100118


Nous jouions à nous traquer. Par affront ou par surprise, par inadvertance ou avec application. Nous jouions à nous cacher et à nous trouver. Le chasseur traque. Le chasseur traque et trouve. La proie le voit. Et si là. Si bémol la. Là si le chasseur. Si le chasseur tire sans d’abord se vouloir perdre dans le reflet du monde opposé qui s’offre dans la pupille de la proie dans l’intervalle d’un coma. Si le chasseur découvert reste à l’extérieur du regard empli d’effroi. Si le chasseur ne voit pas qu’il est vu et mis à nu. Face de loup ! Celle qui rend le chasseur fou, qui se prend alors pour la proie. Le caribou, le cerf, le renne. Tous les chasseurs savent cela. Il ne reste qu’à prendre ses jambes à son cou, à son cou de caribou et à s’empêcher de bramer sa peine au risque de finir déchiqueté par toutes les faces des loups venus des bois.

Claire Dutrait, Aujourd’hui Eurydice, publie.net, à paraître en avril

C’est un livre sur lequel on travaille depuis plus de deux ans. Le voir petit à petit se réaliser, même si pour l’instant ce n’est qu’un livre de pixels, c’est assez émouvant. Il y en a plein des extraits comme ça dans ce livre, d’une grande poésie. Le relire, c’est le redécouvrir à chaque fois. Pendant, c’est écouter ce truc, Planetarium, une symphonie cosmique sur quoi Sufjan Stevens et Nico Muhly (entre autres) se rejoignent. Et c’est la plus belle chose qui me soit arrivée ces jours-ci. 539 mots pour Eff seront écrits sur ça.

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100118, version 8 (11 février 2018)

Publie.net, Métro, Sufjan Stevens, Nico Muhly, Claire Dutrait
<blockquote> Nous jouions à nous traquer. Par affront ou par surprise, par inadvertance ou avec application. Nous jouions à nous cacher et à nous trouver. Le chasseur traque. Le chasseur traque et trouve. La proie le voit. Et si là. Si bémol la. Là si le chasseur. Si le chasseur tire sans d’abord se vouloir perdre dans le reflet du monde opposé qui s’offre dans la pupille de la proie dans l’intervalle d’un coma. Si le chasseur découvert reste à l’extérieur du regard empli d’effroi. Si le chasseur ne voit pas qu’il est vu et mis à nu. Face de loup ! Celle qui rend le chasseur fou, qui se prend alors pour la proie. Le caribou, le cerf, le renne. Tous les chasseurs savent cela. Il ne reste qu’à prendre ses jambes à son cou, à son cou de caribou et à s’empêcher de bramer sa peine au risque de finir déchiqueté par toutes les faces des loups venus des bois.

[Claire Dutrait->http://www.zoneclaire.fr]Claire Dutrait , Aujourd’hui Eurydice, publie.net, à paraître en avril

</blockquote>

C’est un livre sur lequel [on->https://www.publie.net] C’est un livre sur lequel on travaille depuis plus de deux ans. Le voir petit à petit se réaliser, même si pour l’instant ce n’est qu’un livre de pixels, un livre qui se construit dans l’écran avant d’acquérir une existence 3D par le biais du papier , c’est assez émouvant. Il y en a plein des extraits comme ça dans ce livre, d’une grande poésie. Le relire, c’est le redécouvrir à chaque fois. Pendant, c’est écouter ce truc, Planetarium, une symphonie cosmique sur quoi Sufjan Stevens et Nico Muhly (entre autres) se rejoignent. Et c’est la plus belle chose qui me soit arrivée ces jours-ci. 539 mots pour Eff seront écrits sur ça.

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100118, version 7 (4 février 2018)

<blockquote> Nous jouions à nous traquer. Par affront ou par surprise, par inadvertance ou avec application. Nous jouions à nous cacher et à nous trouver. Le chasseur traque. Le chasseur traque et trouve. La proie le voit. Et si là. Si bémol la. Là si le chasseur. Si le chasseur tire sans d’abord se vouloir perdre dans le reflet du monde opposé qui s’offre dans la pupille de la proie dans l’intervalle d’un coma. Si le chasseur découvert reste à l’extérieur du regard empli d’effroi. Si le chasseur ne voit pas qu’il est vu et mis à nu. Face de loup ! Celle qui rend le chasseur fou, qui se prend alors pour la proie. Le caribou, le cerf, le renne. Tous les chasseurs savent cela. Il ne reste qu’à prendre ses jambes à son cou, à son cou de caribou et à s’empêcher de bramer sa peine au risque de finir déchiqueté par toutes les faces des loups venus des bois.

Claire Dutrait, Aujourd’hui Eurydice, publie.net, à paraître en avril

</blockquote>

C’est un livre sur lequel on travaille depuis plus de deux ans. Le voir petit à petit se réaliser, même si pour l’instant ce n’est qu’un livre de pixels, un livre qui se construit dans l’écran avant d’acquérir une existence 3D par le biais du papier, c’est assez émouvant. Il y en a plein des extraits comme ça dans ce livre, d’une grande poésie. Le relire, c’est le redécouvrir à chaque fois. Pendant, c’est écouter ce truc, Planetarium, une symphonie cosmique sur quoi Sufjan Stevens et Nico Muhly (entre autres) se rejoignent. C’est beau. Et c’est C’est la plus belle chose qui me soit arrivée ces jours-ci. 539 mots pour Eff seront écrits sur ça.

J’ai cherché
longuement à
écrire. Il y
a dans cette
tête soumise
aux rayons &
au sens, aux
magnétismes,
une forme de
douceur. Oui
c’est ça, le
mot que j’ai
tant attendu
c’est ça. Je
n’ai rien su
ou pu, voulu
écrire. Tout
est là, dans
ce rien. Une
forme, un os
ou une larme
mais non, il
n’y aura, ce
soir, que ce
poème bancal.

100118, version 6 (25 janvier 2018)

<blockquote> Nous jouions à nous traquer. Par affront ou par surprise, par inadvertance ou avec application. Nous jouions à nous cacher et à nous trouver. Le chasseur traque. Le chasseur traque et trouve. La proie le voit. Et si là. Si bémol la. Là si le chasseur. Si le chasseur tire sans d’abord se vouloir perdre dans le reflet du monde opposé qui s’offre dans la pupille de la proie dans l’intervalle d’un coma. Si le chasseur découvert reste à l’extérieur du regard empli d’effroi. Si le chasseur ne voit pas qu’il est vu et mis à nu. Face de loup ! Celle qui rend le chasseur fou, qui se prend alors pour la proie. Le caribou, le cerf, le renne. Tous les chasseurs savent cela. Il ne reste qu’à prendre ses jambes à son cou, à son cou de caribou et à s’empêcher de bramer sa peine au risque de finir déchiqueté par toutes les faces des loups venus des bois.

Claire Dutrait, Aujourd’hui Eurydice, publie.net, à paraître en avril

</blockquote>

C’est un livre sur lequel on travaille depuis plus de deux ans. Le voir petit à petit se réaliser, même si pour l’instant ce n’est qu’un livre de pixels pixel , un livre qui se construit dans l’écran avant d’acquérir une existence 3D par le biais du d’un livre papier, c’est assez émouvant. Il y en a plein des extraits comme ça dans ce livre, d’une grande poésie. Le relire, c’est le redécouvrir à chaque fois. Pendant, c’est écouter ce truc, Planetarium, une symphonie cosmique sur quoi Sufjan Stevens et Nico Muhly (entre autres) se rejoignent. C’est beau. C’est la plus belle chose qui me soit arrivée ces jours-ci. 539 mots pour Eff seront écrits sur ça.

J’ai cherché
longuement à
écrire. Il y
a dans cette
tête soumise
aux rayons &
au sens, aux
magnétismes,
une forme de
douceur. Oui
c’est ça, le
mot que j’ai
tant attendu
c’est ça. Je
n’ai rien su
ou pu, voulu
écrire. Tout
est là, dans
ce rien. Une
forme, un os
ou une larme
mais non, il
n’y aura, ce
soir, que ce
poème bancal.

100118, version 5 (10 janvier 2018)

<blockquote> Nous jouions à nous traquer. Par affront ou par surprise, par inadvertance ou avec application. Nous jouions à nous cacher et à nous trouver. Le chasseur traque. Le chasseur traque et trouve. La proie le voit. Et si là. Si bémol la. Là si le chasseur. Si le chasseur tire sans d’abord se vouloir perdre dans le reflet du monde opposé qui s’offre dans la pupille de la proie dans l’intervalle d’un coma. Si le chasseur découvert reste à l’extérieur du regard empli d’effroi. Si le chasseur ne voit pas qu’il est vu et mis à nu. Face de loup ! Celle qui rend le chasseur fou, qui se prend alors pour la proie. Le caribou, le cerf, le renne. Tous les chasseurs savent cela. Il ne reste qu’à prendre ses jambes à son cou, à son cou de caribou et à s’empêcher de bramer sa peine au risque de finir déchiqueté par toutes les faces des loups venus des bois.

Claire Dutrait, Aujourd’hui Eurydice, publie.net, à paraître en avril

</blockquote>

C’est un livre sur lequel on travaille depuis plus de deux ans. Le voir petit à petit se réaliser, même si pour l’instant ce n’est qu’un livre de pixel, un livre qui se construit dans l’écran avant d’acquérir une existence 3D par le biais d’un livre papier, c’est assez émouvant. Il y en a plein des extraits comme ça dans ce livre, d’une grande poésie. Le relire, c’est le redécouvrir à chaque fois. Pendant, c’est écouter ce truc, Planetarium, une symphonie cosmique sur quoi Sufjan Stevens et Nico Muhly (entre autres) se rejoignent. C’est beau. 539 mots pour Eff seront écrits sur ça.

J’ai cherché
longuement à
écrire. Il y
a dans cette
tête soumise
aux rayons &
au sens, aux
magnétismes,
une forme de
douceur. Oui
c’est ça, le
mot que j’ai
tant attendu
c’est ça. Je
n’ai rien su
ou pu, voulu
écrire. Tout
est là, dans
ce rien. Une
forme, un os
ou une larme
mais non, il
n’y aura, ce
soir, que ce
poème bancal.

100118, version 4 (10 janvier 2018)

<blockquote> Nous jouions à nous traquer. Par affront ou par surprise, par inadvertance ou avec application. Nous jouions à nous cacher et à nous trouver. Le chasseur traque. Le chasseur traque et trouve. La proie le voit. Et si là. Si bémol la. Là si le chasseur. Si le chasseur tire sans d’abord se vouloir perdre dans le reflet du monde opposé qui s’offre dans la pupille de la proie dans l’intervalle d’un coma. Si le chasseur découvert reste à l’extérieur du regard empli d’effroi. Si le chasseur ne voit pas qu’il est vu et mis à nu. Face de loup ! Celle qui rend le chasseur fou, qui se prend alors pour la proie. Le caribou, le cerf, le renne. Tous les chasseurs savent cela. Il ne reste qu’à prendre ses jambes à son cou, à son cou de caribou et à s’empêcher de bramer sa peine au risque de finir déchiqueté par toutes les faces des loups venus des bois.

Claire Dutrait, Aujourd’hui Eurydice, publie.net, à paraître en avril

</blockquote>

C’est un livre sur lequel on travaille depuis plus de deux ans. Le voir petit à petit se réaliser, même si pour l’instant ce n’est qu’un livre de pixel, un livre qui se construit dans l’écran avant d’acquérir une existence 3D par le biais d’un livre papier, c’est assez émouvant. Il y en a plein des extraits comme ça dans ce livre, d’une grande poésie. Le relire, c’est le redécouvrir à chaque fois. Pendant, c’est écouter ce truc, Planetarium, une symphonie cosmique sur quoi Sufjan Stevens et Nico Muhly (entre autres) se rejoignent. C’est beau. 539 mots pour Eff seront écrits sur ça.

100118, version 3 (10 janvier 2018)

<blockquote> Nous jouions à nous traquer. Par affront ou par surprise, par inadvertance ou avec application. Nous jouions à nous cacher et à nous trouver. Le chasseur traque. Le chasseur traque et trouve. La proie le voit. Et si là. Si bémol la. Là si le chasseur. Si le chasseur tire sans d’abord se vouloir perdre dans le reflet du monde opposé qui s’offre dans la pupille de la proie dans l’intervalle d’un coma. Si le chasseur découvert reste à l’extérieur du regard empli d’effroi. Si le chasseur ne voit pas qu’il est vu et mis à nu. Face de loup ! Celle qui rend le chasseur fou, qui se prend alors pour la proie. Le caribou, le cerf, le renne. Tous les chasseurs savent cela. Il ne reste qu’à prendre ses jambes à son cou, à son cou de caribou et à s’empêcher de bramer sa peine au risque de finir déchiqueté par toutes les faces des loups venus des bois.

Claire Dutrait, Aujourd’hui Eurydice, publie.net, à paraître en avril

</blockquote>

C’est un livre sur lequel on travaille depuis plus de deux ans. Le voir petit à petit se réaliser, même si pour l’instant ce n’est qu’un livre de pixel, un livre qui se construit dans l’écran avant d’acquérir une existence 3D par le biais d’un livre papier, c’est assez émouvant. Il y en a plein des extraits comme ça dans ce livre, d’une grande poésie. Le relire, c’est le redécouvrir à chaque fois. Pendant, c’est écouter ce truc, Planetarium, une symphonie cosmique sur quoi Sufjan Stevens et Nico Muhly (entre autres) se rejoignent. C’est beau.

100118, version 2 (10 janvier 2018)

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