260818


Plus couru depuis des semaines. Là ce sera une petite demi-heure pour environ 5km. Je vais jamais sur les îles d’habitude mais là oui. Toujours tellement long d’en trouver la sortie. Ce sont les ponts qui sont le problème. À cette heure-là du matin les oies bernaches, les cygnes, les paons, les corbeaux en sont encore à dormir ou à occuper des lieux dont d’ordinaire ils s’éloignent (bancs, jouets pour les mômes, barques). C’est une prémonition d’un monde post-humain cette histoire. Ici, une autre barque, occupée celle-là par un enfant pendant que sa famille essaye de rassurer leur chien, qui n’arrêtait pas d’aboyer et de couiner, comme persuadé que quelque chose de terrible allait se produire durant la traversée. Il n’était pas tranquille. Mais de nos jours qui l’est ? J’aime remonter en prenant lentement par le marché même si (ou parce que) c’est difficile de se frayer un chemin. D’ailleurs, malgré les bonnes odeurs, je n’y achète jamais rien ; jamais sur moi aucune monnaie. Là, j’en étais à me dire cette année (je raisonne encore en année scolaire) j’aimerais m’astreindre à faire du sport au moins une fois par semaine et, comme chaque année, je ne m’y tiendrai pas. Comme tout le monde finalement. Sur ce kiosque à journaux, la une d’un magazine pour parents : protégez-vous des bébés toxiques. Non : protégez Bébé des toxiques. Ce n’est pas exactement la même chose. Il faut ressusciter les blogrolls et les flux RSS. Voilà qui va (aussi) dans le sens de mon envie de site web minimal. Mais j’ai toujours un mal de chien à écrire le mot ressusciter sans faire de fautes. À cause d’une affichette scotchée sur la porte de l’immeuble, au rez-de-chaussée, il a fallu sortir le vélo de son abri le temps qu’ils le repeignent. Mais pourquoi ? Ils l’ont pas précisé. Il est donc, pour l’instant, sur le balcon. Jumelé avec la forme fil de fer des plantes. Est-ce que j’avais de l’antireflet sur mes lunettes avant ? Avant quoi ? Comment le vérifier ? L’extrême concision [1] du journal parallèle que mène Gombrowicz dans son Kronos me rappelle que pendant plusieurs années, j’ai tenu un genre de journal ter dans un fichier que j’ai encore et qui n’a pas vocation, bien sûr, à être publié où que ce soit. C’était un geste antilittéraire que de l’écrire chaque jour. Un relevé de données pluviométriques, j’appelais ça comme ça. C’était une espèce de névrose en réalité. Pourquoi ai-je dû l’interrompre, il y a maintenant cinq ans ? Parce qu’il m’attirait des problèmes.

26 septembre 2018
par Guillaume Vissac
Journal
#Courir #Paris #Postapocalypse #Vélo #Witold Gombrowicz

[1Ernesto : je supporte mal le vin. Crise d’appendicite (de retour de la quinta Pueyredón). Goldman : on opère. Dr Russo : on ne touche pas. Reverot : cachets.

(Stock, traduction Malgorzata Smorag-Goldber).

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260818, version 8 (26 septembre 2018)

Plus couru depuis des semaines. Je n’avais plus couru depuis des semaines , ce sera une petite demi-heure pour environ 5km. Je vais jamais sur les îles d’habitude mais là oui. Toujours tellement long d’en trouver la sortie. Ce C’est que je ne parviens jamais à retrouver la sortie ( ce sont les ponts qui sont le problème. ). À cette heure-là du matin les oies bernaches, les cygnes, les paons, et les corbeaux en sont encore à dormir ou à occuper des les lieux dont d’ordinaire ils s’éloignent humains (bancs, jouets pour les mômes, barques). C’est une prémonition d’un monde post-humain cette histoire. Ici, une autre barque, occupée celle-là par un enfant pendant que sa famille essaye de rassurer leur chien, qui n’arrêtait pas d’aboyer et de couiner, comme persuadé que quelque chose de terrible allait se produire durant la traversée dans cette barque . Il n’était pas tranquille. Mais de nos jours qui l’est ? J’aime remonter en prenant lentement par le marché même si (ou parce que) c’est difficile de se frayer un chemin. D’ailleurs, malgré les bonnes odeurs, je n’y achète jamais rien ; je n’ai jamais sur moi aucune monnaie. Chaque fois, pourtant, je me dis, la prochaine fois tu y penseras tout en sachant que ça n’arrive jamais. Là, j’en étais à me dire cette année (je raisonne encore en année scolaire) j’aimerais m’astreindre à faire du sport au moins une fois par semaine et, comme chaque année, je ne m’y tiendrai pas. Comme tout le monde finalement. Sur ce kiosque à journaux, la une d’un magazine pour parents : protégez-vous des bébés toxiques. Non : protégez Bébé des toxiques. Ce n’est pas exactement la même chose. Il faut ressusciter les blogrolls et les flux RSS. Voilà qui va (aussi) dans le sens de mon envie de [mon envie->article4123] site web minimal . de site web minimal. Mais j’ai toujours un mal de chien à écrire le mot ressusciter sans faire de fautes. À cause d’une affichette scotchée sur la porte de l’immeuble, au rez-de-chaussée, il a fallu sortir le vélo de son abri le temps qu’ils le repeignent. Mais pourquoi ? Ils l’ont pas précisé. Il est donc, pour l’instant, sur le balcon. Jumelé avec la forme fil de fer filiforme des plantes. Est-ce que j’avais de l’antireflet sur mes lunettes avant avant ? Avant quoi ? Comment le vérifierça ? L’extrême concision du journal parallèle que mène Gombrowicz dans son Kronos (extrait du jour) me rappelle que pendant plusieurs années, j’ai tenu un genre de journal ter dans un fichier que j’ai encore et qui n’a pas vocation, bien sûr, à être publié où que ce soit. L’extrême concision [1] du journal parallèle que mène Gombrowicz dans son Kronos me rappelle que pendant plusieurs années, j’ai tenu un genre de journal ter dans un fichier que j’ai encore et qui n’a pas vocation, bien sûr, à être publié où que ce soit. C’était un geste antilittéraire que de l’écrire chaque jour. Un relevé de données pluviométriques, j’appelais ça comme ça. C’était une espèce de névrose en réalité. Pourquoi ai-je dû l’interrompre, il y a maintenant cinq ans ? Parce qu’il m’attirait des problèmes.

[1Ernesto  : je supporte mal le vin C’était un geste antilittéraire que de l’écrire chaque jour . Crise d’appendicite (de retour de la quinta Pueyredón). Goldman : on opère. Dr Russo : on ne touche pas. Reverot : cachets. Je sais plus . Un relevé de données pluviométriques, j’appelais ça grosso modo comme ça. C’était une espèce de névrose en réalité. Pourquoi ai-je dû l’interrompre, courant 2013 ? Parce qu’il m’attirait des problèmes.

(Stock, traduction Malgorzata Smorag-Goldber).

Paris, Postapocalypse, Vélo, Courir, Witold Gombrowicz
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260818, version 7 (21 septembre 2018)

Je n’avais plus couru depuis des semaines, là ce sera une petite demi-heure pour environ 5km. Je vais jamais sur les îles d’habitude mais là oui. C’est que je ne parviens jamais à retrouver la sortie (ce sont ponts qui sont le problème ). À cette heure-là du matin les oies bernaches, les cygnes, les paons pans et les corbeaux en sont encore à dormir ou à occuper les lieux humains (bancs, jouets pour les mômes enfants , barques). C’est une prémonition d’un monde post-humain cette histoire. Ici, une autre barque, occupée celle-là par un enfant pendant que sa famille essaye de rassurer leur chien, qui n’arrêtait pas d’aboyer et de couiner, comme persuadé que quelque chose de terrible allait se produire dans cette barque. Il n’était pas tranquille. Mais de nos jours qui l’est ? J’aime remonter en prenant lentement marchant par le marché même si ( ou parce que ) c’est difficile de se frayer un cheminet que je n’y achète jamais rien , malgré les bonnes odeurs , car j’ai jamais de monnaie sur moi . D’ailleurs, malgré les bonnes odeurs, je n’y achète jamais rien ; je n’ai jamais sur moi aucune monnaie. Chaque Et chaque fois, pourtant , je me dis, la tu penseras à en prendre la prochaine fois tu y penseras tout en sachant que ça n’arrive et jamaisje le fais . Là, j’en étais à me dire que cette année (je raisonne encore en année scolaire) j’aimerais j’aimerais m’astreindre à faire du sport au moins une fois par semaine semaine et, comme chaque année, je ne m’y tiendrai pas. Comme tout le monde finalement. Sur ce kiosque à journaux, la une d’un magazine pour parents : protégez-vous des bébés toxiques. Non : protégez Bébé des toxiques. Ce n’est pas exactement la même chose. Il faut ressusciter les blogrolls et les flux RSS. Voilà qui va (aussi) dans le sens de mon envie de site web minimal. Mais j’ai toujours un mal de chien à écrire le mot ressusciter sans faire de fautes. À cause d’une affichette scotchée sur la porte de l’immeuble, au rez-de-chaussée, il a fallu sortir le vélo de son abri le temps qu’ils le repeignent. Mais pourquoi ? Ils l’ont pas précisé. Il est donc, pour l’instant, sur le balconce vélo . Jumelé avec la forme filiforme des plantes de la plante . Est-ce que j’avais de l’antireflet sur mes lunettes avant ? Avant quoi ? Je sais plus. Comment vérifier ça ? L’extrême concision du journal parallèle que mène Gombrowicz dans son Kronos (extrait du jour) me rappelle que pendant plusieurs années, j’ai tenu un genre de journal ter dans un fichier que j’ai encore et qui n’a pas vocation, bien sûr, à être publié où que ce soit. C’était un geste antilittéraire que de l’écrire chaque jour. Un relevé de des données pluviométriques, j’appelais ça grosso modo comme ça . C’était une espèce de névrose en réalité. Pourquoi ai-je l’interrompre je l’ai interrompu , courant en 2013 ? Parce qu’il m’attirait des problèmes.

260818, version 6 (16 septembre 2018)

Je n’avais plus couru depuis des semaines, là ce sera une petite demi-heure pour environ 5km. Je ne vais jamais sur les îles d’habitude mais là oui. C’est que je ne parviens jamais à retrouver la sortie (les ponts). À cette heure-là du matin les oies bernaches, les cygnes, les pans et les corbeaux en sont encore à dormir ou à occuper les lieux humains (bancs, jouets pour les enfants, barques). C’est une prémonition d’un monde post-humain cette histoire. Ici, une autre barque, occupée celle-là par un enfant pendant que sa famille essaye de rassurer leur chien, qui n’arrêtait pas d’aboyer et de couiner, comme persuadé que quelque chose de terrible allait se produire dans cette barque. Il n’était pas tranquille. Mais de nos jours qui l’est ? J’aime remonter en marchant par le marché même si c’est difficile de se frayer un chemin et que je n’y achète jamais rien, malgré les bonnes odeurs, car j’ai je n’ai jamais de monnaie sur moi. Et chaque fois je me dis, tu penseras à en prendre la prochaine fois et jamais je le fais. Là, j’en étais à me dire que cette année (je raisonne encore en année scolaire) j’aimerais m’astreindre à faire du sport au moins une fois par semaine et, comme chaque année, je ne m’y tiendrai pas. Comme tout le monde finalement. Sur ce kiosque à journaux, la une d’un magazine pour parents : protégez-vous des bébés toxiques. Non : protégez Bébé des toxiques. Ce n’est pas exactement la même chose. Il faut ressusciter les blogrolls et les flux RSS. Voilà qui va (aussi) dans le sens de mon envie de site web minimal. Mais j’ai toujours un mal de chien à écrire le mot ressusciter sans faire de fautes. À cause d’une affichette scotchée sur la porte de l’immeuble, au rez-de-chaussée, il a fallu sortir le vélo de son abri le temps qu’ils le repeignent. Mais pourquoi ? Ils ne l’ont pas précisé. Il est donc, pour l’instant, sur le balcon ce vélo. Jumelé avec la forme filiforme de la plante. Est-ce que j’avais de l’antireflet sur mes lunettes avant ? Avant quoi ? Je je ne sais plus. Comment vérifier ça ? L’extrême concision du journal parallèle que mène Gombrowicz dans son Kronos (extrait du jour) me rappelle que pendant plusieurs années, j’ai tenu un genre de journal ter dans un fichier que j’ai encore et qui n’a pas vocation, bien sûr, à être publié où que ce soit. C’était un geste antilittéraire que de l’écrire chaque jour. Un relevé des données pluviométriques. C’était une espèce de névrose en réalité. Pourquoi je l’ai interrompu, en 2013 ? Parce qu’il m’attirait des problèmes.

260818, version 5 (8 septembre 2018)

Je n’avais plus couru depuis des semaines, là ce sera une petite demi-heure pour environ 5km. Je ne vais jamais sur les îles d’habitude mais là oui. C’est que je ne parviens jamais à retrouver la sortie (les ponts). À cette heure-là du matin les oies bernaches, les cygnes, les pans et les corbeaux en sont encore à dormir ou à occuper les lieux humains (bancs, jouets pour les enfants, barques). C’est une prémonition d’un monde post-humain cette histoire. Ici, une autre barque, occupée celle-là par un enfant pendant que sa famille essaye de rassurer leur chien, qui n’arrêtait pas d’aboyer et de couiner, comme persuadé que quelque chose de terrible allait se produire dans sur cette barque. Il n’était pas tranquille. Mais de nos jours qui l’est ? J’aime remonter en marchant par le marché même si c’est difficile de se frayer un chemin et que je n’y achète jamais rien, malgré les bonnes odeurs, car je n’ai jamais de monnaie sur moi. Et chaque fois je me dis, tu penseras à en prendre la prochaine fois et jamais je le fais. Là, j’en étais à me dire que cette année (je raisonne encore en année scolaire) j’aimerais m’astreindre à faire du sport au moins une fois par semaine et, comme chaque année, je ne m’y tiendrai pas. Comme tout le monde finalement. Sur ce kiosque à journaux, la une d’un magazine magasine pour parents : protégez-vous des bébés toxiques. Non : protégez Bébé des toxiques. Ce n’est pas exactement la même chose. Il faut ressusciter les blogrolls et les flux RSS. Voilà qui va (aussi) dans le sens de mon envie de site web minimal. Mais j’ai toujours un mal de chien à écrire le mot ressusciter sans faire de fautes. À cause d’une affichette scotchée sur la porte de l’immeuble, au rez-de-chaussée, il a fallu sortir le vélo de son abri le temps qu’ils le repeignent. Mais pourquoi ? Ils ne l’ont pas précisé. Il est donc, pour l’instant, sur le balcon ce vélo. Jumelé avec la forme filiforme de la plante. Est-ce que j’avais de l’antireflet sur mes lunettes avant ? Avant quoi ? je ne sais plus. Comment vérifier ça ? L’extrême concision du journal parallèle que mène Gombrowicz dans son Kronos (extrait du jour) me rappelle que pendant plusieurs années, j’ai tenu un genre de journal ter dans un fichier que j’ai encore et qui n’a pas vocation, bien sûr, à être publié où que ce soit. C’était un geste antilittéraire que de l’écrire chaque jour. Un relevé des données pluviométriquesde l’être . C’était une espèce de névrose en réalité. Pourquoi je l’ai interrompu, en 2013 ? Parce qu’il m’attirait des problèmes.

260818, version 4 (26 août 2018)

Je n’avais plus couru depuis des semaines, là ce sera une petite demi-heure pour environ 5km. Je ne vais jamais sur les îles d’habitude mais là oui. C’est que je ne parviens jamais à retrouver la sortie (les ponts). À cette heure-là du matin les oies bernaches, les cygnes, les pans et les corbeaux en sont encore à dormir ou à occuper les lieux humains (bancs, jouets pour les enfants, barques). C’est une prémonition d’un monde post-humain cette histoire. Ici, une autre barque, occupée celle-là par un enfant pendant que sa famille essaye de rassurer leur chien, qui n’arrêtait pas d’aboyer et de couiner, comme persuadé que quelque chose de terrible allait se produire sur cette barque. Il n’était pas tranquille. Mais de nos jours qui l’est ? J’aime remonter en marchant par le marché même si c’est difficile de se frayer un chemin et que je n’y achète jamais rien, malgré les bonnes odeurs, car je n’ai jamais de monnaie sur moi. Et chaque fois je me dis, tu penseras à en prendre la prochaine fois et jamais je le fais. Là, j’en étais à me dire que cette année (je raisonne encore en année scolaire) j’aimerais m’astreindre à faire du sport au moins une fois par semaine et, comme chaque année, je ne m’y tiendrai pas. Comme tout le monde finalement. Sur ce kiosque à journaux, la une d’un magasine pour parents : protégez-vous des bébés toxiques. Non : protégez Bébé des toxiques. Ce n’est pas exactement la même chose. Il faut ressusciter les blogrolls et les flux RSS. Voilà qui va (aussi) dans le sens de mon envie de site web minimal. Mais j’ai toujours un mal de chien à écrire le mot ressusciter sans faire de fautes. À cause d’une affichette scotchée sur la porte de l’immeuble, au rez-de-chaussée, il a fallu sortir le vélo de son abri le temps qu’ils le repeignent. Mais pourquoi ? Ils ne l’ont pas précisé. Il est donc, pour l’instant, sur le balcon ce vélo. Jumelé avec la forme filiforme de la plante. Est-ce que j’avais de l’antireflet sur mes lunettes avant ? Avant quoi ? je ne sais plus. Comment vérifier ça ? L’extrême concision du journal parallèle que mène Gombrowicz dans son Kronos (extrait du jour) me rappelle que pendant plusieurs années, j’ai tenu un genre de journal ter dans un fichier que j’ai encore et qui n’a pas vocation, bien sûr, à être publié où que ce soit. C’était un geste antilittéraire que de l’écrire chaque jour. Un relevé des données pluviométriques de l’être. C’était une espèce de névrose en réalité. Pourquoi je l’ai interrompu, en 2013 ? Parce qu’il m’attirait des problèmes.

260818, version 3 (26 août 2018)

Je n’avais plus couru depuis des semaines, là ce sera une petite demi-heure pour environ 5km. Je ne vais jamais sur les îles d’habitude mais là oui. C’est que je ne parviens jamais à retrouver la sortie (les ponts). À cette heure-là du matin les oies bernaches, les cygnes, les pans et les corbeaux en sont encore à dormir ou à occuper les lieux humains (bancs, jouets pour les enfants, barques). C’est une prémonition d’un monde post-humain cette histoire. Ici, une autre barque, occupée celle-là par un enfant pendant que sa famille essaye de rassurer leur chien, qui n’arrêtait pas d’aboyer et de couiner, comme persuadé que quelque chose de terrible allait se produire sur cette barque. Il n’était pas tranquille. Mais de nos jours qui l’est ? J’aime remonter en marchant par le marché même si c’est difficile de se frayer un chemin et que je n’y achète jamais rien, malgré les bonnes odeurs, car je n’ai jamais de monnaie sur moi. Et chaque fois je me dis, tu penseras à en prendre la prochaine fois et jamais je le fais. Là, j’en étais à me dire que cette année (je raisonne encore en année scolaire) j’aimerais m’astreindre à faire du sport au moins une fois par semaine et, comme chaque année, je ne m’y tiendrai pas. Comme tout le monde finalement. Sur ce kiosque à journaux, la une d’un magasine pour parents : protégez-vous des bébés toxiques. Non : protégez Bébé des toxiques. Ce n’est pas exactement la même chose. Il faut ressusciter les blogrolls et les flux RSS. Voilà qui va (aussi) dans le sens de mon envie de site web minimal. Mais j’ai toujours un mal de chien à écrire le mot ressusciter sans faire de fautes. Est-ce que j’avais de l’antireflet sur mes lunettes avant ? Avant quoi ? je ne sais plus. Comment vérifier ça ? L’extrême concision du journal parallèle que mène Gombrowicz dans son Kronos (extrait du jour) me rappelle que pendant plusieurs années, j’ai tenu un genre de journal ter dans un fichier que j’ai encore et qui n’a pas vocation, bien sûr, à être publié où que ce soit. C’était un geste antilittéraire que de l’écrire chaque jour. Un relevé des données pluviométriques de l’être. C’était une espèce de névrose en réalité. Pourquoi je l’ai interrompu, en 2013 ? Parce qu’il m’attirait des problèmes.

260818, version 2 (26 août 2018)

Je n’avais plus couru depuis des semaines, là ce sera une petite demi-heure pour environ 5km. Je ne vais jamais sur les îles d’habitude mais là oui. C’est que je ne parviens jamais à retrouver la sortie (les ponts). À cette heure-là du matin les oies bernaches, les cygnes, les pans et les corbeaux en sont encore à dormir ou à occuper les lieux humains (bancs, jouets pour les enfants, barques). C’est une prémonition d’un monde post-humain cette histoire. Ici, une autre barque, occupée celle-là par un enfant pendant que sa famille essaye de rassurer leur chien, qui n’arrêtait pas d’aboyer et de couiner, comme persuadé que quelque chose de terrible allait se produire sur cette barque. Il n’était pas tranquille. Mais de nos jours qui l’est ? J’aime remonter en marchant par le marché même si c’est difficile de se frayer un chemin et que je n’y achète jamais rien, malgré les bonnes odeurs, car je n’ai jamais de monnaie sur moi. Et chaque fois je me dis, tu penseras à en prendre la prochaine fois et jamais je le fais. Là, j’en étais à me dire que cette année (je raisonne encore en année scolaire) j’aimerais m’astreindre à faire du sport au moins une fois par semaine et, comme chaque année, je ne m’y tiendrai pas. Comme tout le monde finalement. Sur ce kiosque à journaux, la une d’un magasine pour parents : protégez-vous des bébés toxiques. Non : protégez Bébé des toxiques. Ce n’est pas exactement la même chose. Il faut ressusciter les blogrolls et les flux RSS. Voilà qui va (aussi) dans le sens de mon envie de site web minimal. Mais j’ai toujours un mal de chien à écrire le mot ressusciter sans faire de fautes.
Guillaume Vissac

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