Notes sur T.


Carlos Rìos, Carnet de Pripyat, L’atelier du tilde (traduction Charlotte Coing)

La contamination brûle les semelles des chaussures jusqu’à la dissoudre, mais c’est un fait qui ne scandalise personne.

/

Touche mon torse... tu sens comment la radiation bout à l’intérieur ? C’est le miracle de la santé que même les dieux ne comprennent pas.

/

R-1) La zone touchée par les plus hauts taux de radioactivité est l’habitat d’animaux et de plantes méconnaissables. R-2) On suspecte que les espèces suivantes ont subi des mutations à hauteur de quatre-vingts pour cent de leur constitution : cigogne, aigle européen, courlis, héron blanc, canard royal, héron royal européen, foulque, barge à queue noire, marouette, aigle criard. R-3) La zone d’exclusion abritait, jusqu’à l’année de l’explosion nucléaire, 198 espèces de vertébrés : 17 espèces de poissons, 9 d’amphibiens, 5 de reptiles, 144 d’oiseaux et 23 de mammifères. R-4° Le loup, la loutre et le castor européen sont très sensibles à la présence humaine. R-5) La rivière Pripyat fournit de l’eau à plus de dix millions de personnes. R-6) Les plaines de Pripyat provoquent des inondations qui étendent les lieux de ponte des poissons. Ils sautent de la boue jusqu’au lit de la rivière, en la contaminant à des niveaux alarmants (ils atteignent les quarante mille becquerels de césium-137 par kilogramme).

<  - 

Partager

Révisions

6 révisions

Notes sur T., version 7 (8 mai 2017)

/

<blockquote>

R-1) La zone touchée par les plus hauts taux de radioactivité est l’habitat d’animaux et de plantes méconnaissables. R-2) On suspecte que les espèces suivantes ont subi des mutations à hauteur de quatre-vingts pour cent de leur constitution : cigogne, aigle européen, courlis, héron blanc, canard royal, héron royal européen, foulque, barge à queue noire, marouette, aigle criard. R-3) La zone d’exclusion abritait, jusqu’à l’année de l’explosion nucléaire, 198 espèces de vertébrés : 17 espèces de poissons, 9 d’amphibiens, 5 de reptiles, 144 d’oiseaux et 23 de mammifères. R-4° Le loup, la loutre et le castor européen sont très sensibles à la présence humaine. R-5) La rivière Pripyat fournit de l’eau à plus de dix millions de personnes. R-6) Les plaines de Pripyat provoquent des inondations qui étendent les lieux de ponte des poissons. Ils sautent de la boue jusqu’au lit de la rivière, en la contaminant à des niveaux alarmants (ils atteignent les quarante mille becquerels de césium-137 par kilogramme).

</blockquote>

Notes sur T., version 6 (7 mai 2017)

++++

Carlos Rìos, Carnet de Pripyat, L’atelier du tilde (traduction Charlotte Coing)

<blockquote>

La contamination brûle les semelles des chaussures jusqu’à la dissoudre, mais c’est un fait qui ne scandalise personne.

</blockquote>

/

<blockquote>

Touche mon torse... tu sens comment la radiation bout à l’intérieur ? C’est le miracle de la santé que même les dieux ne comprennent pas.

</blockquote>

David Bowie, Nucléaire, Postapocalypse, Markiyan Kamysh, Galia Ackerman, Carlos Rìos

Notes sur T., version 4 (17 septembre 2016)

David Bowie, Markiyan Kamysh, Galia Ackerman

++++

Markiyan Kamysh, La zone, Arthaud

<blockquote>

Les premiers intrus qui s’installèrent dans le périmètre interdit furent des alcoolos défoncés ; ils raflaient les conserves dans les caves de villages à l’orée de la Zone. Ils échappaient aux patrouilles, revenaient la semaine suivante, et finissaient condamnés à des peines de prison sans jamais obtenir le moindre sursis. Tchernobyl s’est peu à peu retrouvée envahie par des hordes de têtes brûlées, clochards, déserteurs, maraudeurs et prisonniers en cavale. Pendant des mois, ils restaient planqués à bouffer des pommes pourries en espérant entrevoir ici la fin de tous leurs malheurs. À l’époque, la Zone était vraiment l’endroit effrayant que la presse à sensation décrit aujourd’hui.

Je suis de cette génération.

</blockquote>

/

<blockquote>

Je prépare mon sac à dos, je passe sous les barbelés puis je disparais dans la profondeur noire des forêts de Polésie, dans les trouées et les odeurs de pin. Je me fonds dans ces épaisseurs étourdissantes et personne jamais ne pourra m’y débusquer.

Les stalkers ne sont pas ceux qui cherchent des masques à gaz pour enfants dans des abris antibombe, ni ceux qui prennent en photo des immeubles dézingués et inachevés dans les quartiers-dortoirs. Ce sont des garçons et des filles qui n’ont pas honte de prendre leur sac à dos et de marcher sous une pluie froide jusqu’aux cités et villages abandonnés. Là-bas, ils savent comme moi qu’ils pourront se bourrer la gueule avec de la vodka bon marché, briser des vitres à coups de bouteilles vides, hurler des gros mots à tue-tête et se livrer à tout ce qui distingue les cités vivantes des cités mortes. Ils ne craignent pas la radiation et ne rechignent pas à boire l’eau des sources et des lacs empoisonnés ; ils font parfois de chouettes photos depuis les toits de Pripyat, publiées ensuite par National Geographic et par Forbes.

Notes sur T., version 3 (3 juillet 2016)

Notes sur T., version 2 (2 juillet 2016)

Commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)



Livres


- -

- - - -

Projets Web


- -


-
Spip | PhpNet | Contact | Retour au sommaire | ISSN 2428-9590 |