091216


Ils étaient touchants les deux frères restés seuls dans cette grande maison après tant de deuils et de chagrins, plus grand-chose pour subsister, se débrouillaient comme ils pouvaient, mangeaient plus souvent des nouilles que du rôti et faisaient même leur lessive, je vois encore le cadet étendre le linge sous les ormeaux, je lui donnais parfois un coup de main, il me disait pas la peine vous avez d’autres chats à fouetter, ne vous inquiétez pas je suis solide, tout va bien.
Jusqu’au jour où on l’a retrouvé dans le pré sur son tas de linge, il était déjà raide, l’autre s’était absenté. On a tout de suite téléphoné à la gendarmerie et au docteur mais quoi, c’en était fait.

Robert Pinget, L’apocryphe, Minuit, P. 88

Quatrième jour de pollution. Métro gratuit encore. Dans la vie véritable je suis là à me trainer et des trucs comme aller à la Poste une enveloppe dans les mains mais sans l’adresse dessus. Ou bien encore le ticket à la machine qui t’affranchit les trucs et l’oublier. Un printemps à Tchernobyl, d’Emmanuel Lepage, s’ouvre sur cette lecture de La supplication dans un train. Et Guyotat dans Humains par hasard, série d’entretiens avec Donatien Grau : J’avais des textes qui étaient là pour me ramener à mon non-être. Éden, Éden, Éden me ramenait dans ma niche, non pas de chien, mais de saint. J’apprends le cancer de quelqu’un. À la maison de la poésie procrastiner avec Christophe Grossi et Fabienne Swiatly [1]. Quelques notes : Maurice Pons [2]. Quel corps occupe l’espace. Et des filles dans le métro se passent du gel hydroalcoolique sans rinçage et se les frottent vigoureusement. 933 mots étranges mais néanmoins réels (et je n’ai pas le courage de reprendre les notes manuscrites d’hier).

11 janvier 2017
par Guillaume Vissac
Journal
#Christophe Grossi #Donatien Grau #Emmanuel Lepage #Fabienne Swiatly #Maurice Pons #Métro #Paris #Pierre Guyotat #Robert Pinget #Svetlana Alexievich

[1Mais avant de descendre à l’arrêt de la 1 une vague soudaine, envie d’aller pousser, voyant précisément que l’arrêt est presque au bout de cette ligne, ce que jusque-là j’ignorais, jusqu’au rond point de la porte Maillot voir les lapins qui vivent dessus, là-bas.

[2Et en rentrant j’achèterai Les saisons.

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091216, version 10 (11 janvier 2017)

Métro, Paris, Pierre Guyotat, Fabienne Swiatly, Christophe Grossi, Svetlana Alexievich, Robert Pinget, Emmanuel Lepage, Donatien Grau, Maurice Pons
Quatrième jour de pollution. Métro gratuit encore. Roger Pasquese à mon réveil est là sauf que c’est encore un autre rêve. Je ne sais pas qui il est ni ce qu’il fait ici et il y a des bris de verre sur le sol qu’un lapin ne doit surtout pas mais surtout pas avaler. Roger Pasquese est un cas psy, je dois le foutre dehors et il reste là devant ma porte à m’insulter pendant des heures, je finis par appeler les flics à cause de ça et une voix me répond des fadaises, voilà ce qu’elle répond. Dans la vie véritable je suis là à me trainer et des trucs comme aller à la Poste une enveloppe dans les mains mais sans l’adresse dessus. Ou bien encore oublier le ticket à la machine qui t’affranchit les trucs et l’oublier . Il faut que je comptabilise le temps passé d’édito sur un livre et une marge de retard crédible pour ne plus risquer de répondre en retard à tout un tas de gens (mais là je tiens le truc promis en amont et c’est une victoire sur moi-même d’y parvenir). Un printemps à Tchernobyl, d’Emmanuel Lepage, s’ouvre sur cette lecture de La supplication dans un train. Et Guyotat dans Humains par hasard, série d’entretiens avec Donatien Grau : J’avais des textes qui étaient là pour me ramener à mon non-être. Éden, Éden, Éden me me ramenait dans ma niche, non pas de chien, mais de saint. J’apprends le cancer de quelqu’un. À la maison de la poésie procrastiner avec Christophe Grossi et Fabienne Swiatly[. là-bas ." class='spip_out' rel='external'>Mais avant de descendre à l’arrêt de la 1 concerné une vague envie soudaine, envie d’aller pousser, voyant précisément que l’arrêt est presque au bout de cette ligne, ce que jusque-là j’ignorais, jusqu’au rond point de la porte Maillot voir les lapins qui vivent dessus, [là-bas]. youtube.com/watch ?v=_PIhrsqQMYE].]]. Elle ne s’en souvient probablement pas, et du reste je ne lui en ai rien dit, mais Fabienne Swiatly avait répondu à une nouvelle que j’avais écrite et envoyée pour un concours, quand j’avais pas vingt ans, elle faisait partie du jury. Et ce qu’elle m’avait dit (et j’ai oublié quoi) m’avait servi longtemps mais aujourd’hui ? Pourquoi je n’en aurai pas besoin aujourd’hui ? Je prends, je prends quelques notes, qu’elles soient mentales ou pas. Quelques notes  : Maurice Pons[. {Les saisons} sur Epagine , Christophe ." class='spip_out' rel='external'>Et en rentrant j’achèterai [Les saisons]. epagine.fr/index.php/2011/01/relire-maurice-pons-en-numerique-avec-christian-bourgois-editeur/].]]. Quel corps occupe l’espace. Et Puis des filles dans le métro se passent du gel hydroalcoolique sans rinçage et se les frottent vigoureusement. 933 mots étranges mais néanmoins réels (et je n’ai pas le courage de reprendre les notes manuscrites d’hier d’hier ). ). Sale nuit .
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091216, version 9 (10 janvier 2017)

Quatrième jour de pollution. Métro gratuit encore. Sale nuit. Roger Pasquese à mon réveil est là sauf que c’est encore un autre rêve. Je ne sais pas qui il est ni ce qu’il fait ici ( j’habite en colloc avec quelqu’un qui n’est pas semble-t-il ) et il y a des bris de verre sur le sol qu’un lapin ne doit surtout pas mais surtout pas avaler. Mais Roger Pasquese est un cas psy, je dois le foutre dehors et il reste là devant ma porte à m’insulter pendant des heures, jusqu’à ce que je finis finisse par appeler les flics à cause de ça pour m’en plaindre et une qu’une voix me répond des fadaises réponde oui , on est au courant , voilà ce qu’elle répond . c’est une plaie ces temps-ci . Dans la vie véritable je suis là à me trainer et des trucs comme aller à la Poste une enveloppe dans les mains mais sans l’adresse dessus. Ou bien encore oublier le ticket à la machine qui t’affranchit les trucs. Il faut que je comptabilise le temps passé d’édito sur un livre et une marge de retard crédible pour ne plus risquer de répondre en retard à tout un tas de gens (mais là je tiens le truc promis en amont et c’est une victoire sur moi-même que d’y parvenir). Un printemps à Tchernobyl, d’Emmanuel Lepage, s’ouvre sur cette lecture de La supplication dans un train. Et Guyotat dans Humains par hasard, série d’entretiens avec Donatien Grau : J’avais des textes qui étaient là pour me ramener à mon non-être. Éden, Éden, Éden me ramenait dans ma niche, non pas de chien, mais de saint. J’apprends le cancer de quelqu’un. À la maison de la poésie procrastiner avec Christophe Grossi et Fabienne Swiatly [1]. Elle ne s’en souvient probablement pas, et du reste je ne lui en ai rien dit, mais Fabienne Swiatly avait répondu à une nouvelle que j’avais écrite et envoyée pour un concours, quand j’avais pas vingt ans, elle faisait partie du jury. Et ce qu’elle m’avait dit (et j’ai oublié quoi) m’avait servi longtemps mais aujourd’hui  ? . Pourquoi je n’en aurai pas besoin aujourd’hui ? Je prends, je prends quelques notes, qu’elles soient mentales ou pas. Maurice Pons [2]. Quel corps occupe l’espace. Puis des filles dans le métro , la un , se passent du gel hydroalcoolique sans rinçage et se les frottent vigoureusement. 933 mots étranges mais néanmoins réels (et je n’ai pas le courage de reprendre les notes manuscrites d’hier, remets ça à demain ).

[1Mais avant de descendre à l’arrêt de la 1 concerné une vague envie soudaine d’aller pousser, voyant précisément que l’arrêt est presque au bout de cette ligne, ce que jusque-là j’ignorais, jusqu’au rond point de la porte Maillot voir les lapins qui vivent dessus, là-bas.

[2Et en rentrant j’achèterai Les saisons sur Epagine, Christophe.

091216, version 8 (7 janvier 2017)

Quatrième jour de pollution. Métro gratuit encore. Sale nuit. Roger Pasquese à mon réveil est là sauf que c’est encore un autre rêve. Je ne sais pas qui il est ni ce qu’il fait ici (j’habite en colloc avec quelqu’un qui n’est pas là semble-t-il) et il y a des bris de verre sur le sol qu’un lapin ne doit surtout pas avaler. Mais Roger Pasquese est un cas psy, je dois le foutre dehors et il reste là devant ma porte à m’insulter pendant des heures, jusqu’à ce que je finisse par appeler les flics pour m’en plaindre et qu’une voix me réponde oui, on est au courant, c’est une plaie ces temps-ci. Dans la vie véritable je suis là à me trainer et des trucs comme aller à la Poste une enveloppe dans les mains mais sans l’adresse dessus. Ou bien encore oublier le ticket à la machine qui t’affranchit les trucs. Il faut que je comptabilise le temps passé d’édito sur un livre et une marge de retard crédible pour ne plus risquer de répondre en retard à tout un tas de gens (mais là je tiens le truc promis en amont et c’est une victoire sur moi-même que d’y parvenir). Un printemps à Tchernobyl, d’Emmanuel Lepage, s’ouvre sur cette lecture de La supplication dans un train. Et Guyotat dans Humains par hasard, série d’entretiens avec Donatien Grau : J’avais des textes qui étaient là pour me ramener à mon non-être. Éden, Éden, Éden me ramenait dans ma niche, non pas de chien, mais de saint. J’apprends le cancer de quelqu’un. À la maison de la poésie procrastiner avec Christophe Grossi et Fabienne Swiatly [3]. Elle ne s’en souvient probablement pas, et du reste je ne lui en ai rien dit, mais Fabienne Swiatly avait répondu à une nouvelle que j’avais écrite et envoyée pour un concours, quand j’avais pas vingt ans, elle faisait partie du jury. Et ce qu’elle m’avait dit (et j’ai oublié quoi) m’avait servi longtemps. Je prends quelques notes, qu’elles soient mentales ou pas. Maurice Pons [4]. Quel corps occupe l’espace. Puis des filles dans le métro, la un, se passent du gel hydroalcoolique sans rinçage et se les frottent vigoureusement. 933 mots étranges mais néanmoins réels (et je n’ai pas le courage de reprendre les notes manuscrites d’hier, remets ça à demain).

[3Mais avant de descendre à l’arrêt de la 1 concerné une vague envie soudaine d’aller pousser, voyant précisément que l’arrêt est presque au bout de cette ligne, ce que jusque-là jusque j’ignorais, jusqu’au rond point de la porte Maillot voir les lapins qui vivent dessus , là-bas.

[4Et en rentrant j’achèterai Les saisons sur Epagine, Christophe.

091216, version 7 (17 décembre 2016)

Quatrième jour de pollution. Métro gratuit encore. Sale nuit. Roger Pasquese à mon réveil est là sauf que c’est encore un autre rêve. Je ne sais pas qui il est ni ce qu’il fait ici (j’habite en colloc avec quelqu’un qui n’est pas là semble-t-il) et il y a des bris de verre sur le sol qu’un lapin ne doit surtout pas avaler. Mais Roger Pasquese est un cas psy, je dois le foutre dehors et il reste là devant ma porte à m’insulter pendant des heures, jusqu’à ce que je finisse par appeler les flics pour m’en plaindre et qu’une voix me réponde oui, on est au courant, c’est une plaie ces temps-ci. Dans la vie véritable je suis là à me trainer et des trucs comme aller à la Poste une enveloppe dans les mains mais sans l’adresse dessus. Ou bien encore oublier le ticket à la machine qui t’affranchit les trucs. Il faut que je comptabilise le temps passé d’édito sur un livre et une marge de retard crédible pour ne plus risquer de répondre en retard à tout un tas de gens (mais là je tiens le truc promis en amont et c’est une victoire sur moi-même que d’y parvenir). Un printemps à Tchernobyl, d’Emmanuel Lepage, s’ouvre sur cette lecture de La supplication dans un train. Et Guyotat dans Humains par hasard, série d’entretiens avec Donatien Grau : J’avais des textes qui étaient là pour me ramener à mon non-être. Éden, Éden, Éden me ramenait dans ma niche, non pas de chien, mais de saint. J’apprends le cancer de quelqu’un. À la maison de la poésie [procrastiner avec Christophe Grossi et Fabienne Swiatly->/" class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'>http://www.maisondelapoesieparis.com/events/procrastination/] /].  [5]. Elle ne s’en souvient probablement pas, et du reste je ne lui en ai rien dit, mais Fabienne Swiatly avait répondu à une nouvelle que j’avais écrite et envoyée pour un concours, quand j’avais pas vingt ans, elle faisait partie du jury. Et ce qu’elle m’avait dit (et j’ai oublié quoi) m’avait servi longtemps. Je prends quelques notes, qu’elles soient mentales ou pas. Maurice Pons [6]. Quel corps occupe l’espace. Puis des filles dans le métro la un se passent du gel hydroalcoolique sans rinçage et se les frottent vigoureusement. 933 mots étranges mais néanmoins réels (et je n’ai pas le courage de reprendre les notes manuscrites d’hier, remets ça à demain).

[5Mais avant de descendre à l’arrêt de la 1 concerné une vague envie soudaine d’aller pousser, voyant précisément que l’arrêt est presque au bout de cette ligne, ce que jusque là j’ignorais, jusqu’au rond point de la porte Maillot voir les lapins là-bas.

[6Et en rentrant j’achèterai Les saisons sur Epagine, Christophe.

091216, version 6 (10 décembre 2016)

<blockquote>

Ils étaient touchants les deux frères restés seuls dans cette grande maison après tant de deuils et de chagrins, plus grand-chose pour subsister, se débrouillaient comme ils pouvaient, mangeaient plus souvent des nouilles que du rôti et faisaient même leur lessive, je vois encore le cadet étendre le linge sous les ormeaux, je lui donnais parfois un coup de main, il me disait pas la peine vous avez d’autres chats à fouetter, ne vous inquiétez pas je suis solide, tout va bien.

Jusqu’au jour où on l’a retrouvé dans le pré sur son tas de linge, il était déjà raide, l’autre s’était absenté. On a tout de suite téléphoné à la gendarmerie et au docteur mais quoi, c’en était fait.

Robert Pinget, L’apocryphe, Minuit, P. 88

</blockquote>

091216, version 5 (10 décembre 2016)

Quatrième jour de pollution. Métro gratuit encore. Sale nuit. Roger Pasquese est à mon réveil est sauf que c’est encore un autre rêve. Je ne sais pas qui il est ni ce qu’il fait ici (j’habite en colloc avec quelqu’un qui n’est pas là semble-t-il) et il y a des bris de verre sur le sol qu’un lapin ne doit surtout pas avaler. Mais Roger Pasquese est un cas psy, je dois le foutre dehors et il reste là devant ma porte à m’insulter pendant des heures, jusqu’à ce que je finisse par appeler les flics pour m’en plaindre et qu’une voix me réponde oui, on est au courant, c’est une plaie ces temps-ci il n’arrête pas de faire ça partout en ce moment . Dans la vie véritable je suis là à me trainer et des trucs comme aller à la Poste une enveloppe dans les mains mais sans l’adresse dessus. Ou bien encore oublier le ticket à la machine qui t’affranchit les trucs. Il faut que je comptabilise le temps passé d’édito sur un livre et une marge de retard crédible pour ne plus risquer de répondre en retard à tout un tas de gens ( mais je tiens le truc promis en amont et c’est une victoire sur moi-même que d’y parvenir ). . Un printemps à Tchernobyl, d’Emmanuel Lepage, s’ouvre sur cette lecture de La supplication dans un train. Et Guyotat dans Humains par hasard, série d’entretiens avec Donatien Grau : J’avais des textes qui étaient là pour me ramener à mon non-être. Éden, Éden, Éden me ramenait dans ma niche, non pas de chien, mais de saint. J’apprends le cancer de quelqu’un. Quelqu’un qui ne lit pas le journal. À la maison de la poésie procrastiner avec Christophe Grossi et Fabienne Swiatly. Elle ne s’en souvient probablement pas, et du reste je ne lui en ai rien dit dis , mais Fabienne Swiatly avait répondu à une nouvelle que j’avais écrite et envoyée pour un concours, quand j’avais pas vingt ans, elle faisait partie du jury. Et ce qu’elle m’avait dit (et j’ai oublié quoi) m’avait servi longtemps. Je prends quelques notes, qu’elles soient mentales ou pas. Maurice Pons [7]. Quel corps occupe l’espace. Puis des filles dans le métro la un se passent du gel hydroalcoolique sans rinçage et se les frottent vigoureusement. 933 mots étranges mais néanmoins réels (et je n’ai pas le courage de reprendre les notes manuscrites d’hier, remets ça à demain).

[7Et en rentrant j’achèterai Les saisons sur Epagine, Christophe.

091216, version 4 (9 décembre 2016)

Quatrième jour de pollution. Métro gratuit encore. Sale nuit. Roger Pasquese est là à mon réveil sauf que c’est encore un autre rêve. Je ne sais pas qui il est ni ce qu’il fait ici (j’habite en colloc avec quelqu’un qui n’est pas là semble-t-il) et il y a des bris de verre sur le sol qu’un lapin ne doit surtout pas avaler. Mais Roger Pasquese est un cas psy, je dois le foutre dehors et il reste là devant ma porte à m’insulter pendant des heures, jusqu’à ce que je finisse par appeler les flics pour m’en plaindre et qu’une voix me réponde oui, on est au courant, il n’arrête pas de faire ça partout en ce moment. Dans la vie véritable je suis là à me trainer et des trucs comme aller à la Poste une enveloppe dans les mains mais sans l’adresse dessus. Ou bien encore oublier le ticket à la machine qui t’affranchit les trucs. Il faut que je comptabilise le temps passé d’édito sur un livre et une marge de retard crédible pour ne plus risquer de répondre en retard à tout un tas de gens. Un printemps à Tchernobyl, d’Emmanuel Lepage, s’ouvre sur cette lecture de La supplication dans un train. Et Guyotat dans Humains par hasard, série d’entretiens avec Donatien Grau : J’avais des textes qui étaient là pour me ramener à mon non-être. Éden, Éden, Éden me ramenait dans ma niche, non pas de chien, mais de saint. J’apprends le cancer de quelqu’un. Quelqu’un qui ne lit pas le journal. À la maison de la poésie [procrastiner avec Christophe Grossi et Fabienne Swiatly->http://www.maisondelapoesieparis.com/events/procrastination/]. Elle ne s’en souvient probablement pas, et du reste je ne lui en ai rien dis, mais Fabienne Swiatly avait répondu à une nouvelle que j’avais écrite et envoyée pour un concours, quand j’avais pas vingt ans, elle faisait partie du jury. Et ce qu’elle m’avait dit (et j’ai oublié quoi) m’avait servi longtemps. Je prends quelques notes, qu’elles soient mentales ou pas. Maurice Pons [8]. Quel corps occupe l’espace. Puis des filles dans le métro la un se passent du gel hydroalcoolique sans rinçage et se les frottent vigoureusement. 933 mots étranges mais néanmoins réels ( et je n’ai pas le courage de reprendre les notes manuscrites d’hier , remets ça à demain ). .

[8Et en rentrant j’achèterai Les saisons sur Epagine, Christophe.

091216, version 3 (9 décembre 2016)

Sale nuit. Roger Pasquese est là à mon réveil sauf que c’est encore un autre rêve. Je ne sais pas qui il est ni ce qu’il fait ici (j’habite en colloc avec quelqu’un qui n’est pas là semble-t-il) et il y a des bris de verre sur le sol qu’un lapin ne doit surtout pas avaler. Mais Roger Pasquese est un cas psy, je dois le foutre dehors et il reste là devant ma porte à m’insulter pendant des heures, jusqu’à ce que je finisse par appeler les flics pour m’en plaindre et qu’une voix me réponde oui, on est au courant, il n’arrête pas de faire ça partout en ce moment. Dans la vie véritable je suis là à me trainer et des trucs comme aller à la Poste une enveloppe dans les mains mais sans l’adresse dessus. Ou bien encore oublier le ticket à la machine qui t’affranchit les trucs. Il faut que je comptabilise le temps passé d’édito sur un livre et une marge de retard crédible pour ne plus risquer de répondre en retard à tout un tas de gens. Un printemps à Tchernobyl, d’Emmanuel Lepage, s’ouvre sur cette lecture de La supplication dans un train. Et Guyotat dans Humains par hasard, série d’entretiens avec Donatien Grau : J’avais des textes qui étaient là pour me ramener à mon non-être. Éden, Éden, Éden me ramenait dans ma niche, non pas de chien, mais de saint. J’apprends le cancer de quelqu’un. Quelqu’un qui ne lit pas le journal. 933 mots étranges mais néanmoins réels.

091216, version 2 (9 décembre 2016)

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