250619


On ne le croirait pas, mais ne point tuer (en temps de paix) n’est pas si facile. Cela demande une vraie force de caractère, il faut non seulement faire preuve d’une sacrée résistance à soi, mais aussi d’une résistance impitoyable aux autres.

Grégoire Bouillier, Le Dossier M, Flammarion

Il faut aller chercher la fraicheur là où elle se trouve, c’est-à-dire avant huit heures. Et même là ce n’est pas non plus sliced bread. C’est juste un peu plus supportable. Ici, j’ai un tag pour le froid mais pas pour le chaud. Je supporte mieux l’hiver que l’été. Et il existe encore des sites propulsés par Dotclear, c’est fou. J’ai écrit sur un Dotclear pendant plusieurs années avant de passer à Spip. J’ai toujours, semble-t-il, fait le choix opposé à celui de Wordpress (et aujourd’hui je déplore que la plupart des sites se ressemblent), et ça a probablement à voir avec le fait qu’en sport, je prends systématiquement le parti du vaincu. Il faut voir comment la Ligue 1 m’ennuie depuis que mon club de cœur la domine. Pendant le Tour de France, j’étais anti-Ullrich quand il gagnait (non, quand il a gagné), pro quand il s’est mis à le perdre avec acharnement. Et que dire de quelqu’un comme Thibaut Pinot qui perd les grands tours avec panache ? Dans les Royaumes du Nord, de Philip Pullman, je préfère les moments de défaites aux victoires des héros. Par exemple, je n’aime pas le troisième tome. Depuis ma première lecture, il y a une quinzaine d’années je n’en avais rien retenu (c’est un signe). Là, le relisant plus attentivement, ce n’est pas beaucoup mieux. On passe notre temps à essayer d’en gagner, c’est-à-dire donc qu’on en perd, en essayant par tous les moyens d’aller occuper les héros ailleurs. Moi, ce que j’aime, c’est quand les héros souffrent, et le The Subtle Knife est plus abouti sur ce point. Là, il y a trop de micro-points de vue différents, et on s’attache trop à calquer le pas de la narration sur celui des adultes. Même technologiquement, ça ne prend plus, les objets sont de plus en plus pratiques pour dénouer certains nœuds de l’intrigue et ça n’est plus vraisemblable (comme par exemple cette bombe). Bref, je n’y crois plus. D’ailleurs, le tome 3 est bien plus long que les deux premiers, et on se disperse. Ce que ça ne me dit pas en revanche, c’est vers quel objectif tendre pour Eff, qui n’a bien sûr rien à voir avec Les Royaumes du Nord mais quand même. , je vois que Thom Yorke a délivré sur Bandcamp l’ensemble des sessions de travail de Radiohead pour l’album Ok Computer [1]. En quoi ça m’aide non à écrire mais à réécrire Eff ? Pas des moindres. Mais en fait si. Si je ne me suis pas trompé dans mes calculs, Ok COMputer dans sa version d’origine (non collector quoi) dure 48 minutes quinze. Les sessions, quand à elles, qui tiennent sur 18 Minidisks durent 968 minutes cinquante. C’est-à-dire que pour produire 48 minutes d’un album aussi bon que Ok Computer, il a fallu en passer par 968 minutes de sessions (j’omets volontairement les secondes, elles sont du genre à me faire foirer mes calculs), c’est-à-dire de brouillon (et on met de côté sans doute combien d’heure de bredouillage solitaire des uns et des autres ?). On peut donc en conclure qu’il a fallu faire réduire le volume initial d’un facteur 14,54. Moi, ma V1 de Eff dure ou pèse 517 571 mots [2]. Réduits selon un facteur 14,54, qui est ce qu’on pourrait appeler l’indice de qualité OK Computer, on en arrive à un total imaginaire de 35596. C’est-à-dire que quand j’écrivais quelque part que je voulais, en écrivant 500 000 mots, les comprimer ensuite dans un roman de 40 000 ou 50 000 mots, je n’étais pas, instinctivement, si loin de la vérité. Là, je sauve plutôt un mot sur deux, et c’est déjà beaucoup. Et 35596, finalement, ce n’est pas tant que ça. On se situerait, entre Charlie et la chocolaterie (30 644) et The Great Gatbsy (47094) ou Abattoir 5 (49 459). Quid de Raymond Chandler ? Je suis le genre de type qui écrit 30 000 mots pour n’en garder que cinq. Bien sûr, c’est une formule. Mais admettons. Là, ce n’est plus un mot sur 14,54 qu’il faudrait sauver mais un sur 6000 ! Et voilà l’indice de qualité Chandler. Ce qui nous donnerait, appliqué à Eff, moins de 87 mots. Que faire de ça ? Rien.

25 juillet 2019
par Guillaume Vissac
Journal
#Francis Scott Fitzgerald #Friends #Grégoire Bouillier #Kurt Vonnegut #L’effervescence #Philip Pullman #Radiohead #Raymond Chandler #Roald Dahl #Spip #Thom Yorke #Web

[1Que je persiste à vouloir écrire Ok Cumputer, il faut que je me fasse soigner...

[2Ça, c’est le compte d’Ulysses. Libre Office, lui, me dit 520526.

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10 révisions

250619, version 11 (13 juillet 2019)

250619, version 10 (12 juillet 2019)

Radiohead, Spip, Kurt Vonnegut, Francis Scott Fitzgerald, Raymond Chandler, Friends, Thom Yorke, Philip Pullman, Web, Grégoire Bouillier, L’effervescence, Roald Dahl
Il faut aller chercher la fraicheur là où elle se trouve, c’est-à-dire avant huit heuresle matin . Et même là ce n’est pas non plus [sliced bread->https://getyarn l’extase .io/yarn-clip/e43dc7c7-a95b-46cc-a251-34df1005ccf5]. C’est juste un peu plus supportable. Ici, j’ai un tag pour le froid mais pas pour le chaud. Je supporte mieux l’hiver que l’été. Et il existe encore des sites propulsés par Dotclear, c’est fou. J’ai écrit sur un Dotclear pendant plusieurs années avant de passer à Spip. J’ai toujours, semble-t-il, fait le choix opposé à celui de Wordpress (et aujourd’hui je déplore que la plupart des sites se ressemblent), et ça a probablement à voir avec le fait qu’en sport, je prends systématiquement le parti du vaincu. Il faut voir comment la Ligue 1 m’ennuie depuis que mon club de cœur la domine. Pendant le Tour de France, j’étais anti-Ullrich quand il gagnait (non, quand il a gagné), pro quand il s’est mis à le perdre avec acharnement. Et que dire de quelqu’un comme Thibaut Pinot qui perd les grands tours avec panache ? Dans les Royaumes du Nord, de Philip Pullman, je préfère largement les moments de défaites aux victoires des héros. Par exemple, je n’aime pas le troisième tome. , The Amber Spyglass . Depuis De ma première lecture, il y a une quinzaine d’années je n’en avais rien retenu (c’est ce qui , en soit , est un signe). Là, le relisant plus attentivement, je n’aime pas ce n’est pas beaucoup mieux troisième tome . On passe notre temps à essayer d’en gagner, c’est-à-dire donc qu’on en perd, en essayant par tous les moyens d’aller occuper les héros ailleurs. Moi, ce que j’aime, c’est quand les héros souffrent, et le The Subtle Knife deuxième tome est plus abouti sur ce point. Là, il y a trop de micro-points de vue différents, et on s’attache trop à calquer le pas de la narration sur celui des adultes. Même technologiquement, ça ne prend plus, les objets sont de plus en plus pratiques pour dénouer certains nœuds de l’intrigue et ça n’est plus vraisemblable (comme par exemple cette bombe). Bref, je n’y crois plus. D’ailleurs, le tome 3 est bien plus long que les deux premiers, et on se disperse. Ce que ça ne me dit pas en revanche, c’est vers quel objectif tendre pour Eff, qui n’a bien sûr rien à voir avec Les Royaumes du Nord mais quand même. , je vois que Thom Yorke a délivré sur Bandcamp l’ensemble des sessions de travail de Radiohead pour l’album Ok Computer [1]. En quoi ça m’aide non à écrire mais à réécrire Eff ? Pas des moindres. Mais en fait si. Si je ne me suis pas trompé dans mes calculs, Ok COMputer dans sa version d’origine (non collector quoi) dure 48 minutes quinze. Les sessions, quand à elles, qui tiennent sur 18 Minidisks durent 968 minutes cinquante. C’est-à-dire que pour produire 48 minutes d’un album aussi bon que Ok Computer, il a fallu en passer par 968 minutes de sessions (j’omets volontairement les secondes, elles sont du genre à me faire foirer mes calculs), c’est-à-dire de brouillon (et on met de côté sans doute combien d’heure de bredouillage solitaire des uns et des autres ?). On peut donc en conclure qu’il a fallu faire réduire le volume initial d’un facteur 14,54  :( 968 minutes d’enregistrement qui , réduits par 14,54. , sont devenues 48 minutes ). Moi, ma V1 de Eff dure ou pèse 517 571 mots [2]. Réduits selon un facteur 14,54, qui est ce qu’on pourrait appeler l’indice de qualité OK Computer, on en arrive à un total imaginaire de 35596. C’est-à-dire que quand j’écrivais quelque part que je voulais, en écrivant 500 000 mots, les comprimer ensuite dans un roman de 40 000 ou 50 000 mots, je n’étais pas, instinctivement, si loin de la vérité. Là, je sauve plutôt un mot sur deux, et c’est déjà beaucoup. Et 35596, finalement, ce n’est pas tant que ça. On se situerait, entre Charlie et la chocolaterie (30 644) et The Great Gatbsy (47094) ou Abattoir 5 (49 459). Quid de Raymond Chandler ? Je suis le genre de type qui écrit 30 000 mots pour n’en garder que cinq. Bien sûr, c’est une formule. Une vantardise même ! Mais admettons. Là, ce n’est plus un mot sur 14,54 qu’il faudrait sauver mais un sur 6000 ! Et voilà l’indice de qualité Chandler. Ce qui nous donnerait, appliqué à Eff, moins de 87 mots. Que faire de ça ? Rien.

[1Que je persiste à vouloir écrire Ok Cumputer, il faut que je me fasse soigner...

[2Ça, c’est le compte d’Ulysses d’Ullyses . Libre Office, lui, me dit 520526.

250619, version 9 (12 juillet 2019)

Il faut aller chercher la fraicheur là où elle se trouve, c’est-à-dire avant huit heures le matin. Et même là ce n’est pas non plus l’extase. C’est juste un peu plus supportable. IciIci , j’ai un tag pour le froid mais pas pour le chaud. Je supporte mieux l’hiver que l’été. Et il existe encore des sites propulsés par Dotclear, c’est fou. J’ai écrit sur un [Dotclear->https://fr.dotclear.org] J’ai écrit sur un Dotclear pendant plusieurs années avant de passer à [Spip->https://www Spip .spip.net/]. J’ai toujours, semble-t-il, fait le choix opposé à celui de [Wordpress->https://fr.wordpress.com] (et J’ai toujours , semble-t-il , fait le choix opposé à celui de Wordpress ( et aujourd’hui je déplore que la plupart des sites se ressemblent), et ça a probablement à voir avec le fait qu’en sport, je prends systématiquement le parti du vaincu. Il faut voir comment la Ligue 1 m’ennuie depuis que mon club de cœur la domine. Pendant le Tour de France, j’étais anti-Ullrich quand il gagnait (non, quand il a gagné), pro quand il s’est mis à le perdre avec acharnement. Et que dire de Aujourd’hui , j’aime beaucoup quelqu’un comme Thibaut Thibault Pinot qui perd les grands tours avec panache ? . Dans Et dans les Royaumes du Nord, de Philip Pullman, je préfère largement les moments de défaites aux victoires des héros. Par exemple, je n’aime pas le troisième tome, The Amber Spyglass. De ma première lecture, il y a une quinzaine d’années je n’en avais rien retenu (ce qui, en soit, est un signe). Mais , le relisant plus attentivement avec des yeux mieux entrainés , je peux le dire , je n’aime pas ce troisième tome. On passe notre temps à essayer d’en gagner, c’est-à-dire donc qu’on en perd, en essayant par tous les moyens d’aller occuper les héros ailleurs. Moi, ce que j’aime, c’est quand les héros souffrent, et le deuxième tome est plus abouti sur ce point mon préféré . Quand ils perdent ou sont sur le point de. Là, il y a trop de micro-points de vue différents, et on s’attache trop à calquer le pas de la narration sur celui des adultes. Même technologiquement, ça ne prend plus, les objets sont de plus en plus pratiques pour dénouer certains nœuds de l’intrigue et ça n’est plus vraisemblable (comme par exemple cette bombe). Bref, je n’y crois plus. D’ailleurs, le tome 3 est bien plus long que les deux premiers, et on se disperse. Ça ne change rien à l’affaire, et je n’ai pas besoin d’aimer tout d’un livre dans un livre, ici en l’occurence trois, je suis à l’aise avec ça. Ce que ça ne me dit pas en revanche, c’est vers quel objectif tendre pour Eff, qui n’a bien sûr rien à voir avec Les Royaumes du Nord mais quand même. [Là->https://philippe-castelneau.com/2019/06/15/minidiscs-hacked-radiohead/] , je vois que Thom Yorke a délivré sur Bandcamp l’ensemble des sessions de travail de Radiohead pour l’album Ok Computer [3]. .]] suite à une tentative de chantage foireuse (et foirée), voir par exemple le site de Philippe Castelneau. En quoi ça m’aide non à écrire mais à réécrire Eff ? Pas des moindres. Mais en fait si. Si je ne me suis pas trompé dans mes calculs, Ok COMputer dans sa version d’origine (non collector ou quoi) dure 48 minutes quinze. Les sessions, quand à elles, qui tiennent sur 18 Minidisks Minidisk durent 968 minutes cinquante. C’est-à-dire que pour produire 48 minutes d’un album aussi bon que Ok Computer Computer ( que je me suis souvent interdit d’écouter ou d’aimer car , comme Nirvana par exemple , ça appartenait à mon frère , et qu’il faut respecter les territoires de chacun ), il a fallu en passer par 968 minutes de sessions (j’omets volontairement les secondes, elles sont du genre à me faire foirer mes calculs), c’est-à-dire de brouillon (et on met de côté sans doute combien d’heure de bredouillage solitaire des uns et des autres ? ). Étrange . Je ne sais pas, j’ignore quelles étaient leurs habitudes de travail). On peut donc en conclure qu’il a fallu faire réduire le volume préliminaire à l’album d’un facteur 14,54. On peut donc en conclure qu’il a fallu faire réduire le volume initial d’un facteur 14,54  :( Il y avait à la base 968 minutes d’enregistrement qui, réduits par 14,54, sont devenues 48 minutes). . Moi, ma V1 de Eff dure ou pèse 517 571 mots [4]. Réduits selon un facteur 14,54, qui est ce qu’on pourrait appeler l’indice de qualité OK Computer , on en arrive à un total imaginaire Computer ( les grandes entreprises ont des standards de 35596 . qualité , pourquoi pas les artistes  ? ), on en arrive à un total imaginaire (est-il souhaitable ?) de (je vous fais grâce des virgules) 35596. C’est-à-dire que quand j’écrivais quelque part ( retrouver ) que je voulais, en écrivant 500 000 mots, les comprimer ensuite dans un roman de 40 000 ou 50 000 mots, je n’étais pas, instinctivement, si loin de la vérité. Or , je n’y suis pas du tout , je sauve plutôt un mot sur deux, et c’est déjà beaucoup. Et 35596, finalement, ce n’est pas tant que ça. On se situerait, à ce poids-là , entre Charlie et la chocolaterie (30 644) et The Great Gatbsy (47094) ou Abattoir 5 (49 459). Quid de Qu’en pense Raymond Chandler ? Souvenez-vous  : Je suis le genre de type qui écrit 30 000 mots pour n’en garder que cinq. Bien sûr, c’est une formule. Une vantardise même ! Mais admettons. Là, ce n’est plus un mot sur 14,54 qu’il faudrait sauver mais un sur 6000 ! Et voilà l’indice de qualité ( fictif à n’en pas douter ) Chandler. Ce qui nous donnerait, appliqué à Eff, moins de 87 mots. Que faire de ça ? Rien.

[3Que je persiste à vouloir écrire Ok Cumputer, il faut que je me fasse soigner...

[4Ça, c’est le compte d’Ullyses. C’est intéressant car Libre Office, lui, me dit 520526.

250619, version 8 (12 juillet 2019)

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On ne le croirait pas, mais ne point tuer (en temps de paix) n’est pas si facile. Cela demande une vraie force de caractère, il faut non seulement faire preuve d’une sacrée résistance à soi, mais aussi d’une résistance impitoyable aux autres.

Grégoire Bouillier Dossier m citation hier ( pas les échecs , [Le Dossier M->https://ledossierm . celle on tue quelqu’un ) fr], Flammarion

250619, version 7 (8 juillet 2019)

Il faut aller chercher la fraicheur là où elle se trouve, c’est-à-dire avant huit heures du matin. Et même là ce n’est pas non plus l’extase. C’est juste un peu plus supportable. Ici, j’ai un tag pour le froid mais pas pour le chaud. Étrange. Je supporte mieux l’hiver que l’été. Et il existe encore des sites propulsés par Dotclear, c’est fou. J’ai écrit sur un Dotclear pendant plusieurs années avant de passer à Spip. J’ai toujours, semble-t-il, fait le choix opposé à celui de Wordpress (et aujourd’hui je déplore que la plupart des sites se ressemblent), et ça a probablement à voir avec le fait qu’en sport, je prends systématiquement le parti du vaincu, jamais du vainqueur. Il faut voir comment la Ligue 1 m’ennuie depuis que mon club de cœur la domine. Pendant le Tour tour de France, j’étais anti-Ullrich quand il gagnait (non , ou plutôt quand il a gagné), pro quand il s’est mis à le perdre avec acharnement. Aujourd’hui, j’aime beaucoup quelqu’un comme Thibault Pinot qui perd les grands tours avec panache. Et dans les Royaumes du Nord, de Philip Pullman, je préfère largement les moments de défaites aux victoires des héros. Par exemple, je n’aime pas le troisième tome, « The Amber Spyglass ». De ma première lecture, il y a une quinzaine d’années je n’en avais rien retenu (ce qui, en soit, est un signe). Mais là, le relisant avec des yeux mieux entrainés, je peux le dire, je n’aime pas ce troisième tome. On passe notre temps à essayer d’en gagner, c’est-à-dire donc qu’on en perd, en essayant par tous les moyens d’aller occuper les héros ailleurs. Moi, ce que j’aime, c’est quand les héros souffrent, et le deuxième tome est mon préféré. Quand ils perdent ou sont sur le point de. Là, il y a trop de micro-points de vue différents, et on s’attache trop à calquer le pas de la narration sur celui des adultes. Même technologiquement, ça ne prend plus, les objets sont de plus en plus pratiques pour dénouer certains nœuds de l’intrigue et ça n’est plus vraisemblable (comme par exemple cette bombe). Bref, je n’y crois plus. D’ailleurs, le tome 3 est bien plus long que les deux premiers, et on se disperse. Ça ne change rien à l’affaire, et je n’ai pas besoin d’aimer tout d’un livre dans un livre, ici en l’occurence trois, je suis à l’aise avec ça. Ce que ça ne me dit pas en revanche, c’est vers quel objectif tendre pour Eff, qui n’a bien sûr rien à voir avec Les Royaumes du Nord mais quand même. Là, je vois que Thom Yorke a délivré sur Bandcamp l’ensemble des sessions de travail de Radiohead pour l’album Ok Computer [5] suite à une tentative de chantage foireuse (et foirée), voir par exemple le site de Philippe Castelneau. En quoi ça m’aide non à écrire mais à réécrire Eff ? Pas des moindres. Mais en fait si. Si je ne me suis pas trompé dans mes calculs, Ok COMputer dans sa version d’origine (non collector ou quoi) dure 48 minutes quinze. Les sessions, quand à elles, qui tiennent sur 18 Minidisk durent 968 minutes cinquante. C’est-à-dire que pour produire 48 minutes d’un album aussi bon que Ok Computer (que je me suis souvent interdit d’écouter ou d’aimer car, comme Nirvana par exemple, ça appartenait à mon frère, et qu’il faut respecter les territoires de chacun), il a fallu en passer par 968 minutes de sessions (j’omets volontairement les secondes, elles sont du genre à me faire foirer mes calculs), c’est-à-dire de brouillon (et on met de côté sans doute combien d’heure de bredouillage solitaire des uns et des autres ? Je ne sais pas, j’ignore quelles étaient leurs habitudes de travail). On peut donc en conclure qu’il a fallu faire réduire le volume préliminaire à l’album d’un facteur 14,54. Il y avait à la base 968 minutes d’enregistrement qui, réduits par 14,54, sont devenues 48 minutes. Moi, ma V1 de Eff dure ou pèse 517 571 mots [6]. Réduits selon un facteur 14,54, qui est ce qu’on pourrait appeler l’indice de qualité OK Computer (les grandes entreprises ont des standards de qualité, pourquoi pas les artistes ?), on en arrive à un total imaginaire (est-il souhaitable ?) de (je vous fais grâce des virgules) 35596. C’est-à-dire que quand j’écrivais quelque part (retrouver où) que je voulais, en écrivant 500 000 mots, les comprimer ensuite dans un roman de 40 000 ou 50 000 mots, je n’étais pas, instinctivement, si loin de la vérité. Or là, je n’y suis pas du tout, je sauve plutôt un mot sur deux, et c’est déjà beaucoup. Et 35596, finalement, ce n’est pas tant que ça. On se situerait, à ce poids-là, entre Charlie et la chocolaterie (30 644) et The Great Gatbsy (47094) ou Abattoir 5 (49 459). Qu’en pense Raymond Chandler ? Souvenez-vous : Je suis le genre de type qui écrit 30 000 mots pour n’en garder que cinq. Bien sûr, c’est une formule. Une vantardise même ! Mais admettons. Là, ce n’est plus un mot sur 14,54 qu’il faudrait sauver mais un sur 6000 ! Et voilà l’indice de qualité (fictif à n’en pas douter) Chandler. Ce qui nous donnerait, appliqué à Eff, moins de 87 mots. Que faire de ça ? Rien.

[5Que je persiste à vouloir écrire Ok Cumputer, il faut que je me fasse soigner.

[6Ça, c’est le compte d’Ullyses. C’est intéressant car Libre Office, lui, me dit 520526.

250619, version 6 (28 juin 2019)

Il faut aller chercher la fraicheur là où elle se trouve, c’est-à-dire avant huit heures du matin. Et même là ce n’est pas non plus l’extase. C’est juste un peu plus supportable. Ici, j’ai un tag pour le froid mais pas pour le chaud. Étrange. Je supporte mieux l’hiver que l’été. Et il existe encore des sites propulsés par Dotclear, c’est fou. J’ai écrit sur un Dotclear pendant plusieurs années avant de passer à Spip. J’ai toujours, semble-t-il, fait le choix opposé à celui de Wordpress (et aujourd’hui je déplore que la plupart des sites de ce monde se ressemblent), et ça a probablement à voir avec le fait qu’en sport, je prends systématiquement le parti du vaincu, et jamais du vainqueur. Il faut voir comment la Ligue 1 m’ennuie depuis que mon club de cœur la domine. Pendant le tour de France, j’étais anti-Ullrich quand il gagnait (ou plutôt quand il a gagné), pro quand il s’est mis à le perdre avec acharnement. Aujourd’hui, j’aime beaucoup quelqu’un comme Thibault Pinot qui perd avec panache. Et dans les Royaumes du Nord, de Philip Pullman, je préfère largement les moments de défaites aux victoires des héros. Par exemple, je n’aime pas le troisième tome, « The Amber Spyglass ». De ma première lecture, il y a une quinzaine d’années je n’en avais rien retenu (ce qui, en soit, est un signe). Mais là, le relisant avec des yeux mieux entrainés, je peux le dire, je n’aime pas ce troisième tome. On passe notre temps à essayer d’en gagner, c’est-à-dire donc qu’on en perd, en essayant par tous les moyens d’aller occuper les héros ailleurs. Moi, ce que j’aime, c’est quand les héros souffrent, et le deuxième tome est mon préféré. Quand ils perdent ou sont sur le point de. Là, il y a trop de micro-points de vue différents, et on s’attache trop à calquer le pas de la narration sur celui des adultes. Même technologiquement, ça ne prend plus, les objets sont de plus en plus pratiques pour dénouer certains nœuds de l’intrigue et ça n’est plus vraisemblable (comme par exemple cette bombe). Bref, je n’y crois plus. D’ailleurs, le tome 3 est bien plus long que les deux premiers, et on se disperse. Ça ne change rien à l’affaire, et je n’ai pas besoin d’aimer tout d’un livre dans un livre, ici en l’occurence trois, je suis à l’aise avec ça. Ce que ça ne me dit pas en revanche, c’est vers quel objectif tendre pour Eff, qui n’a bien sûr rien à voir avec Les Royaumes du Nord mais quand même. Là, je vois que Thom Yorke a délivré sur Bandcamp l’ensemble des sessions de travail de Radiohead pour l’album Ok Computer [7] suite à une tentative de chantage foireuse (et foirée), voir par exemple le site de Philippe Castelneau. En quoi ça m’aide non à écrire mais à réécrire Eff ? Pas des moindres. Mais en fait si. Si je ne me suis pas trompé dans mes calculs, Ok COMputer dans sa version d’origine (non collector ou quoi) dure 48 minutes quinze. Les sessions, quand à elles, qui tiennent sur 18 Minidisk durent 968 minutes cinquante. C’est-à-dire que pour produire 48 minutes d’un album aussi bon que Ok Computer (que je me suis souvent interdit d’écouter ou d’aimer car, comme Nirvana par exemple, ça appartenait à mon frère, et qu’il faut respecter les territoires de chacun), il a fallu en passer par 968 minutes de sessions (j’omets volontairement les secondes, elles sont du genre à me faire foirer mes calculs), c’est-à-dire de brouillon (et on met de côté sans doute combien d’heure de bredouillage solitaire des uns et des autres ? Je ne sais pas, j’ignore quelles étaient leurs habitudes de travail). On peut donc en conclure qu’il a fallu faire réduire le volume préliminaire à l’album d’un facteur 14,54. Il y avait à la base 968 minutes d’enregistrement qui, réduits par 14,54, sont devenues 48 minutes. Moi, ma V1 de Eff dure ou pèse 517 571 mots [8]. Réduits selon un facteur 14,54, qui est ce qu’on pourrait appeler l’indice de qualité OK Computer (les grandes entreprises ont des standards de qualité, pourquoi pas les artistes ?), on en arrive à un total imaginaire (est-il souhaitable ?) de (je vous fais grâce des virgules) 35596. C’est-à-dire que quand j’écrivais quelque part (retrouver où) que je voulais, en écrivant 500 000 mots, les comprimer ensuite dans un roman de 40 000 ou 50 000 mots, je n’étais pas, instinctivement, si loin de la vérité. Or là, je n’y suis pas du tout, je sauve plutôt un mot sur deux, et c’est déjà beaucoup. Et 35596, finalement, ce n’est pas tant que ça. On se situerait, à ce poids-là, entre Charlie et la chocolaterie (30 644) et The Great Gatbsy (47094) ou Abattoir 5 (49 459). Qu’en pense Raymond Chandler ? Souvenez-vous : Je suis le genre de type qui écrit 30 000 mots pour n’en garder que cinq. Bien sûr, c’est une formule. Une vantardise même ! Mais admettons. Là, ce n’est plus un mot sur 14,54 qu’il faudrait sauver mais un sur 6000 ! Et voilà l’indice de qualité (fictif à n’en pas douter) Chandler. Ce qui nous donnerait, appliqué à Eff, moins de 87 mots. Que faire de ça ? Rienprobablement .

[7Que je persiste à vouloir écrire Ok Cumputer, il faut que je me fasse soigner.

[8Ça, c’est le compte d’Ullyses. C’est intéressant car Libre Office, lui, me dit 520526.

250619, version 5 (27 juin 2019)

Il faut aller chercher la fraicheur là où elle se trouve, c’est-à-dire avant huit heures du matin. Et même là ce n’est pas non plus l’extase. C’est juste un peu plus supportable. Ici, j’ai un tag pour le froid mais pas pour le chaud. Étrange. Je supporte mieux l’hiver que l’été. Et il existe encore des sites propulsés par Dotclear, c’est fou. J’ai écrit sur un Dotclear pendant plusieurs années avant de passer à Spip. J’ai toujours, semble-t-il, fait le choix opposé à celui de Wordpress (et aujourd’hui je déplore que la plupart des sites de ce monde se ressemblent), et ça a probablement à voir avec le fait qu’en sport, je prends systématiquement le parti du vaincu et jamais du vainqueur. Il faut voir comment la Ligue 1 m’ennuie depuis que mon club de cœur la domine. Pendant le tour de France, j’étais anti-Ullrich quand il gagnait (ou plutôt quand il a gagné), pro quand il s’est mis à le perdre avec acharnement. Aujourd’hui, j’aime beaucoup quelqu’un comme Thibault Pinot qui perd avec panache. Et dans les Royaumes du Nord, de Philip Pullman, je préfère largement les moments de défaites aux victoires des héros. Par exemple, je n’aime pas le troisième tome, « The Amber Spyglass ». De ma première lecture, il y a une quinzaine d’années je n’en avais rien retenu (ce qui, en soit, est un signe). Mais là, le relisant avec des yeux mieux entrainés, je peux le dire, je n’aime pas ce troisième tome. On passe notre temps à essayer d’en gagner, c’est-à-dire donc qu’on en perd, en essayant par tous les moyens d’aller occuper les héros ailleurs. Moi, ce que j’aime, c’est quand les héros souffrent, et le deuxième tome est mon préféré. Quand ils perdent ou sont sur le point de. Là, il y a trop de micro-points de vue différents, et on s’attache trop à calquer le pas de la narration sur celui des adultes. Même technologiquement, ça ne prend plus, les objets sont de plus en plus pratiques pour dénouer certains nœuds de l’intrigue et ça n’est plus vraisemblable (comme par exemple cette bombe). Bref, je n’y crois plus. D’ailleurs, le tome 3 est bien plus long que les deux premiers, et on se disperse. Ça ne change rien à l’affaire, et je n’ai pas besoin d’aimer tout d’un livre dans un livre, ici en l’occurence trois, je suis à l’aise avec ça. Ce que ça ne me dit pas en revanche, c’est vers quel objectif tendre pour Eff, qui n’a bien sûr rien à voir avec Les Royaumes du Nord mais quand même. Là, je vois que Thom Yorke a délivré sur Bandcamp l’ensemble des sessions de travail de Radiohead pour l’album Ok Computer [9] suite à une tentative de chantage foireuse (et foirée), voir par exemple le site de Philippe Castelneau. En quoi ça m’aide non à écrire mais à réécrire Eff ? Pas des moindres. Mais en fait si. Si je ne me suis pas trompé dans mes calculs, Ok COMputer dans sa version d’origine (non collector ou quoi) dure 48 minutes quinze. Les sessions, quand à elles, qui tiennent sur 18 Minidisk durent 968 minutes cinquante. C’est-à-dire que pour produire 48 minutes d’un album aussi bon que Ok Computer (que je me suis souvent interdit d’écouter ou d’aimer car, comme Nirvana par exemple, ça appartenait à mon frère, et qu’il faut respecter les territoires de chacun), il a fallu en passer par 968 minutes de sessions (j’omets volontairement les secondes, elles sont du genre à me faire foirer mes calculs), c’est-à-dire de brouillon (et on met de côté sans doute combien d’heure de bredouillage solitaire des uns et des autres ? Je ne sais pas, j’ignore quelles étaient leurs habitudes de travail). On peut donc en conclure qu’il a fallu faire réduire le volume préliminaire à l’album d’un facteur 14,54. Il y avait à la base 968 minutes d’enregistrement qui, réduits par 14,54, sont devenues 48 minutes. Moi, ma V1 de Eff dure ou pèse 517 571 mots [10]. Réduits selon un facteur 14,54, qui est ce qu’on pourrait appeler l’indice de qualité OK Computer (les grandes entreprises ont des standards de qualité, pourquoi pas les artistes ?), on en arrive à un total imaginaire (est-il souhaitable ?) de (je vous fais grâce des virgules) 35596. C’est-à-dire que quand j’écrivais quelque part (retrouver où) que je voulais, en écrivant 500 000 mots, les comprimer ensuite dans un roman de 40 000 ou 50 000 mots, je n’étais pas, instinctivement, si loin de la vérité. Or là, je n’y suis pas du tout, je sauve plutôt un mot sur deux, et c’est déjà beaucoup. Et 35596, finalement, ce n’est pas tant que ça. On se situerait, à ce poids-là, entre Charlie et la chocolaterie (30 644) et The Great Gatbsy (47094) ou Abattoir 5 (49 459). Que faire de ça ? Rien probablement.

[9Que je persiste à vouloir écrire Ok Cumputer, il faut que je me fasse soigner.

[10Ça , c’est le compte d’Ullyses mots . C’est intéressant car Libre Office, lui, me dit 520526.

250619, version 4 (25 juin 2019)

Il faut aller chercher la fraicheur là où elle se trouve, c’est-à-dire avant huit heures du matin. Et même là ce n’est pas non plus l’extase. C’est juste un peu plus supportable. Ici, j’ai un tag pour le froid mais pas pour le chaud. Étrange. Je supporte mieux l’hiver que l’été. Et il existe encore des sites propulsés par Dotclear, c’est fou. J’ai écrit sur un Dotclear pendant plusieurs années avant de passer à Spip. J’ai toujours, semble-t-il, fait le choix opposé à celui de Wordpress (et aujourd’hui je déplore que la plupart des sites de ce monde se ressemblent), et ça a probablement à voir avec le fait qu’en sport, je prends systématiquement le parti du vaincu et jamais du vainqueur. Il faut voir comment la Ligue 1 m’ennuie depuis que mon club de cœur la domine. Pendant le tour de France, j’étais anti-Ullrich quand il gagnait (ou plutôt quand il a gagné), pro quand il s’est mis à le perdre avec acharnement. Aujourd’hui, j’aime beaucoup quelqu’un comme Thibault Pinot qui perd avec panache. Et dans les Royaumes du Nord, de Philip Pullman, je préfère largement les moments de défaites aux victoires des héros. Par exemple, je n’aime pas le troisième tome, « The Amber Spyglass ». De ma première lecture, il y a une quinzaine d’années je n’en avais rien retenu (ce qui, en soit, est un signe). Mais là, le relisant avec des yeux mieux entrainés, je peux le dire, je n’aime pas ce troisième tome. On passe notre temps à essayer d’en gagner, c’est-à-dire donc qu’on en perd, en essayant par tous les moyens d’aller occuper les héros ailleurs. Moi, ce que j’aime, c’est quand les héros souffrent, et le deuxième tome est mon préféré. Quand ils perdent ou sont sur le point de. Là, il y a trop de micro-points de vue différents, et on s’attache trop à calquer le pas de la narration sur celui des adultes. Même technologiquement, ça ne prend plus, les objets sont de plus en plus pratiques pour dénouer certains nœuds de l’intrigue et ça n’est plus vraisemblable (comme par exemple cette bombe). Bref, je n’y crois plus. D’ailleurs, le tome 3 est bien plus long que les deux premiers, et on se disperse. Ça ne change rien à l’affaire, et je n’ai pas besoin d’aimer tout d’un livre dans un livre, ici en l’occurence trois, je suis à l’aise avec ça. Ce que ça ne me dit pas en revanche, c’est vers quel objectif tendre pour Eff, qui n’a bien sûr rien à voir avec Les Royaumes du Nord mais quand même. Là, je vois que Thom Yorke a délivré sur Bandcamp l’ensemble des sessions de travail de Radiohead pour l’album Ok Computer [11] suite à une tentative de chantage foireuse (et foirée), voir par exemple le site de Philippe Castelneau. En quoi ça m’aide non à écrire mais à réécrire Eff ? Pas des moindres. Mais en fait si. Si je ne me suis pas trompé dans mes calculs, Ok COMputer dans sa version d’origine (non collector ou quoi) dure 48 minutes quinze. Les sessions, quand à elles, qui tiennent sur 18 Minidisk durent 968 minutes cinquante. C’est-à-dire que pour produire 48 minutes d’un album aussi bon que Ok Computer (que je me suis souvent interdit d’écouter ou d’aimer car, comme Nirvana par exemple, ça appartenait à mon frère, et qu’il faut respecter les territoires de chacun), il a fallu en passer par 968 minutes de sessions (j’omets volontairement les secondes, elles sont du genre à me faire foirer mes calculs), c’est-à-dire de brouillon (et on met de côté sans doute combien d’heure de bredouillage solitaire des uns et des autres ? Je ne sais pas, j’ignore quelles étaient leurs habitudes de travail). On peut donc en conclure qu’il a fallu faire réduire le volume préliminaire à l’album d’un facteur 14,54. Il y avait à la base 968 minutes d’enregistrement qui, réduits par 14,54, sont devenues 48 minutes. Moi, ma V1 de Eff dure ou pèse 517 571 mots. Réduits selon un facteur 14,54, qui est ce qu’on pourrait appeler l’indice de qualité OK Computer (les grandes entreprises ont des standards de qualité, pourquoi pas les artistes ?), on en arrive à un total imaginaire (est-il souhaitable ?) de (je vous fais grâce des virgules) 35596. C’est-à-dire que quand j’écrivais quelque part (retrouver où) que je voulais, en écrivant 500 000 mots, les comprimer ensuite dans un roman de 40 000 ou 50 000 mots, je n’étais pas, instinctivement, si loin de la vérité. Or là, je n’y suis pas du tout, je sauve plutôt un mot sur deux, et c’est déjà beaucoup. Et Mais ça représente quoi 35596, finalement , ce n’est pas tant que ça . mots  ? On se situerait, à ce poids-là, entre Charlie et la chocolaterie (30 644) et The Great Gatbsy (47094) ou Abattoir 5 (49 459). Que faire de ça ? Rien probablement.

[11Que je persiste à vouloir écrire Ok Cumputer, il faut que je me fasse soigner.

250619, version 3 (25 juin 2019)

Dossier m citation hier (pas les échecs, celle où on tue quelqu’un)

Il faut aller chercher la fraicheur là où elle se trouve, c’est-à-dire avant huit heures du matin. Et même là ce n’est pas non plus l’extase. C’est juste un peu plus supportable. Ici, j’ai un tag pour le froid mais pas pour le chaud. Étrange. Je supporte mieux l’hiver que l’été. Et il existe encore des sites propulsés par Dotclear, c’est fou. J’ai écrit sur un Dotclear pendant plusieurs années avant de passer à Spip. J’ai toujours, semble-t-il, fait le choix opposé à celui de Wordpress (et aujourd’hui je déplore que la plupart des sites de ce monde se ressemblent), et ça a probablement à voir avec le fait qu’en sport, je prends systématiquement le parti du vaincu et jamais du vainqueur. Il faut voir comment la Ligue 1 m’ennuie depuis que mon club de cœur la domine. Pendant le tour de France, j’étais anti-Ullrich quand il gagnait (ou plutôt quand il a gagné), pro quand il s’est mis à le perdre avec acharnement. Aujourd’hui, j’aime beaucoup quelqu’un comme Thibault Pinot qui perd avec panache. Et dans les Royaumes du Nord, de Philip Pullman, je préfère largement les moments de défaites aux victoires des héros. Par exemple, je n’aime pas le troisième tome, « The Amber Spyglass ». De ma première lecture, il y a une quinzaine d’années je n’en avais rien retenu (ce qui, en soit, est un signe). Mais là, le relisant avec des yeux mieux entrainés, je peux le dire, je n’aime pas ce troisième tome. On passe notre temps à essayer d’en gagner, c’est-à-dire donc qu’on en perd, en essayant par tous les moyens d’aller occuper les héros ailleurs. Moi, ce que j’aime, c’est quand les héros souffrent, et le deuxième tome est mon préféré. Quand ils perdent ou sont sur le point de. Là, il y a trop de micro-points de vue différents, et on s’attache trop à calquer le pas de la narration sur celui des adultes. Même technologiquement, ça ne prend plus, les objets sont de plus en plus pratiques pour dénouer certains nœuds de l’intrigue et ça n’est plus vraisemblable (comme par exemple cette bombe). Bref, je n’y crois plus. D’ailleurs, le tome 3 est bien plus long que les deux premiers, et on se disperse. Ça ne change rien à l’affaire, et je n’ai pas besoin d’aimer tout d’un livre dans un livre, ici en l’occurence trois, je suis à l’aise avec ça. Ce que ça ne me dit pas en revanche, c’est vers quel objectif tendre pour Eff, qui n’a bien sûr rien à voir avec Les Royaumes du Nord mais quand même. Là, je vois que Thom Yorke a délivré sur Bandcamp l’ensemble des sessions de travail de Radiohead pour l’album Ok Computer [12] suite à une tentative de chantage foireuse (et foirée), voir par exemple le site de Philippe Castelneau. En quoi ça m’aide non à écrire mais à réécrire Eff ? Pas des moindres. Mais en fait si. Si je ne me suis pas trompé dans mes calculs, Ok COMputer dans sa version d’origine (non collector ou quoi) dure 48 minutes quinze. Les sessions, quand à elles, qui tiennent sur 18 Minidisk durent 968 minutes cinquante. C’est-à-dire que pour produire 48 minutes d’un album aussi bon que Ok Computer (que je me suis souvent interdit d’écouter ou d’aimer car, comme Nirvana par exemple, ça appartenait à mon frère, et qu’il faut respecter les territoires de chacun), il a fallu en passer par 968 minutes de sessions (j’omets volontairement les secondes, elles sont du genre à me faire foirer mes calculs), c’est-à-dire de brouillon (et on met de côté sans doute combien d’heure de bredouillage solitaire des uns et des autres ? Je ne sais pas, j’ignore quelles étaient leurs habitudes de travail). On peut donc en conclure qu’il a fallu faire réduire le volume préliminaire à l’album d’un facteur 14,54. Il y avait à la base 968 minutes d’enregistrement qui, réduits par 14,54, sont devenues 48 minutes. Moi, ma V1 de Eff dure ou pèse 517 571 mots. Réduits selon un facteur 14,54, qui est ce qu’on pourrait appeler l’indice de qualité OK Computer (les grandes entreprises ont des standards de qualité, pourquoi pas les artistes ?), on en arrive à un total imaginaire (est-il souhaitable ?) de (je vous fais grâce des virgules) 35596. C’est-à-dire que quand j’écrivais quelque part (retrouver où) que je voulais, en écrivant 500 000 mots, les comprimer ensuite dans un roman de 40 000 ou 50 000 mots, je n’étais pas, instinctivement, si loin de la vérité. Mais ça représente quoi 35596 mots ?

[12Que je persiste à vouloir écrire Ok Cumputer, il faut que je me fasse soigner.

250619, version 2 (25 juin 2019)

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