ils défigurent

Il admettait confondre. Les mots les uns avec les autres. Défigurer, dévisager... Il avait l’impression de l’être, parfois, sous la terre par exemple, dans les couloirs ou les wagons ou sur les marches d’escalier, le seuil des ascenseurs, le barreau d’une échelle en métal et glacée sous les doigts, humides loin de la bouche d’entrée ou de sortie (mais ça n’a pas réellement d’importance quelle bouche et quand). Car il y avait ici trois mecs, deux filles, et les deux filles entre elles s’échangeaient des pupilles, elles étaient conniventes. Les mecs parlementaient, l’un d’entre eux était noir, pas par la peau mais par le poil. Pour saluer ses camarades, il leur touchait la main en les fleurant avec la paume tournée les ongles vers le haut. Les conniventes riaient de lui (ou de quelque chose d’autre situé près de lui), elles riaient sous leur nez. Peut-être avait-il sur le visage une substance ? Peut-être que c’était dans l’une de ses narines ouvertes et dilatées du fait qu’il était triste et angoissé cet homme. Peut-on vraiment dire ça, cet homme ? Nous pouvons dire beaucoup de choses. Peut-être ce garçon. Il avait de la salive à revendre cet homme. Il s’est passé les mains sur le visage au cas : au cas où il fallait. Retourné sur lui-même il s’est vu tout le long du reflet caillouteux. Il s’est passé les mains sur le visage comme l’autre un peu plus tôt avait frôlé sa main sur d’autres mains encore. Il s’est frotté comme ça, c’était une sorte de prière. On l’a regardé drôle. Certains riaient de lui.



15 avril 2014
par Guillaume Vissac
Esquisses
Tags : Corps - Métro
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ils défigurent, version 5 (15 avril 2014)

Métro, Corps
Il admettait souvent confondre. Les mots les uns avec les autres. Défigurer, dévisager... Il avait l’impression de l’être, parfois, sous la terre par exemple, dans les couloirs ou les wagons ou sur les marches d’escalier, le seuil des ascenseurs, le barreau d’une échelle en métal et glacée sous les doigts, humides loin de la bouche d’entrée ou de sortie (mais ça n’a pas réellement d’importance quelle bouche et quand). Car il y avait ici trois mecs, deux filles, et les deux filles entre elles s’échangeaient des pupilles, elles étaient conniventes. Les mecs parlementaient, l’un d’entre eux était noir, pas par la peau mais par le poil. mouillé qu’il avait sur la tête et puis sur le visage ( et un t-shirt noir dans la forme d’une lettre ). Pour saluer ses camarades, il leur touchait la main en les fleurant avec la paume de la sienne tournée dans le sens solaire , les ongles vers le haut. Les conniventes riaient de lui (ou de quelque chose d’autre situé près de lui), elles riaient sous leur nez. Peut-être avait-il sur le visage une substance ? Peut-être que c’était dans l’une de ses narines ouvertes et dilatées du fait qu’il était triste et angoissé cet homme. Peut-on vraiment dire ça, cet homme ? Nous pouvons dire beaucoup de choses. Peut-être ce garçon. Il avait de la salive à revendre cet homme. Il s’est passé les mains sur le visage au cas : au cas où il fallait. Retourné Setourné sur lui-même il s’est vu tout le long du reflet caillouteuxque l’on ne manque jamais de se prendre en pleine face , même à son insu , sous l’effort de la nuque . Il s’est passé les mains sur le visage comme l’autre un peu plus tôt avait frôlé sa main sur la main d’autres mains encore corps que le sien . Il s’est frotté comme ça, c’était une sorte de prière d’aube rétrospective . Prière. On l’a regardé drôle. Certains riaient de lui.

ils défigurent, version 4 (28 mars 2014)

Il admettait souvent confondre. Les mots les uns avec les autres. Défigurer, dévisager... Il avait l’impression de l’être, parfois, sous la terre par exemple, dans les couloirs ou les wagons ou sur les marches d’escalier, le seuil des ascenseurs, le barreau d’une échelle en métal et glacée sous les doigts, humides loin de la bouche d’entrée ou de sortie ( , mais ça n’a pas réellement d’importance quelle bouche et quand). . Car il y avait ici trois mecs, deux filles, et les deux filles entre elles s’échangeaient des pupilles, elles étaient conniventes. Les mecs parlementaient parlaient entre eux , l’un d’entre eux était noir, pas par la peau bien sûr mais par le poil mouillé qu’il avait sur la tête et puis sur le visage (et un t-shirt noir dans la forme d’une lettre). Pour saluer ses camarades, il leur touchait la main en les fleurant avec la paume de la sienne tournée dans le sens solaire du sol , les ongles vers le haut. Les conniventes riaient de lui (ou de quelque chose d’autre situé près de lui), elles riaient sous leur nez. Peut-être avait-il sur le visage une substance ? Peut-être que c’était dans l’une de ses narines ouvertes et dilatées du fait qu’il était triste et angoissé cet homme. Peut-on vraiment dire ça, cet c’est un homme ? Nous pouvons dire beaucoup de choses. Peut-être ce c’est un garçon. Il avait de la salive à revendre cet homme. Il s’est passé les mains sur le visage visages au cas : au cas où il fallait. Setourné S’est retourné sur lui-même , il s’est vu tout le long du reflet caillouteux que l’on ne manque jamais de se prendre en pleine face, même à son insu, sous l’effort de la nuque. Il s’est passé les mains sur le visage comme l’autre un peu plus tôt avait frôlé sa main sur la main d’autres corps que le sien. Il s’est frotté comme ça, c’était une sorte d’aube rétrospective. Prière Une prière . On l’a regardé drôle. Certains riaient de lui.

ils défigurent, version 3 (27 mars 2014)

Il admettait souvent confondre. Les mots les uns avec les autres. Défigurer , Défigurer pour dévisager... . Il avait l’impression de l’être, parfois des fois , sous la terre par exemple notamment , dans les couloirs ou les wagons ou sur les marches d’escalier, le seuil des ascenseurs, le barreau d’une échelle en métal et glacée sous les doigts, humides loin de la bouche d’entrée ou de sortie, mais ça n’a pas réellement d’importance quelle cette bouche et quand . Car il y avait ici trois mecs, et deux filles, et les deux filles entre elles s’échangeaient des pupilles l’oeil , elles étaient conniventes. Les mecs parlaient entre eux, l’un d’entre eux était noir, pas par la peau bien sûr mais par le poil mouillé hirsute qu’il avait sur la tête et puis sur le visage (et un t-shirt noir dans la forme d’une lettreet pour saluer ses camarades , il leur touchait à tous la main , les doigts , le poing , en les fleurant avec la paume à plat tournée par terre , les ongles en haut ). Pour saluer ses camarades, il leur touchait la main en les fleurant avec la paume de la sienne tournée dans le sens du sol, les ongles vers le haut. Les conniventes riaient de lui (ou de quelque chose d’autre situé près de lui ), elles riaient sous la cape de leur nez. Peut-être avait-il sur le visage une substanceinterdite ou honteuse ou palpable ? Peut-être que c’était dans l’une de ses narines ouvertes et dilatées sans doute du fait qu’il était triste et angoissé cet homme. Peut-on vraiment dire ça , c’est un homme ? Nous pouvons dire beaucoup de choses. Peut-être c’est un garçon. Il avait de la salive à revendre cet homme. Il s’est passé les mains sur le visages au cas : au cas où il fallait aurait fallu . S’est Il s’est retourné sur lui-même, il s’est vu tout le long du reflet caillouteux que l’on ne manque jamais de se prendre en pleine face, oui même à son insu, sous l’effort de la nuque . Il s’est passé les mains sur le visage comme l’autre un peu plus tôt avait frôlé sa main sur la main d’autres corps que le sien. Il s’est frotté comme ça c’était comme une sorte d’aube rétrospective. Une prière. On l’a regardé drôle. Certains riaient de lui.

ils défigurent, version 2 (24 mars 2014)

Il admettait souvent confondreles mots entre eux . Les mots les uns avec les autres. Défigurer pour dévisager. Il avait l’impression parfois de l’être, des fois dans les espaces souterrains , sous la terre notamment , dans les couloirs ou les wagons ou sur les marches d’escalier, le seuil des ascenseurs, le barreau d’une échelle en métal et glacée sous les doigts, humides loin de la bouche d’entrée ou de sortie, mais ça n’a pas réellement d’importance cette bouche. Car Le fait est  : il y avait là trois mecs et deux filles et les deux filles entre elles s’échangeaient l’oeil, elles étaient conniventes. Les mecs parlaient entre eux, l’un d’entre eux était noir, pas par la peau beau bien sûr mais par le poil hirsute qu’il avait sur la tête et puis sur le visage (et un t-shirt noir dans la en forme d’une lettre et  ; pour saluer ses camarades camarrades , il leur touchait à tous la main, les doigts, le poing, en les fleurant avec la paume à plat tournée par terre, les ongles en haut). . Les conniventes riaient de lui (ou de quelque chose d’autre), elles riaient sous la cape de leur nezretroussés . Peut-être avait-il sur le visage une substance interdite ou honteuse ou palpable ? Peut-être que c’était dans l’une de ses narines ouvertes et dilatées sans doute du fait qu’il était triste et angoissé cet homme. Peut-on dire c’est un homme ? Nous pouvons dire beaucoup de bien des choses. Peut-être c’est un garçon. Il avait de la salive à revendre cet homme. Il s’est passé les mains sur le visages au cas : au cas où il aurait fallu. Il s’est retourné sur lui-même, il s’est vu tout le long du reflet caillouteux que l’on ne manque jamais de se prendre en pleine face voir ou d’attraper ici , oui même à son insu. Il s’est passé les mains sur le visage comme l’autre un peu plus tôt homme noir avait frôlé sa main sur la main d’autres corps que le sien. Il s’est frotté ainsi comme ça comme une sorte d’aube de prière rétrospective. Une prière. On l’a regardé drôle. Certains riaient de lui.

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