300615


13. J’ai rêvé que je lisais Stendhal dans la Centrale Nucléaire de Civitavecchia : une ombre se glissait entre la céramique des réacteurs. C’est le fantôme de Stendhal disait un jeune homme en bottes et torse nu. Je lui ai demandé et toi qui es-tu ? Il a dit je suis le junkie de la céramique, le hussard de la céramique et de la merde.

Roberto Bolaño, Un tour dans la littérature in Trois, Christian Bourgois, traduction Robert Amutio, P. 88

De la chaleur et de la chaleur et de la chaleur dans le corps, sur la peau

Ce qui aurait dû être une fascination toujours grandissante n’a été qu’une suite de renoncements et de cruelles réductions à la banalité ; le passage de l’enfance à l’adolescence s’est révélé être un continuel amoindrissement du monde et, à mesure que les choses s’organisaient autour de moi, leur apparence ineffable disparaissait, comme une surface vernie qui s’embue.

Max Blecher, Aventures dans l’irréalité immédiate, Éditions de l’Ogre, traduction Elena Guritanu

,sous les membranes cérébrales, près du cœur miel fondu. Rien d’autre à dire. J’aurais tout aussi bien pu n’agrafer que ces extraits de lectures [1] qui m’ont accompagné dans mes celsius. Le Tigre, lui, c’est fini.

14. J’ai rêvé que j’étais en train de rêver, nous avions perdu la révolution avant de la faire et je décidais de retourner à la maison. En essayant d’entrer dans le lit je trouvais De Quincey qui dormait. Je lui disais réveillez-vous don Tomás, il va faire bientôt jour, vous devez vous en aller. (Comme si De Quincey avait été un vampire.) Mais personne ne m’écoutait et je ressortais dans les rues sombres de Mexico.

Roberto Bolaño, Un tour dans la littérature in Trois, Christian Bourgois, traduction Robert Amutio, P. 89

19 août 2015
par Guillaume Vissac
Journal
#Benoit Vincent #Corps #Fin #Max Blecher #Roberto Bolaño

[1

On ne peut croire à ce qui est gravé. Les images photographiques, les bandes magnétiques, le papier machine, tout le pariétal.

Benoît Vincent, L’anonyme : Maurice Blanchot, Publie.net

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300615, version 3 (19 août 2015)

<blockquote>

13. J’ai rêvé que je lisais Stendhal dans la Centrale Nucléaire de Civitavecchia : une ombre se glissait entre la céramique des réacteurs. C’est le fantôme de Stendhal disait un jeune homme en bottes et torse nu. Je lui ai demandé et toi qui es-tu ? Il a dit je suis le junkie de la céramique, le hussard de la céramique et de la merde.

Roberto Bolaño, Un tour dans la littérature in Trois, Christian Bourgois, traduction Robert Amutio, P. 88

</blockquote>

De la chaleur Bolano 88 et de la chaleur 89 , Blanchot du jour et de la chaleur dans le corps , sur la peau Blescher corné

Roberto Bolaño, Corps, Fin, Benoit Vincent, Max Blecher
jpg/p1010708_-_copie.jpg

300615, version 2 (30 juin 2015)

De la chaleur et de la chaleur encore dans le corps, sur la peau, sous les membranes cérébrales, près du coeur au miel fondu. Rien d’autre à en dire. J’aurais tout aussi bien pu couper agrafer ces extraits de lectures qui m’ont accompagné dans ma chaleur. Le Tigre, lui, c’est fini.

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