pas à proprement parler un jeu. C’est une façon de représenter l’anatomie humaine sous la forme de grande feuilles bristol dans une chemise d’architecte. On fait défiler chaque micro particules du corps humain de manière à effeuiller l’être, et puis les comparer entre eux. Ça l’intéresse. Elle estime à 30M€ la somme nécessaire à la production d’un tel truc. C’est plus que ce que j’en espérais et, moi, au terme de ça, je viderai discrétos le fond de mon café pas bon quelque part quand elle aura le dos tourné. De but en blanc, je te dirais bien que le chapitre seize du Petit bleu de la côte ouest de Manchette propose une de ces dilatations temporelles dont j’apprécie particulièrement l’apparition dans un récit aussi sec, où l’ensemble de l’intrigue jusque-là (soit quand même près des trois quarts du livre) se concentre en quelques jours à peine. Et là, sur ce chapitre, on est dans le temps long : huit à dix mois. Un peu plus tard : Toutefois il s’écoula quelque temps avant qu’Alphonsine et Gerfaut se sautassent dessus pour se posséder. Une autre phrase, cette fois dans Meurtre [2] de Danielle Collobert : Nous le tuerons de mille manières. Et, moi, j’en suis arrivé à un point (J+6) où la douleur est tellement imperceptible qu’on ne la sent même plus. C’est la douleur après la douleur. Pourtant, ce n’est pas rien pour autant. Il y a quelque chose. Quoi ? Et est-ce que le plus grand luxe pour un samedi ce n’est pas de se lever à 7h, pour ensuite se recoucher une heure et demie plus tard et se taper tout un tas de petits-déjeuners différents ? On devrait passer sa vie à faire ça. N’est-ce pas précisément ce que font les koalas ? Dans le doute, toujours faire comme les koalas. Quid du curcuma, est-ce soluble dans le café ? Mais ne faut-il pas du poivre pour fixer le curcuma ? Du café au curcuma au poivre ? Cette recette dit qu’on peut. Un cappuccino au curcuma. Fichtre. J’essaye de pas faire de mon corps un genre de réceptacle à tout un tas de remèdes de grand-mère contre rien. Mes jours sont un lacis de rituels. Laci vient de Manchette. Et voici un alexandrin : Faire de ses jours un lacis de rituels, c’est chaud. C’est un bien pauvre alexandrin (car il implique de contracter rituels), mais, enfin, on peut dire que je l’aime bien. On pourrait l’enrichir en modifiant la fin en c’est ouf (ainsi le F l’ouvrirait et irait par jeu de symétrie le clore). Mais je ne crois pas que je dirais spontanément c’est ouf dans la vie réelle. Tout le contraire de c’est pas ouf, curieusement. À cause de quelqu’un je me méfie des comme. Je me souviens que C. disait, sous le coup d’une déception X ou Y, ah, misère à poil... C. parlait aussi des cocos du jour, mais je n’ai jamais compris dans quel sens. Valait-il mieux être ou ne pas être un coco du jour ? Par exemple, lui, c’est (ou c’est pas) un coco du jour... Jamais osé lui demander. Que devient-elle ? À en croire un rapport du GIEC, consommer du soja, du riz, de l’avocat, c’est une catastrophe écologique. Je venais de (re ?)découvrir que les avocats, c’était bon contre la migraine. Mais après tout, une catastrophe écologique, qu’est-ce qui ne l’est pas ? À ce rythme, on va bientôt se rendre compte que les rapports du GIEC sont une catastrophe écologique. En soi, avoir écrit et stocké et sauvegardé cette phrase, puis l’avoir copié X fois via divers jeux de sauvegardes automatiques chaque jour et en avoir récupéré la copie d’une copie via synchronisation automatisée (Automator X Transmit), c’est une catastrophe écologique. Penser, c’est une catastrophe écologique ? Constater que quand on ferme les yeux, des milliards des millards de petites pointes blanches ou colorées subsistent, est-ce que c’est une catastrophe écologique ? L’expression catastrophe écologique est une catastrophe écologique. Catachrèse. Catwoman. Qu’attendons-nous pour ne rien faire ? Avant de ne rien faire, sauver des mots dans Eff. Un chapitre 71 qu’il a fallu couper en deux (trop long). 2324 mots sur 10833. Il y a une phrase que j’aurais aimé garder mais que je ne peux garder. Je la note pour Grieg. C’est dans la bouche d’un personnage : N’ayez pas honte de vos pieds difformes. Et quand je vois à quel point je fourmille en approchant toujours plus près de la vérité d’une mystérieuse barre grise qui me pourrit la vie dans le design du back office de Spip et que j’essaye depuis des jours de faire disparaître (une barre qui n’est ni #ccc ni #ddd ni #eee de couleur mais un étrange #fbfbfb introuvable dans toutes les feuilles de style) sans jamais la toucher, je comprends que les explorateurs de jadis aient voulu coûte que coûte percer les mystères des sarcophages pharaons no matter what, et tant pis pour les risques de malédictions sur leurs proches et eux-mêmes. En fait, je crois que cette barre n’est pas une barre mais une bordure de quelques pixels de haut (1em peut-être ?), peut-être défini par l’un des trucs qui régissent #page mais où ? Là, je nageais dans style_prive.css. Mais la réalité est toujours un ton en dessous de nos attentes : au moment où je trouve la parade (mais non la vérité) en modifiant #page en #page { background: #2F4F4F; border-top: 1px; border-style: dashed; padding-top: 1em;  } (imposer une bordure supérieure hachée d’un pixel de haut, ce qui revient en fait à masquer la moitié de cette barre sous la forme de pointillés), je comprends tout simplement que ma bordure n’est qu’un dérivé de #bando_haut qu’il fallait tout simplement forcer dans style_prive_default.css, interrogé en dernier (et non dans bando.css).

10 septembre 2019
par Guillaume Vissac
Journal
#C. #Danielle Collobert #Jean-Patrick Manchette #Kazuo Kamimura #L’effervescence #Postapocalypse #Rêve #Spip #Temps

[1Friendly coquille : dénouée.

[2Un peu plus loin, page 37, quelqu’un a encadré cette phrase : Je fuis. chaque jour je prends la forme d’un départ.

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100819, version 15 (10 septembre 2019)

C’est une femme l’air un peu sèche mais pas non plus totalement dénuée [1] dénouée de [fantaisie->mot126 ]. de fantaisie. Je ne dis pas que je la connais mais enfin, si d’aventure je venais à la croiser dans la rue, je saurais la reconnaître. Pendant plusieurs années, c’est dans son bureau qu’on allait chercher chaque semaine nos paniers de légumes (amap). Là, disons que j’usurpais l’identité de quelqu’un afin de la rencontrer pour lui demander de nous aider à financer un projet. C’est une application pour casque de réalité virtuelle, on pourrait équiper tous les écosystèmes VR du marché avec ça. Ce n’est pas à proprement parler un jeu. C’est une façon de représenter l’anatomie humaine sous la forme de grande feuilles bristol dans une chemise d’architecte. On fait défiler chaque micro particules du corps humain de manière à effeuiller l’être, et puis les comparer entre eux. Ça l’intéresse. Elle estime à 30M€ la somme nécessaire à la production d’un tel truc. C’est plus que ce que j’en espérais et, moi, au terme de ça, je viderai discrétos le fond de mon café pas bon quelque part quand elle aura le dos tourné. De but en blanc, je te dirais bien que le chapitre seize du Petit bleu de la côte ouest de Manchette propose une de ces dilatations temporelles dont j’apprécie particulièrement l’apparition dans un récit aussi sec, où l’ensemble de l’intrigue jusque-là (soit quand même près des trois quarts du livre) se concentre en quelques jours à peine. Et là, sur ce chapitre, on est dans le temps long : huit à dix mois. Un peu plus tard : Toutefois il s’écoula quelque temps avant qu’Alphonsine et Gerfaut se sautassent dessus pour se posséder. Une autre phrase, cette fois dans Meurtre [2] de Danielle Collobert : Nous le tuerons de mille manières. Et, moi, j’en suis arrivé à un point (J+6) où la douleur est tellement imperceptible qu’on ne la sent même plus. C’est la douleur après la douleur. Pourtant, ce n’est pas rien pour autant. Il y a quelque chose. Quoi ? Et est-ce que le plus grand luxe pour un samedi ce n’est pas de se lever à 7h, pour ensuite se recoucher une heure et demie plus tard et se taper tout un tas de petits-déjeuners différents ? On devrait passer sa vie à faire ça. N’est-ce pas précisément ce que font les koalas ? Dans le doute, toujours faire comme les koalas. Quid du curcuma, est-ce soluble dans le café ? Mais ne faut-il pas du poivre pour fixer le curcuma ? Du café au curcuma au poivre ? Cette recette dit qu’on peut. Un cappuccino au curcuma. Fichtre. J’essaye de pas faire de mon corps un genre de réceptacle à tout un tas de remèdes de grand-mère contre rien. Mes jours sont un lacis de rituels. Laci vient de Manchette. Et voici un alexandrin : Faire de ses jours un lacis de rituels, c’est chaud. C’est un bien pauvre alexandrin (car il implique de contracter rituels), mais, enfin, on peut dire que je l’aime bien. On pourrait l’enrichir en modifiant la fin en c’est ouf (ainsi le F l’ouvrirait et irait par jeu de symétrie le clore). Mais je ne crois pas que je dirais spontanément c’est ouf dans la vie réelle. Tout le contraire de c’est pas ouf, curieusement. À cause de quelqu’un je me méfie des comme. Je me souviens que C. disait, sous le coup d’une déception X ou Y, ah, misère à poil... C. parlait aussi des cocos du jour, mais je n’ai jamais compris dans quel sens. Valait-il mieux être ou ne pas être un coco du jour ? Par exemple, lui, c’est (ou c’est pas) un coco du jour... Jamais osé lui demander. Que devient-elle ? À en croire un rapport du GIEC, consommer du soja, du riz, de l’avocat, c’est une catastrophe écologique. Je venais de (re ?)découvrir que les avocats, c’était bon contre la migraine. Mais après tout, une catastrophe écologique, qu’est-ce qui ne l’est pas ? À ce rythme, on va bientôt se rendre compte que les rapports du GIEC sont une catastrophe écologique. En soi, avoir écrit et stocké et sauvegardé cette phrase, puis l’avoir copié X fois via divers jeux de sauvegardes automatiques chaque jour et en avoir récupéré la copie d’une copie via synchronisation automatisée (Automator X Transmit), c’est une catastrophe écologique. Penser, c’est une catastrophe écologique ? Constater que quand on ferme les yeux, des milliards des millards de petites pointes blanches ou colorées subsistent, est-ce que c’est une catastrophe écologique ? L’expression catastrophe écologique est une catastrophe écologique. Catachrèse. Catwoman. Qu’attendons-nous pour ne rien faire ? Avant de ne rien faire, sauver des mots dans Eff. Un chapitre 71 qu’il a fallu couper en deux (trop long). 2324 mots sur 10833. Il y a une phrase que j’aurais aimé garder mais que je ne peux garder. Je la note pour Grieg. C’est dans la bouche d’un personnage : N’ayez pas honte de vos pieds difformes. Et quand je vois à quel point je fourmille en approchant toujours plus près de la vérité d’une mystérieuse barre grise qui me pourrit la vie dans le design du back office de Spip et que j’essaye depuis des jours de faire disparaître (une barre qui n’est ni #ccc ni #ddd ni #eee de couleur mais un étrange #fbfbfb introuvable dans toutes les feuilles de style) sans jamais la toucher, je comprends que les explorateurs de jadis aient voulu coûte que coûte percer les mystères des sarcophages pharaons no matter what, et tant pis pour les risques de malédictions sur leurs proches et eux-mêmes. En fait, je crois que cette barre n’est pas une barre mais une bordure de quelques pixels de haut (1em peut-être ?), peut-être défini par l’un des trucs qui régissent #page mais où ? Là, je nageais dans style_prive.css. Mais la réalité est toujours un ton en dessous de nos attentes : au moment où je trouve la parade (mais non la vérité) en modifiant #page en #page { background: #2F4F4F; border-top: 1px; border-style: dashed; padding-top: 1em;  } (imposer une bordure supérieure hachée d’un pixel de haut, ce qui revient en fait à masquer la moitié de cette barre sous la forme de pointillés), je comprends tout simplement que ma bordure n’est qu’un dérivé de #bando_haut qu’il fallait tout simplement forcer dans style_prive_default.css, interrogé en dernier (et non dans bando.css).

[1Friendly coquille  : dénouée .

[2Un peu plus loin, page 37, quelqu’un a encadré cette phrase : Je fuis. chaque jour je prends la forme d’un départ.

100819, version 14 (10 septembre 2019)

C’est une femme l’air un peu sèche mais pas non plus totalement dénouée de fantaisie. Je ne dis pas que je la connais mais enfin, si d’aventure je venais à la croiser dans la rue, je saurais la reconnaître. Pendant plusieurs années, c’est dans son bureau qu’on allait chercher chaque semaine nos paniers de légumes (amap). Là, disons que j’usurpais l’identité de quelqu’un afin de la rencontrer pour lui demander de nous aider à financer un projet. C’est une application pour casque de réalité virtuelle, on pourrait équiper tous les écosystèmes VR du marché avec ça. Ce n’est pas à proprement parler un jeu. C’est une façon de représenter l’anatomie humaine sous la forme de grande feuilles bristol dans une grande chemise d’architecte. On fait défiler chaque micro particules du corps humain de manière à effeuiller l’être, et puis les comparer entre eux. Ça l’intéresse. Elle estime à 30M€ la somme nécessaire à la production d’un tel truc outil . C’est plus que ce que j’en espérais et, moi, au terme de ça, je viderai discrétos le fond de mon café pas bon quelque part quand elle aura le dos tourné. De but en blanc, je te dirais bien que le chapitre seize du Petit bleu de la côte ouest de Manchette propose une de ces dilatations temporelles dont j’apprécie particulièrement l’apparition dans un récit aussi comme celui-là , sec, où l’ensemble de l’intrigue jusque-là (soit quand même près des trois quarts du livre) se concentre concentrent en quelques jours à peine. Et là, sur ce chapitre, on est dans le temps long : huit à dix mois. Un peu plus tard : Toutefois il s’écoula quelque temps avant qu’Alphonsine et Gerfaut se sautassent dessus pour se posséder. Une autre phrase, cette fois dans Meurtre [3] de Danielle Collobert : Nous le tuerons de mille manières. Et, moi, j’en suis arrivé à un point (J+6) où [la douleur->mot1] la douleur est tellement imperceptible qu’on ne la sent même plus . est tellement imperceptible qu’on ne la sent même plus. C’est la douleur après la douleur. Pourtant, ce n’est pas rien pour autant. Il y a quelque chose. Quoi ? Et est-ce que le plus grand luxe pour un samedi ce n’est pas de se lever à 7h, pour ensuite se recoucher une heure et demie plus tard et se taper tout un tas de petits-déjeuners différents ? On devrait passer sa vie à faire ça. N’est-ce pas précisément ce que font les koalas ? Dans le doute, toujours faire comme les koalas. Quid du curcuma, est-ce soluble dans le café ? Mais ne faut-il pas du poivre pour fixer le curcuma ? Du café au curcuma au poivre ? Cette recette dit qu’on peut. Un cappuccino au curcuma. Fichtre. J’essaye de pas faire de mon corps un genre de réceptacle à tout un tas de remèdes de grand-mère contre rien. Mes jours sont un lacis de rituels. Laci vient de Manchette. Et voici un alexandrin : Faire de ses jours un lacis de rituels, c’est chaud. C’est un bien pauvre alexandrin ( car il implique de contracter rituels ), , mais, enfin, on peut dire que je l’aime bien. On pourrait l’enrichir en modifiant la fin en c’est ouf (ainsi le F l’ouvrirait et irait par jeu de symétrie le clore). Mais je ne crois pas que je dirais spontanément c’est ouf dans la vie réelle. Tout le contraire de c’est pas ouf, curieusement. À cause de [quelqu’un->https://tcrouzet.com] À cause de quelqu’un je me méfie des comme. Je me souviens que [C C .->mot331] disait, sous le coup d’une déception X ou Y, ah, misère à poil... C. parlait aussi des cocos du jour, mais je n’ai jamais compris dans quel sens. Valait-il mieux être ou ne pas être un coco du jour ? Par exemple, lui, c’est (ou c’est pas) un coco du jour... Jamais osé lui demander. Que devient-elle ? À en croire [un rapport du GIEC->https://www.liberation.fr/planete/2019/08/08/ce-qu-il-faut-retenir-du-dernier-rapport-du-giec-sur-les-sols-de-la-planete_1744256], À en croire un rapport du GIEC ( trouver ), consommer du soja, du riz, de l’avocat, c’est une catastrophe écologique. Je venais de (re ?)découvrir que les avocats, c’était bon contre la migraine. Mais après tout, une catastrophe écologique, qu’est-ce qui ne l’est pas ? À ce rythme, on va bientôt se rendre compte que les rapports du GIEC sont une catastrophe écologique. En soi, avoir écrit et stocké et sauvegardé cette phrase, puis l’avoir copié X fois via divers jeux de sauvegardes automatiques chaque jour et en avoir récupéré la copie d’une copie via synchronisation automatisée ( X Automator X Transmit), , c’est une catastrophe écologique. Penser, c’est une catastrophe écologique ? Constater que quand on ferme les yeux, des milliards des millards de petites pointes blanches ou colorées subsistent, est-ce que c’est une catastrophe écologique ? L’expression catastrophe écologique est une catastrophe écologique. Catachrèse. Catwoman. Qu’attendons-nous pour ne rien faire ? Avant de ne rien faire, sauver des mots dans Eff. Un chapitre 71 qu’il a fallu couper en deux (trop long). 2324 mots sur 10833. Il y a une phrase que j’aurais aimé garder mais que je ne peux garder. Je la note pour Grieg. C’est dans la bouche d’un personnage : N’ayez pas honte de vos pieds difformes. Et quand je vois à quel point je fourmille en approchant toujours plus près de la vérité d’une de cette mystérieuse barre grise qui me pourrit dans la vie dans le design du back office reconstruction de l’espace d’écriture de Spip et que j’essaye depuis des jours de faire disparaître (une barre qui n’est ni #ccc ni #ddd ni #eee de couleur mais un étrange #fbfbfb introuvable dans toutes les feuilles de style) sans jamais la toucher, je comprends que les explorateurs de jadis aient voulu coûte que coûte percer les mystères des sarcophages pharaons no matter what, et tant pis pour qu’importe les risques de malédictions sur leurs proches et eux-mêmes. En fait, je crois que cette barre n’est pas une barre mais une bordure de quelques pixels de haut (1em peut-être ?), peut-être défini par l’un des trucs qui régissent #page mais où ? Là, je nageais dans style_prive.css. Mais la réalité est toujours un ton en dessous de nos attentes : au moment où je trouve la parade (mais non la vérité) en modifiant #page en #page { background: #2F4F4F; border-top: 1px; border-style: dashed; padding-top: 1em;  } (imposer une bordure supérieure hachée d’un pixel de haut, ce qui revient en fait à masquer la moitié camoufle de fait dans cette barre sous la forme apparence de pointillés hachure ), je comprends tout simplement que ma bordure n’est qu’un dérivé de #bando_haut qu’il fallait tout simplement forcer dans style_prive_default.css, interrogé en dernier (et non dans bando.css).la partie spip peut-être déplacée ailleurs

[3Un peu plus loin, page 37, quelqu’un a encadré cette phrase : Je fuis. chaque jour je prends la forme d’un départ.

Jean-Patrick Manchette, Temps, Rêve, Spip, C., Postapocalypse, Kazuo Kamimura, L’effervescence, Danielle Collobert
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100819, version 13 (9 septembre 2019)

C’est une femme l’air un peu sèche revêche mais pas non plus totalement dénouée de [fantaisie->mot126 ]. fantaisie . Je ne dis pas que je la connais mais enfin si d’aventure je venais à la croiser dans la rue je saurais la reconnaître. Pendant plusieurs années, c’est dans son bureau qu’on allait chercher chaque semaine nos paniers de légumesbio (amap). Là, disons que j’usurpais l’identité de quelqu’un son identité afin de la rencontrer pour lui demander de [nous->https://www nous aider à financer un projet publie .publie.net] net . aider à financer un projet. C’est une application pour casque de réalité virtuelle, on pourrait équiper tous les écosystèmes VR du marché avec ça. Ce n’est pas à proprement parler un jeu. C’est une façon de représenter l’anatomie humaine sous la forme de grande feuilles bristol dans une grande chemise d’architecte. On fait défiler chaque micro particules du corps humain de manière à effeuiller l’être, et puis les comparer entre eux. Ça ça l’intéresse. Elle estime à 30M€ la somme nécessaire à la production d’un tel outil. C’est plus que ce que j’en espérais et, moi, au terme de ça, je viderai discrétos le fond de mon café pas bon quelque part quand elle aura le dos tourné. De but bute en blanc, je te dirais bien que le chapitre seize du Petit bleu de la côte ouest de Manchette propose une de ces dilatations temporelles dont j’apprécie particulièrement l’apparition dans un récit comme celui-là, sec, où l’ensemble de l’intrigue jusque-là (soit quand même près des trois quarts du livre) se concentrent en quelques jours à peine. Et là, sur ce chapitre, on est dans le temps long : huit à dix mois. Un peu plus tard, cette phrase : Toutefois il s’écoula quelque temps avant qu’Alphonsine et Gerfaut se sautassent dessus pour se posséder. Une autre phrase, cette fois dans Meurtre [4] de Danielle Collobert : Nous le tuerons de mille manières. Et, moi, j’en suis arrivé à un point (J+6) où la douleur est tellement imperceptible qu’on ne la sent même plus. C’est la douleur après la douleur. Pourtant, ce n’est pas rien pour autant. Il y a quelque chose. Quoi ? Et est-ce que le plus grand luxe pour un samedi ce n’est pas de se lever à 7h, pour ensuite se recoucher une heure et demie plus tard et se taper tout un tas de petits-déjeuners différents différent ? On devrait passer sa vie à faire ça. N’est-ce pas précisément ce que font les koalas ? Dans le doute, toujours faire comme les koalas. On devrait faire se rapprocher du koala au niveau évolutif, je pense. Quid du curcuma, est-ce soluble dans le café ? Mais ne faut-il pas du poivre pour fixer le curcuma ? Du café au curcuma au poivre ? Cette recette dit qu’on peut. Un cappuccino au curcuma. Fichtre. J’essaye de pas faire de mon corps un genre de réceptacle à tout un tas de remèdes de grand-mère contre rien. Mes jours sont un lacis de rituels. Laci vient de Manchette. Et voici un alexandrin : Faire de ses jours un lacis de rituels, c’est chaud. C’est un bien pauvre alexandrin, mais, enfin , on peut dire que je l’aime bien. On pourrait l’enrichir en modifiant la fin en c’est ouf (ainsi le F l’ouvrirait et irait par jeu de symétrie le clore). Mais je ne crois pas que je dirais spontanément c’est ouf dans la vie réelle. Tout le contraire de c’est pas ouf, curieusement. À cause de quelqu’un je me méfie des comme. Je me souviens que C. disait, sous le coup d’une déception X ou Y, ah, misère à poil... C. parlait aussi des cocos du jour, mais je n’ai jamais compris dans quel sens. Valait-il mieux être ou ne pas être non un coco du jour ? Par exemple, lui, c’est (ou c’est pas) un coco du jour... Jamais Je n’ai jamais osé lui demander. Que devient-elle  ? Je me demande ce qu’elle devient . À en croire un rapport du GIEC (trouver où), consommer du soja, du riz, de l’avocat, c’est une catastrophe écologique. Je venais de (re ?)découvrir que les avocats, c’était bon contre la migraine. Mais après tout, une catastrophe écologique, qu’est-ce qui ne l’est pas ? À ce rythme, on va bientôt se rendre compte que les rapports du GIEC sont une catastrophe écologique. En soi Merde , même avoir écrit et stocké et sauvegardé cette phrase, puis l’avoir copié X fois via divers jeux de sauvegardes automatiques chaque jour et en avoir récupéré la copie d’une copie via synchronisation automatisée X Automator X Transmit, c’est une catastrophe écologiqueen soi . Penser, c’est une catastrophe écologique ? Constater que quand on ferme les yeux, des milliards des millards de petites pointes blanches ou colorées subsistent, est-ce que c’est une catastrophe écologique ? L’expression Le mot catastrophe écologique est une catastrophe écologique. Catachrèse. Catwoman. Qu’attendons-nous pour ne rien faire ? Avant de ne rien faire, sauver des mots dans Eff. Un chapitre 71 qu’il a fallu couper en deux (trop long). 2324 mots sur 10833. Il y a une phrase que j’aurais aimé garder mais que je ne peux garder. Je la note pour [Grieg->article2628 ]. Grieg . C’est dans la bouche d’un personnage : N’ayez pas honte de vos pieds difformes. Et quand je vois à quel point je fourmille en approchant toujours plus près de la vérité de cette mystérieuse barre grise dans la reconstruction de l’espace d’écriture de Spip (qui n’est ni #ccc ni #ddd ni #eee de couleur mais un étrange #fbfbfb introuvable dans toutes les feuilles de style) sans jamais la toucher, je comprends que les explorateurs de jadis aient voulu coûte que coûte percer les mystères des sarcophages pharaons no matter what, et qu’importe les risques de malédictions sur leurs proches et eux-mêmes. En fait, je crois que cette barre n’est pas une barre mais une bordure de quelques pixels de haut (1em peut-être ?), peut-être défini par l’un des trucs qui régissent #page mais où ? Là, je nageais dans style_prive.css. Mais la réalité est toujours un ton en dessous de nos attentes : au moment où je trouve la parade (mais non la vérité) en modifiant #page en #page { background: #2F4F4F; border-top: 1px; border-style: dashed; padding-top: 1em;  } (imposer une bordure supérieure hachée d’un pixel de haut, ce qui la camoufle de fait dans cette apparence de hachure), je comprends tout simplement que ma bordure n’est qu’un dérivé de #bando_haut qu’il fallait tout simplement forcer dans style_prive_default.css, interrogé en dernier (et non dans bando.css). la partie spip peut-être déplacée ailleurs

[4Un peu plus loin, page 37, quelqu’un a encadré cette phrase : Je fuis. chaque jour je prends la forme d’un départ.

100819, version 12 (8 septembre 2019)

100819, version 11 (6 septembre 2019)

C’est une femme l’air un peu revêche mais pas non plus totalement dénouée de fantaisie. Je ne dis pas que je la connais mais enfin si d’aventure je venais à la croiser dans la rue je saurais la reconnaître. Pendant plusieurs années, c’est dans son bureau qu’on allait chercher chaque semaine nos paniers de légumes bio (amap). Là, disons que j’usurpais son identité afin de la rencontrer pour lui demander de nous aider à financer un projet publie.net. C’est une application pour casque de réalité virtuelle, on pourrait équiper tous les écosystèmes VR du marché avec ça. Ce n’est pas à proprement parler un jeu. C’est une façon de représenter l’anatomie humaine sous la forme de grande feuilles bristol dans une chemise d’architecte. On fait défiler chaque micro particules du corps humain de manière à effeuiller l’être, et puis les comparer entre eux. ça l’intéresse. Elle estime à 30M€ la somme nécessaire à la production d’un tel outil. C’est plus que ce que j’en espérais et, moi, au terme de ça, je viderai discrétos le fond de mon café pas bon quelque part quand elle aura le dos tourné. De bute en blanc, je te dirais bien que le chapitre seize du Petit bleu de la côte ouest de Manchette propose une de ces dilatations temporelles dont j’apprécie particulièrement particulièreement l’apparition dans un récit comme celui-là, sec, où l’ensemble de l’intrigue jusque-là (soit quand même près des trois quarts du livre) se concentrent en quelques jours à peine. Et là, sur ce chapitre, on est dans le temps long : huit à dix mois. Un peu plus tard, cette phrase : Toutefois il s’écoula quelque temps avant qu’Alphonsine et Gerfaut se sautassent dessus pour se posséder. Une autre phrase, cette fois dans Meurtre [5] de Danielle Collobert : Nous le tuerons de mille manières. Et, moi, j’en suis arrivé à un point (J+6) où la douleur est tellement imperceptible qu’on ne la sent même plus. C’est la douleur après la douleur. Pourtant, ce n’est pas rien pour autant. Il y a quelque chose. Quoi ? Et est-ce que le plus grand luxe pour un samedi ce n’est pas de se lever à 7h, pour ensuite se recoucher une heure et demie plus tard et se taper tout un tas de petits-déjeuners différent ? On devrait passer sa vie à faire ça. N’est-ce pas précisément ce que font les koalas ? On devrait faire se rapprocher du l’effort d’être plus koala au niveau évolutif que pas-koala , je pense. Quid du curcuma, est-ce soluble dans le café ? Mais ne faut-il pas du poivre pour fixer le curcuma ? Du café au curcuma au poivre ? Cette recette dit qu’on peut. Un cappuccino au curcuma. Fichtre. J’essaye de pas faire de mon corps un genre de réceptacle à tout un tas de remèdes de grand-mère contre rien. Mes jours sont un lacis de rituels. Laci vient de Manchette. Et voici un alexandrin : Faire de ses jours un lacis de rituels, c’est chaud. C’est un bien pauvre alexandrin, mais je l’aime bien. On pourrait l’enrichir en modifiant la fin en c’est ouf (ainsi le F l’ouvrirait et irait par jeu de symétrie le clore). Mais je ne crois pas que je dirais spontanément c’est ouf dans la vie réelle. Tout le contraire de c’est pas ouf, curieusement mystérieusement , que je dis souvent . À cause de quelqu’un je me méfie des comme. Je me souviens que C. disait, sous le coup d’une déception X ou Y, ah, misère à poil... C. parlait aussi des cocos du jour, mais je n’ai jamais compris dans quel sens. Valait-il mieux être ou non un coco du jour ? Par exemple, lui, c’est (ou c’est pas) un coco du jour... Je n’ai jamais osé lui demander. Je me demande ce qu’elle devient. À en croire un rapport du GIEC (trouver où), consommer du soja, du riz, de l’avocat, c’est une catastrophe écologique. Je venais de (re ?)découvrir Je venais de découvrir que les avocats, c’était bon contre la migraine. Mais après tout, une catastrophe écologique, qu’est-ce qui ne l’est pas ? À ce rythme, on va bientôt se rendre compte que les rapports du GIEC sont une catastrophe écologique. Merde, même avoir écrit et stocké et sauvegardé cette phrase, puis l’avoir copié X fois via divers jeux de sauvegardes automatiques chaque jour et en avoir récupéré la copie d’une copie via synchronisation automatisée X Automator X Transmit, c’est une catastrophe écologique en soi. Penser, c’est une catastrophe écologique ? Constater que quand on ferme les yeux, des milliards des millards de petites pointes blanches ou colorées subsistent, est-ce que c’est une catastrophe écologique ? Le mot catastrophe écologique est une catastrophe écologique. Catachrèse. Catwoman. Qu’attendons-nous pour ne rien faire ? Avant de ne rien faire, sauver des mots dans Eff. Un chapitre 71 qu’il a fallu couper en deux (trop long). 2324 mots sur 10833. Il y a une phrase que j’aurais aimé garder mais que je ne peux garder. Je la note pour Grieg. C’est dans la bouche d’un personnage : N’ayez pas honte de vos pieds difformes. Et quand je vois à quel point je fourmille en approchant toujours plus près de la vérité de cette mystérieuse barre grise dans la reconstruction de l’espace d’écriture de Spip (qui n’est ni #ccc ni #ddd ni #eee de couleur mais un étrange #fbfbfb introuvable dans toutes les feuilles de style) sans jamais la toucher, je comprends que les explorateurs de jadis aient voulu coûte que coûte percer les mystères des sarcophages pharaons no matter what, et qu’importe les risques de malédictions sur leurs proches et eux-mêmes. En fait, je crois que cette barre n’est pas une barre mais une bordure de quelques pixels de haut (1em peut-être ?), peut-être défini par l’un des trucs qui régissent #page mais où ? Là, je nageais dans style_prive.css. Mais la réalité est toujours un ton en dessous de nos attentes : au moment où je trouve la parade (mais non la vérité) en modifiant #page en #page { background: #2F4F4F; border-top: 1px; border-style: dashed; padding-top: 1em;  } (imposer une bordure supérieure hachée d’un pixel de haut, ce qui la camoufle de fait dans cette apparence de hachure ), je comprends tout simplement que ma bordure n’est qu’un dérivé de #bando_haut qu’il fallait tout simplement forcer dans style_prive_default.css, interrogé en dernier (et non dans bando.css). la partie spip peut-être déplacée ailleurs

[5Un peu plus loin, page 37, quelqu’un a encadré cette phrase : Je fuis. chaque jour je prends la forme d’un départ.

100819, version 10 (10 août 2019)

C’est une femme l’air un peu revêche mais pas non plus totalement dénouée de fantaisie. Je ne dis pas que je la connais mais enfin si d’aventure je venais à la croiser dans la rue je saurais la reconnaître. Pendant plusieurs années, c’est dans son bureau qu’on allait chercher chaque semaine nos paniers de légumes bio (amap). L0 , disons que j’usurpais son identité afin de la rencontrer pour lui demander de nous aider à financer un projet publie.net. C’est une application pour casque de réalité virtuelle, on pourrait équiper tous les écosystèmes VR du marché avec ça. Ce n’est pas à proprement parler un jeu. C’est une façon de représenter l’anatomie humaine sous la forme de grande feuilles bristol dans une chemise d’architecte. On fait défiler chaque micro particules du corps humain de manière à effeuiller l’être, et puis les comparer entre eux. ça l’intéresse. Elle estime à 30M€ la somme nécessaire à la production d’un tel outil. C’est plus que ce que j’en espérais et, moi, au terme de ça, je viderai discrétos le fond de mon café pas bon quelque part quand elle aura le dos tourné. De bute en blanc, je te dirais bien que le chapitre seize du Petit bleu de la côte ouest de Manchette propose une de ces dilatations temporelles dont j’apprécie particulièreement l’apparition dans un récit comme celui-là, sec, où l’ensemble de l’intrigue jusque-là (soit quand même près des trois quarts du livre) se concentrent en quelques jours à peine. Et là, sur ce chapitre, on est dans le temps long : huit à dix mois. Un peu plus tard, cette phrase : Toutefois il s’écoula quelque temps avant qu’Alphonsine et Gerfaut se sautassent dessus pour se posséder. Une autre phrase, cette fois dans Meurtre [6] de Danielle Collobert : Nous le tuerons de mille manières. Et, moi, j’en suis arrivé à un point (J+6) où la douleur est tellement imperceptible qu’on ne la sent même plus. C’est la douleur après la douleur. Pourtant, ce n’est pas rien pour autant. Il y a quelque chose. Quoi ? Et est-ce que le plus grand luxe pour un samedi ce n’est pas de se lever à 7h, pour ensuite se recoucher une heure et demie plus tard et se taper tout un tas de petits-déjeuners différent ? On devrait passer sa vie à faire ça. N’est-ce pas précisément ce que font les koalas ? On devrait faire l’effort d’être plus koala que pas-koala, je pense. Quid du curcuma, est-ce soluble dans le café ? Mais ne faut-il pas du poivre pour fixer le curcuma ? Du café au curcuma au poivre ? Cette recette dit qu’on peut. Un cappuccino au curcuma. Fichtre. J’essaye de pas faire de mon corps un genre de réceptacle à tout un tas de remèdes de grand-mère contre rien. Mes jours sont un lacis de rituels. Laci vient de Manchette. Et voici un alexandrin : Faire de ses jours un lacis de rituels, c’est chaud. C’est un bien pauvre alexandrin, mais je l’aime bien. On pourrait l’enrichir en modifiant la fin en c’est ouf (ainsi le F l’ouvrirait et irait par jeu de symétrie le clore). Mais je ne crois pas que je dirais spontanément c’est ouf dans la vie réelle. Tout le contraire de c’est pas ouf, mystérieusement, que là je dis souvent. À cause de quelqu’un je me méfie des comme. Je me souviens que C. disait, sous le coup d’une déception X ou Y, ah, misère à poil... C. parlait aussi des cocos du jour, mais je n’ai jamais compris dans quel sens. Par exemple, lui, c’est (ou c’est pas) un coco du jour... Je n’ai jamais osé lui demander. Je me demande ce qu’elle devient. À en croire un rapport du GIEC (trouver où), consommer du soja, du riz, de l’avocat, c’est une catastrophe écologique. Je venais de découvrir que les avocats, c’était bon contre la migraine. Mais après tout, une catastrophe écologique, qu’est-ce qui ne l’est pas ? À ce rythme, on va bientôt se rendre compte que les rapports du GIEC sont une catastrophe écologique. Merde, même avoir écrit et stocké et sauvegardé cette phrase, puis l’avoir copié X fois via divers jeux de sauvegardes automatiques chaque jour et en avoir récupéré la copie d’une copie via synchronisation automatisée X Automator X Transmit, c’est une catastrophe écologique en soi. Penser, c’est une catastrophe écologique ? Constater que quand on ferme les yeux, des milliards des millards de petites pointes blanches ou colorées subsistent, est-ce que c’est une catastrophe écologique ? Le mot catastrophe écologique est une catastrophe écologique. Catachrèse. Catwoman. Qu’attendons-nous pour ne rien faire ? Avant de ne rien faire, sauver des mots dans Eff. Un chapitre 71 qu’il a fallu couper en deux (trop long). 2324 mots sur 10833. Il y a une phrase que j’aurais aimé garder mais que je ne peux garder. Je la note pour Grieg. C’est dans la bouche d’un personnage : N’ayez pas honte de vos pieds difformes. Et quand je vois à quel point je fourmille en approchant toujours plus près de la vérité de cette mystérieuse barre grise (qui n’est ni #ccc ni #ddd ni #eee de couleur mais un étrange #fbfbfb introuvable dans toutes les feuilles de style) sans jamais la toucher, je comprends que les explorateurs de jadis aient voulu coûte que coûte percer les mystères des sarcophages pharaons no matter what, et qu’importe les risques de malédictions sur leurs proches et eux-mêmes. En fait, je crois que cette barre n’est pas une barre mais une bordure de quelques pixels de haut (1em peut-être ?), peut-être défini par l’un des trucs qui régissent #page mais où ? Là, je nageais dans style_prive.css. Mais la réalité est toujours un ton en dessous de nos attentes : au moment où je trouve la parade (mais non la vérité) en modifiant #page en #page { background: #2F4F4F; border-top: 1px; border-style: dashed; padding-top: 1em;  } (imposer une bordure supérieure hachée d’un pixel de haut), je comprends tout simplement que ma bordure n’est qu’un dérivé de #bando_haut qu’il fallait tout simplement forcer dans style_prive_default.css, interrogé en dernier (et non dans bando.css). la partie spip peut-être déplacée ailleurs

[6Un peu plus loin, page 37, quelqu’un a encadré cette phrase : Je fuis. chaque jour je prends la forme d’un départ.

100819, version 9 (10 août 2019)

C’est une femme l’air un peu revêche mais pas non plus totalement dénouée de fantaisie. Je ne dis pas que je la connais mais enfin si d’aventure je venais à la croiser dans la rue je saurais la reconnaître. Pendant plusieurs années, c’est dans son bureau qu’on allait chercher chaque semaine nos paniers de légumes bio (amap). L0, disons que j’usurpais son identité afin de la rencontrer pour lui demander de nous aider à financer un projet publie.net. C’est une application pour casque de réalité virtuelle, on pourrait équiper tous les écosystèmes VR du marché avec ça. Ce n’est pas à proprement parler un jeu. C’est une façon de représenter l’anatomie humaine sous la forme de grande feuilles bristol dans une chemise d’architecte. On fait défiler chaque micro particules du corps humain de manière à effeuiller l’être, et puis les comparer entre eux. ça l’intéresse. Elle estime à 30M€ la somme nécessaire à la production d’un tel outil. C’est plus que ce que j’en espérais et, moi, au terme de ça, je viderai discrétos le fond de mon café pas bon quelque part quand elle aura le dos tourné. De bute en blanc, je te dirais bien que le chapitre seize du Petit bleu de la côte ouest de Manchette propose une de ces dilatations temporelles dont j’apprécie particulièreement l’apparition dans un récit comme celui-là, sec, où l’ensemble de l’intrigue jusque-là (soit quand même près des trois quarts du livre) se concentrent en quelques jours à peine. Et là, sur ce chapitre, on est dans le temps long : huit à dix mois. Un peu plus tard, cette phrase : Toutefois il s’écoula quelque temps avant qu’Alphonsine et Gerfaut se sautassent dessus pour se posséder. Et, moi, j’en suis arrivé à un point (J+6) où la douleur est tellement imperceptible qu’on ne la sent même plus. C’est la douleur après la douleur. Pourtant, ce n’est pas rien pour autant. Il y a quelque chose. Quoi ? Et est-ce que le plus grand luxe pour un samedi ce n’est pas de se lever à 7h, pour ensuite se recoucher une heure et demie plus tard et se taper tout un tas de petits-déjeuners différent ? On devrait passer sa vie à faire ça. N’est-ce pas précisément ce que font les koalas ? On devrait faire l’effort d’être plus koala que pas-koala, je pense. Quid du curcuma, est-ce soluble dans le café ? Mais ne faut-il pas du poivre pour fixer le curcuma ? Du café au curcuma au poivre ? Cette recette dit qu’on peut. Un cappuccino au curcuma. Fichtre. J’essaye de pas faire de mon corps un genre de réceptacle à tout un tas de remèdes de grand-mère contre rien. Mes jours sont un lacis de rituels. Laci vient de Manchette. Et voici un alexandrin : Faire de ses jours un lacis de rituels, c’est chaud. C’est un bien pauvre alexandrin, mais je l’aime bien. On pourrait l’enrichir en modifiant la fin en c’est ouf (ainsi le F l’ouvrirait et irait par jeu de symétrie le clore). Mais je ne crois pas que je dirais spontanément c’est ouf dans la vie réelle. Tout le contraire de c’est pas ouf, mystérieusement, que là je dis souvent. À cause de quelqu’un je me méfie des comme. Je me souviens que C. disait, sous le coup d’une déception X ou Y, ah, misère à poil... C. parlait aussi des cocos du jour, mais je n’ai jamais compris dans quel sens. Par exemple, lui, c’est (ou c’est pas) un coco du jour... Je n’ai jamais osé lui demander. Je me demande ce qu’elle devient. À en croire un rapport du GIEC (trouver où), consommer du soja, du riz, de l’avocat, c’est une catastrophe écologique. Je venais de découvrir que les avocats, c’était bon contre la migraine. Mais après tout, une catastrophe écologique, qu’est-ce qui ne l’est pas ? À ce rythme, on va bientôt se rendre compte que les rapports du GIEC sont une catastrophe écologique. Merde, même avoir écrit et stocké et sauvegardé cette phrase, puis l’avoir copié X fois via divers jeux de sauvegardes automatiques chaque jour et en avoir récupéré la copie d’une copie via synchronisation automatisée X Automator X Transmit, c’est une catastrophe écologique en soi. Penser, c’est une catastrophe écologique ? Constater que quand on ferme les yeux, des milliards des millards de petites pointes blanches ou colorées subsistent, est-ce que c’est une catastrophe écologique ? Le mot catastrophe écologique est une catastrophe écologique. Catachrèse. Catwoman. Qu’attendons-nous pour ne rien faire ? Avant de ne rien faire, sauver des mots dans Eff. Un chapitre 71 qu’il a fallu couper en deux (trop long). 2324 mots sur 10833. Il y a une phrase que j’aurais aimé garder mais que je ne peux garder. Je la note pour Grieg. C’est dans la bouche d’un personnage : N’ayez pas honte de vos pieds difformes. Et quand je vois à quel point je fourmille en approchant toujours plus près de la vérité de cette mystérieuse barre grise (qui n’est ni #ccc ni #ddd ni #eee de couleur mais un étrange #fbfbfb introuvable dans toutes les feuilles de style) sans jamais la toucher, je comprends que les explorateurs de jadis aient voulu coûte que coûte percer les mystères des sarcophages pharaons no matter what, et qu’importe les risques de malédictions sur leurs proches et eux-mêmes. En fait, je crois que cette barre n’est pas une barre mais une bordure de quelques pixels de haut (1em peut-être ?), peut-être défini par l’un des trucs qui régissent #page mais où ? Là, je nageais dans style_prive.css. Mais la réalité est toujours un ton en dessous de nos attentes : au moment où je trouve la parade (mais non la vérité) en modifiant #page en #page { background: #2F4F4F; border-top: 1px; border-style: dashed; padding-top: 1em;  } (imposer une bordure supérieure hachée d’un pixel de haut), je comprends tout simplement que ma bordure n’est qu’un dérivé de #bando_haut qu’il fallait tout simplement forcer dans style_prive_default.css, interrogé en dernier (et non dans bando.css). la partie spip peut-être déplacée ailleurs

100819, version 8 (10 août 2019)

C’est une femme l’air un peu revêche mais pas non plus totalement dénouée de fantaisie. Je ne dis pas que je la connais mais enfin si d’aventure je venais à la croiser dans la rue je saurais la reconnaître. Pendant plusieurs années, c’est dans son bureau qu’on allait chercher chaque semaine nos paniers de légumes bio (amap). L0, disons que j’usurpais son identité afin de la rencontrer pour lui demander de nous aider à financer un projet publie.net. C’est une application pour casque de réalité virtuelle, on pourrait équiper tous les écosystèmes VR du marché avec ça. Ce n’est pas à proprement parler un jeu. C’est une façon de représenter l’anatomie humaine sous la forme de grande feuilles bristol dans une chemise d’architecte. On fait défiler chaque micro particules du corps humain de manière à effeuiller l’être, et puis les comparer entre eux. ça l’intéresse. Elle estime à 30M€ la somme nécessaire à la production d’un tel outil. C’est plus que ce que j’en espérais et, moi, au terme de ça, je viderai discrétos le fond de mon café pas bon quelque part quand elle aura le dos tourné. De bute en blanc, je te dirais bien que le chapitre seize du Petit bleu de la côte ouest de Manchette propose une de ces dilatations temporelles dont j’apprécie particulièreement l’apparition dans un récit comme celui-là, sec, où l’ensemble de l’intrigue jusque-là (soit quand même près des trois quarts du livre) se concentrent en quelques jours à peine. Et là, sur ce chapitre, on est dans le temps long : huit à dix mois. Un peu plus tard, cette phrase : Toutefois il s’écoula quelque temps avant qu’Alphonsine et Gerfaut se sautassent dessus pour se posséder. Et, moi, j’en suis arrivé à un point (J+6) où la douleur est tellement imperceptible qu’on ne la sent même plus. C’est la douleur après la douleur. Pourtant, ce n’est pas rien pour autant. Il y a quelque chose. Quoi ? Et est-ce que le plus grand luxe pour un samedi ce n’est pas de se lever à 7h, pour ensuite se recoucher une heure et demie plus tard et se taper tout un tas de petits-déjeuners différent ? On devrait passer sa vie à faire ça. N’est-ce pas précisément ce que font les koalas ? On devrait faire l’effort d’être plus koala que pas-koala, je pense. Quid du curcuma, est-ce soluble dans le café ? Mais ne faut-il pas du poivre pour fixer le curcuma ? Du café au curcuma au poivre ? Cette recette dit qu’on peut. Un cappuccino au curcuma. Fichtre. J’essaye de pas faire de mon corps un genre de réceptacle à tout un tas de remèdes de grand-mère contre rien. Mes jours sont un lacis de rituels. Laci vient de Manchette. Et voici un alexandrin : Faire de ses jours un lacis de rituels, c’est chaud. C’est un bien pauvre alexandrin, mais je l’aime bien. On pourrait l’enrichir en modifiant la fin en c’est ouf (ainsi le F l’ouvrirait et irait par jeu de symétrie le clore). Mais je ne crois pas que je dirais spontanément c’est ouf dans la vie réelle. Tout le contraire de c’est pas ouf, mystérieusement, que là je dis souvent. À cause de quelqu’un je me méfie des comme. Je me souviens que C. disait, sous le coup d’une déception X ou Y, ah, misère à poil... C. parlait aussi des cocos du jour, mais je n’ai jamais compris dans quel sens. Par exemple, lui, c’est (ou c’est pas) un coco du jour... Je n’ai jamais osé lui demander. Je me demande ce qu’elle devient. À en croire un rapport du GIEC (trouver où), consommer du soja, du riz, de l’avocat, c’est une catastrophe écologique. Je venais de découvrir que les avocats, c’était bon contre la migraine. Mais après tout, une catastrophe écologique, qu’est-ce qui ne l’est pas ? À ce rythme, on va bientôt se rendre compte que les rapports du GIEC sont une catastrophe écologique. Merde, même avoir écrit et stocké et sauvegardé cette phrase, puis l’avoir copié X fois via divers jeux de sauvegardes automatiques chaque jour et en avoir récupéré la copie d’une copie via synchronisation automatisée X Automator X Transmit, c’est une catastrophe écologique en soi. Penser, c’est une catastrophe écologique ? Constater que quand on ferme les yeux, des milliards des millards de petites pointes blanches ou colorées subsistent, est-ce que c’est une catastrophe écologique ? Le mot catastrophe écologique est une catastrophe écologique. Catachrèse. Catwoman. Qu’attendons-nous pour ne rien faire ? Avant de ne rien faire, sauver des mots dans Eff. Un chapitre 71 qu’il a fallu couper en deux (trop long). 2324 mots sur 10833. Il y a une phrase que j’aurais aimé garder mais que je ne peux garder. Je la note pour Grieg. C’est dans la bouche d’un personnage : N’ayez pas honte de vos pieds difformes. Et quand je vois à quel point je fourmille en approchant toujours plus près de la vérité de cette mystérieuse barre grise (qui n’est ni #ccc ni #ddd ni #eee de couleur mais un étrange #fbfbfb introuvable dans toutes les feuilles de style) sans jamais la toucher, je comprends que les explorateurs de jadis aient voulu coûte que coûte percer les mystères des sarcophages pharaons no matter what, et qu’importe les risques de malédictions sur leurs proches et eux-mêmes. En fait, je crois que cette barre n’est pas une barre mais une bordure de quelques pixels de haut (1em peut-être ?), peut-être défini par l’un des trucs qui régissent #page mais où ? Là, je nageais dans style_prive.css .

100819, version 7 (10 août 2019)

C’est une femme l’air un peu revêche mais pas non plus totalement dénouée de fantaisie. Je ne dis pas que je la connais mais enfin si d’aventure je venais à la croiser dans la rue je saurais la reconnaître. Pendant plusieurs années, c’est dans son bureau qu’on allait chercher chaque semaine nos paniers de légumes bio (amap). L0, disons que j’usurpais son identité afin de la rencontrer pour lui demander de nous aider à financer un projet publie.net. C’est une application pour casque de réalité virtuelle, on pourrait équiper tous les écosystèmes VR du marché avec ça. Ce n’est pas à proprement parler un jeu. C’est une façon de représenter l’anatomie humaine sous la forme de grande feuilles bristol dans une chemise d’architecte. On fait défiler chaque micro particules du corps humain de manière à effeuiller l’être, et puis les comparer entre eux. ça l’intéresse. Elle estime à 30M€ la somme nécessaire à la production d’un tel outil. C’est plus que ce que j’en espérais et, moi, au terme de ça, je viderai discrétos le fond de mon café pas bon quelque part quand elle aura le dos tourné. De bute en blanc, je te dirais bien que le chapitre seize du Petit bleu de la côte ouest de Manchette propose une de ces dilatations temporelles dont j’apprécie particulièreement l’apparition dans un récit comme celui-là, sec, où l’ensemble de l’intrigue jusque-là (soit quand même près des trois quarts du livre) se concentrent en quelques jours à peine. Et là, sur ce chapitre, on est dans le temps long : huit à dix mois. Un peu plus tard, cette phrase : Toutefois il s’écoula quelque temps avant qu’Alphonsine et Gerfaut se sautassent dessus pour se posséder. Et, moi, j’en suis arrivé à un point (J+6) où la douleur est tellement imperceptible qu’on ne la sent même plus. C’est la douleur après la douleur. Pourtant, ce n’est pas rien pour autant. Il y a quelque chose. Quoi ? Et est-ce que le plus grand luxe pour un samedi ce n’est pas de se lever à 7h, pour ensuite se recoucher une heure et demie plus tard et se taper tout un tas de petits-déjeuners différent ? On devrait passer sa vie à faire ça. N’est-ce pas précisément ce que font les koalas ? On devrait faire l’effort d’être plus koala que pas-koala, je pense. Quid du curcuma, est-ce soluble dans le café ? Mais ne faut-il pas du poivre pour fixer le curcuma ? Du café au curcuma au poivre ? Cette recette dit qu’on peut. Un cappuccino au curcuma. Fichtre. J’essaye de pas faire de mon corps un genre de réceptacle à tout un tas de remèdes de grand-mère contre rien. Mes jours sont un lacis de rituels. Laci vient de Manchette. Et voici un alexandrin : Faire de ses jours un lacis de rituels, c’est chaud. C’est un bien pauvre alexandrin, mais je l’aime bien. On pourrait l’enrichir en modifiant la fin en c’est ouf (ainsi le F l’ouvrirait et irait par jeu de symétrie le clore). Mais je ne crois pas que je dirais spontanément c’est ouf dans la vie réelle. Tout le contraire de c’est pas ouf, mystérieusement, que là je dis souvent. À cause de quelqu’un je me méfie des comme. Je me souviens que C. disait, sous le coup d’une déception X ou Y, ah, misère à poil... C. parlait aussi des cocos du jour, mais je n’ai jamais compris dans quel sens. Par exemple, lui, c’est (ou c’est pas) un coco du jour... Je n’ai jamais osé lui demander. Je me demande ce qu’elle devient. À en croire un rapport du GIEC (trouver où), consommer du soja, du riz, de l’avocat, c’est une catastrophe écologique. Je venais de découvrir que les avocats, c’était bon contre la migraine. Mais après tout, une catastrophe écologique, qu’est-ce qui ne l’est pas ? À ce rythme, on va bientôt se rendre compte que les rapports du GIEC sont une catastrophe écologique. Merde, même avoir écrit et stocké et sauvegardé cette phrase, puis l’avoir copié X fois via divers jeux de sauvegardes automatiques chaque jour et en avoir récupéré la copie d’une copie via synchronisation automatisée X Automator X Transmit, c’est une catastrophe écologique en soi. Penser, c’est une catastrophe écologique ? Constater que quand on ferme les yeux, des milliards des millards de petites pointes blanches ou colorées subsistent, est-ce que c’est une catastrophe écologique ? Le mot catastrophe écologique est une catastrophe écologique. Catachrèse. Catwoman. Qu’attendons-nous pour ne rien faire ? Avant de ne rien faire, sauver des mots dans Eff. Un chapitre 71 qu’il a fallu couper en deux (trop long). 2324 mots XX sur 10833 XXX . Il y a une phrase que j’aurais aimé garder mais que je ne peux garder. Je la note pour Grieg. C’est dans la bouche d’un personnage : N’ayez pas honte de vos pieds difformes.

100819, version 6 (10 août 2019)

C’est une femme l’air un peu revêche mais pas non plus totalement dénouée de fantaisie. Je ne dis pas que je la connais mais enfin si d’aventure je venais à la croiser dans la rue je saurais la reconnaître. Pendant plusieurs années, c’est dans son bureau qu’on allait chercher chaque semaine nos paniers de légumes bio (amap). L0, disons que j’usurpais son identité afin de la rencontrer pour lui demander de nous aider à financer un projet publie.net. C’est une application pour casque de réalité virtuelle, on pourrait équiper tous les écosystèmes VR du marché avec ça. Ce n’est pas à proprement parler un jeu. C’est une façon de représenter l’anatomie humaine sous la forme de grande feuilles bristol dans une chemise d’architecte. On fait défiler chaque micro particules du corps humain de manière à effeuiller l’être, et puis les comparer entre eux. ça l’intéresse. Elle estime à 30M€ la somme nécessaire à la production d’un tel outil. C’est plus que ce que j’en espérais et, moi, au terme de ça, je viderai discrétos le fond de mon café pas bon quelque part quand elle aura le dos tourné. De bute en blanc, je te dirais bien que le chapitre seize du Petit bleu de la côte ouest de Manchette propose une de ces dilatations temporelles dont j’apprécie particulièreement l’apparition dans un récit comme celui-là, sec, où l’ensemble de l’intrigue jusque-là (soit quand même près des trois quarts du livre) se concentrent en quelques jours à peine. Et là, sur ce chapitre, on est dans le temps long : huit à dix mois. Un peu plus tard, cette phrase : Toutefois il s’écoula quelque temps avant qu’Alphonsine et Gerfaut se sautassent dessus pour se posséder. Et, moi, j’en suis arrivé à un point (J+6) où la douleur est tellement imperceptible qu’on ne la sent même plus. C’est la douleur après la douleur. Pourtant, ce n’est pas rien pour autant. Il y a quelque chose. Quoi ? Et est-ce que le plus grand luxe pour un samedi ce n’est pas de se lever à 7h, pour ensuite se recoucher une heure et demie plus tard et se taper tout un tas de petits-déjeuners différent ? On devrait passer sa vie à faire ça. N’est-ce pas précisément ce que font les koalas ? On devrait faire l’effort d’être plus koala que pas-koala, je pense. Quid du curcuma, est-ce soluble dans le café ? Mais ne faut-il pas du poivre pour fixer le curcuma ? Du café au curcuma au poivre ? Cette recette dit qu’on peut. Un cappuccino au curcuma. Fichtre. J’essaye de pas faire de mon corps un genre de réceptacle à tout un tas de remèdes de grand-mère contre rien. Mes jours sont un lacis de rituels. Laci vient de Manchette. Et voici un alexandrin : Faire de ses jours un lacis de rituels, c’est chaud. C’est un bien pauvre alexandrin, mais je l’aime bien. On pourrait l’enrichir en modifiant la fin en c’est ouf (ainsi le F l’ouvrirait et irait par jeu de symétrie le clore). Mais je ne crois pas que je dirais spontanément c’est ouf dans la vie réelle. Tout le contraire de c’est pas ouf, mystérieusement, que là je dis souvent. À cause de quelqu’un je me méfie des comme. Je me souviens que C. disait, sous le coup d’une déception X ou Y, ah, misère à poil... C. parlait aussi des cocos du jour, mais je n’ai jamais compris dans quel sens. Par exemple, lui, c’est (ou c’est pas) un coco du jour... Je n’ai jamais osé lui demander. Je me demande ce qu’elle devient. À en croire un rapport du GIEC (trouver où), consommer du soja, du riz, de l’avocat, c’est une catastrophe écologique. Je venais de découvrir que les avocats, c’était bon contre la migraine. Mais après tout, une catastrophe écologique, qu’est-ce qui ne l’est pas ? À ce rythme, on va bientôt se rendre compte que les rapports du GIEC sont une catastrophe écologique. Merde, même avoir écrit et stocké et sauvegardé cette phrase, puis l’avoir copié X fois via divers jeux de sauvegardes automatiques chaque jour et en avoir récupéré la copie d’une copie via synchronisation automatisée X Automator X Transmit, c’est une catastrophe écologique en soi. Penser, c’est une catastrophe écologique ? Constater que quand on ferme les yeux, des milliards des millards de petites pointes blanches ou colorées subsistent, est-ce que c’est une catastrophe écologique ? Le mot catastrophe écologique est une catastrophe écologique. Catachrèse. Catwoman. Qu’attendons-nous pour ne rien faire ? Avant de ne rien faire, sauver des mots dans Eff. XX sur XXX. Il y a une phrase que j’aurais aimé garder mais que je ne peux garder. Je la note pour Grieg. C’est dans la bouche d’un personnage : N’ayez pas honte de vos pieds difformes.

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